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Supernatural - Dirty talk 7
Titre : Dirty talk
Fandom : Supernatural
Rating : M
Genres : UA Université, Romance fluff et PORNY-KINKY
Personnages : Benny/Dean/Castiel
Nombre de mots : 5075
Commentaires : Suite de la collaboration avec
marryblack, voici le chapitre numéro 7. Pour lire le numéro 6, c'est ici.
Si vous voulez suivre depuis le début, le premier chapitre est là. Sinon, vous pouvez aussi retrouver la fanfic en entier, avec nos deux participations réunies, sur AO3.
J'aime comment plus ça va, plus les chapitres sont longs XD Je comptabilise en tout 10900 mots sur cette fic pour le moment...combien fera le prochain ?!
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J'aime comment plus ça va, plus les chapitres sont longs XD Je comptabilise en tout 10900 mots sur cette fic pour le moment...combien fera le prochain ?!
L'après-midi était bien entamée lorsque Benny s'éveilla. Au début, il ne reconnu pas les lieux où il se trouvait, mais lorsqu'il s'acclimata à la pénombre due aux rideaux tirés, il perçu autour de lui deux corps nus entremêlés, et il se souvînt de ce qu'ils avaient fait.
Il se redressa en soupirant, la bouche pâteuse. Leur petite partie de jambes en l'air les avaient bien assommé, et il s'étaient endormis dans les bras les uns des autres.
Néanmoins, comme à son habitude, Dean avait fini par bouger dans son sommeil, se collant instinctivement dos au mur, recroquevillé, comme pour se protéger d'une attaque. Ça le rendait toujours un peu triste de le voir comme ça, parce qu'il était certain que cette manie avait une raison.
Contrairement aux apparences, Dean était quelqu'un de très secret, et bien qu'il sortent ensemble depuis plusieurs mois maintenant, le jeune homme n'aimait pas parler de lui, de ses problèmes ou de sa famille.
Castiel, quant à lui, était comme un coq en pâtes emmitouflé dans un plaid entre eux, les cheveux complètement en vrac, et un petit sourire aux lèvres.
Lorsque Benny bougea, Cas prit sa place en roulant sur le côté, étalant ses jambes sans vergogne à l'endroit encore chaud. Le cajun en fut vaguement offensé ; il enjamba Castiel et rejoignit Dean.
Son corps nu était toujours aussi parfait, même dans cette position.
Très doucement, Benny vînt se coller à lui. Il caressa amoureusement ses cheveux, se permettant une attitude un peu moins dominatrice, maintenant que Castiel ne regardait pas. Le garçon avait besoin qu'il lui montre qui quel rôle il comptait occuper dans leur « ménage à trois », avant de pouvoir se montrer plus tendre. Il ne voulait pas de dérapage ou de quiproquos : il était le mâle plus âgé qui s'occupait bien de ses deux amants, qui les montait l'un après l'autre quand ils le méritaient et qu'ils le réclamaient.
Son sexe frémit à cette pensée et il ferma les yeux, les cris de Dean et de Castiel en train de se faire pénétrer se mêlant dans ses souvenirs pour lui procurer un fantasme émoustillant qui le fit bander rapidement.
Il souffla sur les lèvres de Dean, sa main venant s'accrocher à sa taille, et descendre sur ses fesses. Il appréciait l'abandon total de la part de ses partenaires lorsqu'ils dormaient. Il n'avait jamais pensé qu'ils pourraient ne pas être d'accord qu'il les touche dans leur sommeil. Il l'avait fait avec Cas, et il commença à frotter ses doigts dans la raie des fesses de Dean sans se soucier de rien.
Il connaissait son Dean. Il le savait avide d'expériences et de sensations fortes.
Il l'avait rendu accro à sa queue, et il ne se lassait pas d'en profiter.
Ses doigts coulissèrent facilement dans l'anus encore détendu, et Dean gémit tout bas. Benny l'embrassa sur le front, puis le fit rouler lentement sur le ventre pour mieux accéder à son petit cul ; il avait envie de le réveiller avec sa verge brûlante enfoncée dans son antre.
