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The Untamed - Des regrets
Titre : Des regrets
Fandom : The Untamed
Rating : M
Genre : Light Angst, kinda romance
Personnages/Couples : Jiang Cheng/Wei Wuxian
Nombre de mots : 676
Les premiers rayons du soleil réveillent Jiang Cheng en lui éclairant vivement la figure entre les ombres des tentures tendues devant les fenêtres.
Il grimace mais ouvre instinctivement un oeil plissé, levant une main pour se protéger.
A côté de lui dans le lit, il entend une respiration.
C’est alors que la nuit de la veille lui revient par bribes embrumées de reste de sommeil. Il retient un grognement en s’asseyant, et se tourne vers Wei Wuxian.
“Debout !”, assène-t-il, sans ménagement, la main posée sur l’épaule de ce dernier pour le secouer.
Wei Wuxian sursaute en ouvrant les yeux, à la fois ensommeillés et alertes, avec un couinement de surprise. Jiang Cheng est satisfait et sort prestement du lit en enroulant un drap autour de sa taille, puisqu’il est nu.
Wei Wuxian ne dit rien, ce qui tend à prouver qu’il est aussi choqué que lui. Mais ils n’ont jamais géré le choc de la même manière.
- Il est encore tôt, tu devrais pouvoir te faufiler dehors sans qu’on t’aperçoive, déclare Jiang Cheng après avoir entrebâillé la porte pour observer les alentours.
Enfin, Wei Wuxian a une réaction : il s’étire bruyamment dans le lit.
- Pourquoi c’est à moi de partir ?
- C’est ma chambre, rétorque Jiang Cheng. Si quelqu’un te voit en sortir, on se posera des questions.
- Tu es le chef du clan, non ? Tu n’as qu’à dire qu’on est resté à discuter jusque tard et…
- Et que tu as dormi dans mon lit ?, le coupe Jiang Cheng avec un regard acéré dans sa direction.
Wei Wuxian hausse les épaules, puis cherche par terre pour ramasser ses vêtements. Jiang Cheng ne le regarde pas se rhabiller. Il a assez des souvenirs d’hier.
- Ce qui s’est passé…, commence Wei Wuxian.
- Je ne veux pas en parler, l’interrompt aussitôt Jiang Cheng, toujours sans lui adresser un regard.
- Jiang Cheng !, s’agace Wei Wuxian. Il faudra bien qu’on en parle !
- Pas maintenant !, aboie Jiang Cheng en réponse, se tournant vers son frère pour lui faire face.
Celui-ci est en train de nouer sa ceinture, puis il le fixe droit dans les yeux.
- Il n’y aura pas de meilleur moment pour en discuter et tu le sais.
- Peut-être que je n’ai pas envie d’en discuter, insiste Jiang Cheng. Peut-être que j’ai envie d’oublier, tu as pensé à ça ? Toi aussi, tu devrais vouloir oublier !
Cette fois, Wei Wuxian a la décence de baisser les yeux. Pourtant il persiste à voix basse :
- Je ne veux pas vivre à nouveau avec des regrets.
Jiang Cheng s’esclaffe et dit d’une voix sans humour, frémissante de colère :
- Parce que tu crois que je n’en ai pas, moi, des regrets ? Tu es peut-être parti pendant 13 ans en laissant tout le monde derrière toi, mais moi, en 13 ans, j’ai eu le temps d’en avoir, des regrets. Alors ne viens pas me faire la leçon…
- Et nous concernant ?, souffle Wei Wuxian. Tu regrettes ?
Jiang Cheng se tait. Il sait ce qu’il devrait répondre. Mais la question le prend au dépourvu. C’est effectivement ce qu’ils sont censés ressentir tous les deux, pourquoi Wei Wuxian ne le voit pas ?
- Trop de choses, répond Jiang Cheng en détournant lui aussi la tête, l’expression crispée. Trop pour qu’on en parle ce matin. Ou jamais. Je ne sais pas
La main de Wei Wuxian se pose sur son épaule nue, le hérissant soudain de chair de poule. Il tourne vivement la tête vers Wei Wuxian et ce dernier en profite pour s’emparer de sa bouche.
C’est un baiser rapide comme un au revoir, et quand Wei Wuxian se détache, il y a de la tristesse sur son visage.
- Viens me voir quand tu sauras. Je t’écouterais, promet Wei Wuxian avant de sortir de la chambre.
