Supernatural - Blow me 3/3
Dec. 31st, 2013 03:13 pmTitre: Blow me
Fandom: Supernatural
Rating: NC-17
Genre: UA!Office, slash (PORN), hurt/comfort, relation un peu D/S
Personnages: gentle dom!Castiel/sub!Dean
Suite de la partie 2 et fin de la fanfic
La soirée se passait bien pour Castiel. Ça faisait un petit moment qu'il n'était pas sorti, et ça lui faisait du bien de penser à autre chose.
La jeune femme – elle s'appelait Nora – lui plaisait. Il n'avait pas tellement de conversation, mais elle comblait les blancs sans trop de difficulté. C'était agréable, et Castiel préférait qu'elle lui parle d'elle, de son divorce, de ses efforts pour trouver une babysitter. Quand elle lui posait des questions, il éludait avec plus ou moins d'habileté.
Parce que sa famille avait été décimée, ses espoirs évanouis et son avenir sans doute compromis. Il n'avait aucune envie de raconter son histoire. C'était suffisamment dur pour lui de remonter la pente sans avoir à ressasser ses souvenirs, et il ne voulait pas de la pitié de quiconque.
Après tout, c'était en parti sa faute s'il était seul désormais. Autant en ce qui concernait sa famille...que sa relation avec Dean.
Même s'il essayait de l'ignorer, Dean lui manquait. C'était la première fois depuis longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi bien en compagnie de quelqu'un, avec qui il oubliait qu'il était seul.
- Vous avez une sacrée de descente, remarqua Nora en souriant d'un air intéressé. On dirait que vous avez l'habitude.
- Pas tant que ça, répliqua Castiel, en se souvenant de cette fois où il avait dû ramener Dean à pied jusque chez lui parce qu'il était beurré – et que lui-même était déjà bien éméché.
La jeune femme finit son verre de martini en deux gorgées.
- Vous n'êtes pas mal non plus, sans vouloir vous offenser, chuchota Castiel.
Elle lui lança un clin d'œil.
- Moi aussi, je vous trouve plutôt attirant, Monsieur Novak, susurra-t-elle, rieuse.
Son compagnon rosit de plaisir et se mit à jouer avec le dessous de verre pour cacher son embarras ; ses longs doigts triturèrent la petite pièce de carton plastifié.
- Vous êtes charmante...
- Dans votre bouche, ça ne paraît pas désuet comme compliment, s'amusa la blonde en lui piquant son dessous de verre pour glisser dessus un second verre qu'elle avait commandé d'un geste au barman.
Castiel inclina la tête sur le côté en signe de remerciement et trempa ses lèvres dans la boisson ambrée.
- Bonsoir.
Il s'étrangla en avalant de travers, et se retourna brusquement.
Dean était là. Et il dardait sur lui ses yeux verts, brûlant d'un feu furieux.
- Bonsoir Dean, répondit-il à voix basse, la gorge nouée.
Il commençait à se sentir coupable, alors qu'il n'avait absolument rien fait. Ils n'étaient pas ensemble, alors sortir avec une femme qui l'avait invité n'était pas une tromperie.
En plus, il ne s'était rien passé.
- Bonsoir, intervînt Nora. Vous êtes Dean Smith, n'est-ce pas ?
Castiel reprit son calme et sortit nonchalamment son portable en observant son ancien amant; il appuya sur une touche pour ouvrir sa messagerie, toujours les yeux rivés sur Dean.
- Tiens, dit-il sur un ton sec. Je n'ai aucun message.
Comme le jeune homme ne disait toujours rien, Castiel lui tourna ostensiblement le dos pour siroter son alcool.
- Il y a un problème ?, demanda la jolie blonde, de plus en plus surprise par l'attitude des deux hommes.
- Non, lâcha Dean. Pardon de vous avoir dérangé.
Il tourna les talons et s'éloigna.
- C'est tout ?, s'exclama Cas.
Le cadre supérieur se figea.
- Excusez-moi, fit Castiel en quittant son siège, l'air sincèrement désolé, déposant un billet sur le bar, avant de rejoindre Dean et de le prendre par le bras.
Il l'entraîna dehors.
- Tu ne m'as pas appelé, attaqua directement Cas une fois sorti.
- Hey, c'est toi qui est parti !, se défendit le jeune directeur.