Il vînt sur lui et déposa un nouveau baiser dans sa nuque. Ce n'était pas la première fois qu'ils faisaient ça, alors il graissa son gland avec la bouteille de lubrifiant – qui en avait pris un sacré coup, il faudrait en racheter – et commença à pousser contre le muscle. Celui-ci s'ouvrit lentement, le laissant entrer. Il ne força pas, il savait que la seule pression avait réveillé Dean ; le jeune homme cligna des paupières.
- C'est moi, babe, chuchota le cajun à son oreille pour le rassurer, au cas où.
Dean ferma à nouveau les yeux et gémit langoureusement, donnant tacitement son accord. Benny poussa davantage, et sa queue s'engouffra dans le derrière du jeune homme avec facilité.
- AH !
Castiel força ses paupières alourdies par la fatigue à se soulever, et il n'en crut pas ses yeux : à quelques centimètres à peine, Dean était en train de se faire proprement défoncer par un Benny en excellente forme. Lorsque Dean s'aperçut qu'il était observé, il se redressa et tendit le bras vers Cas, le visage crispé par la volupté qui déferlait en lui au rythme que lui imposait son étalon.
Le brun se rapprocha timidement, pendant que Benny besognait Dean à fond de train, bien décidé à lui faire perdre la tête.
Le jeune homme poussa un cri d'extase et agrippa vivement Castiel ; il l'embrassa alors à perdre haleine, avec besoin, comme pour canaliser la force du plaisir qui le traversait.
- Je vais jouir dans ton cul, prévînt Benny sur un ton lascif. Comme ça nos giclées vont se mélanger en toi. Si tu étais une fille, on t'aurait mise enceinte, sûr et certain.
- Tu peux toujours essayer, gloussa Dean sur un ton taquin.
Le louisianais devînt plus féroce, donnant de violents coups de butoir qui faisaient bouger le corps sous lui. Ses ongles griffèrent profondément la peau lisse, s'enfonçant jusqu'à imprimer la marque rouge de ses doigts sur les hanches du jeune homme. Ce dernier se cabra sous la brutalité de ses assauts, les épaules frémissantes, tout entier dans la recherche de l'assouvissement, une main perdue contre le matelas pour se toucher paresseusement. Il était la luxure incarnée, brillant de sueur, cambré, offert. Sachant comment se positionner, comme satisfaire ses désirs et ceux de ses amants. Il était parfait, mystérieux juste ce qu'il faut, et totalement décomplexé.
Benny adorait ça.
- Han...crie mon nom, doll, vas-y ! Han....han !!
C'est ce moment que choisi Castiel pour approfondir le baiser qu'ils partageaient encore. De petits bisous humides et coups de langue timorés, il passa à l'embrassade désordonnée, à la fois passionné et possessive, la main sur sa nuque, fourrageant sans vergogne dans les cheveux courts. Dean gémit en venant s'accrocher à lui, agréablement surpris par son initiative, et lorsque ses lèvres rouges en feu furent dégagées du baiser, il éclata brusquement :
- Caaaaaaaas !
Benny gronda, mais Dean était déjà en plein orgasme ; il se mit à trembler, et vraiment, à présent qu'il pouvait le voir de près sans être lui-même perdu dans la félicité, Castiel trouvait qu'il était la personne la plus belle qu'il ait jamais vu.
Il l'embrassa de nouveau, tout doucement cette fois, comme les pétales fragiles d'une fleur, le laissant se détendre dans ses bras, épuisé.
« Je vais devoir me préparer à aller en cours. », chuchota Cas.
Benny fit la tronche et se rallongea en leurs tournant le dos, faisant mine d'être fatigué.
« Si mon cours vous paraît tellement ennuyant, Monsieur Novak, vous pouvez très bien rentrer chez vous ! »
Pris en flagrant délit d'assoupissement, Castiel se redressa vivement, les paupières battantes, étouffant un petit bâillement dans une courte inspiration par la bouche.
- Non Monsieur. Excusez-moi Monsieur.
