andysss: (Default)
[personal profile] andysss
Titre : Ronflement
Fandom : One Punch Man
Rating : PG
Genre : gen, curtain fic
Personnages : Saitama et Genos
Nombre de mots : 692
Commentaire : Petit essai expérimental sur le fandom. C'est pas encore ça, je me suis mise la pression et ça n'a rien donné de concluant. Mais on persévère dans cette direction...

Contre toute attente, le sommeil de Genos était bruyant. Au tout début de leur colocation, Saitama s'était plus ou moins attendu à ce qu'il se branche sur une prise électrique la nuit pour recharger ses batteries. Mais Genos ne fonctionnait pas ainsi.
Lorsqu'il dormait, son disque dur en profitait pour sauvegarder les données, faisant tourner ses ventilateurs à plein régime pour évacuer la chaleur produite par les processeurs qui se mettaient en marche.
Comme sa conscience était éteinte pendant cette procédure, Genos ne savait pas qu'il ronflait.

Les premiers temps, Saitama avait eu du mal à s'endormir à cause de Genos. Cela faisait des années qu'il n'avait pas dormi avec quelqu'un. C'était assez étrange de sentir la présence de son « disciple » à côté de lui pendant qu'il essayait de se détendre – le bruit, évidemment, n'arrangeait pas les choses.
S'il avait été un humain ordinaire, sans doute lui en aurait-il fait la remarque. Mais le corps de Genos étant ce qu'il était, il ne pouvait décemment pas lui demander de dormir dans la salle de bain, bien qu'il soit quasi sûr que Genos le ferait.
C'était aussi l'une des raisons pour lesquelles il gardait ça pour lui : Genos serait mortifié.
Pour un cyborg super balaise obsédé par la vengeance, il était étonnamment sensible. Mais il est vrai que Genos était encore un adolescent – Saitama pouvait parfois l'oublier. Il avait lui-même été adolescent autrefois, il n'y a pas si longtemps même. Pourtant il avait été à des années lumières de lui ressembler ne serait-ce qu'un peu. Genos avait un objectif, lui. Il était déterminé et suivait un code de conduite strict. Saitama n'avait pas envie de profiter de son statut de « maître» pour le rabaisser. Genos méritait un peu mieux que ça.
La seconde raison pour laquelle il ne lui faisait pas de reproche était que malgré une impassibilité de surface, Saitama plaignait Genos pour ce qui lui était arrivé. Ce n'était pas sa faute s'il avait ce corps. Ç'aurait été comme de critiquer un handicapé pour oser se servir de sa prothèse.
La troisième, c'est que Genos non plus ne devait pas dormir souvent au côté d'un autre être humain. Parce que clairement, il aurait été au courant du raffut qu'il produisait. C'était donc une situation inédite pour eux deux.

Petit à petit, Saitama avait fini par s'y habituer. C'était devenu un fond sonore parasite, comme le ronronnement du réfrigérateur ou le tic-tac du réveil – que Saitama n'utilisait plus depuis un bail d'ailleurs.
En fait, c'était quand Genos n'était pas à la maison que c'était le plus étrange. Saitama s'endormait souvent devant la télé pour pallier son absence, comme si le blabla des émissions de nuit pouvait remplacer la présence de son disciple.
Et parfois il faisait des insomnies. C'était frustrant, parce que Saitama aimait dormir : c'était sensé être une récompense, après chaque journée pénible à devoir se lever le matin, à essayer de rester actif malgré la flemme. Dormir c'était oublier tout, à quel point l'existence était insipide et morne – surtout quand Genos n'était pas là.
Toutefois, Genos faisait de son mieux pour rentrer chaque soir. Saitama ne se souvenait pas quand il avait commencé à lui en être reconnaissant pour cela. Genos faisait toujours un effort, et malgré l'opiniâtreté de son maître à rester le plus neutre possible, celui-ci ne pouvait s'empêcher de trouver la vie un petit peu plus amusante avec Genos à ses côtés. Ça lui donnait un prétexte supplémentaire pour ne pas rester chez lui à ne rien faire.

La nuit, Genos dormait dans son futon. Saitama savait qu'il n'avait pas besoin de couverture, ni même de s'allonger. C'était néanmoins réconfortant de savoir sa silhouette couchée près de lui, à l'entendre gronder lorsque les petites diodes de son torse s'éteignaient les unes après les autres, enclenchant son mode repos.
Malgré son apparence, Genos était toujours un être humain, et son maître était content qu'il soit là avec lui, à partager les meilleurs moments – et les moins bons. Qu'il rentre chaque fois sain et sauf, en dépit des dangers qu'il avait à affronter.
Le reste...quelle importance, au fond ?
If you don't have an account you can create one now.
HTML doesn't work in the subject.
More info about formatting

Profile

andysss: (Default)
andysss

February 2024

S M T W T F S
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829  

Most Popular Tags

Style Credit

Expand Cut Tags

No cut tags
Page generated Mar. 12th, 2026 08:06 am
Powered by Dreamwidth Studios