Récap échange de Noël 2018
Jan. 1st, 2019 08:56 pmDurant les mois de novembre et décembre 2018, Calimera nous a offert un petit échange sans prise de tête sur des thèmes hivernaux. Voici ma modeste contribution :
Froide promenade (De bons présages - AziCrowley) pour
justpaulinhere
Les bonnes vieilles habitudes ont la vie dure, et même après avoir (essayé de) empêcher l’apocalypse, Aziraphale aimait se rendre au parc pour nourrir les canards.
Hélas, l’hiver suivant la presque-fin du monde, pas un seul canard n’osa venir se geler les miches sur l’étang qui avait laissé place à une vaste patinoire où les enfants s’amusaient à glisser. Un stand proposant des patins avait été installé juste à côté de son banc préféré.
Crowley savait sans avoir à le regarder qu’il n’était pas seulement déçu, mais aussi vexé d’avoir été en quelque sorte dépossédé de son endroit. Leur endroit, en quelque sorte.
Pour lui ça n’avait pas d’importance. Il y avait beaucoup de lieux où ils pouvaient se promener en devisant sur le Bien et le Mal, et le Entre-les-deux. Mais puisque son ange semblait apprécier celui-ci en particulier, il pouvait se plier à ses exigences. La seule contrainte allait être de convaincre Aziraphale qu’ils pouvaient rester.
« Je parie que les patins à glace était une de tes idées. », grommela l’ange.
- Ne dis pas ça avant d’avoir essayé, fit remarquer Crowley en lui mettant d’autorité une paire dans les mains.
Aziraphale écarquilla les yeux, hébété. Crowley enfila rapidement les siens avec un sourire quasiment moqueur, les yeux soigneusement dissimulés derrière ses lunettes de soleil.
Mais à peine s’élança-t-il que la glace craqua et s’ouvrit sous lui. Les gens autour se mirent à hurler en écartant leurs enfants précipitamment, tandis que l’homme qui tenait le stand se précipitait pour aller le repêcher.
Aziraphale reposa doucement les patins. Non, clairement, il valait mieux qu’ils changent de parcours.
Quand Crowley sortit de l’eau en toussotant, l’eau se mit à fumer et la glace à fondre sous ses doigts. Il s’empressa de quitter la patinoire en grinçant des dents et Aziraphale récupéra le plaid qu’il avait rangé dans sa sacoche de lecture afin d’enrouler le démon dedans.
- Tu t’es encore fait remarquer, nota-t-il avec une légère trace d’ironie.
Crowley ne répondit pas, mais sa moue parlait pour lui.
- Mais au moins je t’ai changé les idées, pas vrai ?, répliqua-t-il de manière inattendue.
Voyant Aziraphale le regarder tout étonné, il en profita pour lui voler un baiser du bout des lèvres. Elles étaient glacées, mais celles d’Azi étaient chaudes et tendres sous les siennes. Cela ne dura que quelques secondes mais Crowley savoura chacune d’entre elles.
Aussitôt qu’il s’écarta, son ange se mit à rougir et Crowley eut un éclat de rire sifflant. Malgré le désagrément, ils s’étaient bien amusés.
Wonder cadeau (De bons présages - AziCrowley), pour
chonaku55
Aziraphale ne savait pas comment réagir et c'était déjà un cadeau en soi. Crowley le fixait par-dessus ses mains croisées sur lesquelles il avait posé son menton, et il attendait.
Le paquet cadeau qui trônait entre eux sur la table semblait n'avoir rien à faire là, pourtant c'était Crowley qui l'avait déposé là en lançant la formule d'usage « Joyeux Noël » à son compagnon.
Ce à quoi Aziraphale avait rétorqué naturellement que Noël était une invention de l'Homme et ne correspondait nullement à la naissance du Christ. Il s'était retourné, abandonnant un moment son étagère de livres, et il avait vu le paquet.
Silencieusement, il avait rejoint Crowley assis à la vieille table qui se trouvait là justement pour leur réunion – depuis qu'Aziraphale avait récupéré cette librairie, beaucoup plus grande que l'ancienne (un vrai labyrinthe), Crowley adorait s'asseoir là et le regarder se perdre dans les rayonnages de sa propre boutique. Puis il avait examiné la chose sous tous les angles pour essayer d'en deviner le contenu. Ce n'était pas un livre, de cela il était sûr et certain. Ça n'en avait ni la forme ni le poids.
« Ouvre-le. », ordonna Crowley sur un ton qui cachait mal son impatience.
L'ange haussa un sourcil sans répliquer, le sarcasme suffisamment évident dans son attitude pour que le démon souffle en levant les yeux au ciel derrière ses lunettes de soleil.
- Allez !, le pressa-t-il en croisant les jambes d'appréhension.
Aziraphale commença par défaire le noeud, puis s'attaqua au scotch pour tenter de le décoller sans abîmer le papier. Crowley siffla entre ses dents, sans que cela ait le moindre effet.
Toutefois, après plusieurs minutes presque aussi longues et douloureuses que le supplice de la goutte, le paquet fut ouvert.
- C'est une « wonderbox », constata Aziraphale en lisant ce qui était inscrit justement sur la boîte.
- C'est ça !, s'exclama Crowley avec un sourire.
- Et...qu'est-ce que c'est ?, marmonna l'ange, regrettant déjà la question.
Le démon s'illumina en se redressant, claquant des mains avec satisfaction.
- A l'intérieur, il y a une offre de trois nuits pour deux, repas compris, dans une dizaine d'endroits tous plus plaisants les uns que les autres.
Aziraphale grimaça :
- C'est à Londres ? Il n'y a pas d'endroits véritablement plaisants à Londres.
Crowley lui prit le coffret des mains et lui montra un petit catalogue avec des photos.
- Tu as plusieurs lieux, il te suffit d'en choisir un et on ira à celui-là. Il suffit d'appeler le numéro indiqué, et tous les frais sont payés – sauf le transport.
- Ça veut dire que je vais devoir monter dans ta voiture ?, grommela l'ange.
Crowley lui prit la main sur la table et le regarda par-dessus ses lunettes, sourire narquois aux lèvres.
- Est-ce que ça signifie que si on prend le train, passer trois nuits avec moi ne te dérangerait pas ?
Cette fois, l'ange rougit. Il avait eu raison de se méfier.
C'était un piège depuis le début.