Le prof fit la moue et reprit son exposé. Castiel était assis au deuxième rang de l'amphithéâtre. Il était arrivé en retard et il était épuisé – courbaturé, aussi, avec une gêne au niveau du fessier et des hanches ; il aurait dû s'y attendre, à cause de la fougue de Benny, et aussi du fait que ça avait été sa première sodomie. Il était même bien chanceux de pouvoir marcher à peu près normalement.
D'ailleurs, le cajun n'avait semble-t-il pas beaucoup apprécié sa prise de pouvoir pendant qu'il faisait l'amour à Dean. Mais ce n'était pas la faute de Cas si le le jeune homme avait crié son nom, et pas celui du louisianais. Ça s'était fait comme ça, spontanément, c'est tout.
Mais Benny était vexé, surtout quand Cas avait déclaré devoir partir. Il leurs avait laissé les clefs et était allé se doucher rapidement.
Castiel était un peu inquiet concernant Benny, parce qu'il n'aimait pas l'idée de le savoir éventuellement fâché contre lui. Cependant, d'un autre côté, il y avait quelque chose d'étrangement adorable à le voir bouder par orgueil bafoué.
S'intéressant à nouveau au déroulé du cours, Cas tenta de jeter un coup d’œil discret sur les notes de la personne à côté de lui, mais c'était illisible. Il fixa le tableau en écoutant le prof, essayant de reprendre le fil là où il l'avait perdu. Mais en vain. Il n'arrivait plus à comprendre de quoi il parlait, et comment il en était arrivé là.
- Hey...
Il se retourna ; une jolie brune lui tendait une feuille couverte d'écriture manuscrite. Il la reconnu : c'était Meg, la fille qui l'avait abordé ce matin, alors qu'il faisait son jogging autour du terrain où s'entraînaient les cheerleaders.
- T'as passé la nuit à bosser ou quoi ?, chuchota-t-elle tandis qu'il prenait le cours pour lire en diagonale.
- Pas plus que d'habitude, répondit-il distraitement en tapant quelques mots sur son ordinateur portable. Est-ce que je pourrais en faire une photocopie ?
- Hum, ça dépend...
Castiel releva les yeux vers elle, décontenancé. Elle lui sourit.
- Tu es libre pour un café après ? Ça te réveillera.
Le jeune homme rosit.
- D'accord.
Pendant ce temps, Dean refermait la porte de l'appartement de Castiel, tandis que Benny appelait l'ascenseur.
Le jeune homme glissa la clef dans la poche de son jeans et vînt enlacer son partenaire par la taille.
- Tu as l'air soucieux. Je me suis excusé pour tout à l'heure...
- Je sais Doll, soupira le cajun. Je ne t'en veux pas.
En fait, il détestait que Dean ait crié un autre nom que le sien pendant qu'il le prenait. Ça heurtait tous ses instincts de mâle dominant. Et Dean n'était pas dupe du tout ; il commençait à bien connaître son amant. Celui-ci voulait toujours paraître sous son meilleur jour. Il n'aimait pas qu'on le réduise à sa seule apparence. Un peu comme Dean au fond.
- J'ai besoin de toi, murmura le jeune homme tout bas, avant de l'embrasser.
Le louisianais frissonna. Non, Dean n'était vraiment pas du genre à se confier facilement. Et pourtant, avec Castiel, cela semblait lui être plus simple.
Au lieu d'en être jaloux, Benny se disait qu'il pouvait en tirer avantage. Cas était attachant, mignon et sexy à la fois, ce qui plaisait déjà au cajun ; mais en plus, il pouvait lui permettre de se rapprocher davantage de Dean, et c'était aussi un atout.
Il suçota le lobe de l'oreille de son amant, tandis que les portes de l'ascenseur s'ouvraient.
- C'est bon. Je dois juste apprendre à te partager. Ce n'est pas toujours évident...parfois je n'arrive pas à croire à la chance que j'ai de t'avoir, Dean Winchester.
Celui-ci esquissa un sourire canaille en appuyant sur le bouton rez-de-chaussée.
- Tu parles.
Benny bâilla sans faire de commentaire. L'habitacle commença à descendre.