Jiang Cheng reste seul, comme toujours. Seul, à se demander s’il a fait les bons choix.
Dehors, les oiseaux se mettent doucement à chanter.
Les premiers rayons du soleil réveillent Jiang Cheng en lui éclairant vivement la figure entre les ombres des tentures tendues devant les fenêtres.
Il grimace mais ouvre instinctivement un oeil plissé, levant une main pour se protéger.
A côté de lui dans le lit, il entend une respiration.
C’est alors que la nuit de la veille lui revient par bribes embrumées de reste de sommeil. Il retient un grognement en s’asseyant, et se tourne vers Wei Wuxian.
“Debout !”, assène-t-il, sans ménagement, la main posée sur l’épaule de ce dernier pour le secouer.
Wei Wuxian sursaute en ouvrant les yeux, à la fois ensommeillés et alertes, avec un couinement de surprise. Jiang Cheng est satisfait et sort prestement du lit en enroulant un drap autour de sa taille, puisqu’il est nu.
Wei Wuxian ne dit rien, ce qui tend à prouver qu’il est aussi choqué que lui. Mais ils n’ont jamais géré le choc de la même manière.
- Il est encore tôt, tu devrais pouvoir te faufiler dehors sans qu’on t’aperçoive, déclare Jiang Cheng après avoir entrebâillé la porte pour observer les alentours.
Enfin, Wei Wuxian a une réaction : il s’étire bruyamment dans le lit.
- Pourquoi c’est à moi de partir ?
- C’est ma chambre, rétorque Jiang Cheng. Si quelqu’un te voit en sortir, on se posera des questions.
- Tu es le chef du clan, non ? Tu n’as qu’à dire qu’on est resté à discuter jusque tard et…
- Et que tu as dormi dans mon lit ?, le coupe Jiang Cheng avec un regard acéré dans sa direction.
Wei Wuxian hausse les épaules, puis cherche par terre pour ramasser ses vêtements. Jiang Cheng ne le regarde pas se rhabiller. Il a assez des souvenirs d’hier.
- Ce qui s’est passé…, commence Wei Wuxian.
- Je ne veux pas en parler, l’interrompt aussitôt Jiang Cheng, toujours sans lui adresser un regard.
- Jiang Cheng !, s’agace Wei Wuxian. Il faudra bien qu’on en parle !
- Pas maintenant !, aboie Jiang Cheng en réponse, se tournant vers son frère pour lui faire face.
Celui-ci est en train de nouer sa ceinture, puis il le fixe droit dans les yeux.
- Il n’y aura pas de meilleur moment pour en discuter et tu le sais.
- Peut-être que je n’ai pas envie d’en discuter, insiste Jiang Cheng. Peut-être que j’ai envie d’oublier, tu as pensé à ça ? Toi aussi, tu devrais vouloir oublier !
Cette fois, Wei Wuxian a la décence de baisser les yeux. Pourtant il persiste à voix basse :
- Je ne veux pas vivre à nouveau avec des regrets.
Jiang Cheng s’esclaffe et dit d’une voix sans humour, frémissante de colère :
- Parce que tu crois que je n’en ai pas, moi, des regrets ? Tu es peut-être parti pendant 13 ans en laissant tout le monde derrière toi, mais moi, en 13 ans, j’ai eu le temps d’en avoir, des regrets. Alors ne viens pas me faire la leçon…
- Et nous concernant ?, souffle Wei Wuxian. Tu regrettes ?
Jiang Cheng se tait. Il sait ce qu’il devrait répondre. Mais la question le prend au dépourvu. C’est effectivement ce qu’ils sont censés ressentir tous les deux, pourquoi Wei Wuxian ne le voit pas ?
- Trop de choses, répond Jiang Cheng en détournant lui aussi la tête, l’expression crispée. Trop pour qu’on en parle ce matin. Ou jamais. Je ne sais pas
La main de Wei Wuxian se pose sur son épaule nue, le hérissant soudain de chair de poule. Il tourne vivement la tête vers Wei Wuxian et ce dernier en profite pour s’emparer de sa bouche.
C’est un baiser rapide comme un au revoir, et quand Wei Wuxian se détache, il y a de la tristesse sur son visage.
- Viens me voir quand tu sauras. Je t’écouterais, promet Wei Wuxian avant de sortir de la chambre.
Jiang Cheng reste seul, comme toujours. Seul, à se demander s’il a fait les bons choix.
Dehors, les oiseaux se mettent doucement à chanter.