The Untamed - Rituel d'attachement
Jan. 19th, 2021 09:39 pmTitre : Rituel d'attachement
Fandom : The Untamed
Rating : Explicit (spoiler épisode 25)
Genre : PWP
Personnages : Nie Mingjue/Meng Yao/Lan Xichen
Nombre de mots : 53001
Commentaire : dédiée à Kujaku à qui j'avais promis du porn avec Meng Yao si elle écrivait du Jiang Cheng/Wei Wuxian/Lan Zhan
Lan Xichen était tout sauf convaincu par les arguments de A-Yao.
« Je ne suis pas certain que... »
- Ne vous inquiétez pas Zewu-Jun, déclara Meng Yao en détachant les cheveux de Chifeng-Zun assis en face de lui. C'est tout à fait normal d'avoir des appréhensions, mais nous sommes frères à présent, nous pouvons avoir confiance les uns envers les autres.
Le regard noir que lui adressa Nie Mingjue n'aidait pas exactement à confirmer ses dires, pourtant Meng Yao sourit et se pencha sur Mingjue.
Lan Xichen ressentit un serrement à la poitrine lorsque A-Yao embrassa ce dernier. Au début, la posture de Chifeng-Zun demeura rigide, mais à mesure que A-Yao se faisait plus hardi, glissant ses doigts dans ses longs cheveux pour saisir sa nuque et approfondir leur baiser, la tension dans le corps de Mingjue sembla fondre peu à peu.
Soudain Meng Yao abandonna les lèvres du chef du clan Nie pour se tourner vers Lan Xichen. Il lui tendit la main.
- S'il vous plaît, approchez-vous.
- Je n'ai jamais entendu parler de...ce rituel d'attachement, déclara Lan Xichen en obéissant néanmoins à la requête de A-Yao.
- Moi non plus, gronda Nie Mingjue.
Il avait les joues rouges, les lèvres encore humides. Meng Yao, qui se trouvait littéralement sur ses genoux, le quitta pour rejoindre Xichen, les yeux pétillants.
- C'est une ancienne tradition de la famille Jin, répondit-il en saisissant avec audace le col de Lan Xichen pour le tirer vers lui.
Ce dernier, désarçonné, se pencha en avant et Meng Yao pressa ses lèvres sur les siennes avec une voracité qui surpris le chef du clan Lan.
Derrière lui, Mingjue émit un grognement frustré. Bientôt Meng Yao put sentir ses mains larges autour de sa taille, tandis qu'il venait embrasser sa gorge.
- A-Yao, souffla Xichen entre deux baisers.
La main de Meng Yao sur son col se glissa lentement à l'intérieur de son vêtement et il hoqueta contre sa bouche, décontenancé par l'avidité de Meng Yao. Lui qui avait toujours paru si calme, si maître de lui-même et de ses émotions...
Mais à présent, c'était comme s'il révélait une autre facette de sa personnalité, et Xichen, qui était normalement une personne réfléchie et modérée, se sentait pris par cette frénésie contagieuse. Il devait mobiliser toute son énergie pour ne pas répondre aux avances de Meng Yao avec ardeur – avec tout le désir qu'il avait maintenu sous contrôle jusque-là.
- Je n'ai pas oublié ce que tu as fait, murmura Mingjue en remontant le long de la mâchoire de Meng Yao pour mordiller le lobe de son oreille.
Le corps frêle de Yao frissonna et il se cambra contre le chef de clan Nie, passant un bras en arrière pour toucher son visage. Il se détacha de Lan Xichen pour embrasser Mingjue sur la tempe.
- Je n'ai rien oublié non plus, susurra-t-il avant de laisser sa bouche trouver celle de Mingjue.
Lan Xichen abandonna la lutte pour un temps et ses mains vinrent se poser sur le torse de Meng Yao, défaisant lentement les pans de son vêtement pour dévoiler une seconde robe, qu'il s'empressa de défaire aussi rapidement que la première. Meng Yao ramena ses bras pour les passer dans les manches et ainsi aider Xichen à le dévêtir. Sa peau pâle apparut en-dessous et Xichen osa caresser sa poitrine, effleurant sa clavicule, puis un téton.
Meng Yao sourit puis lâcha un soupir de contentement.
- Zewu-Jun...descendez. Plus bas.
Nie Mingjue prit sévèrement Meng Yao par le menton pour ramener son attention sur lui.
- Tu crois peut-être que nous allons jouer selon tes règles ? Tu crois être celui qui décide ?
- Chifeng-Zun !, intervînt Xichen, qui craignait que Mingjue ne laisse à nouveau parler sa rancoeur et ne blesse A-Yao.
Soudain Mingjue l'attira en avant, se penchant lui-même par-dessus l'épaule de Meng Yao, et embrassa fougueusement Lan Xichen.
Meng Yao émit un hoquet de stupeur, et la main de Mingjue agrippée au col de Xichen cessa de tirer, passant lentement sur sa gorge. Sa poigne autoritaire passant à une caresse tendre bouleversa Xichen tout autant que le baiser – très demandeur mais aussi sensuel, chaleureux. Lan Xichen fondit un peu plus, se pressant un peu plus contre Meng Yao, qui ne restait pas sans rien faire : il commença à défaire la ceinture de Lan Xichen, puis à écarter les pans de ses robes.
Lorsque Mingjue relâcha le chef du clan Lan, ce dernier réfugia son visage écarlate dans le cou de Meng Yao, qui l'accueillit avec douceur.
- Je suis ton frère désormais et je vais prendre soin de toi, souffla-t-il à son oreille.
Tout en lui caressant la nuque, A-Yao faufila une de ses mains sous le tissu et pour la première fois, toucha la peau nue de Xichen.
Le ventre de ce dernier se contracta à ce contact et Meng Yao continua ses caresses.
- Chhh chhhh, tout va bien...tout va bien.
Ses doigts suivirent le chemin de poils qui descendaient depuis le nombril et s'insinuèrent dans le sous-vêtement que portait Lan Xichen.
Celui-ci gémit de manière inintelligible.
- Qu'est-ce que tu fais ?, s'exclama Mingjue, le ton menaçant.
- Rien de mal, murmura Meng Yao, autant pour Mingjue que pour Xichen.
Comme ce dernier ne répondait pas, Meng Yao le renversa lentement en arrière, vers le sol.
Lan Xichen le laissa faire et se coucha sous lui. Yao monta à quatre pattes sur son corps étendu, et il était l'image même de la débauche, avec ses vêtements seulement retenus par sa ceinture.
Xichen tendit une main hésitante et défit la ceinture de Meng Yao, laissant ainsi ses habits retomber au sol et dévoiler entièrement sa nudité.
Il ne portait pas de sous-vêtement.
- Est-ce une autre tradition du clan Jin ?, le nargua Mingjue, qui restait légèrement à l'écart pour observer le spectacle.
- Une simple habitude, répliqua A-Yao. Ne m'en tenez pas rigueur.
Il cambra les reins, offrant pleinement sa croupe à la vue du chef de clan Nie, avant d'embrasser Lan Xichen.
Nie Mingjue contempla les choix qu'il avait : ses sentiments pour Meng Yao restaient contradictoires. Il était en colère, il se méfiait de lui et il ne croyait pas en ses bonnes intentions.
Mais il l'avait toujours aimé, et bien qu'il ait dévoilé une part de sa personnalité que Mingjue ne lui connaissait pas – et qu'il détestait – son affection, ainsi que son désir, ne s'étaient guère éteints.
De plus, s'il n'oubliait pas les méfaits de Meng Yao, il se souvenait également de son sacrifice lors de l'attaque de Wen Chao pour récupérer Xue Yang, et malgré ses réticences, il espérait au fond de lui ramener Meng Yao vers le droit chemin.
Il se redressa pour saisir un flacon que Meng Yao avait posé là sans explication – mais dont Mingjue avait maintenant compris l'utilité.
Il s'enduisit généreusement les doigts et se plaça derrière Meng Yao pour saisir sans hésitation son érection.
Yao lâcha un gémissement contre les lèvres de Xichen, qui écarquilla les yeux, incapable de deviner la cause de ce miaulement – mais il voyait que Mingjue s'était approché, aussi pouvait-il en déduire qu'il faisait quelque chose.
- Que...que se passe-t-il ?, chuchota-t-il, comme si tout à coup, parler à voix haute risquait de les dénoncer.