Le cajun observa Dean, qui paraissait frais comme un gardon.
- Comment tu fais pour être aussi énergique après toutes ces activités physiques ?, marmonna-t-il.
Dean ricana :
- Tu oublies que je suis un sportif. J'ai l'habitude de me dépenser.
- Dans ce cas, proposa le louisianais, pourquoi n'irais-tu pas chercher notre petit nerd sur le campus pour le ramener chez moi ? Ce sera plus confortable, on pourra faire un peu la sieste, siroter des bières et mater la télé. Et d'autres choses, s'il en a envie.
- Hm, excellent programme, acquiesça Dean. Enfin, s'il y avait de la tarte, ce serait encore mieux...
- J'en ai toujours une pour toi dans le frigo, doll, répliqua Benny.
Dean s'illumina, et le louisianais se félicita de connaître aussi bien ses goûts culinaires.
Après tout, on tient un homme par beaucoup de choses, à commencer par son estomac.
Le café de la cafétéria n'était pas mauvais et il eut le mérite d'éclaircir les idées de Castiel. Sa fatigue ne disparut pas complètement, mais il parvînt à la faire passer au second plan et à s'intéresser à son interlocutrice – qui était plus que charmante, il devait forcément l'admettre.
- Alors, hm, fit-il en tentant de ne pas se sentir trop emprunté. Tu suis quel cursus ?
- On s'en fout de ça, balança Meg sans préambule. Est-ce que tu as une copine ?
Le garçon s'étrangla et se mit à tousser ; il était loin de s'attendre à ce que la discussion prenne cette tournure.
La jeune femme attendit patiemment qu'il eut terminé, l'air un peu narquois.
Il pinça les lèvres, incertain de ce qu'il devait répondre.
- J'ai quelqu'un, finit-il par avouer à contrecœur. En quelque sorte.
- Comment ça « en quelque sorte » ?, interrogea-t-elle abruptement. Soit c'est oui, soit c'est non.
Elle n'était pas agressive, seulement elle dégageait un certain charisme qui n'était pas pour déplaire à Cas, lui qui avait toujours un peu de mal à gérer la conversation d'ordinaire.
Cependant, dans ce cas précis, cela le mettait mal à l'aise.
- Eh bien...je ne sais pas...très bien...
Meg croisa les bras, le ton décidé.
- Elle n'a pas l'air très commode. Est-ce que tu es accroché ?
- Je te demande pardon ?
- Je dis juste que si tu n'es pas encore bien accro, c'est peut-être le bon moment pour lâcher prise, suggéra-t-elle plutôt gentiment, avec précaution. Les plans galères, je connais, et quand la personne n'est pas fiable, on s'en mord les doigts tôt ou tard.
Cas baissa les yeux sur sa tasse, faisant mine de touiller avec sa cuillère.
- C'est un peu plus...compliqué que ça.
Meg haussa un sourcil, un sourire moqueur au coin des lèvres.
- Ça en a tout l'air, pour que tu en viennes à hésiter pour répondre à une question aussi simple que « As-tu une copine ? ».
Elle remarqua les joues rosies de Cas et lui effleura les doigts sur la table. Il releva le nez de sa tasse, avec son air de chien battu irrésistible qui la fit se sentir toute chose. C'était pour le moins inhabituel.
Prenant les devant, elle se pencha pour l'embrasser.
Castiel écarquilla les yeux et s'écarta vivement, la stupéfaction se peignant sur son visage généralement inexpressif. Presque simultanément, son téléphone se mit à vibrer comme un insecte furieux dans sa poche. Il marmonna des excuses et s'empressa de le sortir. Son visage devait être pivoine à présent, il devait avoir l'air ridicule ; un sentiment de culpabilité lui tordit l'estomac.
Ce qu'il venait de recevoir n'arrangea pas les choses.
C'était la photo que Benny avait prise durant leurs ébats. On y voyait sa croupe en gros plan, la main du cajun sur ses reins...et l'énorme queue rentrée presque entièrement à l'intérieur, les poils pubiens caressant ses fesses pâles et rondes. En dessous, Benny avait pris le temps de taper un court message sous forme de légende « Ton petit cul disant au revoir à son pucelage ».
