andysss: (Default)
andysss ([personal profile] andysss) wrote2021-08-24 11:10 pm
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The Untamed (rp) - Motif de rupture

Titre : Motif de rupture
Fandom : The Untamed (rp)
Rating : Explicite (bdsm, abus, absence de négotiation de kinks)
Genre : WTP, Light Angst, kinda romance
Personnages/Couples : Wen Xu/Xiao Xingchen
Nombre de mots : 2781
Notes : contexte; iL s'agit d'un flashback, dans notre rp avec [livejournal.com profile] wilwywaylan et [livejournal.com profile] tenkai_kujaku Xingchen a pour ex Wen Xu (un personnage de méchant très secondaire dans The Untamed), qui a été son premier petit-ami. Song Lan, son meilleur ami, qui ne supportait pas de rester auprès de Xincheng dont il est amoureux, est parti étudier à l'étranger.


Les mains de Wen Xu autour de ses hanches tandis qu'il le manoeuvrait pour le conduire vers la chambre, en parsemant ses épaules et sa nuque de baisers, lui donnait un sentiment très fort de possessivité qui ne lui était pas désagréable. C'était quelque chose qu'il avait appris à aimer chez Wen Xu et qui compensait assez sa crainte d'être perçu comme un homosexuel – en somme, d'être vu avec lui.
Il savait les choses qui se chuchotaient sur son compte dans les couloirs du campus universitaire, même si la plupart des gens étaient sympathiques. Ils étaient aimables avec lui parce qu'il était aveugle, mais dans son dos, ils se posaient des question sur sa sexualité, ils s'interrogeaient sur ce qu'il aimait au lit, s'il préférait les filles ou les garçons.
Parce qu'il avait les traits fins, les cheveux longs, une démarches gracieuse et précautionneuse.
Au moins, Wen Xu, il ne cachait rien. Du moins, pas avec lui. Et quand il avait envie de lui, il le lui faisait savoir sans détour, ses doigts caressant sa taille jusqu'à ce qu'il cède et cesse ce qu'il était en train de faire.
Cela arrivait suffisamment souvent pour que Xingchen le conçoive presque comme un rituel. C'était prévisible, certes, mais aussi confortable, parce que cela le rassurait sur le désir que Wen Xu avait pour lui, et lui donnait pour certitude qu'il n'irait pas voir ailleurs.
La passion de ses baisers, la force de sa poigne, la dureté de son érection, tout cela était autant d'indices qui ne laissaient pas de trace pour le doute. Il n'assumait peut-être pas leur relation, mais à sa manière, il l'aimait éperdûment, et ça suffisait à Xingchen.
En tout cas, il essayait de s'en convaincre.
Ils parvînrent dans la chambre de Wen Xu – que Xingchen avait passé la demi-heure précédente à ranger – et ils prirent appui sur le lit pour s'y installer, commençant à se déshabiller tout en refusant de s'écarter trop longtemps. Les lèvres de Wen Xu étaient comme un aimant et les bras de Xingchen enlaçaient son cou avec ferveur, le voulant près de lui, toujours plus près, pour baiser sa bouche avec adoration et tendresse.
Wen Xu se détacha pour lui agripper les poignets, et Xingchen sut ce que cela voulait dire.
- Laisse-moi t'attacher, murmura Wen Xu d'une voix rauque.
Xingchen pouvait sentir la taille de son érection contre sa cuisse. Il déglutit en hochant la tête. Wen Xu ouvrit un tiroir de la table de chevet et sortit les foulards.
Xingchen se laissa faire. Ça avait quelque chose d'apaisant de se laisser manipuler, de laisser Wen Xu, à califourchon au-dessus de lui, bouger ses bras dans la bonne position, nouer les foulards au montant du lit, lui demander s'il était à l'aise, si ce n'était pas trop serré.
Il aimait quand c'était serré, il aimait ne pas pouvoir bouger.
Quand il eut terminé, Wen Xu ne perdit pas de temps et sortit son sexe pour lui caresser la joue avec.
- Allez...ouvre la bouche.
Ce n'était pas la première fois que Xingchen obéissait à cet ordre, pourtant à chaque fois, ça faisait courir un frisson le long de son dos jusque dans son ventre, et il savait qu'il était en train de durcir tandis qu'il accueillait sur sa langue le membre viril de son amant.
Ce dernier lui empoigna la tête, sans forcer, mais froissant ses cheveux soyeux entre ses doigts, englobant son crâne en une pression légère qui rappelle la contrainte sans la rendre brutale. Car c'est un fait : Xingchen a envie de le faire.
Avant Wen Xu, il ignorait ce qu'il aimait, et il avait découvert en lui des désirs stupéfiants, que personne, pas même lui, ne l'aurait imaginé posséder.