Meng Yao se mit à sucer une portion de peau dans son cou, la mordillant pour la faire rougir. Sa main retourna entre les jambes de Xichen, sortant son pénis turgescent de sa protection de tissu pour pouvoir y avoir meilleur accès. Comme sa main était sèche, il se contenta de le caresser mollement, s'appliquant à masser ses bourses pour le faire durcir.
La main calleuse de Mingjue, quant à elle, le branlait de plus en plus vigoureusement et Meng Yao avait de plus en plus de mal à refréner les va-et-vient de ses reins. Mingjue comprit sans difficulté ce qu'il désirait et bientôt un doigt visqueux vînt explorer la raie de ses fesses, étalant soigneusement de l'huile autour de son orifice palpitant.
- A-Yao, haleta Xichen. A-Yaoooo....
Il se sentait désarmé, impuissant face à l'ampleur de la passion qui l'enflammait. Dans la position où il était, il ne pouvait rien faire de mieux que d'étreindre Meng Yao, caressant son dos nu, dessinant les angles et les courbes de ses vertèbres, de ses cicatrices et de ses muscles.
Brusquement, Meng Yao poussa un petit cri en se raidissant. Son corps se pressa contre celui de Lan Xichen et il se mit à trembler, le visage caché contre la poitrine du chef de clan Lan.
Mingjue, après de longues minutes de préparation, satisfaisait enfin son envie en pénétrant le jeune homme qui ne cessait de le séduire depuis le début. Il le doigta avec force, sans même lui laisser le temps de s'habituer, enfonçant profondément son index avant de le sortir et de plonger son majeur, alternant ainsi plusieurs fois les deux doigts.
- Chifeng-Zun, qu'est-ce que vous...
- Il aime ça, rétorqua Mingjue pour apaiser les craintes de Lan Xichen.
Et en effet, Meng Yao releva la tête : son expression était un peu crispée mais il souriait, les yeux clos et les joues rouges. Il balbutia :
- Tout va bien Zewu-Jun...
Il était très excité. Son corps ne cessait d'onduler, frottant son érection contre celle de Xichen pendant que Mingjue cherchait sa prostate avec ses doigts. Au bout d'un moment, il la trouva, et alors il s'acharna dessus, provoquant chez Meng Yao des vagues de plaisir à la limite du supportable, et ce dernier faillit supplier qu'il le délivre.
Mais ce n'était pas ainsi qu'ils étaient sensés accomplir le « rituel ».
- A-Yao, appela Xichen.
Yao le regarda et Xichen prit son visage dans ses mains pour l'embrasser.
Meng Yao gémit à nouveau, le cœur serré de gratitude.
Mingjue souffla par le nez, frustré de ne pas pouvoir participer. Il glissa aisément deux doigts dans l'orifice de son partenaire, et de son autre main il entretenait sa propre érection.
Puis alors qu'il venait d'enfiler un troisième doigt, Meng Yao décidé qu'il était prêt et il se redressa.
Il se positionna sur Xichen et saisit sa verge.
- A-Yao, s'inquiéta Xichen en se redressant sur les coudes
Ses cheveux, d'habitude si élégamment coiffés, étaient en désordre, tout comme le reste de son apparence. Ses robes ouvertes laissaient voir son torse viril et musclé, et comme elles avaient glissées, son épaule. Un suçon commençait de se forcer dans son cou, et Mingjue se fit la réflexion que Meng Yao aurait pu choisir un endroit moins visible – mais sans doute l'avait-il fait exprès pour embarrasser Zewu-Jun.
- Nous allons devenir un, murmura Meng Yao, le regard brûlant d'un feu encore inassouvi.
Il plaça ses fesses au-dessus de l'érection de Lan Xichen, et, avec une certaine lenteur, il s'assit dessus, faisant rentrer le sexe dressé dans son orifice lubrifié.
Xichen ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Meng Yao n'eut pas cette retenue et poussa un long geignement, renversant la tête en arrière, contre l'épaule de Mingjue qui était venu le rejoindre.
Celui-ci lui caressa le ventre, effleurant son pénis sans y toucher. Ses bras forts enlaçaient le corps tendu de Meng Yao, l'empêchant de s'effondrer en arrière.
- Oooooh, par la grâce de..., jura enfin Xichen en fermant les paupières.
Meng Yao venait de se crisper sur lui, enserrant sa verge dans un étau moite et chaud.
Le jeune homme du clan Jin guida les mains de Mingjue plus haut, sur son torse, et ce dernier lui pinça les tétons. Meng Yao couina de plaisir et tourna la tête pour l'embrasser.
Xichen agrippa sa taille pour tenter de garder le contrôle sur quelque chose, de garder une emprise. Mais son corps le trahit, ses reins convulsèrent, enfonçant plus en avant sa verge dure dans la chair brûlante et étroite.
Meng Yao s'étrangla et sa bouche quitta celle de Mingjue dans un bruit humide, laissant un fil de salive s'étirer entre eux, et Xichen récupéra son entière attention. Yao posa les deux mains à plat sur la poitrine lisse de Xichen, et il commença de lui-même à s'empaler sur sa verge.
L'une des mains de Xichen se posa sur une des siennes, et il continua de l'observer avec intensité pendant qu'il se mouvait contre lui. Son regard perçant ne laissait pas Meng Yao de marbre, bien au contraire, et il jouit brutalement, parcourut d'un courant électrique partant de l'endroit où ils étaient joints jusqu'à l'arrière de sa nuque.
Il se retira lentement et retomba sur le corps de Xichen.
Ce dernier, bien que n'ayant pas atteint l'orgasme, était satisfait du plaisir qu'il avait donné à A-Yao, et il l'enlaça tendrement.
- A-Yao, est-ce que ça va ?
- Oui, chuchota Meng Yao avec un sourire. Merci Zewu-Jun. C'était...
Il s'interrompit et gémit lorsque les doigts de Nie Mingjue s'enfournèrent à nouveau dans son intimité.
- Tu n'as pas terminé, gronda Mingjue.
Meng Yao se redressa difficilement sur ses coudes, quittant le confort des bras de Lan Xichen.
- Je suis prêt, souffla-t-il en adressant à Xichen un sourire en coin, avant d'ouvrir la bouche pour crier lorsque Mingjue le prit enfin par derrière.
Nie Mingjue n'était pas quelqu'un de lascif. Le plaisir sexuel était loin dans la liste de ses préoccupations, et bien qu'il ait quelques expériences, il n'en faisait pas une recherche assidue. Sa passion allait à la guerre, à la chasse et au maniement de l'épée.
Mais peut-être qu'il pouvait ajouter Meng Yao au nombre de ses obsessions. Il y avait pensé depuis son départ sans beaucoup d'interruption. Yao n'avait donné aucune nouvelle, et même si Mingjue comprenait qu'il n'en ait pas reçu, lorsqu'il avait appris que le jeune homme n'était pas retourné auprès du clan Jin, il avait craint qu'il ne lui soit arrivé quelque chose de tragique.
Il n'avait jamais cessé d'y penser jusqu'à ce qu'ils se revoient.
Meng Yao était différent alors. Il n'était plus celui qu'il avait connu.
Ou bien l'était-il encore ? Peut-être que c'était Mingjue qui n'avait pas su vraiment le regarder. Peut-être qu'il avait toujours été ainsi, mais qu'il ne lui avait pas permis de s'exprimer librement, et que c'était la raison pour laquelle il avait été si choqué par le meurtre de Meng Yao.
Cela ne correspondait pas à l'image qu'il avait de lui. Mais peut-être que cette image était parcellaire et que Meng Yao était plus complexe que ce qu'il croyait au début.
Le regard de Meng Yao s'assombrit et Lan Xichen frissonna en contemplant avec fascination la disparition de son sourire à mesure qu'il tentait de se concentrer pour onduler des reins et ainsi tenter son second amant à bouger en lui. A-Yao était réellement sans gêne et Xichen avait l'impression de le redécouvrir. Il avait craint que leur différence ne creuse un fossé entre eux, mais il réalisait qu'il n'en avait que faire : Meng Yao restait une personne très chère au cœur de Lan Xichen, et il continuerait de le soutenir contre vents et marées.
Mingjue serra les dents en sentant le plaisir monter et resserra sa prise sur la taille de Meng Yao. Ce dernier jouait avec ses nerfs, s'empalant de lui-même sur son érection et contractant les muscles de son orifice sur son membre.