Castiel sentit une onde d'humiliation l'envahir. C'était vraisemblablement une petite vengeance pour ce qui s'était passé avec Dean ce matin. Cela l'agaça un peu que Benny cherche à le gêner de façon aussi ostentatoire, après tout ce qu'il avait déjà fait. Ne s'arrêterait-il jamais de se moquer de lui ?
Il commençait à se demander si Benny voudrait encore de lui, si Benny ne l'avait accepté que pour tirer un coup avec un puceau, et le larguer aussi sec. Il ne le connaissait pas assez, il n'était pas sûr que Benny soit...quelqu'un de fiable. Il avait peur tout à coup que les promesses faites n'aient été qu'un leurre pour l'apprivoiser et le rendre docile.
- Ça va ?, demanda Meg, bousculant le cours de ses pensées.
Il rangea vivement le téléphone dans la poche de son trench, avant qu'elle ne voit de quoi il s'agissait.
- Très bien, répliqua-t-il en se penchant à son tour.
Ses lèvres se plaquèrent d'autorité sur la bouche de la jolie brune, qui geignit de surprise pendant qu'il caressait gentiment sa joue. Elle ne tarda guère à rapprocher sa chaise de lui pour qu'il enlace sa nuque en l'embrassant avec ardeur.
Cas pensait que Dean était la plus belle personne au monde...
Mais il n'avait certainement pas vu l'expression qu'il arbora en entrant dans la cafète pour tomber nez-à-nez avec le couple enlacé.
Le cheerleader esquissa une horrible grimace et se figea l'espace d'un instant. Il les regarda s'embrasser, et comme ils ne semblaient pas se séparer, il vînt vers eux et se racla bruyamment la gorge.
Castiel se retourna et eut un froncement de sourcils en l'apercevant.
- Tu n'es pas avec Benny ?
Dean devait lui reconnaître un certain talent pour feindre le sang froid le plus total. Il ne paraissait même pas étonné de le voir là.
- Comme tu peux voir.
Meg se détacha un peu de Cas pour scruter son camarade.
- Excuse-moi, mais on était occupé, là. Ça n'est pas très poli de déranger les gens comme ça...
Dean grinça des dents.
- Désolé chérie, Cas et moi avons un truc important à faire. Ça ne peut pas attendre.
- Ah oui ?, répondit Castiel, rêveusement, le regard un peu vague.
Vraiment, Dean se demandait si cet air si agaçant était de la pure étourderie ou une réelle volonté de lui casser les pieds. Dans le doute, il préféra adopter un ton brusque.
- On doit y aller. Maintenant !
Quelques têtes se tournèrent vers lui, car il avait haussé le ton sans le vouloir.
Cas parut comprendre, car il se leva.
- On se voit une prochaine fois, dit-il à Meg, toujours avec cet air flou de ne pas savoir très bien où il en est.
- Tu as mon numéro de portable, ajouta la jeune femme avec un clin d’œil.
Dean, dans un élan de possessivité sans doute mal placé, s'empara du bras de Castiel et le tira à l'extérieur. Une fois dehors et à l'écart de la foule, il explosa :
- Son of a bitch ! J'arrive pas à croire que tu ais accepté ses avances aussi facilement après ce qu'on...
Il s'interrompit et serra les poings sous le regard interrogatif de Cas. Ce dernier pencha légèrement la tête sur le côté. Dean se mordit la lèvre, encore plus peiné par son manque de réaction.
- Tu ne comprends pas ? Je...
Il lui agrippa le bras, les mains tremblantes. Il ne savait pas pourquoi il réagissait de façon aussi vive. Ce n'était pas son genre de se mettre dans des états pareils. Il était détaché, il couchait avec qui bon lui semblait. Il ne s'inquiétait pas de la fidélité de ses partenaires, car la sienne était relative – pour peu qu'il ne trouve pas son compte avec un seul partenaire.
- Dean..., murmura Castiel.
Sa voix rugueuse fit glisser un frisson le long du dos de l'interpellé. Il resserra sa prise sur le trench-coat.