Hypothermie (Gravity Falls - Fordip NSFW), pour
flo_nelja
Les yeux de Dipper s’ouvrirent brusquement lorsqu’il reprit connaissance. Il était nu et enveloppé par des couvertures, ainsi que par une masse inconnue blottie contre son dos. Il eut un mouvement instinctif de recul, mais le bras qui l’enlaçait se resserra convulsivement.
« Tout va bien. »
Les souvenirs affluèrent dans la mémoire du jeune homme : comment la glace avait cédé sous son poids alors qu’il tentait de prendre en photo un banc de selkies, dans un craquement sec assourdissant. La douleur de l’eau glacée qui l’entourait de toute part, lui vidant les poumons, lui arrêtant le coeur. Il avait hurlé dans l’eau, ce qui avait été stupide puisqu’il n’avait fait qu’en avaler davantage.
Et il s’était éteint comme si on avait appuyé sur un interrupteur. Pouf. Plus rien.
L’étreinte de Ford se raffermit, le ramenant brusquement à la réalité.
« Calme-toi. », lui intima l’aventurier. « C’est inutile de paniquer, tout est terminé. »
Dipper essayait d’être courageux, mais son corps se souvenait du froid et de la terreur qui l’avait envahi à ce moment précis où il s’était vu sombrer. Il se mit à trembler.
« Dipper….Dipper ! »
- On-oncle Ford !, gémit le garçon d’une voix mouillée en se retournant pour se blottir contre le torse de son grand-oncle.
Ce dernier prit une profonde inspiration avant de l’enlacer à nouveau, traçant des cercles réconfortants dans son dos à travers les couvertures.
« Tu es en sécurité maintenant. »
Les jambes frémissantes de Dipper s’enroulèrent autour de celles de Ford. Elles étaient fines et légères et Stanford frémit en les sentant s’écarter pour lui. Il tenta d’éloigner les pensées qui lui venaient à l’esprit pour se concentrer sur ce qui était important : la santé de Dipper.
- Je pourrais te faire de la soupe, proposa-t-il à voix basse, comme si tout à coup la situation était devenue plus intime.
C’était difficile de résister à cette bouille adorable aux yeux humides. Dipper se mordilla la lèvre, lèvre que Ford contempla avec le désir violent de l’embrasser. Leur proximité, en dépit des circonstances, étaient excitantes, comme toujours.
- Oncle Ford, je...j’ai besoin de…, balbutia Dipper en rosissant.
Le scientifique craignait et espérait tout à la fois avoir compris ce dont Dipper avait besoin. Il passa une de ses mains sous la couverture et effleura l’intérieur de la cuisse du jeune homme. Ce dernier gémit en se serrant un peu plus contre lui, se frottant vigoureusement contre sa main.
Incapable de se contenir plus longtemps, Ford fit rouler Dipper sur le dos pour lui grimper dessus. Les bras frêles de l’adolescent entourèrent sa nuque et il plongea pour l’embrasser. Sa main souleva la cuisse glabre du garçon pour faire s’enrouler sa jambe autour de sa taille.
Maladroitement, il s’arcquebouta pour essayer d’ouvrir sa ceinture. Il se rendait compte que son empressement était la preuve qu’au fond, la santé de Dipper n’était pas son unique priorité. Il s’en voulait pour cela, mais le désir était trop fort. Il avait cru le perdre et il avait besoin d’asseoir sa possession à nouveau pour les sentir à nouveau en phase.
Et il semblait que Dipper avait le même besoin, donc il ne devrait pas y avoir de problème.
Cela ne l’empêchait pas de culpabiliser, comme à chaque fois.
Sans s’occuper du sexe de Dipper qui durcissait entre eux, Ford abaissa suffisamment son pantalon pour sortir sa verge. Il n’était pas encore entièrement dressé, mais cela ne saurait tarder.
Il blottit son gland entre les fesses rondes et douces du garçon. Sa peau s’était réchauffée, son anus semblait encore un peu tendu – il testa en donnant une petite poussée, rien qui ne tente réellement de le pénétrer, car ils n’avaient pas de lubrifiant à portée de main. Mais la chair à cette endroit était moite et tendre, il saurait y trouver satisfaction.
Prison enneigée (Harry Potter - Grindelwald), pour
calimera62
Cette nuit-là, quelque chose de grave allait se produire.
Il le sentait, alors même qu’il n’avait aucun contact avec le monde extérieur hormis la vue que lui offrait sa fenêtre – sa prison était dépourvu de gardes, étant donné qu’il avait déjà prouvé à de multiples reprises qu’il pouvait convaincre n’importe quelle créature, mais de nombreux sortilèges très puissants le gardaient scellé dans sa tour, seul avec ses pensées. C’était un châtiment bien plus terrible que la mort d’être enfermé en pleine montagne sans distraction ni compagnie. C’était la raison pour laquelle il ne craignait pas ce qui venait à lui. Il était en paix avec lui-même.
Au début de sa réclusion, il avait fomenté des plans d’évasion et de revanche. Il avait nourri sa haine, crié sa frustration aux murs de pierre impassibles. Cela avait pris du temps, mais il avait fini par se rendre compte de la vacuité de sa colère. Ses sentiments, quels qu’ils soient, n’atteindraient plus ni le monde, ni – ce qui comptait le plus – l’objet de ceux-ci. Il était perdu à jamais, comme l’avait été Merlin dans sa prison d’air, perdu aux yeux de tous, perdu pour ceux qui auraient pu l’écouter. Il n’y avait personne ici à persuader de la justesse de sa cause, personne à manipuler ou à trahir.
Un temps après avoir réalisé cela, il avait sombré dans un désespoir profond qui ne lui ressemblait pas. Mais sans miroir ni pensine, il avait fini par oublier jusqu’à son propre visage et qui il était – ne lui restait plus que sa voix, qui peu à peu s’éteignit. Les années passant sans qu’il puisse jamais savoir exactement combien – il avait rapidement cessé de compter par peur de devenir fou en regardant les traces laissées sur le mur – il s’était muré dans un silence réflexif. Il avait fini par trouver en lui-même des regrets.
Les larmes étaient venues bien après, lorsqu’il avait fait le deuil de sa vie passée, de son identité et de ses rêves. Ses pleurs n’avaient pas été pour lui – les avait-il seulement mérités ? – mais pour tous ceux qu’il avait blessé. Il ressassait ses souvenirs et suppliait pardon dans des murmures incompréhensibles à chaque fantômes lui passant sous les yeux, chaque fois qu’il fermait les paupières. Il avait fait beaucoup de mal, plus qu’il ne pourrait jamais réparer.
De toute façon, il savait que si on le laissait à nouveau sortir, il recommencerait. C’était pourquoi ses supplications ne fonctionnaient pas.