Il aimait les postures soumises, que son amant prenne le contrôle. Il aimait que la personne avec qui il couche le domine totalement, physiquement et mentalement, il aimait être submergé par Wen Xu, disparaître dans le flot de ses envies, faire des efforts et donner, donner tout, tout son être, tout son corps.
Il aimait être pénétré, parce que pour lui c'était comme appartenir à quelqu'un. Il voulait ça.
Si Wen Xu le voulait assez pour le baiser aussi intensément, alors son handicap n'avait plus d'importance.
Jusqu'à ce que la réalité le rattrape, bien entendu. Mais il faisait avec.
Wen Xu ne jouissait que rarement dans sa bouche. C'était arrivé uniquement quand ils le faisaient en extérieur – Wen Xu aimait le faire mettre à genoux dans des endroits où ils risquaient d'être entendus.
C'était vraiment dangereux, Xingchen le savait. Mais il ne pouvait pas dire non, d'autant plus que ça l'excitait aussi.
Wen Xu faisait vraiment ressortir des traits de caractère en lui qu'il ne se connaissait pas. C'était même un peu effrayant parfois, de se rendre compte que finalement, il se connaissait si peu lui-même.
Il y avait aussi un peu de honte : il s'était toujours considéré comme une bonne personne, et pourtant il se vautrait dans la luxure avec abandon.
Ce n'était pas sain. Pourtant chaque nouvelle expérience lui semblait l'aider à se rapprocher d'une vérité qu'il n'arrivait pas à atteindre, une vérité qui le révèlerait à lui-même et prouverait à Wen Xu qu'il avait bien fait de jeter son dévolu sur lui. Qu'il en était digne.
Et Xingchen espérait, dans le fond de son cœur, que Wen Xu en viendrait lui aussi à accepter ses sentiments à son égard.
Il lécha une dernière fois le gland qui se retira lentement de sa bouche dans un bruit humide de succion et de salive. Wen Xu haletait lourdement, preuve que ses efforts n'étaient pas sans résultats.
Puis Wen Xu quitta le lit sans prévenir, avec précaution pour ne pas lui faire mal. Xingchen fronça les sourcils, essayant de deviner ce qu'il faisait. Il entendu la déchirure d'un papier ou quelque chose d'approchant.
Il s'imagina l'image de Wen Xu déroulant un préservatif sur son large sexe en érection. La sienne tressaillit et il serra les cuisses en gémissant.
- T'as aucune patience, le sermonna Wen Xu.
Il tira sur les jambes du pantalon de Xingchen pour le lui enlever, et avec lui son sous-vêtement. Puis il donna une petite gifle à son pénis dressé sur son ventre.
- Mais je comprends mieux pourquoi. Tu aimes à ce point me sucer ?
- J'aime ça, oui, avoua Xingchen. Tu...tu trouves ça dégoûtant ?
Wen Xu grimpa lentement sur le lit, comme un fauve prêt à bondir.
- Non, répondit-il.
Ses mains remontèrent le long des cuisses.
- Je vais te retourner, prévînt-il seulement quelques secondes avant de s'exécuter.
Xingchen couina lorsque son érection frotta contre le drap. Puis Wen Xu se coucha sur lui et il sentit la fermeté de sa queue se frotter contre ses fesses.
- T'es putain de hot, tu sais ça ?, grogna Wen Xu à son oreille en lui serrant les avant-bras. T'es toujours partant pour essayer des trucs, et pourtant t'es toujours...
Il ne termina pas sa phrase, et Xingchen attendit qu'il poursuive, mais au lieu de ça il commença à se frotter contre sa raie.
- On l'a fait tellement de fois et pourtant t'es toujours aussi serré, susurra Wen Xu.
Il commença à pousser et Xingchen s'efforça d'ouvrir son anus pour le laisser entrer. Ce n'était pas facile, même s'il s'était entraîné – Wen Xu lui avait offert des jouets, et ils avaient souvent joué ensemble avec, avant que Wen Xu puisse le prendre.
- Ssssi c'eeest....tout cccce que tuuuuu....tu as à dire...., hoqueta Xingchen.
La main sur sa hanche avait remontée sa chemise pour toucher sa peau. C'était chaud et rassurant.
- T'aime ça, rétorqua Wen Xu en lui mordillant le pavillon de l'oreille.
Xingchen étrangla un gémissement dans l'oreiller. Ses bras lui faisaient mal, tordus qu'ils étaient après que Wen Xu l'air retourné à plat ventre.