Il lui asséna un violent coup de rein en réponse, et Meng Yao poussa un long gémissement de plaisir, obscène et séducteur, qui fit perdre momentanément ses sens au chef de clan Nie. Il se figea une minute, avant d'entamer un rythme lui permettant de s'enfoncer de plus en plus profondément dans le derrière charnu de son amant. Ce dernier adressa à Xichen un sourire carnassier avant de se passer la langue sur les lèvres et de gémir à nouveau, langoureusement, afin d'enflammer le désir de Mingjue. Ce dernier, fiévreux, le besogna avec tant d'ardeur que bientôt les geignements de Meng Yao furent couvert par le bruit furieux de leurs cuisses entrant en collision.
Lan Xichen sentit son érection se ranimer peu à peu en contemplant la déchéance de A-Yao, perdu dans son plaisir. C'était un spectacle indécent dont le chef de clan Lan n'avait guère l'habitude. Il n'était pas coutumier des maisons closes et autres lieux de plaisir, aussi l'attitude de Meng Yao lui était étrangère. Il la trouvait licencieuse, et pourtant une part de lui l'admirait, car en dépit de son inconvenance, Meng Yao était plus beau que jamais, son corps souple, fin et pâle donnait à Xichen de drôle d'envies, ses yeux étaient des océans d'étoiles, ses lèvres rougies d'être embrassées appelaient davantage aux baisers, et ses longs cheveux noirs pendant de chaque côté sur ses épaules comme de la soie liquide accentuaient la délicatesse de ses traits, la fossette délicieuse de sa joue. Xichen désirait rien de moins que d'embrasser avec tendresse ce visage, et parcourir de sa langue les recoins les plus secrets de son anatomie discrète mais non moins délectable.
Meng Yao ferma les yeux en répétant « Chifeng-Zun » d'une voix de plus en plus aiguë jusqu'à ce que ce dernier jouisse en lui. Meng Yao tressauta en sentant l'orgasme de son partenaire le remplir, et celui-ci le libéra presque aussitôt, relâchant son emprise pour se laisser retomber en arrière, sur ses talons.
Le jeune Meng Yao, quant à lui, roula sur le flanc, quittant le corps de Xichen pour s'allonger près de lui. Le chef de clan Lan tourna la tête pour le regarder et Meng Yao, troublé par la douceur qu'il pouvait lire sans son regard, l'embrassa tout en glissant une main entre ses propres cuisses.
Mingjue lui donna une claque sur le mollet.
- N'as-tu donc aucune décence ?
Alors que Meng Yao lui jetait un regard offensé, Mingjue se rapprocha à quatre pattes et surplomba Xichen qui, ne s'y attendant pas, garda un silence raisonnable en tournant son attention sur lui.
- Le rituel d'attachement n'est pas finalisé, murmura Mingjue.
Il caressa lentement la joue de Zewu-Jun. Sa main était bouillante contre la peau à peine tiède de Lan Xichen.
- Inutile de te retenir, souffla Nie Mingjue.
- Ce n'est...pas aussi simple, répliqua doucement Xichen en fermant les yeux.
Il ne s'était encore jamais laissé complètement aller au plaisir et il en avait peur. Tout son être reposait sur sa pratique des règles de son clan, les abandonner signifiait renoncer à ce qu'il était. Il n'en était tout bonnement pas capable, c'était pire qu'une infamie à ses yeux.
Une trahison.
- Ce n'est pas....ce n'est pas ce que je suis, dit-il en rouvrant les paupières.
Le visage grave de Nie Mingjue l'observa avec sérieux.
- Tu es un homme, et tous les hommes ont des désirs. Ils s'expriment juste différemment d'une personne à une autre, déclara sagement Mingjue. Quels sont tes désirs, Xichen ?
Lan Xichen frémit. Il contempla longuement Mingjue, avant de tourner la tête vers Meng Yao qui les observait, allongé sur le flanc et le sourire aux lèvres. Il y avait une lueur de défi dans son regard, comme s'il demandait à Xichen s'il allait oser accomplir leur rituel jusqu'au bout.
Il se redressa légèrement et embrassa Mingjue chastement. Ce dernier l'enlaça et ils se couchèrent l'un sur l'autre afin d'échanger des baisers languides, à la fois doux et presque pudiques.
Xichen remonta l'un de ses genoux contre la hanche de Mingjue et ce dernier plaça une main sous sa cuisse désormais nue – ses robes ayant été écartées précédemment par Meng Yao. Le geste était tendancieux mais Lan Xichen commençait d'apprécier les précautions avec lesquelles Mingjue le traitait, la tendresse virile de ses gestes, à la fois rudes et pondérés. Il faisait attention de ne pas l'écraser sous son poids, il ne lui imposait aucune contrainte, il le laissait libre de ses mouvements. Xichen était de plus en plus attiré par cette marque de contrôle lui laissant la possibilité de laisser un peu du sien sans crainte.
Il pouvait également sentir l'érection de son partenaire s'appesantir contre son ventre nu et frotter sur sa peau. Cela voulait dire que Nie Mingjue n'était pas indifférent non plus à la situation.
C'était rassurant, d'une certaine façon, ainsi il pouvait se permettre lui aussi d'être excité.
A côté d'eux, Meng Yao se sentait exclu. De son point de vue, ils avaient l'air en parfaite harmonie : si Lan Xichen avait paru réticent au début, il semblait que le charme énergique de Chifeng-Zun avait fini par le convaincre d'ouvrir les cuisses, et il était à présent nu et ondulant comme une chatte en chaleur contre Nie Mingjue, qui, apparemment, s'était vite remis de son premier orgasme, dont Meng Yao sentait encore les conséquences couler dans la raie de ses fesses et à l'arrière de son scrotum.
Les bras finement musclés de Lan Xichen entouraient fiévreusement Mingjue, le serrant contre lui avec enthousiasme tandis qu'il tentait de satisfaire son érection grandissante. Meng Yao pouvait la voir parfois, se frotter contre le tissu de la robe de Nie Mingjue.
Ce dernier était bien plus tendre avec Xichen qu'il ne l'avait été avec Meng Yao. Ce dernier était jaloux. Il avait aimé être traité rudement, il y avait même pris grand plaisir, mais les voir ainsi partager une telle tendresse, presque amoureuse, lui restait en travers de la gorge.
Alors il se pressa contre eux et attaqua Xichen à l'oreille, glissant sa langue dans le creux de celle-ci.
La réaction qu'il attendait ne se fit guère attendre : Lan Xichen tressaillit violemment, comme si on avait appuyé sur un point particulièrement sensible – et c'était le cas, Meng Yao était un expert dans ces choses-là – en lâchant un petit couinement qu'il réprima aussitôt, le rouge aux joues.
Meng Yao, très content de lui, émit un petit rire et ignora le regard furieux de Mingjue, profitant qu'il s'était suffisamment écarté pour embrasser à son tour les lèvres humides de Lan Xichen.
A son grand étonnement, Mingjue encadra tendrement son visage d'une main et l'embrassa sur l'oreille. Yao ne put s'empêcher de gémir contre la bouche de Xichen.
- Je veux expérimenter ce que A-Yao a eut, murmura brusquement Lan Xichen.
Ses deux amants se figèrent, totalement pris au dépourvu par sa requête.
- Comment ça ?, interrogea Meng Yao, stupéfait.
Xichen le regarda avec affection et gentillesse, avec cet air qui avait irrémédiablement condamné le cœur de Meng Yao à souffrir toute sa vie pour le désir d'une homme avec qui il serait toujours incapable de maintenir une relation – parce qu'il y avait trop de mensonges entre eux dont Xichen ignorait l'existence, parce qu'il y avait trop de barrières, trop de règles infranchissables, trop de méchancetés chuchotées dans les couloirs auxquelles Meng Yao ne voulait pas soumettre le pur Zewu-Jun.
- Je veux que Chifeng-Zun me pénètre et me fasse connaître cette jouissance inouïe que j'ai vu chez A-Yao, explicita promptement Lan Xichen sans la moindre hésitation.
A-Yao écarquilla les yeux, hébété par cette révélation. Nie Mingjue, en revanche, esquissa un sourire avant de récupérer le petit flacon d'huile qu'il avait utilisé pour Meng Yao.
Tandis que ce dernier s'occupait de distraire Xichen avec ses baisers et sa main le branlant doucement, Mingjue s'évertua diligemment à préparer son orifice. Au commencement, il était tendu et presque rigide sous ses doigts, mais peu à peu, le chef de clan Nie le sentit s'ouvrir de lui-même, et il put l'échauffer rapidement.