C’était sa nature, et il l’acceptait.
Tout comme il acceptait le destin qui s’offrait à lui. Une forme de rédemption qu’il ne pouvait plus fuir. Il offrirait sa vie pour une cause juste. Il fera la seule bonne chose à faire.
Quand l’intrus pénétra dans le premier champs de force qui protégeait sa prison, le monde se mit à trembler. Grindelwald ne le voyait pas encore approcher, mais il pouvait percevoir sa présence, son aura. Sa force.
La neige éternelle des sommets peuplant son paysage dévala les pentes en avalanches dévastatrices pour essayer d’arrêter l’envahisseur, mais Grindelwald savait par avance que cela n’arrêterait pas l’assaillant.
Son cœur se mit à battre plus fort, plus vite qu’il ne l’avait fait depuis bien longtemps. Il dut s’asseoir sur son tabouret pour ne pas se laisser aspirer par le vertige.
La pièce où il avait vécu toutes ces décennies. Elle était petite et froide. Il n’y avait aucune distraction sur ses murs parfaitement imperméables à la magie ; son mobilier se résumait en une couchette dans un coin, rudimentaire, et un seau qui se vidait quand il en avait besoin, et se remplissait d’eau également quand il en avait besoin – même si au commencement de son emprisonnement, il avait répugné à l’utiliser – ainsi qu’une petite table qui recevait tous les jours sa nourriture – invariablement une pomme, du pain, et une tranche de jambon sec.
Des craquements inhabituels retentirent dans la tour, lui faisant tendre l’oreille.
La nuit était tombée depuis un moment et la seule chose permettant d’éclairer la cellule était l’éclat faible de la lune provenant de sa fenêtre. Il garda néanmoins les yeux rivés sur la porte. Un rai de lumière jaune apparu en dessous, intense et presque chaleureux. Grindelwald avait oublié ce qu’était la chaleur dans cet environnement glacial.
Cette porte avait été martelée, lacérée, violentée, insultée, mais jamais elle n’avait bougé d’un iota durant toutes ces années. Il l’avait longtemps détesté pour cela.
Jusqu’à aujourd’hui.
Doucement, le battant tourna sur ses gonds, qui grincèrent comme les dents d’un condamné. Le prisonnier retînt son souffle. La chair de poule se mit à lui parcourir les bras, hérissant le duvet de sa nuque.
Une silhouette dégingandée armée d’une baguette approcha. La lueur provenant de son sort de Lumos était si intense pour les yeux du prisonnier qu’il fut obligé de se couvrir les yeux.
« Gellert. », prononça son sauveur sur un ton d’une douceur précautionneuse.
Et si Grindelwald avait oublié à quoi il ressemblait lui-même, il n’avait toujours pas oublié cette voix.
Les jambes tremblantes, il se leva. Il s’était promis d’affronter ce qui venait à lui comme un homme.
- Albus, souffla-t-il d’une voix rauque en tendant les mains spontanément vers la lumière dorée.
Une main rencontra les siennes à mi-chemin. C’était le premier contact humain qu’il avait en près de 50 ans. Une vague d'émotions l'envahit, réchauffant tout son être.
Il s’effondra et les bras d’Albus l’entourèrent comme une couverture. C'était sécurisant et réconfortant.
- Je suis désolé, murmura Gellert avec toute la sincérité qu'il pouvait conjurer, avant de perdre connaissance.
Chocolats (My hero academia - Katchan), pour
chonaku55
Il y a des faiblesses que l'on cache et d'autres que l'on porte fièrement comme un badge d'honneur.
Celle de Katsuki concernait le chocolat et restait un secret bien gardé depuis bien longtemps.
Evidemment, devant les autres, devant tout le monde même, Katsuki faisait semblant de détester tout ce qui était sucré, tout ce qui s'approchait un peu trop d'une friandise, ou même d'un plaisir quelconque. Il était sévère à l'extrême, surtout envers lui-même, se privant de ce qu'il aimait le plus par pur orgueil.
Il partageait sa chambre avec Kirishima, aussi, lorsqu'il trouva avant les vacances de Noël, une boîte de chocolat soigneusement entouré d'un ruban noir très sobre posée sur son bureau, il se retînt de hurler tel une sirène d'ambulance. Il se tourna vers son collocataire qui était affalé sur son lit en train de lire un manga, et lui réclama des explications :
« C'est quoi ça ? »
Kirishima leva les yeux, puis haussa les épaules :
- J'en sais rien. C'était là quand je suis arrivé.
Katsuki serra les mâchoires, et d'un geste brusque, balança la boîte dans la corbeille à papier avant de sortir ses affaires pour travailler sur leur prochain examen d'après les vacances.
- Tu devrais apprendre à te détendre un peu, lança Kirishima en retournant tranquillement à sa lecture.
Le blond ne fit pas de commentaire.
La nuit venue, Izuku se leva et se rendit à la salle commune pour se servir un verre d'eau. Il alluma la lumière et sursauta.
Katsuki était assis dans le canapé en train de dévorer goulûment les chocolats qu'il avait récupéré pendant que Kirishima dormait.
Le contour de la bouche couvert de substance marron, il fusilla Izuku du regard et gronda sur un ton menaçant :
- Si tu parles, t'es mort.
Izuku eut un sourire crispé, recula lentement vers l'interrupteur pour éteindre la lumière, et s'en alla.
Il n'avait plus soif.
Visite inattendue (My Hero Academia - Aizawa/Present Mic), pour
chonaku55
La sonnerie du téléphone mit deux minutes entières à ramener Shôta Aizawa parmi les vivants.
Enfin, un de ses bras se dégagea du sac de couchage dans lequel il était emmitouflé, et sa main rampa jusqu'à l'insecte furieux qui vibrait non loin de son oreille – dans l'intention de le faire taire le plus rapidement possible, un sentiment d'urgence à la limite de la panique intimant à Aizawa de se dépêcher avant que le sommeil ne le fuit définitivement.
Toutefois, happé par la curiosité, il ouvrit un œil pour essayer de décoder ce qui était affiché sur l'écran.
Il constata qu'il s'agissait d'un appel, et il en recevait si peu à cette période de l'année – du 24 décembre au 1er janvier – que son pouce appuya sur le bouton d'accès à la communication avant même d'avoir pu y réfléchir.
Dépité par ses réflexes, il grogna d'une voix sombre : « Allô ? »
Il reconnut la voix au bout du fil plus facilement que les lettres inscrites, difficiles à décrypter dans son état de conscience encore altérée.