- C'est TOI qui jouait sur les deux tableaux, gronda le brun.
- Je ne..., commença Dean.
Mais déjà, Castiel s'en allait, las. Dean le suivit.
- Attends-moi ! Pourquoi tu as accepté de sortir avec elle ? Tu n'appelles pas ça « jouer sur les deux tableaux » peut-être ?
- Je suis libre, je te rappelle. Toi, tu as déjà Risa, non ?
Dean le fit se retourner en le tirant par le bras, en colère.
- Alors c'est tout ce que je suis pour toi ? Tu laisses tomber à la première anicroche ? Tu ne m'as même pas demandé mon avis ?
- Pourquoi je te le demanderais ? Ce n'est pas moi qui nie notre relation !
- Alors que tu refuses SYSTEMATIQUEMENT de m'emmener chez toi ou de me parler de ton passé ? TU TE FOUS DE MA GUEULE ?, s'écria le jeune homme.
Ils s'arrêtèrent soudain, conscients des regards sur eux dans la rue.
- Tu veux venir chez moi ?, interrogea Castiel, tendu.
- Oui.
- Pourquoi ?
Le cadre sup réfléchit, pinçant les lèvres.
- Je veux être proche de toi...tu...tu ne me laisses pas...pas vraiment.
Castiel se rendit compte de la distance qu'il avait peut-être aussi instauré dès le début, par crainte. Il prit la main de Dean.
- Alors appelle ta petite-amie, et dis-lui que tu romps.
- Quoi ?
Cas le regarda dans les yeux, durement.
- Je ne partage pas.
Lentement, Dean récupéra son téléphone tactile dans sa poche.
- Si je le fais...on est à nouveau ensemble ?
Cas sourit.
- Oui.
- Et tu m'emmènes chez toi ?, demanda Dean, méfiant.
- Oui, répéta le comptable.
Il se pencha pour murmurer à son oreille, sensuel :
- Quand on y sera, je t'arracherais toutes tes fringues. Je m'approprierais à nouveau ton corps en le marquant de mon odeur, en te léchant partout, en te mordillant et en te faisant gémir mon nom. Puis je te taillerais une pipe d'enfer qui te fera tellement grimper aux rideaux que tu ne pensera plus jamais à quelqu'un d'autre que moi.
Le jeune cadre rougit jusqu'à la pointe des cheveux et appuya sur le bouton appel.
Enhardi, Cas vînt se blottir contre lui et glissa la pointe de sa langue dans l'oreille de son partenaire ; celui-ci ferma les yeux dans un faible grognement.
- Allô ?
La voix claire de Risa dans le combiné lui fit rouvrir les yeux et s'éclaircir les idées. Il n'avait pas du tout réfléchi à comment lui annoncer la nouvelle.
Cas lui mordilla tendrement le lobe, glissant une main contre son ventre, l'enjoignant silencieusement à finir ça au plus vite.
Les passants essayaient de les ignorer, mais Dean se sentait excité et mal à l'aise.
- J'ai décidé qu'on arrêtait là.
- Quoi ? Dean, c'est toi ? Tu...
- Désolé, soupira le jeune homme. Je ne peux pas être avec toi...
Castiel le mordit et il sursauta en laissant échapper un hoquet.
- Qu'est-ce que tu racontes ?, s'énerva la jeune femme. Tu es avec une fille ?
Il l'entendit s'étrangler dans le téléphone, mais ne chercha pas à la contredire. Après tout, c'était presque vrai.
- Je le savais ! Salaud !
Elle lui raccrocha au nez, ne perdant pas son temps à palabrer alors qu'il était évident que son petit-ami la trompait ; elle était folle de rage. Dean en profita pour se détacher de Castiel et se toucher l'oreille.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- J'ai bien dis que je te marquerais, non ?, rétorqua le brun en le fixant, le regard empli de convoitise.
Dean frémit d'impatience.
- Emmène-moi chez toi.
.
Contrairement à ce que Dean attendait, premièrement, Castiel ne se jeta pas sur lui dès qu'ils eurent passé la porte de son appartement ; et deuxièmement, le dit appartement était très spartiate et ne donnait aucun indice sur la personnalité de son habitant.
Alors oui, Dean était un peu déçu. Cependant, il repéra quelques cartons pliés dans un coin dans le vestibule.
- Tu viens d'emménager ?