La tâche aurait pu être fastidieuse si elle n'était pas aussi excitante. D'une part, d'observer Meng Yao et Lan Xichen, deux hommes à la beauté délicate, s'embrasser et se caresser, était une vision en soi, mais d'autre part, il s'agissait de Lan Xichen, le chef du clan Lan, célèbre pour sa retenue, pour son caractère à l'image d'un lac tranquille dont la surface n'était jamais troublé.
Il avait les jambes écartées et repliées pour laisser à Mingjue l'accès, le pénis durci dans la main de Meng Yao, le corps nu et offert au regard de ses deux amants. En dépit de tous ses interdits moraux, Lan Xichen était abandonné à ses caresses intimes, et il pouvait sentir sur ses doigts les contractions vulnérables de sa chair la plus tendre, la plus fragile.
L'idée de bientôt le pénétrer faisait gonfler son membre jusqu'à une limite douloureuse.
Malgré son âge, il était certaines expériences que Xichen n'avait pas vécu. Il ne regrettait pas certains de ses choix, convaincu que ne pas connaître autant de plaisirs que les autres lui assurait un statut plus vertueux.
Mais en définitive, qu'est-ce que cela lui apportait de plus ?
Il sentit enfin Mingjue retirer ses doigts et ce dernier le repositionna, l'attirant vers lui en prenant ses cuisses dans ses bras. Il tassa les robes sous les reins de Xichen pour que celui-ci soit un peu surélevé, et Xichen s'agita, à la fois pris d'appréhension et de malaise.Mingjue lui caressa les genoux pour tenter de le calmer, et Meng Yao lui caressa les contours du visage de ses mains soyeuses.
- Ça va aller, déclara-t-il paisiblement en lui touchant les cheveux.
Xichen le fixa, et il continua de le fixer lorsque le chef de clan Nie poussa son gland à l'intérieur de son orifice anal. Il ouvrit la bouge, choqué par l'acte et la sensation d'étirement, sans émettre le moindre son. Son esprit n'était que crépitements électriques qui se répandaient le long de son échine courbée.
Le mouvement entre ses jambes fut très lent, cependant, au bout de quelques minutes, Xichen put sentir les bourses chaudes et moites de Nie Mingjue contre ses fesses, son pénis dorénavant complètement rentré en lui.
Mingjue était essoufflé, non pas par l'effort, mais la montée du plaisir, qu'il tentait de retenir plutôt que de le poursuivre. Il voulait aller lentement et ce n'était pas chose aisée lorsqu'il se sentait littéralement aspiré à l'intérieur par le muscle étroit, comme trop avide de l'avaler tout entier.
Meng Yao reprit sa masturbation en contemplant l'expression dévastée de Xichen, entre culpabilité, extase et une pointe de douleur. La corruption et l'innocence dans cette image le mettait dans un état second, car il en était en partie la cause.
Il s'écarta pour plus de liberté de mouvement, abandonnant pour un temps Xichen pour trouver son propre plaisir solitaire. Il ferma les yeux, à genoux et la main entre les cuisses, un coude sur le sol et des gémissements s'échappant sans pudeur de sa gorge. Il savait la décadence qu'il affichait mais il n'y avait aucune raison de faire semblant devant ses frères après tout.
Soudain la main de Xichen vînt se joindre à la sienne et Meng Yao rouvrit brusquement les yeux, surpris. Xichen plaqua sa bouche sur la sienne pour un baiser enflammé qui ne lui ressemblait pas, et avant que Yao ait pu dire quoique ce soit, il plongea entre ses jambes.
La caresse de sa langue était timide, mais si inattendue que Meng Yao faillit jouir sur le champs. Mingjue interrompit brièvement ses mouvements de balanciers lents pour les observer, subjugué par la vue.
Xichen, les paupières closes pour dissimuler une partie de sa honte, écarta les doigts de Meng Yao et lécha la verge dressée, provoquant des secousses de plaisir chez le plus jeune de ses amants.
A ce moment-là, les pensées de Lan Xichen étaient uniquement hantées par le besoin de bien faire, d'apporter satisfaction à ceux qui lui offraient tant, et de valider leur rituel, en tant que frères, de s'attacher à eux. Il voulait particulièrement ce lien avec Meng Yao, et c'était pourquoi il avait pris cette initiative - qui ne semblait pas déplaire, heureusement.
Mingjue avait toutes les peines du monde à ne pas craquer devant une vision aussi lascive. C'était pour lui aussi la première fois qu'il se trouvait dans une situation orgiaque, et la facilité avec laquelle Meng Yao avait glissé dans ce rôle lui laissait d'ailleurs quelques soupçons qu'il n'osait évoquer à voix haute mais qui encombraient son cœur.La langue de Lan Xichen s'enroula lentement autour de la hampe, et il leva les yeux vers A-Yao, posant ses lèvres grandes-ouvertes sur le gland rougi et suintant. Il gémit, parce que Mingjue s'était remis à bouger, enfonçant aussi doucement que possible son pénis tendu dans son orifice sensible, ouvrant les chemins les plus intimes de son être.Meng Yao lâcha un miaulement qui dériva vers le sanglot lorsque la bouche de Xichen l'aspira lentement à l'intérieur, ses paupières se fermant pour le laisser se concentrer sur sa tâche, ramenant sa langue en laissant une trainée humide sur la peau de son amant.
Soudain la verge plantée en lui effleura quelque chose au fond de lui dont il ignorait l'existence, mais qui instantanément lui fit oublier ce qu'il était en train de faire. Il resta figé, le sexe de Meng Yao dans la bouche, à examiner en lui-même cette sensation, tandis que Mingjue, qui avait reconnu sa réaction, taquinait sans cesse ce point précis pour permettre à Xichen de s'y habituer progressivement.
Il gémit, et la vibration se répercuta dans la verge qu'il tenait en bouche, laissant Meng Yao lui faire écho.
Mingjue saisit brutalement Meng Yao par la nuque, et ce dernier, qui était loin de s'y attendre, n'eut pas le temps de réagir - Lan Xichen, quant à lui, était trop perdu en lui-même pour faire quoique ce soit. Il ne restait plus que le chef du clan Nie pour prendre les choses en main et il le fit en embrassant ardemment le plus jeune d'entre eux, les doigts fermement plantés dans ses longs cheveux noirs et satinés.
Meng Yao geignit à nouveau, la surprise et la rudesse du geste s'accompagnant d'une sensualité qui le faisait fondre. L'une de ses mains se posa sur le torse - encore vêtu - de Mingjue, tandis que l'autre demeurait sur la tête soyeuse de Xichen.
Il lâcha un peu de sperme - juste de quoi sortir Lan Xichen de sa transe et de s'écarter vivement. Mingjue prit cela comme un signe et accéléra la cadence, ne laissant guère le temps au chef de clan Lan de reprendre contenance ou même de s'essuyer la bouche. Il commença de le besogner avec plus de vigueur, bousculant Xichen qui sentit soudain un raz-de-marée sensationnel menacer de le submerger. Il pressa sa main sur sa bouche, étouffant les cris qui pouvaient à tout moment lui échapper. Il sentait la vague approcher, refluer, se rapprocher davantage, puis lui échapper, et tout à coup, elle le frappa de plein fouet. Sa main retomba et il poussa un râle de satisfaction, les yeux clos, révulsés sous ses paupières. Il jouit avec une force impressionnante, sans émettre de semence.
Son corps nu convulsa faiblement sous l'invasion du plaisir, et Mingjue, subjugué, retomba sur lui, se retenant sur ses mains, pour le besogner plus vite, plus rudement, emporté par une passion soudaine, un désir de jouir de lui exactement dans cet état, avec son orifice étroitement resserré, ses chairs qui se contractaient autour de son pénis rigide. Xichen couina - d'inconfort, un peu, de restant de plaisir - mais bientôt Mingjue l'embrassa et il éjacula à son tour dans un bruyant brame.
Meng Yao gémit de frustration et se masturba frénétiquement au-dessus d'eux, éclatant dans sa main humide de la salive de Xichen.
Mingjue, bien évidemment, fut le premier à reprendre ses esprits et se dégagea. Il ne dit rien en rangeant son sexe et en réajustant ses robes, avant de saisir une serviette pour s'essuyer les mains.
Xichen se rassit péniblement, en grimaçant et Nie Mingjue lui tendit la serviette.
- Merci, déclara Xichen, incapable de faire la révérence dans son état.
Alors Mingjue lui adressa un sourire en coin, et dit avec une pointe d'humour :
- Au plaisir.
Le visage de Xichen s'embrasa tandis que Meng Yao s'effondrait près de lui, épuisé par toutes ces activités.