Il s'assit en se frottant les yeux et répondit à la question posée d'un « Pas envie. » grognon.
La voix se fit plus stridente dans l'appareil, tant et si bien qu'il le recula de son oreille en grimaçant. La pendule indiquait qu'il était trop tard pour accepter les invitations de dernière minute, et son interlocuteur semblait s'en moquer.
« Tu ne vas pas passer le réveillon de Noël tout seul dans ton coin !!! », s'écria l'autre. « Je vais venir pour te tenir compagnie ! »
- J'ouvrirais pas, marmotta Shôta en se grattant le dessous du nez avec son auriculaire.
- Je passerais par la fenêtre !
- Elle est fermée.
- Je te la rembourserais, rétorqua l'indésirable d'un ton presque guilleret.
Shôta allait lui demander ce qu'il entendait par-là, lorsqu'il entendit un bruit de verre cassé dans sa cuisine. Ni une ni deux, il se précipita dans le couloir.
Il trouva Hizashi Yamada, aka Present Mic, debout dans sa cuisine. Un vent glacé passa par la fenêtre brisée, envoyant un frisson sur l'échine de Shôta Aizawa.
- Joyeux Noël !!!!, s'écria Present Mic avec un large sourire.
Shôta ne répondit rien, préférant s'asseoir à table, la fatigue lui tombant sur les épaules. Et puis il ne portait qu'un large t-shirt comme pyjama.
- Joyeux Noël, gronda-t-il avec moins de mauvaise humeur que prévu.
Il fit la moue, avant d'ajouter :
- Il y a de la bière dans le frigo.
- Yeah baby !, s'exclama l'intrus en ouvrant la porte du réfrigérateur. Ah, au fait, c'est pour toi !
Shôta ouvrit des yeux ronds en recevant un petit paquet joliment enrubanné.
- J'ai rien pour toi, répondit-il en défaisant le paquet.
- Je m'en doutais, yo !, gloussa Hizashi en se décapsulant une canette.
Shôta garda les yeux sur lui. Le blond déglutit en évitant son regard, et Shôta devina qu'il était déçu malgré sa fausse assurance du contraire.
Alors il se leva en s'appuyant sur le dossier de sa chaise, et déposa un baiser sur la joue de son compagnon.
- Si tu y tiens, on ira faire du shopping ensemble demain, murmura-t-il à un Hizashi cramoisi.
Guimauve de Noël (Naruto - adultes Gaara/Lee NSFW), pour
chonaku55
La voix de Gaara n'est qu'un murmure rauque étouffé par l'oreiller qu'il serre contre sa poitrine :
« Lee... »
Rock Lee est un homme qui ne cède devant personne. Mais comment ne pas succomber à l'irrésistible ? Ils sont en train de faire l'amour et le corps de Gaara est nu sous le sien, complètement abandonné à ses élans de passion. Ils sont moulés l'un contre l'autre comme des statues sculptées dans le même marbre. Rien, à ce moment précis, ne pourrait réussir à les séparer.
Avec un gémissement de désir brut, Lee se réfugie dans le cou de son amant, dissimulant son visage brûlant contre sa peau pâle et satinée.
Les doigts de Gaara viennent se perdre dans ses cheveux brun de Lee, dans un geste fiévreux de plaisir, et un feu ardent se met alors à consumer ce dernier, le forçant à agir afin d'entretenir cette flamme si précieuse. Il plante ses coudes dans le matelas, de chaque côté de Gaara, et entame alors un rythme plus vigoureux entre ses cuisses écartées.
Ses hanches se balancent rapidement d'avant en arrière, culbutant les fesses rondes du rouquin. Sa virilité turgescente se fraye un chemin dans la chair moite, chaude et tendre de son derrière, qui l'accueille avec convoitise, l'aspirant toujours plus fort, plus profondément.
Gaara pousse un cri de pure luxure, crispant sa main contre le crâne de Lee, tête renversée en arrière, le souffle erratique. Il ne dit rien mais sa réaction parle pour lui.
Lee se redresse pour l'embrasser sur l'oreille et y chuchoter quelque chose de doux et d'affectueux. Gaara ouvre des yeux écarquillés qui roulent en arrière. Iouvre la bouche sur des mots silencieux, les lèvres tremblantes d'émotion, avant que Lee ne lui assène un dernier coup de butoir. Le visage de Gaara plonge alors dans l'oreiller où il lâche un hoquet d'extase tandis que Lee redresse la tête en poussant un grognement bestial de jouissance. Ses reins et ses bourses tressaillent à mesure qu'il se vide de sa semence dans l'orifice étroit de son partenaire, ne faisant plus qu'un avec lui au sein de leur orgasme mutuel.
Lorsqu'il retombe, il laisse tout son corps peser sur Gaara. Ce dernier le repousse doucement pour le faire glisser hors de lui et basculer sur le flanc. Le visage rouge et les cheveux en désordre, il sourit faiblement, et pour Lee c'est déjà une victoire. Il lui caresse la joue de sa main bandée, ses phalanges rugueuses contre la peau lisse du rouquin, et il use de ses dernières forces pour se tendre en avant et lui embrasser le front à l'endroit de son tatouage. Il sent Gaara frissonner et il lui rend son sourire en deux fois plus éclatant, pour ensuite se blottir sagement contre lui. L'odeur de Gaara l'enveloppe, un parfum familier de désert et de chaleur, un peu âcre.
Une fois Lee endormi, Gaara inspecte son bras du bout des doigts. Ceux-ci s'arrêtent sur d'anciennes cicatrices que Gaara ne connaît que trop bien pour en avoir été la cause. Mais il ne laisse pas les regrets le bouleverser. Ils sont allés bien au-delà de ça aujourd'hui.
Après quelques instants de rêveries, il les recouvre d'une couverture, en limitant ses mouvements pour ne pas réveiller Lee. Il fourrage dans les cheveux sombres de son amant avec son nez et soupire de bien-être, chassant le reste d'idées noires qui surgissaient dans son esprit. Cette nuit est la leur, une nuit spéciale et magique qui ne peut souffrir d'aucun tourment.