Cela expliquait peut-être le manque de décoration.
- Plus ou moins.
- Tu ne me l'as pas dis.
- Ce n'est pas très intéressant, remarqua Castiel. Tu veux un café ?
Le jeune homme regarda autour de lui en le suivant dans la cuisine.
- Je veux bien. Tu habitais où avant ?
- Philadelphie.
- Pourquoi tu es parti ?
- Qu'est-ce que ça peut faire ?, marmonna Cas en glissant un filtre à café dans la cafetière.
Dean se tut. Le brun soupira, réalisant qu'il ne pouvait pas toujours se comporter ainsi et espérer une relation équilibrée.
- Je déménage souvent. Mais...peu importe où je vais, rien ne change. Je n'ai aucune attache, expliqua-t-il péniblement, le dos tourné.
- Tu es comme un marin avec une femme dans chaque port alors ?, demanda Dean avec une pointe de jalousie – alors que c'était totalement son genre de coucher avec une fille différente lorsqu'il partait en voyage d'affaire.
- Non, pas du tout. Je ne suis pas très...intéressé par ce genre de choses.
Ces paroles rassurèrent quelque peu le jeune directeur.
- « Ce genre de choses » ?, insista-t-il.
- Les histoires d'une nuit, précisa Cas en se retournant, appuyé au plan de travail.
- Quoi, ça veut dire que la première fois avec moi, c'était sérieux ?, se moqua Dean.
- Oui. Je t'avais déjà remarqué.
Interloqué, le jeune cadre ne sut plus trop ou se mettre ; il recula d'un pas sur le côté et se cogna dans une chaise qui vacilla. Il la retînt juste à temps, et quand il releva la tête, Castiel s'était approché. Il toucha sa joue et suivit la ligne de sa mâchoire du bout des doigts.
- Moi aussi, j'ai envie de te connaître davantage.
- Je ne me cache pas, marmonna Dean, gêné.
- Moi non plus.
- Pourtant, je ne savais même pas où tu habitais, grommela le jeune homme aux yeux verts.
- Tu le sais maintenant, répliqua Cas avec une ombre de sourire.
Il se pencha sur ses lèvres pour l'embrasser, et Dean entoura naturellement son bras autour de lui pour être plus près, plus proche.
Tandis que la main droite de Castiel se perdait dans les cheveux châtains de son amant, son autre main passa le long du dos, sur la veste de costume, puis glissa sur la taille et vînt déboucler la ceinture, devant.
- Je t'ai promis quelque chose, ronronna le brun tout en déboutonnant la braguette de son supérieur hiérarchique.
Ce dernier frissonna d'excitation et eut un petit rire haché, avant que son pantalon ne tombe au sol.
- Tu dis que tu n'es pas dragueur, hoqueta-t-il pendant que Cas parsemait sa gorge de baisers. Pourtant, t'es un parfait allumeur.
- Jusqu'à présent, je ne t'ai pas entendu t'en plaindre..., susurra le brun en caressant son sexe à travers son boxer.
Dean répondit par un râle pressant. Castiel flatta ses bourses sous le tissu, le sourire aux lèvres. Il le repoussa contre la table et défit précipitamment la chemise du jeune homme pour déposer des baisers sur sa clavicule.
Puis descendre.
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La bouche de Castiel était brûlante sur le membre tendu ; elle l'aspirait lentement à l'intérieur, dans de petits bruits humides. La langue faisait un mouvement de vague imprévisible contre la chair, aiguisant l'érection par de petites pointes le long de la couronne.
D'une main, il malaxait gentiment les testicules, tandis que de l'autre, il laissait ses doigts jouer entre les fesses crispées de son amant pour essayer de le détendre. Ou en tout cas, d'admirer avec amusement ses réactions lorsqu'il titillait avec plus d'insistance le trou refermé.
Dean, avec cet érotisme inconscient qui le caractérisait, faisait preuve d'un abandon adorable sous ses caresses ; il laissait ses cuisses s'ouvrir naturellement, en se retenant au bord de la table, les doigts serrés sur le rebord à s'en faire blanchir les articulations. Son souffle haletant se transformait parfois en geignement lorsque Castiel suçait avec plus de force, fauchant presque ses jambes tant le plaisir était grand.