Fandom : The Untamed
Rating : Explicit (spoiler épisode 25)
Genre : PWP
Personnages : Nie Mingjue/Meng Yao/Lan Xichen
Nombre de mots : 53001
Commentaire : dédiée à Kujaku à qui j'avais promis du porn avec Meng Yao si elle écrivait du Jiang Cheng/Wei Wuxian/Lan Zhan
Lan Xichen était tout sauf convaincu par les arguments de A-Yao.
« Je ne suis pas certain que... »
- Ne vous inquiétez pas Zewu-Jun, déclara Meng Yao en détachant les cheveux de Chifeng-Zun assis en face de lui. C'est tout à fait normal d'avoir des appréhensions, mais nous sommes frères à présent, nous pouvons avoir confiance les uns envers les autres.
Le regard noir que lui adressa Nie Mingjue n'aidait pas exactement à confirmer ses dires, pourtant Meng Yao sourit et se pencha sur Mingjue.
Lan Xichen ressentit un serrement à la poitrine lorsque A-Yao embrassa ce dernier. Au début, la posture de Chifeng-Zun demeura rigide, mais à mesure que A-Yao se faisait plus hardi, glissant ses doigts dans ses longs cheveux pour saisir sa nuque et approfondir leur baiser, la tension dans le corps de Mingjue sembla fondre peu à peu.
Soudain Meng Yao abandonna les lèvres du chef du clan Nie pour se tourner vers Lan Xichen. Il lui tendit la main.
- S'il vous plaît, approchez-vous.
- Je n'ai jamais entendu parler de...ce rituel d'attachement, déclara Lan Xichen en obéissant néanmoins à la requête de A-Yao.
- Moi non plus, gronda Nie Mingjue.
Il avait les joues rouges, les lèvres encore humides. Meng Yao, qui se trouvait littéralement sur ses genoux, le quitta pour rejoindre Xichen, les yeux pétillants.
- C'est une ancienne tradition de la famille Jin, répondit-il en saisissant avec audace le col de Lan Xichen pour le tirer vers lui.
Ce dernier, désarçonné, se pencha en avant et Meng Yao pressa ses lèvres sur les siennes avec une voracité qui surpris le chef du clan Lan.
Derrière lui, Mingjue émit un grognement frustré. Bientôt Meng Yao put sentir ses mains larges autour de sa taille, tandis qu'il venait embrasser sa gorge.
- A-Yao, souffla Xichen entre deux baisers.
La main de Meng Yao sur son col se glissa lentement à l'intérieur de son vêtement et il hoqueta contre sa bouche, décontenancé par l'avidité de Meng Yao. Lui qui avait toujours paru si calme, si maître de lui-même et de ses émotions...
Mais à présent, c'était comme s'il révélait une autre facette de sa personnalité, et Xichen, qui était normalement une personne réfléchie et modérée, se sentait pris par cette frénésie contagieuse. Il devait mobiliser toute son énergie pour ne pas répondre aux avances de Meng Yao avec ardeur – avec tout le désir qu'il avait maintenu sous contrôle jusque-là.
- Je n'ai pas oublié ce que tu as fait, murmura Mingjue en remontant le long de la mâchoire de Meng Yao pour mordiller le lobe de son oreille.
Le corps frêle de Yao frissonna et il se cambra contre le chef de clan Nie, passant un bras en arrière pour toucher son visage. Il se détacha de Lan Xichen pour embrasser Mingjue sur la tempe.
- Je n'ai rien oublié non plus, susurra-t-il avant de laisser sa bouche trouver celle de Mingjue.
Lan Xichen abandonna la lutte pour un temps et ses mains vinrent se poser sur le torse de Meng Yao, défaisant lentement les pans de son vêtement pour dévoiler une seconde robe, qu'il s'empressa de défaire aussi rapidement que la première. Meng Yao ramena ses bras pour les passer dans les manches et ainsi aider Xichen à le dévêtir. Sa peau pâle apparut en-dessous et Xichen osa caresser sa poitrine, effleurant sa clavicule, puis un téton.
Meng Yao sourit puis lâcha un soupir de contentement.
- Zewu-Jun...descendez. Plus bas.
Nie Mingjue prit sévèrement Meng Yao par le menton pour ramener son attention sur lui.
- Tu crois peut-être que nous allons jouer selon tes règles ? Tu crois être celui qui décide ?
- Chifeng-Zun !, intervînt Xichen, qui craignait que Mingjue ne laisse à nouveau parler sa rancoeur et ne blesse A-Yao.
Soudain Mingjue l'attira en avant, se penchant lui-même par-dessus l'épaule de Meng Yao, et embrassa fougueusement Lan Xichen.
Meng Yao émit un hoquet de stupeur, et la main de Mingjue agrippée au col de Xichen cessa de tirer, passant lentement sur sa gorge. Sa poigne autoritaire passant à une caresse tendre bouleversa Xichen tout autant que le baiser – très demandeur mais aussi sensuel, chaleureux. Lan Xichen fondit un peu plus, se pressant un peu plus contre Meng Yao, qui ne restait pas sans rien faire : il commença à défaire la ceinture de Lan Xichen, puis à écarter les pans de ses robes.
Lorsque Mingjue relâcha le chef du clan Lan, ce dernier réfugia son visage écarlate dans le cou de Meng Yao, qui l'accueillit avec douceur.
- Je suis ton frère désormais et je vais prendre soin de toi, souffla-t-il à son oreille.
Tout en lui caressant la nuque, A-Yao faufila une de ses mains sous le tissu et pour la première fois, toucha la peau nue de Xichen.
Le ventre de ce dernier se contracta à ce contact et Meng Yao continua ses caresses.
- Chhh chhhh, tout va bien...tout va bien.
Ses doigts suivirent le chemin de poils qui descendaient depuis le nombril et s'insinuèrent dans le sous-vêtement que portait Lan Xichen.
Celui-ci gémit de manière inintelligible.
- Qu'est-ce que tu fais ?, s'exclama Mingjue, le ton menaçant.
- Rien de mal, murmura Meng Yao, autant pour Mingjue que pour Xichen.
Comme ce dernier ne répondait pas, Meng Yao le renversa lentement en arrière, vers le sol.
Lan Xichen le laissa faire et se coucha sous lui. Yao monta à quatre pattes sur son corps étendu, et il était l'image même de la débauche, avec ses vêtements seulement retenus par sa ceinture.
Xichen tendit une main hésitante et défit la ceinture de Meng Yao, laissant ainsi ses habits retomber au sol et dévoiler entièrement sa nudité.
Il ne portait pas de sous-vêtement.
- Est-ce une autre tradition du clan Jin ?, le nargua Mingjue, qui restait légèrement à l'écart pour observer le spectacle.
- Une simple habitude, répliqua A-Yao. Ne m'en tenez pas rigueur.
Il cambra les reins, offrant pleinement sa croupe à la vue du chef de clan Nie, avant d'embrasser Lan Xichen.
Nie Mingjue contempla les choix qu'il avait : ses sentiments pour Meng Yao restaient contradictoires. Il était en colère, il se méfiait de lui et il ne croyait pas en ses bonnes intentions.
Mais il l'avait toujours aimé, et bien qu'il ait dévoilé une part de sa personnalité que Mingjue ne lui connaissait pas – et qu'il détestait – son affection, ainsi que son désir, ne s'étaient guère éteints.
De plus, s'il n'oubliait pas les méfaits de Meng Yao, il se souvenait également de son sacrifice lors de l'attaque de Wen Chao pour récupérer Xue Yang, et malgré ses réticences, il espérait au fond de lui ramener Meng Yao vers le droit chemin.
Il se redressa pour saisir un flacon que Meng Yao avait posé là sans explication – mais dont Mingjue avait maintenant compris l'utilité.
Il s'enduisit généreusement les doigts et se plaça derrière Meng Yao pour saisir sans hésitation son érection.
Yao lâcha un gémissement contre les lèvres de Xichen, qui écarquilla les yeux, incapable de deviner la cause de ce miaulement – mais il voyait que Mingjue s'était approché, aussi pouvait-il en déduire qu'il faisait quelque chose.
- Que...que se passe-t-il ?, chuchota-t-il, comme si tout à coup, parler à voix haute risquait de les dénoncer.
Meng Yao se mit à sucer une portion de peau dans son cou, la mordillant pour la faire rougir. Sa main retourna entre les jambes de Xichen, sortant son pénis turgescent de sa protection de tissu pour pouvoir y avoir meilleur accès. Comme sa main était sèche, il se contenta de le caresser mollement, s'appliquant à masser ses bourses pour le faire durcir.