Quand il se rallonge, ses grands yeux clairs détaille amoureusement les traits apaisés de Lee dans l'obscurité de la chambre, et il murmure d'une voix rauque :
« Joyeux Noël à toi aussi. »

Et j'ai reçu :
Buffy | Warren/Andrew | Maladie + Froid, de
flo_nelja
Doctor Who | Simm!Master/Twelve (NSFW) | Chaleur vs froid, de
justpaulinhere
Hunter x Hunter | Gon/Killua | Maladie, de
chonaku55
Harry Potter | Grindelwald/Dumbledore | Réveillon romantique, de
calimera62
Froide promenade (De bons présages - AziCrowley) pour
Les bonnes vieilles habitudes ont la vie dure, et même après avoir (essayé de) empêcher l’apocalypse, Aziraphale aimait se rendre au parc pour nourrir les canards.
Hélas, l’hiver suivant la presque-fin du monde, pas un seul canard n’osa venir se geler les miches sur l’étang qui avait laissé place à une vaste patinoire où les enfants s’amusaient à glisser. Un stand proposant des patins avait été installé juste à côté de son banc préféré.
Crowley savait sans avoir à le regarder qu’il n’était pas seulement déçu, mais aussi vexé d’avoir été en quelque sorte dépossédé de son endroit. Leur endroit, en quelque sorte.
Pour lui ça n’avait pas d’importance. Il y avait beaucoup de lieux où ils pouvaient se promener en devisant sur le Bien et le Mal, et le Entre-les-deux. Mais puisque son ange semblait apprécier celui-ci en particulier, il pouvait se plier à ses exigences. La seule contrainte allait être de convaincre Aziraphale qu’ils pouvaient rester.
« Je parie que les patins à glace était une de tes idées. », grommela l’ange.
- Ne dis pas ça avant d’avoir essayé, fit remarquer Crowley en lui mettant d’autorité une paire dans les mains.
Aziraphale écarquilla les yeux, hébété. Crowley enfila rapidement les siens avec un sourire quasiment moqueur, les yeux soigneusement dissimulés derrière ses lunettes de soleil.
Mais à peine s’élança-t-il que la glace craqua et s’ouvrit sous lui. Les gens autour se mirent à hurler en écartant leurs enfants précipitamment, tandis que l’homme qui tenait le stand se précipitait pour aller le repêcher.
Aziraphale reposa doucement les patins. Non, clairement, il valait mieux qu’ils changent de parcours.
Quand Crowley sortit de l’eau en toussotant, l’eau se mit à fumer et la glace à fondre sous ses doigts. Il s’empressa de quitter la patinoire en grinçant des dents et Aziraphale récupéra le plaid qu’il avait rangé dans sa sacoche de lecture afin d’enrouler le démon dedans.
- Tu t’es encore fait remarquer, nota-t-il avec une légère trace d’ironie.
Crowley ne répondit pas, mais sa moue parlait pour lui.
- Mais au moins je t’ai changé les idées, pas vrai ?, répliqua-t-il de manière inattendue.
Voyant Aziraphale le regarder tout étonné, il en profita pour lui voler un baiser du bout des lèvres. Elles étaient glacées, mais celles d’Azi étaient chaudes et tendres sous les siennes. Cela ne dura que quelques secondes mais Crowley savoura chacune d’entre elles.
Aussitôt qu’il s’écarta, son ange se mit à rougir et Crowley eut un éclat de rire sifflant. Malgré le désagrément, ils s’étaient bien amusés.
Wonder cadeau (De bons présages - AziCrowley), pour
Aziraphale ne savait pas comment réagir et c'était déjà un cadeau en soi. Crowley le fixait par-dessus ses mains croisées sur lesquelles il avait posé son menton, et il attendait.
Le paquet cadeau qui trônait entre eux sur la table semblait n'avoir rien à faire là, pourtant c'était Crowley qui l'avait déposé là en lançant la formule d'usage « Joyeux Noël » à son compagnon.
Ce à quoi Aziraphale avait rétorqué naturellement que Noël était une invention de l'Homme et ne correspondait nullement à la naissance du Christ. Il s'était retourné, abandonnant un moment son étagère de livres, et il avait vu le paquet.
Silencieusement, il avait rejoint Crowley assis à la vieille table qui se trouvait là justement pour leur réunion – depuis qu'Aziraphale avait récupéré cette librairie, beaucoup plus grande que l'ancienne (un vrai labyrinthe), Crowley adorait s'asseoir là et le regarder se perdre dans les rayonnages de sa propre boutique. Puis il avait examiné la chose sous tous les angles pour essayer d'en deviner le contenu. Ce n'était pas un livre, de cela il était sûr et certain. Ça n'en avait ni la forme ni le poids.
« Ouvre-le. », ordonna Crowley sur un ton qui cachait mal son impatience.
L'ange haussa un sourcil sans répliquer, le sarcasme suffisamment évident dans son attitude pour que le démon souffle en levant les yeux au ciel derrière ses lunettes de soleil.
- Allez !, le pressa-t-il en croisant les jambes d'appréhension.
Aziraphale commença par défaire le noeud, puis s'attaqua au scotch pour tenter de le décoller sans abîmer le papier. Crowley siffla entre ses dents, sans que cela ait le moindre effet.
Toutefois, après plusieurs minutes presque aussi longues et douloureuses que le supplice de la goutte, le paquet fut ouvert.
- C'est une « wonderbox », constata Aziraphale en lisant ce qui était inscrit justement sur la boîte.
- C'est ça !, s'exclama Crowley avec un sourire.
- Et...qu'est-ce que c'est ?, marmonna l'ange, regrettant déjà la question.
Le démon s'illumina en se redressant, claquant des mains avec satisfaction.
- A l'intérieur, il y a une offre de trois nuits pour deux, repas compris, dans une dizaine d'endroits tous plus plaisants les uns que les autres.
Aziraphale grimaça :
- C'est à Londres ? Il n'y a pas d'endroits véritablement plaisants à Londres.
Crowley lui prit le coffret des mains et lui montra un petit catalogue avec des photos.
- Tu as plusieurs lieux, il te suffit d'en choisir un et on ira à celui-là. Il suffit d'appeler le numéro indiqué, et tous les frais sont payés – sauf le transport.
- Ça veut dire que je vais devoir monter dans ta voiture ?, grommela l'ange.
Crowley lui prit la main sur la table et le regarda par-dessus ses lunettes, sourire narquois aux lèvres.
- Est-ce que ça signifie que si on prend le train, passer trois nuits avec moi ne te dérangerait pas ?
Cette fois, l'ange rougit. Il avait eu raison de se méfier.
C'était un piège depuis le début.
Hypothermie (Gravity Falls - Fordip NSFW), pour
Les yeux de Dipper s’ouvrirent brusquement lorsqu’il reprit connaissance. Il était nu et enveloppé par des couvertures, ainsi que par une masse inconnue blottie contre son dos. Il eut un mouvement instinctif de recul, mais le bras qui l’enlaçait se resserra convulsivement.