Puis, sans prévenir, une phalange s'enfila en lui, et Dean poussa un cri de douleur. Cas retira son doigt et tâtonna autour de lui pour trouver de quoi lubrifier celui-ci.
Légèrement dégrisé, Dean récupéra une bouteille de sirop d'érable et la tendit à Castiel en évitant son regard, les joues rouges.
Bizarrement attendri, Cas se redressa pour l'embrasser, mais Dean détourna la tête, gêné ; le brun ne lui en tînt pas rigueur – il avait un peu de liquide séminal sur les lèvres – mais lécha sa joue pour le taquiner.
- Je t'adore, susurra-t-il en serrant un bras autour de sa taille.
Le jeune cadre ne répondit rien, mais il cala son visage dans son cou, les oreilles cramoisies.
- C'est pour ça que je te fais toutes ces choses, avoua Cas en lui caressant la nuque.
Dean se pressa contre lui, frottant doucement son entrejambe contre sa cuisse.
- Continue...
Castiel se redressa pour l'écarter de quelques centimètres et contempler son expression ; le jeune homme gardait les yeux baissés, ses longs cils caressant ses joues quand il clignait, et Cas toucha ses lèvres pleines du bout des doigts, fasciné par leur aspect charnue et rose. Dean le regarda, ses grands yeux verts brillant d'un éclat particulier. Il embrassa ses phalanges, une main sur son poignet, et lentement, il la remonta pour entrelacer leurs doigts.
- Continue, répéta-t-il d'une voix rauque.
Cas l'embrassa au coin des lèvres. Dean frissonna en fermant les yeux.
Le brun sourit et glissa à genoux.
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Quand les gémissements de Dean atteignirent leur apogée, Castiel arrêta sa pipe et enfonça ses doigts aussi profondément qu'il le pouvait dans son fondement, content de le faire jouir par derrière. Le cadre supérieur couina de surprise, suffoqué par une onde de plaisir qui le traversa de part en part, pour se nicher au creux de son ventre, et jaillir dans une explosion qui souilla le visage de son amant.
Ce dernier se releva en s'essuyant avec sa manche, un peu dégoûté ; bon, il comprenait un peu mieux ce qu'avait ressenti Dean la première fois qu'il lui avait éjaculé en plein visage.
Les jambes encore flageolantes, le directeur marketing s'assit sur une chaise, et grimaça en réalisant que c'était une mauvaise idée, étant donné ce que Castiel avait utilisé comme lubrifiant.
De toute façon, celui-ci n'avait guère comme projet de le laisser tranquille. Il prit une bouteille de jus de fruit dans le frigo – ça étonna Dean ; quoi, Cas avait du jus de fruits dans son frigo et pas de bière ? – et but plusieurs gorgées pour chasser le goût de la semence, avant de reposer la bouteille pour se rapprocher de Dean. Il enlaça son cou et l'embrassa de nouveau, très tendrement, avec langueur. Bien vite, Dean répondit au baiser avec avidité, le serrant contre lui ; ça faisait des lustres qu'il n'avait pas pu le toucher comme ça, se sentir connecté.
C'était une drôle de relation qui se nouait entre eux, Dean n'était même pas sûr de vouloir que ça marche, parce que c'était dangereux pour lui, ça lui ouvrait un monde qu'il ne connaissait pas encore, et qui lui faisait peur.
Néanmoins, il n'était pas du genre à se retirer après une promesse, et bien qu'aucune parole n'ait réellement été échangé sur le sujet, il se savait dès lors engagé ; et Cas avait dit qu'il n'envisageait que des relations sérieuses, donc de son côté, c'était réglé.
- Tu me montres ta chambre maintenant ?, chuchota le jeune homme après une hésitation.
C'est souvent en voyant la chambre d'une personne qu'on peut percevoir sa personnalité ; si elle est bordélique ou maniaque, si elle est fan de musique ou de cinéma, plutôt couche-tard ou couche-tôt, grasse mat' ou pas...
Castiel sourit largement, avec malice. Il lui caressa lentement les hanches et se détacha pour le conduire jusqu'à la pièce où il dormait.
- Tu vas être déçu, prévînt-il avant d'ouvrir la porte.
Mais Dean n'était pas d'accord. La chambre était bien plus expressive que le reste de l'appartement. Elle était claire et lumineuse, les rideaux étaient pâles et translucides, d'un bleu céruléen.