- Je ne veux pas que tu ailles voir ailleurs. Je m'en fous de ce que Benny a dit. Tu es à moi aussi, et je ne veux pas...
Il se rapprocha en déglutissant, les joues brûlantes.
- Je ne veux pas que tu fourres ta bite ailleurs, murmura-t-il, penaud et un brin boudeur.
- Je n'en avais pas l'intention, Dean, susurra Castiel.
Il caressa doucement le visage du cheerleader, ravi de pouvoir enfin toucher ses taches de sons. Il dessina sa pommette du bout des doigts, faisant naître un sourire sur les lèvres pleines. Le brun sourit à son tour, gauchement, incertain. C'était exactement cet aspect-là de sa personnalité qui avait fait craquer Dean, sa manière d'être toujours décalé, toujours à côté de la plaque, mais gentil.
Tranquille et doux. Le genre d'homme à qui il pourrait avoir envie de se confier et sur lequel, peut-être, il arriverait à se reposer.
Castiel se pencha sur lui pour l'embrasser dans le creux sous l'oreille, le faisant frémir tout entier, juste en posant ses lèvres chaudes et humides sur sa peau sensible.
Le jeune sportif détourna la tête, jetant un œil alentour.
- Pas ici...
Il entraîna Cas dans le bâtiment – les élèves étant rassemblés au pied de l'escalier, il les contourna et poussa la première porte qui lui tomba sous la main.
A peine Castiel eut-il refermé la porte de la salle de classe vide que Dean lui sauta dessus, la bouche débordante de supplications avides.
- Cas, s'il te plaît...s'il te plaît...
Ses mains parcoururent fiévreusement le corps du brun, écartant les pans du trench, jusqu'à ce que celui-ci tombe sur le sol dans un froissement. Cas prit son visage en coupe et l'embrassa avec fougue ; il le plaqua rudement contre le mur, un genou entre ses cuisses, frottant son entrejambe, pendant que sa langue se frayait un chemin habile dans sa bouche quémandeuse.
Dean s'arrima à ses épaules et répondit à son baiser avec hardiesse, sûr de son pouvoir de séduction.
Castiel descendit le long de sa gorge pour suivre le tracé des suçons laissés par Benny ; le cheerleader tressauta dans ses bras.
- J'ai envie de toi, gronda-t-il.
En réponse, les mains de Cas s'activèrent sur sa ceinture, la défaisant avec une dextérité insoupçonnée. Ses yeux bleus le transpercèrent tandis qu'il prononçait d'une voix extrêmement grave et plaisante :
- Je vais te donner ce que tu réclames...
Ses longs doigts se faufilèrent dans le boxer du jeune homme et taquinèrent son sexe à demi érigé.
- Mais d'abord, il faut que tu sois un bon garçon pour moi. Tu peux faire ça ?
Dean hoqueta sous le toucher délicat, le corps embrasé par le désir. Il gémit :
- Tu veux que je te suce ?
Cas posa l'index sur ses lèvres pour le faire taire ; il avait le regard brillant d'excitation, ses cheveux noirs tout décoiffés comme après l'amour :
- Je veux que tu te prépares devant moi. Je veux que tu m'excites avec...tes mains...
Il porta celles-ci à ses lèvres pour les embrasser une à une.
- Sur ton corps, d'abord. Sur le mien ensuite, si je t'y autorise.
Il abaissa le sous-vêtement de Dean d'un geste vif, faisant tomber le pantalon à ses chevilles.
- Montres-moi ce que tu sais faire, ordonna Castiel en ouvrant sa braguette, sur un ton tout à la fois compatissant et impérieux qui envoya une décharge dans le corps de Dean. Sa verge se dressa avec un regain d'intérêt contre son ventre.
Il ferma les yeux, ses longs cils clairs frémissant, alors qu'il coulait sa main contre sa queue fièrement tendue près de son nombril. Il se passa la langue sur les lèvres et laissa échapper un sifflement lorsqu'il commença à se branler, lentement, faisant monter le plaisir et surtout, s'avisant bien que Castiel ne manque pas une miette du spectacle.