« Tout va bien. »
Les souvenirs affluèrent dans la mémoire du jeune homme : comment la glace avait cédé sous son poids alors qu’il tentait de prendre en photo un banc de selkies, dans un craquement sec assourdissant. La douleur de l’eau glacée qui l’entourait de toute part, lui vidant les poumons, lui arrêtant le coeur. Il avait hurlé dans l’eau, ce qui avait été stupide puisqu’il n’avait fait qu’en avaler davantage.
Et il s’était éteint comme si on avait appuyé sur un interrupteur. Pouf. Plus rien.
L’étreinte de Ford se raffermit, le ramenant brusquement à la réalité.
« Calme-toi. », lui intima l’aventurier. « C’est inutile de paniquer, tout est terminé. »
Dipper essayait d’être courageux, mais son corps se souvenait du froid et de la terreur qui l’avait envahi à ce moment précis où il s’était vu sombrer. Il se mit à trembler.
« Dipper….Dipper ! »
- On-oncle Ford !, gémit le garçon d’une voix mouillée en se retournant pour se blottir contre le torse de son grand-oncle.
Ce dernier prit une profonde inspiration avant de l’enlacer à nouveau, traçant des cercles réconfortants dans son dos à travers les couvertures.
« Tu es en sécurité maintenant. »
Les jambes frémissantes de Dipper s’enroulèrent autour de celles de Ford. Elles étaient fines et légères et Stanford frémit en les sentant s’écarter pour lui. Il tenta d’éloigner les pensées qui lui venaient à l’esprit pour se concentrer sur ce qui était important : la santé de Dipper.
- Je pourrais te faire de la soupe, proposa-t-il à voix basse, comme si tout à coup la situation était devenue plus intime.
C’était difficile de résister à cette bouille adorable aux yeux humides. Dipper se mordilla la lèvre, lèvre que Ford contempla avec le désir violent de l’embrasser. Leur proximité, en dépit des circonstances, étaient excitantes, comme toujours.
- Oncle Ford, je...j’ai besoin de…, balbutia Dipper en rosissant.
Le scientifique craignait et espérait tout à la fois avoir compris ce dont Dipper avait besoin. Il passa une de ses mains sous la couverture et effleura l’intérieur de la cuisse du jeune homme. Ce dernier gémit en se serrant un peu plus contre lui, se frottant vigoureusement contre sa main.
Incapable de se contenir plus longtemps, Ford fit rouler Dipper sur le dos pour lui grimper dessus. Les bras frêles de l’adolescent entourèrent sa nuque et il plongea pour l’embrasser. Sa main souleva la cuisse glabre du garçon pour faire s’enrouler sa jambe autour de sa taille.
Maladroitement, il s’arcquebouta pour essayer d’ouvrir sa ceinture. Il se rendait compte que son empressement était la preuve qu’au fond, la santé de Dipper n’était pas son unique priorité. Il s’en voulait pour cela, mais le désir était trop fort. Il avait cru le perdre et il avait besoin d’asseoir sa possession à nouveau pour les sentir à nouveau en phase.
Et il semblait que Dipper avait le même besoin, donc il ne devrait pas y avoir de problème.
Cela ne l’empêchait pas de culpabiliser, comme à chaque fois.
Sans s’occuper du sexe de Dipper qui durcissait entre eux, Ford abaissa suffisamment son pantalon pour sortir sa verge. Il n’était pas encore entièrement dressé, mais cela ne saurait tarder.
Il blottit son gland entre les fesses rondes et douces du garçon. Sa peau s’était réchauffée, son anus semblait encore un peu tendu – il testa en donnant une petite poussée, rien qui ne tente réellement de le pénétrer, car ils n’avaient pas de lubrifiant à portée de main. Mais la chair à cette endroit était moite et tendre, il saurait y trouver satisfaction.
Prison enneigée (Harry Potter - Grindelwald), pour
Cette nuit-là, quelque chose de grave allait se produire.
Il le sentait, alors même qu’il n’avait aucun contact avec le monde extérieur hormis la vue que lui offrait sa fenêtre – sa prison était dépourvu de gardes, étant donné qu’il avait déjà prouvé à de multiples reprises qu’il pouvait convaincre n’importe quelle créature, mais de nombreux sortilèges très puissants le gardaient scellé dans sa tour, seul avec ses pensées. C’était un châtiment bien plus terrible que la mort d’être enfermé en pleine montagne sans distraction ni compagnie. C’était la raison pour laquelle il ne craignait pas ce qui venait à lui. Il était en paix avec lui-même.
Au début de sa réclusion, il avait fomenté des plans d’évasion et de revanche. Il avait nourri sa haine, crié sa frustration aux murs de pierre impassibles. Cela avait pris du temps, mais il avait fini par se rendre compte de la vacuité de sa colère. Ses sentiments, quels qu’ils soient, n’atteindraient plus ni le monde, ni – ce qui comptait le plus – l’objet de ceux-ci. Il était perdu à jamais, comme l’avait été Merlin dans sa prison d’air, perdu aux yeux de tous, perdu pour ceux qui auraient pu l’écouter. Il n’y avait personne ici à persuader de la justesse de sa cause, personne à manipuler ou à trahir.
Un temps après avoir réalisé cela, il avait sombré dans un désespoir profond qui ne lui ressemblait pas. Mais sans miroir ni pensine, il avait fini par oublier jusqu’à son propre visage et qui il était – ne lui restait plus que sa voix, qui peu à peu s’éteignit. Les années passant sans qu’il puisse jamais savoir exactement combien – il avait rapidement cessé de compter par peur de devenir fou en regardant les traces laissées sur le mur – il s’était muré dans un silence réflexif. Il avait fini par trouver en lui-même des regrets.
Les larmes étaient venues bien après, lorsqu’il avait fait le deuil de sa vie passée, de son identité et de ses rêves. Ses pleurs n’avaient pas été pour lui – les avait-il seulement mérités ? – mais pour tous ceux qu’il avait blessé. Il ressassait ses souvenirs et suppliait pardon dans des murmures incompréhensibles à chaque fantômes lui passant sous les yeux, chaque fois qu’il fermait les paupières. Il avait fait beaucoup de mal, plus qu’il ne pourrait jamais réparer.
De toute façon, il savait que si on le laissait à nouveau sortir, il recommencerait. C’était pourquoi ses supplications ne fonctionnaient pas.
C’était sa nature, et il l’acceptait.