La main calleuse de Mingjue, quant à elle, le branlait de plus en plus vigoureusement et Meng Yao avait de plus en plus de mal à refréner les va-et-vient de ses reins. Mingjue comprit sans difficulté ce qu'il désirait et bientôt un doigt visqueux vînt explorer la raie de ses fesses, étalant soigneusement de l'huile autour de son orifice palpitant.
- A-Yao, haleta Xichen. A-Yaoooo....
Il se sentait désarmé, impuissant face à l'ampleur de la passion qui l'enflammait. Dans la position où il était, il ne pouvait rien faire de mieux que d'étreindre Meng Yao, caressant son dos nu, dessinant les angles et les courbes de ses vertèbres, de ses cicatrices et de ses muscles.
Brusquement, Meng Yao poussa un petit cri en se raidissant. Son corps se pressa contre celui de Lan Xichen et il se mit à trembler, le visage caché contre la poitrine du chef de clan Lan.
Mingjue, après de longues minutes de préparation, satisfaisait enfin son envie en pénétrant le jeune homme qui ne cessait de le séduire depuis le début. Il le doigta avec force, sans même lui laisser le temps de s'habituer, enfonçant profondément son index avant de le sortir et de plonger son majeur, alternant ainsi plusieurs fois les deux doigts.
- Chifeng-Zun, qu'est-ce que vous...
- Il aime ça, rétorqua Mingjue pour apaiser les craintes de Lan Xichen.
Et en effet, Meng Yao releva la tête : son expression était un peu crispée mais il souriait, les yeux clos et les joues rouges. Il balbutia :
- Tout va bien Zewu-Jun...
Il était très excité. Son corps ne cessait d'onduler, frottant son érection contre celle de Xichen pendant que Mingjue cherchait sa prostate avec ses doigts. Au bout d'un moment, il la trouva, et alors il s'acharna dessus, provoquant chez Meng Yao des vagues de plaisir à la limite du supportable, et ce dernier faillit supplier qu'il le délivre.
Mais ce n'était pas ainsi qu'ils étaient sensés accomplir le « rituel ».
- A-Yao, appela Xichen.
Yao le regarda et Xichen prit son visage dans ses mains pour l'embrasser.
Meng Yao gémit à nouveau, le cœur serré de gratitude.
Mingjue souffla par le nez, frustré de ne pas pouvoir participer. Il glissa aisément deux doigts dans l'orifice de son partenaire, et de son autre main il entretenait sa propre érection.
Puis alors qu'il venait d'enfiler un troisième doigt, Meng Yao décidé qu'il était prêt et il se redressa.
Il se positionna sur Xichen et saisit sa verge.
- A-Yao, s'inquiéta Xichen en se redressant sur les coudes
Ses cheveux, d'habitude si élégamment coiffés, étaient en désordre, tout comme le reste de son apparence. Ses robes ouvertes laissaient voir son torse viril et musclé, et comme elles avaient glissées, son épaule. Un suçon commençait de se forcer dans son cou, et Mingjue se fit la réflexion que Meng Yao aurait pu choisir un endroit moins visible – mais sans doute l'avait-il fait exprès pour embarrasser Zewu-Jun.
- Nous allons devenir un, murmura Meng Yao, le regard brûlant d'un feu encore inassouvi.
Il plaça ses fesses au-dessus de l'érection de Lan Xichen, et, avec une certaine lenteur, il s'assit dessus, faisant rentrer le sexe dressé dans son orifice lubrifié.
Xichen ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Meng Yao n'eut pas cette retenue et poussa un long geignement, renversant la tête en arrière, contre l'épaule de Mingjue qui était venu le rejoindre.
Celui-ci lui caressa le ventre, effleurant son pénis sans y toucher. Ses bras forts enlaçaient le corps tendu de Meng Yao, l'empêchant de s'effondrer en arrière.
- Oooooh, par la grâce de..., jura enfin Xichen en fermant les paupières.
Meng Yao venait de se crisper sur lui, enserrant sa verge dans un étau moite et chaud.
Le jeune homme du clan Jin guida les mains de Mingjue plus haut, sur son torse, et ce dernier lui pinça les tétons. Meng Yao couina de plaisir et tourna la tête pour l'embrasser.
Xichen agrippa sa taille pour tenter de garder le contrôle sur quelque chose, de garder une emprise. Mais son corps le trahit, ses reins convulsèrent, enfonçant plus en avant sa verge dure dans la chair brûlante et étroite.
Meng Yao s'étrangla et sa bouche quitta celle de Mingjue dans un bruit humide, laissant un fil de salive s'étirer entre eux, et Xichen récupéra son entière attention. Yao posa les deux mains à plat sur la poitrine lisse de Xichen, et il commença de lui-même à s'empaler sur sa verge.
L'une des mains de Xichen se posa sur une des siennes, et il continua de l'observer avec intensité pendant qu'il se mouvait contre lui. Son regard perçant ne laissait pas Meng Yao de marbre, bien au contraire, et il jouit brutalement, parcourut d'un courant électrique partant de l'endroit où ils étaient joints jusqu'à l'arrière de sa nuque.
Il se retira lentement et retomba sur le corps de Xichen.
Ce dernier, bien que n'ayant pas atteint l'orgasme, était satisfait du plaisir qu'il avait donné à A-Yao, et il l'enlaça tendrement.
- A-Yao, est-ce que ça va ?
- Oui, chuchota Meng Yao avec un sourire. Merci Zewu-Jun. C'était...
Il s'interrompit et gémit lorsque les doigts de Nie Mingjue s'enfournèrent à nouveau dans son intimité.
- Tu n'as pas terminé, gronda Mingjue.
Meng Yao se redressa difficilement sur ses coudes, quittant le confort des bras de Lan Xichen.
- Je suis prêt, souffla-t-il en adressant à Xichen un sourire en coin, avant d'ouvrir la bouche pour crier lorsque Mingjue le prit enfin par derrière.
Nie Mingjue n'était pas quelqu'un de lascif. Le plaisir sexuel était loin dans la liste de ses préoccupations, et bien qu'il ait quelques expériences, il n'en faisait pas une recherche assidue. Sa passion allait à la guerre, à la chasse et au maniement de l'épée.
Mais peut-être qu'il pouvait ajouter Meng Yao au nombre de ses obsessions. Il y avait pensé depuis son départ sans beaucoup d'interruption. Yao n'avait donné aucune nouvelle, et même si Mingjue comprenait qu'il n'en ait pas reçu, lorsqu'il avait appris que le jeune homme n'était pas retourné auprès du clan Jin, il avait craint qu'il ne lui soit arrivé quelque chose de tragique.
Il n'avait jamais cessé d'y penser jusqu'à ce qu'ils se revoient.
Meng Yao était différent alors. Il n'était plus celui qu'il avait connu.
Ou bien l'était-il encore ? Peut-être que c'était Mingjue qui n'avait pas su vraiment le regarder. Peut-être qu'il avait toujours été ainsi, mais qu'il ne lui avait pas permis de s'exprimer librement, et que c'était la raison pour laquelle il avait été si choqué par le meurtre de Meng Yao.
Cela ne correspondait pas à l'image qu'il avait de lui. Mais peut-être que cette image était parcellaire et que Meng Yao était plus complexe que ce qu'il croyait au début.
Le regard de Meng Yao s'assombrit et Lan Xichen frissonna en contemplant avec fascination la disparition de son sourire à mesure qu'il tentait de se concentrer pour onduler des reins et ainsi tenter son second amant à bouger en lui. A-Yao était réellement sans gêne et Xichen avait l'impression de le redécouvrir. Il avait craint que leur différence ne creuse un fossé entre eux, mais il réalisait qu'il n'en avait que faire : Meng Yao restait une personne très chère au cœur de Lan Xichen, et il continuerait de le soutenir contre vents et marées.
Mingjue serra les dents en sentant le plaisir monter et resserra sa prise sur la taille de Meng Yao. Ce dernier jouait avec ses nerfs, s'empalant de lui-même sur son érection et contractant les muscles de son orifice sur son membre.