Il n'aimait pas le faire comme ça. Il ne pouvait peut-être pas voir Wen Xu, mais il aurait aimé le serrer dans ses bras, l'enlacer avec ses jambes, le caresser et l'embrasser pendant qu'il bougeait en lui...
Mais Wen Xu n'était pas ce genre de personne. C'était d'ailleurs étonnant combien ils étaient mal assortis sur ce point en particulier : Wen Xu était avare de geste d'affection, là où Xingchen en était prodigue.
Parfois, il lui arrivait, dans les moments de solitude où il regrettait le plus le départ de Lan Song à l'étranger, de penser que Wen Xu n'en avait qu'après son corps.
La pensée, si elle ne restait pas ancrée très longtemps, revenait fréquemment, après un énième rendez-vous annulé par Wen Xu qui devait voir ses amis, une autre dispute à cause de sa jalousie maladive, de ses intrusions dans le téléphone de Xingchen, de sa demande fréquente que Xingchen se travestisse en femme pour leurs parties de jambes en l'air – une demande que Xingchen refusait catégoriquement.
Il avait horreur de la façon dont Wen Xu pouvait parfois le traiter avec une forme de paternalisme infantilisant, comme s'il n'était pas capable de faire certaines choses, ou comme s'il était toujours doux et gentil.
Xingchen ne voulait pas n'être que tendre et patient. Il voulait être terrible et fascinant, addictif et admirable.
Le genre de personne que l'on ne peut oublier dans un recoin de la cuisine comme un vieux pot de confiture avariée.
- Je vais te prendre, le prévînt Wen Xu. Te prendre le cul, tu entends ?
La vulgarité envoya comme une décharge dans le dos de Xingchen, et il écarta largement les jambes pendant que Wen Xu s'enfonçait enfin en lui dans un râle de satisfaction.
Comme à chaque fois, Xingchen était ébahi de constater de la taille de son membre. Ça n'avait rien à voir avec les plugs et même le gode bad dragon qu'il possédait.
Il ouvrit la bouche sur un cri silencieux dans l'oreiller – l'étirement était douloureux, mais il y avait également quelque chose de profondément attrayant de sentir Wen Xu se frayer un chemin dans sa chair, de se fondre en lui de la sorte.
Ignorant la torsion de ses bras, le poids lourd de son amant reposant sur lui, il savourait avec un certain embarras la splendeur de ce moment, de ne pouvoir rien faire d'autre que d'accepter.
Il se contracta et Wen Xu gémit délicieusement à son oreille.
Il entama alors ses va-et-vients, avec une fougue presque juvénile que Xingchen avait appris à adorer. Ce n'était pas sans lui faire mal, mais même cette douleur, elle intensifiait encore davantage son plaisir lorsque Wen Xu effleurait ce point très sensible à l'intérieur qui l'électrifiait.
Wen Xu était doué pour ça et tapait dans le mille à chaque fois, presque sans effort. Ses coups de rein frappaient ses fesses à toute allure, ce qui rendrait pénible à Xingchen toute activité pendant plusieurs heures, mais aucun d'eux n'en avaient cure pour l'instant. Xingchen essayait juste de ne pas trop faire de bruit parce qu'une fois les voisins de Wen Xu s'étaient plaint et ce dernier avait failli s'énerver.
- Putain...PUTAIN !, gronda Wen Xu en se forçant à ralentir.
Xingchen était au comble du désespoir. Il voulait que Wen Xu continue, qu'il l'annihile complètement dans la violence de sa recherche de plaisir, qu'il l'explose – tant pis s'il en souffrait, il se fichait de souffrir, il s'en était toujours moqué. Son confort, sa vie, tout cela n'avait aucune importance si, en les sacrifiant, ceux qu'il aimait pouvait être heureux.
Et il voulait vraiment, vraiment rendre Wen Xu heureux. Parce qu'il n'avait plus que lui. Lan Song était loin désormais, et bien qu'il soit des plus aimable, Xingchen n'avait pas vraiment d'amis.
Il avait besoin de Wen Xu.
Celui-ci lui tira la tête en arrière en se redressant sur un coude, une main agrippée dans ses cheveux :
- Dis coucou à la caméra, ordonna-t-il en lui faisant tourner la tête.
- Qu...quoi ?
Wen Xu s'engouffra alors à nouveau en lui de toute sa longueur. Xingchen poussa un cri strident et la poigne dans ses cheveux se relâcha, laissant sa tête retomber dans l'oreiller.
Wen Xu se figea contre lui en tremblant, et même si Xingchen ne pouvait pas le sentir, il savait que son amant était en train de jouir dans la capote qu'il avait mise.