Tout comme il acceptait le destin qui s’offrait à lui. Une forme de rédemption qu’il ne pouvait plus fuir. Il offrirait sa vie pour une cause juste. Il fera la seule bonne chose à faire.
Quand l’intrus pénétra dans le premier champs de force qui protégeait sa prison, le monde se mit à trembler. Grindelwald ne le voyait pas encore approcher, mais il pouvait percevoir sa présence, son aura. Sa force.
La neige éternelle des sommets peuplant son paysage dévala les pentes en avalanches dévastatrices pour essayer d’arrêter l’envahisseur, mais Grindelwald savait par avance que cela n’arrêterait pas l’assaillant.
Son cœur se mit à battre plus fort, plus vite qu’il ne l’avait fait depuis bien longtemps. Il dut s’asseoir sur son tabouret pour ne pas se laisser aspirer par le vertige.
La pièce où il avait vécu toutes ces décennies. Elle était petite et froide. Il n’y avait aucune distraction sur ses murs parfaitement imperméables à la magie ; son mobilier se résumait en une couchette dans un coin, rudimentaire, et un seau qui se vidait quand il en avait besoin, et se remplissait d’eau également quand il en avait besoin – même si au commencement de son emprisonnement, il avait répugné à l’utiliser – ainsi qu’une petite table qui recevait tous les jours sa nourriture – invariablement une pomme, du pain, et une tranche de jambon sec.
Des craquements inhabituels retentirent dans la tour, lui faisant tendre l’oreille.
La nuit était tombée depuis un moment et la seule chose permettant d’éclairer la cellule était l’éclat faible de la lune provenant de sa fenêtre. Il garda néanmoins les yeux rivés sur la porte. Un rai de lumière jaune apparu en dessous, intense et presque chaleureux. Grindelwald avait oublié ce qu’était la chaleur dans cet environnement glacial.
Cette porte avait été martelée, lacérée, violentée, insultée, mais jamais elle n’avait bougé d’un iota durant toutes ces années. Il l’avait longtemps détesté pour cela.
Jusqu’à aujourd’hui.
Doucement, le battant tourna sur ses gonds, qui grincèrent comme les dents d’un condamné. Le prisonnier retînt son souffle. La chair de poule se mit à lui parcourir les bras, hérissant le duvet de sa nuque.
Une silhouette dégingandée armée d’une baguette approcha. La lueur provenant de son sort de Lumos était si intense pour les yeux du prisonnier qu’il fut obligé de se couvrir les yeux.
« Gellert. », prononça son sauveur sur un ton d’une douceur précautionneuse.
Et si Grindelwald avait oublié à quoi il ressemblait lui-même, il n’avait toujours pas oublié cette voix.
Les jambes tremblantes, il se leva. Il s’était promis d’affronter ce qui venait à lui comme un homme.
- Albus, souffla-t-il d’une voix rauque en tendant les mains spontanément vers la lumière dorée.
Une main rencontra les siennes à mi-chemin. C’était le premier contact humain qu’il avait en près de 50 ans. Une vague d'émotions l'envahit, réchauffant tout son être.
Il s’effondra et les bras d’Albus l’entourèrent comme une couverture. C'était sécurisant et réconfortant.
- Je suis désolé, murmura Gellert avec toute la sincérité qu'il pouvait conjurer, avant de perdre connaissance.
Chocolats (My hero academia - Katchan), pour
Il y a des faiblesses que l'on cache et d'autres que l'on porte fièrement comme un badge d'honneur.
Celle de Katsuki concernait le chocolat et restait un secret bien gardé depuis bien longtemps.
Evidemment, devant les autres, devant tout le monde même, Katsuki faisait semblant de détester tout ce qui était sucré, tout ce qui s'approchait un peu trop d'une friandise, ou même d'un plaisir quelconque. Il était sévère à l'extrême, surtout envers lui-même, se privant de ce qu'il aimait le plus par pur orgueil.
Il partageait sa chambre avec Kirishima, aussi, lorsqu'il trouva avant les vacances de Noël, une boîte de chocolat soigneusement entouré d'un ruban noir très sobre posée sur son bureau, il se retînt de hurler tel une sirène d'ambulance. Il se tourna vers son collocataire qui était affalé sur son lit en train de lire un manga, et lui réclama des explications :
« C'est quoi ça ? »
Kirishima leva les yeux, puis haussa les épaules :
- J'en sais rien. C'était là quand je suis arrivé.
Katsuki serra les mâchoires, et d'un geste brusque, balança la boîte dans la corbeille à papier avant de sortir ses affaires pour travailler sur leur prochain examen d'après les vacances.
- Tu devrais apprendre à te détendre un peu, lança Kirishima en retournant tranquillement à sa lecture.
Le blond ne fit pas de commentaire.
La nuit venue, Izuku se leva et se rendit à la salle commune pour se servir un verre d'eau. Il alluma la lumière et sursauta.
Katsuki était assis dans le canapé en train de dévorer goulûment les chocolats qu'il avait récupéré pendant que Kirishima dormait.
Le contour de la bouche couvert de substance marron, il fusilla Izuku du regard et gronda sur un ton menaçant :
- Si tu parles, t'es mort.
Izuku eut un sourire crispé, recula lentement vers l'interrupteur pour éteindre la lumière, et s'en alla.
Il n'avait plus soif.
Visite inattendue (My Hero Academia - Aizawa/Present Mic), pour
La sonnerie du téléphone mit deux minutes entières à ramener Shôta Aizawa parmi les vivants.
Enfin, un de ses bras se dégagea du sac de couchage dans lequel il était emmitouflé, et sa main rampa jusqu'à l'insecte furieux qui vibrait non loin de son oreille – dans l'intention de le faire taire le plus rapidement possible, un sentiment d'urgence à la limite de la panique intimant à Aizawa de se dépêcher avant que le sommeil ne le fuit définitivement.
Toutefois, happé par la curiosité, il ouvrit un œil pour essayer de décoder ce qui était affiché sur l'écran.
Il constata qu'il s'agissait d'un appel, et il en recevait si peu à cette période de l'année – du 24 décembre au 1er janvier – que son pouce appuya sur le bouton d'accès à la communication avant même d'avoir pu y réfléchir.
Dépité par ses réflexes, il grogna d'une voix sombre : « Allô ? »
Il reconnut la voix au bout du fil plus facilement que les lettres inscrites, difficiles à décrypter dans son état de conscience encore altérée.
Il s'assit en se frottant les yeux et répondit à la question posée d'un « Pas envie. » grognon.