Il lui asséna un violent coup de rein en réponse, et Meng Yao poussa un long gémissement de plaisir, obscène et séducteur, qui fit perdre momentanément ses sens au chef de clan Nie. Il se figea une minute, avant d'entamer un rythme lui permettant de s'enfoncer de plus en plus profondément dans le derrière charnu de son amant. Ce dernier adressa à Xichen un sourire carnassier avant de se passer la langue sur les lèvres et de gémir à nouveau, langoureusement, afin d'enflammer le désir de Mingjue. Ce dernier, fiévreux, le besogna avec tant d'ardeur que bientôt les geignements de Meng Yao furent couvert par le bruit furieux de leurs cuisses entrant en collision.
Lan Xichen sentit son érection se ranimer peu à peu en contemplant la déchéance de A-Yao, perdu dans son plaisir. C'était un spectacle indécent dont le chef de clan Lan n'avait guère l'habitude. Il n'était pas coutumier des maisons closes et autres lieux de plaisir, aussi l'attitude de Meng Yao lui était étrangère. Il la trouvait licencieuse, et pourtant une part de lui l'admirait, car en dépit de son inconvenance, Meng Yao était plus beau que jamais, son corps souple, fin et pâle donnait à Xichen de drôle d'envies, ses yeux étaient des océans d'étoiles, ses lèvres rougies d'être embrassées appelaient davantage aux baisers, et ses longs cheveux noirs pendant de chaque côté sur ses épaules comme de la soie liquide accentuaient la délicatesse de ses traits, la fossette délicieuse de sa joue. Xichen désirait rien de moins que d'embrasser avec tendresse ce visage, et parcourir de sa langue les recoins les plus secrets de son anatomie discrète mais non moins délectable.
Meng Yao ferma les yeux en répétant « Chifeng-Zun » d'une voix de plus en plus aiguë jusqu'à ce que ce dernier jouisse en lui. Meng Yao tressauta en sentant l'orgasme de son partenaire le remplir, et celui-ci le libéra presque aussitôt, relâchant son emprise pour se laisser retomber en arrière, sur ses talons.
Le jeune Meng Yao, quant à lui, roula sur le flanc, quittant le corps de Xichen pour s'allonger près de lui. Le chef de clan Lan tourna la tête pour le regarder et Meng Yao, troublé par la douceur qu'il pouvait lire sans son regard, l'embrassa tout en glissant une main entre ses propres cuisses.
Mingjue lui donna une claque sur le mollet.
- N'as-tu donc aucune décence ?
Alors que Meng Yao lui jetait un regard offensé, Mingjue se rapprocha à quatre pattes et surplomba Xichen qui, ne s'y attendant pas, garda un silence raisonnable en tournant son attention sur lui.
- Le rituel d'attachement n'est pas finalisé, murmura Mingjue.
Il caressa lentement la joue de Zewu-Jun. Sa main était bouillante contre la peau à peine tiède de Lan Xichen.
- Inutile de te retenir, souffla Nie Mingjue.
- Ce n'est...pas aussi simple, répliqua doucement Xichen en fermant les yeux.
Il ne s'était encore jamais laissé complètement aller au plaisir et il en avait peur. Tout son être reposait sur sa pratique des règles de son clan, les abandonner signifiait renoncer à ce qu'il était. Il n'en était tout bonnement pas capable, c'était pire qu'une infamie à ses yeux.
Une trahison.
- Ce n'est pas....ce n'est pas ce que je suis, dit-il en rouvrant les paupières.
Le visage grave de Nie Mingjue l'observa avec sérieux.
- Tu es un homme, et tous les hommes ont des désirs. Ils s'expriment juste différemment d'une personne à une autre, déclara sagement Mingjue. Quels sont tes désirs, Xichen ?
Lan Xichen frémit. Il contempla longuement Mingjue, avant de tourner la tête vers Meng Yao qui les observait, allongé sur le flanc et le sourire aux lèvres. Il y avait une lueur de défi dans son regard, comme s'il demandait à Xichen s'il allait oser accomplir leur rituel jusqu'au bout.
Il se redressa légèrement et embrassa Mingjue chastement. Ce dernier l'enlaça et ils se couchèrent l'un sur l'autre afin d'échanger des baisers languides, à la fois doux et presque pudiques.
Xichen remonta l'un de ses genoux contre la hanche de Mingjue et ce dernier plaça une main sous sa cuisse désormais nue – ses robes ayant été écartées précédemment par Meng Yao. Le geste était tendancieux mais Lan Xichen commençait d'apprécier les précautions avec lesquelles Mingjue le traitait, la tendresse virile de ses gestes, à la fois rudes et pondérés. Il faisait attention de ne pas l'écraser sous son poids, il ne lui imposait aucune contrainte, il le laissait libre de ses mouvements. Xichen était de plus en plus attiré par cette marque de contrôle lui laissant la possibilité de laisser un peu du sien sans crainte.
Il pouvait également sentir l'érection de son partenaire s'appesantir contre son ventre nu et frotter sur sa peau. Cela voulait dire que Nie Mingjue n'était pas indifférent non plus à la situation.
C'était rassurant, d'une certaine façon, ainsi il pouvait se permettre lui aussi d'être excité.
A côté d'eux, Meng Yao se sentait exclu. De son point de vue, ils avaient l'air en parfaite harmonie : si Lan Xichen avait paru réticent au début, il semblait que le charme énergique de Chifeng-Zun avait fini par le convaincre d'ouvrir les cuisses, et il était à présent nu et ondulant comme une chatte en chaleur contre Nie Mingjue, qui, apparemment, s'était vite remis de son premier orgasme, dont Meng Yao sentait encore les conséquences couler dans la raie de ses fesses et à l'arrière de son scrotum.
Les bras finement musclés de Lan Xichen entouraient fiévreusement Mingjue, le serrant contre lui avec enthousiasme tandis qu'il tentait de satisfaire son érection grandissante. Meng Yao pouvait la voir parfois, se frotter contre le tissu de la robe de Nie Mingjue.
Ce dernier était bien plus tendre avec Xichen qu'il ne l'avait été avec Meng Yao. Ce dernier était jaloux. Il avait aimé être traité rudement, il y avait même pris grand plaisir, mais les voir ainsi partager une telle tendresse, presque amoureuse, lui restait en travers de la gorge.
Alors il se pressa contre eux et attaqua Xichen à l'oreille, glissant sa langue dans le creux de celle-ci.
La réaction qu'il attendait ne se fit guère attendre : Lan Xichen tressaillit violemment, comme si on avait appuyé sur un point particulièrement sensible – et c'était le cas, Meng Yao était un expert dans ces choses-là – en lâchant un petit couinement qu'il réprima aussitôt, le rouge aux joues.
Meng Yao, très content de lui, émit un petit rire et ignora le regard furieux de Mingjue, profitant qu'il s'était suffisamment écarté pour embrasser à son tour les lèvres humides de Lan Xichen.
A son grand étonnement, Mingjue encadra tendrement son visage d'une main et l'embrassa sur l'oreille. Yao ne put s'empêcher de gémir contre la bouche de Xichen.
- Je veux expérimenter ce que A-Yao a eut, murmura brusquement Lan Xichen.
Ses deux amants se figèrent, totalement pris au dépourvu par sa requête.
- Comment ça ?, interrogea Meng Yao, stupéfait.
Xichen le regarda avec affection et gentillesse, avec cet air qui avait irrémédiablement condamné le cœur de Meng Yao à souffrir toute sa vie pour le désir d'une homme avec qui il serait toujours incapable de maintenir une relation – parce qu'il y avait trop de mensonges entre eux dont Xichen ignorait l'existence, parce qu'il y avait trop de barrières, trop de règles infranchissables, trop de méchancetés chuchotées dans les couloirs auxquelles Meng Yao ne voulait pas soumettre le pur Zewu-Jun.
- Je veux que Chifeng-Zun me pénètre et me fasse connaître cette jouissance inouïe que j'ai vu chez A-Yao, explicita promptement Lan Xichen sans la moindre hésitation.
A-Yao écarquilla les yeux, hébété par cette révélation. Nie Mingjue, en revanche, esquissa un sourire avant de récupérer le petit flacon d'huile qu'il avait utilisé pour Meng Yao.
Tandis que ce dernier s'occupait de distraire Xichen avec ses baisers et sa main le branlant doucement, Mingjue s'évertua diligemment à préparer son orifice. Au commencement, il était tendu et presque rigide sous ses doigts, mais peu à peu, le chef de clan Nie le sentit s'ouvrir de lui-même, et il put l'échauffer rapidement.