Ils étaient très proches, respiraient le même air, mais ne se touchaient plus. Cas admirait avec dévotion le corps svelte de Dean qui donnait de petits coups de hanches au rythme de la masturbation. Il sortit sa queue et la massa pour entretenir son érection.
Le regard de Dean s'arrêta sur le gland rougi, et ils se masturbèrent en même temps, les joues cramoisies. N'y tenant plus, le cheerleader enfila deux doigts dans sa bouche et les suça longuement, avec force bruit, en jetant un coup d’œil insolent à son amant. Celui-ci ne résista pas davantage et embrassa le coin de ses lèvres, comme une aile de papillon, très émoustillé.
Dean couina à ce très simple mais tendre contact, et, sa main passant dans son dos, contre le mur, il enfonça une première phalange entre ses fesses nues.
Castiel déglutit en le regardant faire, et du liquide séminale s'écoula de son sexe turgescent.
Dean renversa la tête en arrière en soupirant, la voix rendue rauque par le désir :
- Cas...han Cas.
Il s'enfourna tout le doigt et le fit tourner, tâtant à la recherche du point sensible. Ses tétons commençaient à pointer de façon indécente sous son t-shirt. Il retînt un gémissement de contentement en tentant d'insérer un second doigt dans son anus.
Le souffle de Castiel se fit plus présent, caressant sa peau. Dean grogna :
- J'ai toujours aimé que tu m'observes. Quand Benny m'a fait remarquer que tu avais le béguin pour moi, j'ai voulu...jouer avec toi, avec ton regard...
Il se cambra à nouveau, faisant se toucher leurs glands. Cas siffla entre ses dents.
- Je voulais que tu t'imagines me faire des choses, me soumettre..., ajouta langoureusement le cheerleader avant d'étirer ses doigts à l'intérieur. Et maintenant, je voudrais que tu fasses toutes ces choses rêvées avec moi...
Castiel se blottit contre lui et empoigna à pleine main son postérieur musclé.
- Laisse-moi m'occuper de ça. Toi, essayes de me faire du bien...si tu y arrives.
Vexé, Dean eut un mouvement d'humeur et attrapa la queue durcie de son amant avec brusquerie ; le brun se crispa à cause de sa rudesse.
- Je vais te faire grimper au septième ciel tellement vite que tu me supplieras de te laisser m'enculer, clama Dean avec ce sourire de biais qui lui allait si bien.
Cas émit un petit rire de satisfaction.
- Des promesses, toujours des promesses...
Le beau sportif sortit sa langue et se mit à laper érotiquement la paume de sa main couverte de liquide séminale transparent ; puis il saisit de nouveau leurs deux queues dressées ensemble pour en dénuder le gland, entamant un va et vient lent et excitant.
Les longs doigts de Cas se mirent à tâter la raie de ses fesses et à titiller le petit anneau de chair. Dean ferma les paupières une seconde, grisée par la confiance absolue qu'il avait envers Castiel. Il s'émerveillait sans cesse de le voir se découvrir de telles aptitudes, alors qu'il semblait si inexpérimenté – avant que Benny ne lui apprenne ses tours.
C'était peut-être un don. En tout cas, il arrivait à le faire grimper aux rideaux en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
Lorsque ses doigts s'infiltrèrent en lui, il se sentit décoller, et la masturbation qu'il opérait sur leurs deux sexes ralenti sensiblement.
- Benny avait raison alors ?, chuchota Cas à son oreille, la voix lente et paresseuse comme le ronronnement d'un chat.
- A propos de quoi ?
Le brun se lécha les lèvres, imitant Dean sans s'en rendre compte. Mais sa voix ressemblait à celle de Benny.
- Tu es affamé de bites.
Il glissa un second doigt profondément dans le petit cul serré de Dean, et ce dernier couina, pressant ses propres doigts sur leurs verges durcies.
- Hn ! Son of a bitch !, haleta le cheerleader.
Il tenta de réguler ses mouvements de poignet ; il avait failli jouir, or ça aurait été trop dommage de terminer maintenant.