Il se retira et s'agenouilla derrière Xingchen, entre ses cuisses ouvertes, pour retirer le préservatif et le nouer. Puis il quitta le lit et jeta le préservatif dans les toilettes. Il tira la chasse, puis revînt dans la chambre, et Xingchen l'entendit faire quelque chose, sans savoir quoi.
Après avoir repris sa respiration, il demanda :
- Tu...tu es en train de filmer ?
- Et j'ai pas fini, déclara Wen Xu en faisant un bruit que Xingchen identifia comme celui d'un objet qu'on déclipse, peut-être de la caméra sur un trépied.
Il lui donna une claque aux fesses, ce que Xingchen trouva incroyablement gênant et plus douloureux que la baise brutale à laquelle il venait d'être soumis, car il n'avait rien fait pour mériter ce coup.
- Vas-y, mets-toi à quatre pattes.
- Je...tu ne m'avais pas dis que tu filmais !, marmonna avec hésitation Xingchen en essayant de se redresser un peu malgré ses bras toujours attachés.
Ça ne le dérangeait pas d'être filmé, si c'était seulement pour eux deux, il n'y avait pas de mal. Cela pouvait même être assez excitant. Mais Wen Xu ne l'avait pas prévenu, et il ignorait complètement ce qu'il comptait faire du film après.
- Tu voulais pas envoyer une vidéo à ton Song Lan chéri ?, lança alors Wen Xu. J'ai pensé que ça te ferait plaisir.
Xingchen se raidit.
- Wen Xu...que...tu as encore fouillé dans mon portable ?
- Ouais, et j'ai raison de le faire. Tu te rends pas compte de tous ces mecs qui n'attendent qu'une chose...
- Wen Xu, détaches-moi, réclama Xingchen d'une voix faible.
Il n'était pas en état pour donner des ordres. Cela lui paraissait presque anormal, mais il devait faire comprendre à Wen Xu que ce n'était pas bien, qu'il n'était pas d'accord avec ça.
Et surtout, l'idée que Song Lan puisse voir ça...il avait le cœur qui faisait des loopings et la nausée lui nouait la gorge. Il n'était plus du tout d'humeur pour jouer.
- Quoi ? Non, t'as pas jouis, on peut...
- S'il te plaît, supplia Xingchen, les larmes au bord des yeux.
Il se sentait mal. Vraiment très mal. Il avait peur, ce qui était un sentiment nouveau. D'habitude, après le sexe, Wen Xu s'occupait de lui. Ils faisaient un petit câlin avant que Wen Xu aille se doucher. Quand il l'avait attaché, il lui donnait toujours de la pommade pour les traces de cordes, et s'il n'était pas exactement ce qu'on pouvait qualifier de prévenant, il était suffisamment attentionné pour que Xingchen s'en satisfasse.
Mais là, ça n'allait pas du tout. Il ne se sentait plus en sécurité.
- C'est bon, c'est bon, merde !, gronda Wen Xu en commençant de le détacher.
Ses gestes étaient rudes. Cela l'agaçait visiblement de devoir interrompre leurs activités.
Xingchen s'en voulait, il se sentait coupable d'avoir voulu arrêter alors qu'au final, être filmé ne lui déplaisait pas, s'il y réfléchissait. Peut-être qu'ils auraient pu en discuter...
- J'vais prendre une douche, asséna Wen Xu. Tu peux partir.
- Qu-quoi ?, dit Xingchen, incrédule.
Wen Xu s'enferma dans la salle de bain en faisant claquer le verrou, signifiant clairement à Xingchen qu'il était déçu de son attitude.
Xingchen resta assis dans le lit en se massant les poignets, toujours les yeux embués de larmes, la gorge nouée.
Il entendit l'eau de la douche s'allumer, et lentement, il déplia la jambes hors du lit.
Il avait mal. Il n'avait pas prévu de se lever tout de suite après mais c'était ce que Wen Xu avait demandé. Il chercha ses vêtements, les remis à la va-vite, effrayé de manière absurde d'entendre l'eau se couper, signifiant que Wen Xu allait sortir et le voir encore là.
Il avait tout gâché.
Les cheveux en vrac, les habits débraillés, il sortit en titubant de l'appartement, puis de l'immeuble.
Ce n'est qu'une fois chez lui qu'il osa consulter son téléphone.
Pas de nouvelle de Wen Xu.
Et c'est là qu'il se rappela la vidéo.
Il pleura beaucoup, hésita longtemps sur ce qu'il devait faire, s'inquiéta terriblement jusqu'à ne pas en dormir.
Puis il prit une décision, et lorsqu'il reçut enfin un sms de Wen Xu, après une semaine de silence, un simple « Chuis plus fâché. Viens à l'appart à 18h », il lui répondit aussitôt.
« Il faut que je te parle. Pas chez toi. Ça peut plus durer. »