La tâche aurait pu être fastidieuse si elle n'était pas aussi excitante. D'une part, d'observer Meng Yao et Lan Xichen, deux hommes à la beauté délicate, s'embrasser et se caresser, était une vision en soi, mais d'autre part, il s'agissait de Lan Xichen, le chef du clan Lan, célèbre pour sa retenue, pour son caractère à l'image d'un lac tranquille dont la surface n'était jamais troublé.
Il avait les jambes écartées et repliées pour laisser à Mingjue l'accès, le pénis durci dans la main de Meng Yao, le corps nu et offert au regard de ses deux amants. En dépit de tous ses interdits moraux, Lan Xichen était abandonné à ses caresses intimes, et il pouvait sentir sur ses doigts les contractions vulnérables de sa chair la plus tendre, la plus fragile.
L'idée de bientôt le pénétrer faisait gonfler son membre jusqu'à une limite douloureuse.
Malgré son âge, il était certaines expériences que Xichen n'avait pas vécu. Il ne regrettait pas certains de ses choix, convaincu que ne pas connaître autant de plaisirs que les autres lui assurait un statut plus vertueux.
Mais en définitive, qu'est-ce que cela lui apportait de plus ?
Il sentit enfin Mingjue retirer ses doigts et ce dernier le repositionna, l'attirant vers lui en prenant ses cuisses dans ses bras. Il tassa les robes sous les reins de Xichen pour que celui-ci soit un peu surélevé, et Xichen s'agita, à la fois pris d'appréhension et de malaise.Mingjue lui caressa les genoux pour tenter de le calmer, et Meng Yao lui caressa les contours du visage de ses mains soyeuses.
- Ça va aller, déclara-t-il paisiblement en lui touchant les cheveux.
Xichen le fixa, et il continua de le fixer lorsque le chef de clan Nie poussa son gland à l'intérieur de son orifice anal. Il ouvrit la bouge, choqué par l'acte et la sensation d'étirement, sans émettre le moindre son. Son esprit n'était que crépitements électriques qui se répandaient le long de son échine courbée.
Le mouvement entre ses jambes fut très lent, cependant, au bout de quelques minutes, Xichen put sentir les bourses chaudes et moites de Nie Mingjue contre ses fesses, son pénis dorénavant complètement rentré en lui.
Mingjue était essoufflé, non pas par l'effort, mais la montée du plaisir, qu'il tentait de retenir plutôt que de le poursuivre. Il voulait aller lentement et ce n'était pas chose aisée lorsqu'il se sentait littéralement aspiré à l'intérieur par le muscle étroit, comme trop avide de l'avaler tout entier.
Meng Yao reprit sa masturbation en contemplant l'expression dévastée de Xichen, entre culpabilité, extase et une pointe de douleur. La corruption et l'innocence dans cette image le mettait dans un état second, car il en était en partie la cause.
Il s'écarta pour plus de liberté de mouvement, abandonnant pour un temps Xichen pour trouver son propre plaisir solitaire. Il ferma les yeux, à genoux et la main entre les cuisses, un coude sur le sol et des gémissements s'échappant sans pudeur de sa gorge. Il savait la décadence qu'il affichait mais il n'y avait aucune raison de faire semblant devant ses frères après tout.
Soudain la main de Xichen vînt se joindre à la sienne et Meng Yao rouvrit brusquement les yeux, surpris. Xichen plaqua sa bouche sur la sienne pour un baiser enflammé qui ne lui ressemblait pas, et avant que Yao ait pu dire quoique ce soit, il plongea entre ses jambes.
La caresse de sa langue était timide, mais si inattendue que Meng Yao faillit jouir sur le champs. Mingjue interrompit brièvement ses mouvements de balanciers lents pour les observer, subjugué par la vue.
Xichen, les paupières closes pour dissimuler une partie de sa honte, écarta les doigts de Meng Yao et lécha la verge dressée, provoquant des secousses de plaisir chez le plus jeune de ses amants.
A ce moment-là, les pensées de Lan Xichen étaient uniquement hantées par le besoin de bien faire, d'apporter satisfaction à ceux qui lui offraient tant, et de valider leur rituel, en tant que frères, de s'attacher à eux. Il voulait particulièrement ce lien avec Meng Yao, et c'était pourquoi il avait pris cette initiative - qui ne semblait pas déplaire, heureusement.
Mingjue avait toutes les peines du monde à ne pas craquer devant une vision aussi lascive. C'était pour lui aussi la première fois qu'il se trouvait dans une situation orgiaque, et la facilité avec laquelle Meng Yao avait glissé dans ce rôle lui laissait d'ailleurs quelques soupçons qu'il n'osait évoquer à voix haute mais qui encombraient son cœur.La langue de Lan Xichen s'enroula lentement autour de la hampe, et il leva les yeux vers A-Yao, posant ses lèvres grandes-ouvertes sur le gland rougi et suintant. Il gémit, parce que Mingjue s'était remis à bouger, enfonçant aussi doucement que possible son pénis tendu dans son orifice sensible, ouvrant les chemins les plus intimes de son être.Meng Yao lâcha un miaulement qui dériva vers le sanglot lorsque la bouche de Xichen l'aspira lentement à l'intérieur, ses paupières se fermant pour le laisser se concentrer sur sa tâche, ramenant sa langue en laissant une trainée humide sur la peau de son amant.
Soudain la verge plantée en lui effleura quelque chose au fond de lui dont il ignorait l'existence, mais qui instantanément lui fit oublier ce qu'il était en train de faire. Il resta figé, le sexe de Meng Yao dans la bouche, à examiner en lui-même cette sensation, tandis que Mingjue, qui avait reconnu sa réaction, taquinait sans cesse ce point précis pour permettre à Xichen de s'y habituer progressivement.
Il gémit, et la vibration se répercuta dans la verge qu'il tenait en bouche, laissant Meng Yao lui faire écho.
Mingjue saisit brutalement Meng Yao par la nuque, et ce dernier, qui était loin de s'y attendre, n'eut pas le temps de réagir - Lan Xichen, quant à lui, était trop perdu en lui-même pour faire quoique ce soit. Il ne restait plus que le chef du clan Nie pour prendre les choses en main et il le fit en embrassant ardemment le plus jeune d'entre eux, les doigts fermement plantés dans ses longs cheveux noirs et satinés.
Meng Yao geignit à nouveau, la surprise et la rudesse du geste s'accompagnant d'une sensualité qui le faisait fondre. L'une de ses mains se posa sur le torse - encore vêtu - de Mingjue, tandis que l'autre demeurait sur la tête soyeuse de Xichen.
Il lâcha un peu de sperme - juste de quoi sortir Lan Xichen de sa transe et de s'écarter vivement. Mingjue prit cela comme un signe et accéléra la cadence, ne laissant guère le temps au chef de clan Lan de reprendre contenance ou même de s'essuyer la bouche. Il commença de le besogner avec plus de vigueur, bousculant Xichen qui sentit soudain un raz-de-marée sensationnel menacer de le submerger. Il pressa sa main sur sa bouche, étouffant les cris qui pouvaient à tout moment lui échapper. Il sentait la vague approcher, refluer, se rapprocher davantage, puis lui échapper, et tout à coup, elle le frappa de plein fouet. Sa main retomba et il poussa un râle de satisfaction, les yeux clos, révulsés sous ses paupières. Il jouit avec une force impressionnante, sans émettre de semence.
Son corps nu convulsa faiblement sous l'invasion du plaisir, et Mingjue, subjugué, retomba sur lui, se retenant sur ses mains, pour le besogner plus vite, plus rudement, emporté par une passion soudaine, un désir de jouir de lui exactement dans cet état, avec son orifice étroitement resserré, ses chairs qui se contractaient autour de son pénis rigide. Xichen couina - d'inconfort, un peu, de restant de plaisir - mais bientôt Mingjue l'embrassa et il éjacula à son tour dans un bruyant brame.
Meng Yao gémit de frustration et se masturba frénétiquement au-dessus d'eux, éclatant dans sa main humide de la salive de Xichen.
Mingjue, bien évidemment, fut le premier à reprendre ses esprits et se dégagea. Il ne dit rien en rangeant son sexe et en réajustant ses robes, avant de saisir une serviette pour s'essuyer les mains.
Xichen se rassit péniblement, en grimaçant et Nie Mingjue lui tendit la serviette.
- Merci, déclara Xichen, incapable de faire la révérence dans son état.
Alors Mingjue lui adressa un sourire en coin, et dit avec une pointe d'humour :
- Au plaisir.
Le visage de Xichen s'embrasa tandis que Meng Yao s'effondrait près de lui, épuisé par toutes ces activités.