Il laissa retomber son front contre l'épaule de Cas, hors d'haleine.
- T'as qu'à lui demander, dit-il en levant sa main libre tenant son téléphone portable.
Cas déposa un baiser sur sa tempe humide de sueur et pris le téléphone.
L'appartement de Benny n'était pas celui d'un étudiant. Le cajun bossait depuis un moment déjà, même si ses activités étaient quelque chose qu'il gardait pour lui : c'était son jardin secret.
Il avait un salon, et un vieux fauteuil confortable dans lequel il aimait se relaxer.
Il était impatient de voir Dean et Cas arriver. Mais en même temps, il savourait ses derniers moments de solitude. Loin de le déranger, la solitude lui était nécessaire pour son équilibre, sans être obligatoirement son mode de vie. Il aimait la compagnie...mais parfois, être seul permettait aussi de prendre du recul : entre autre, il comprenait à présent qu'il avait été un peu puéril de s'agacer pour le petit incident de ce matin.
Il rouvrit les yeux. Il avait entendu son portable vibrant sur la table basse.
Il consulta l'écran et décrocha.
« Allô ? », fit-il de sa voix la plus grondante, bestiale.
Il devinait déjà pourquoi on l'appelait, et un sourire de chat se peignit lentement sur ses traits.
Il entendit Dean gémir longuement – il reconnaîtrait ses gémissements entre mille. Et Cas de dire :
- Écarte les cuisses.
Le louisianais perçut des couinements étouffés, un râle de plaisir, des halètements. Puis le claquement vigoureux de la chair contre la chair, la respiration erratique de Dean tentant de contenir ses cris. Il se demandait où ils étaient, mais sûrement pas dans un endroit prévu pour ce genre d'amusement. Il se caressa pensivement l'entrejambe, de plus en plus excité.
- Han, Dean !
- Cas...
Benny renversa la tête en arrière, le combiné contre l'oreille, et sortit son engin de son pantalon avec fébrilité.
- Petits allumeurs.
Cas ne répondit pas, et Benny devina qu'il était encore un peu mal à l'aise. Il susurra :
- Vous me manquez tous les deux. Je m'ennuie sans vous. Du coup j'ai fait quelques achats en rentrant...
Il rouvrit les yeux pour vérifier que le petit sac discret du sex-shop était toujours à ses pieds. Il était véritablement pressé de les faire découvrir à ses deux jeunes amants curieux de nouvelles expériences.
- Quels achats ?, marmonna Castiel, la bouche sèche, sur le point de jouir.
- Tu le sauras en venant chez moi, pretty boy, répliqua Benny en appuyant son accent, sachant quel effet cela aurait sur ceux qui l'écoutait.
Celui-ci ne se fit pas attendre. Cas eut un hoquet, et les bruits de baise s'accélérèrent ; Dean commença à couiner aigu en essayant de se retenir, et Benny se branla aussi vite qu'il put pour jouir en même temps qu'eux au téléphone.
- A tout à l'heure, my dear puppies, haleta-t-il en raccrochant.
Pantelant, Cas laissa retomber le portable sur le tas que formait son manteau par terre. Il berça Dean contre lui, en lui caressant la tête et la nuque. Il aimait le sentiment de paix qui l'envahissait, bien qu'il sache par avance que ce serait éphémère. L'angoisse de ne pas être à sa place avec eux reviendrait tôt ou tard. Toutefois, en cet instant, il était bien.
Son nez caressa l'oreille de Dean, et il s'emplit de l'odeur de ses cheveux, du goût salé de sa peau en suçant son cou pour y laisser sa marque.
Il s'attendait à ce que le jeune homme rit. Mais il soupira de bien être et se détendit.
- Je t'aime, tu sais ?, murmura Castiel en se redressant pour l'embrasser sur le front.
Dean cacha son visage contre son épaule. Le brun ne lui en voulut pas. Il l'aida à se rhabiller.
- Allons chez Benny, lança Dean en bouclant sa ceinture. Je meurs de faim.
Son estomac gargouilla afin d'appuyer ses dires.