Le lit une place était propre, fait au carré ; il y avait même un pyjama soigneusement plié sur l'oreiller.
Contre les murs, il y avait plusieurs bibliothèques couvertes de livres aux reliures anciennes, mais bien entretenus. Une commode dans l'angle de la pièce, aux tiroirs sans doute remplis de chaussettes et de linge.
Castiel était du genre soigneux, organisé, et comme avait pu le constater Dean, il aimait avoir le contrôle de la situation. En outre, ça ne le gênait pas. Qu'il prenne les commandes. C'était parfait comme ça.
Le cadre supérieur s'assit sur le lit, et Cas resta debout, le toisant de toute sa hauteur; Dean avait la tête relevée vers lui pour le regarder, pas gêné d'être entièrement nu. En fait, il se sentait plutôt à l'aise ici. En sécurité. Il pouvait être détendu, se comporter comme il voulait et ne pas se sentir coupable après de s'être trop laissé aller. Cet endroit était une oasis dans laquelle il pouvait enfin être lui-même.
Et cette confiance, Castiel la ressentait.
- Je crois que je t'aime, souffla Dean du bout des lèvres, réticent. Sinon, ce ne serait pas possible.
- Qu'est-ce qui ne serait pas possible ?
- Que je te veuille...à ce point.
- Bienvenu dans mon monde, répliqua le brun en se baissant.
Et il l'étreignit à l'en étouffer.
.
Ils avaient déjà couché ensemble, pourtant, c'était très différents des fois précédentes.
Ils firent l'amour sans empressement, agrippé l'un à l'autre, le souffle court de déclarations à demi-murmurées. Cas les faisait bouger comme la marée qui ferait tanguer doucement une barque, lentement, tranquillement, et il observait le plaisir monter et redescendre, et monter, et redescendre...
Au bout d'un petit moment, extrêmement frustrant, durant lequel l'orgasme ne faisait qu'affleurer à la surface de leurs jeux sans jamais exploser, Dean se cabra entre ses bras, resserrant ses chairs sur sa verge tendue, pour le forcer à engager le dernier combat.
Dans un râle, Castiel s'enfonça à l'intérieur dans un coup de rein brutal, sachant pertinemment qu'il se faisait manipuler ; ce n'était pourtant pas pour lui déplaire, et le désir flamboyant dans les yeux de Dean était une récompense largement suffisante.
A cause des jambes autour de sa taille, il ne pouvait s'activer comme il le voulait, alors il compensait en approfondissant ses poussées le plus possible. Cela semblait plaire à Dean, qui couinait sans retenue, la verge suintant entre leurs deux ventres.
Soudain son corps souple s'arqua violemment, et le sperme souilla leurs torses ; il trembla encore quelques secondes, vibrant encore sous la puissance de l'orgasme, puis retomba sur le matelas, le souffle erratique et yeux clos.
Le brun continua sa progression, pressé de le rejoindre dans les affres du plaisir ; ses hanches claquaient fébrilement contre les cuisses et les fesses moites du jeune homme. Après un martèlement vigoureux, et les spasmes parcourant encore les muscles de Dean, Castiel poussa un cri qui ressemblait au prénom de son amant, mais il fut couvert par un long gémissement érotique, de la part de Dean, dont l'anus sensible après l'orgasme, venait de lui envoyer une décharge électrique.
Il sentit alors la semence brûlante le remplir, une source chaude et poisseuse imprégnant ses entrailles, honorant leur étreinte et la volonté de Castiel de le faire entièrement sien.
D'ailleurs ce dernier, malgré la fatigue dû à l'assouvissement, se redressa sur le coude pour le regarder dans les yeux. Ses pupilles noires mangeaient pratiquement tout le bleu de ses iris, et il était en sueur, les cheveux en bataille – donnant envie de passer la main dedans, comme de la fourrure.
- Tu m'appartiens, déclara-t-il fermement, les sourcils froncés. Tu m'appartiens et je ne te laisserais à personne d'autre.
Dean cligna des yeux sans rien dire, acquiesçant en silence. Ça ne le dérangeait pas. Au contraire : si Cas assumait de le prendre sous son aile, alors cela le soulageait du poids de ses inquiétudes.
Il n'avait plus à se préoccuper de rien. Cas s'occuperait d'eux deux.
Il lui faisait confiance pour ça.