La voix se fit plus stridente dans l'appareil, tant et si bien qu'il le recula de son oreille en grimaçant. La pendule indiquait qu'il était trop tard pour accepter les invitations de dernière minute, et son interlocuteur semblait s'en moquer.
« Tu ne vas pas passer le réveillon de Noël tout seul dans ton coin !!! », s'écria l'autre. « Je vais venir pour te tenir compagnie ! »
- J'ouvrirais pas, marmotta Shôta en se grattant le dessous du nez avec son auriculaire.
- Je passerais par la fenêtre !
- Elle est fermée.
- Je te la rembourserais, rétorqua l'indésirable d'un ton presque guilleret.
Shôta allait lui demander ce qu'il entendait par-là, lorsqu'il entendit un bruit de verre cassé dans sa cuisine. Ni une ni deux, il se précipita dans le couloir.
Il trouva Hizashi Yamada, aka Present Mic, debout dans sa cuisine. Un vent glacé passa par la fenêtre brisée, envoyant un frisson sur l'échine de Shôta Aizawa.
- Joyeux Noël !!!!, s'écria Present Mic avec un large sourire.
Shôta ne répondit rien, préférant s'asseoir à table, la fatigue lui tombant sur les épaules. Et puis il ne portait qu'un large t-shirt comme pyjama.
- Joyeux Noël, gronda-t-il avec moins de mauvaise humeur que prévu.
Il fit la moue, avant d'ajouter :
- Il y a de la bière dans le frigo.
- Yeah baby !, s'exclama l'intrus en ouvrant la porte du réfrigérateur. Ah, au fait, c'est pour toi !
Shôta ouvrit des yeux ronds en recevant un petit paquet joliment enrubanné.
- J'ai rien pour toi, répondit-il en défaisant le paquet.
- Je m'en doutais, yo !, gloussa Hizashi en se décapsulant une canette.
Shôta garda les yeux sur lui. Le blond déglutit en évitant son regard, et Shôta devina qu'il était déçu malgré sa fausse assurance du contraire.
Alors il se leva en s'appuyant sur le dossier de sa chaise, et déposa un baiser sur la joue de son compagnon.
- Si tu y tiens, on ira faire du shopping ensemble demain, murmura-t-il à un Hizashi cramoisi.
Guimauve de Noël (Naruto - adultes Gaara/Lee NSFW), pour
La voix de Gaara n'est qu'un murmure rauque étouffé par l'oreiller qu'il serre contre sa poitrine :
« Lee... »
Rock Lee est un homme qui ne cède devant personne. Mais comment ne pas succomber à l'irrésistible ? Ils sont en train de faire l'amour et le corps de Gaara est nu sous le sien, complètement abandonné à ses élans de passion. Ils sont moulés l'un contre l'autre comme des statues sculptées dans le même marbre. Rien, à ce moment précis, ne pourrait réussir à les séparer.
Avec un gémissement de désir brut, Lee se réfugie dans le cou de son amant, dissimulant son visage brûlant contre sa peau pâle et satinée.
Les doigts de Gaara viennent se perdre dans ses cheveux brun de Lee, dans un geste fiévreux de plaisir, et un feu ardent se met alors à consumer ce dernier, le forçant à agir afin d'entretenir cette flamme si précieuse. Il plante ses coudes dans le matelas, de chaque côté de Gaara, et entame alors un rythme plus vigoureux entre ses cuisses écartées.
Ses hanches se balancent rapidement d'avant en arrière, culbutant les fesses rondes du rouquin. Sa virilité turgescente se fraye un chemin dans la chair moite, chaude et tendre de son derrière, qui l'accueille avec convoitise, l'aspirant toujours plus fort, plus profondément.
Gaara pousse un cri de pure luxure, crispant sa main contre le crâne de Lee, tête renversée en arrière, le souffle erratique. Il ne dit rien mais sa réaction parle pour lui.
Lee se redresse pour l'embrasser sur l'oreille et y chuchoter quelque chose de doux et d'affectueux. Gaara ouvre des yeux écarquillés qui roulent en arrière. Iouvre la bouche sur des mots silencieux, les lèvres tremblantes d'émotion, avant que Lee ne lui assène un dernier coup de butoir. Le visage de Gaara plonge alors dans l'oreiller où il lâche un hoquet d'extase tandis que Lee redresse la tête en poussant un grognement bestial de jouissance. Ses reins et ses bourses tressaillent à mesure qu'il se vide de sa semence dans l'orifice étroit de son partenaire, ne faisant plus qu'un avec lui au sein de leur orgasme mutuel.
Lorsqu'il retombe, il laisse tout son corps peser sur Gaara. Ce dernier le repousse doucement pour le faire glisser hors de lui et basculer sur le flanc. Le visage rouge et les cheveux en désordre, il sourit faiblement, et pour Lee c'est déjà une victoire. Il lui caresse la joue de sa main bandée, ses phalanges rugueuses contre la peau lisse du rouquin, et il use de ses dernières forces pour se tendre en avant et lui embrasser le front à l'endroit de son tatouage. Il sent Gaara frissonner et il lui rend son sourire en deux fois plus éclatant, pour ensuite se blottir sagement contre lui. L'odeur de Gaara l'enveloppe, un parfum familier de désert et de chaleur, un peu âcre.
Une fois Lee endormi, Gaara inspecte son bras du bout des doigts. Ceux-ci s'arrêtent sur d'anciennes cicatrices que Gaara ne connaît que trop bien pour en avoir été la cause. Mais il ne laisse pas les regrets le bouleverser. Ils sont allés bien au-delà de ça aujourd'hui.
Après quelques instants de rêveries, il les recouvre d'une couverture, en limitant ses mouvements pour ne pas réveiller Lee. Il fourrage dans les cheveux sombres de son amant avec son nez et soupire de bien-être, chassant le reste d'idées noires qui surgissaient dans son esprit. Cette nuit est la leur, une nuit spéciale et magique qui ne peut souffrir d'aucun tourment.
Quand il se rallonge, ses grands yeux clairs détaille amoureusement les traits apaisés de Lee dans l'obscurité de la chambre, et il murmure d'une voix rauque :
« Joyeux Noël à toi aussi. »

Et j'ai reçu :
Buffy | Warren/Andrew | Maladie + Froid, de
Doctor Who | Simm!Master/Twelve (NSFW) | Chaleur vs froid, de
Hunter x Hunter | Gon/Killua | Maladie, de
Harry Potter | Grindelwald/Dumbledore | Réveillon romantique, de