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[personal profile] andysss
Titre : En l'air
Fandom : The Untamed
Rating : T
Genre : Romance, Light Angst, univers alternatif - moderne (rp avec Kuja et Wilwy)
Personnages/Couples : Xue Yang/Xiao Xingchen
Nombre de mots : 1777


Il y avait du sang qui avait éclaboussé la partie charnue de sa main, celle dont il manquait l'auriculaire. Il s'essuya avec un kleenex qu'il jeta sur le trottoir sans un regard en arrière, impatient d'atteindre sa desfination. Son cœur battait un peu trop vite, ce n'était pas normal mais quelle importance ? Il avait hâte, et les raisons il s'en moquait.
Il entra dans la petite clinique comme pour braquer une banque, sauf qu'il n'y avait personne à impressionner.
Hormis Xingchen. La seule personne qu'il cherchait toujours à impressionner.
Il était en train de soigner la jambe d'un type barbu, et Xue Yang se figea car il pensait qu'à cette heure-là, il trouverait Xingchen seul. Et voir ses attentes déçues l'énervait prodigieusement.
Il vînt s'asseoir sur un meuble et le gars le suivit du regard tandis que - au grand agacement de Xue Yang - Xingchen restait concentré sur le massage qu'il donnait au type.
Xue Yang détestait ce contact. Les belles mains blanches de Xingchen, donnant du plaisir - "ce n'est pas du plaisir, c'est pour relâcher les muscles. Ça fait partie de sa rééducation !", aurait protesté Xingchen - à un autre, alors que lui-même n'y avait jamais eu droit, le mettait en rage.
Le type dû sentir son aura meurtrière car il détourna les yeux, faisant le dos rond.
Quand ce fût terminé, Xingchen s'essuya les mains - encore pleine d'huile - sur une serviette en donnant des recommandations d'usage.
Il ne pouvait pas le voir, évidemment, mais son patient buvait la moindre de ses paroles d'un air fasciné. Xue Yang n'aimait pas se rendre compte que Xiao Xingchen était totalement inconscient de son charme et le dispersait aux quatre vents sans discernement. Il voulait que ça n'appartienne qu'à lui, Xue Yang.
Mais sauf à enfermer Xingchen dans une cage, c'était juste impossible.
"Tu aurais pu appeler pour dire que tu venais.", déclara Xingchen après avoir refermé la porte derrière son patient qui s'était répandu en remerciements mielleux pendant dix bonnes minutes.
- Quoi tu n'es pas content de me voir ?, susurra Xue Yang.
Puis il grimaça, ce dont Xingchen ne put s'apercevoir, bien sûr. "Ah oui j'oubliais, tu peux rien voir du tout"
Et comme d'habitude quand Xue Yang relâchait sa frustration sur Xingchen, ce dernier ignora sa colère.
- Ça me fait toujours plaisir quand tu me rends visite. Mais je préfère que tu me préviennes, ainsi je ne me rends disponible quand tu viens.
L'énervement de Xue Yang retomba et l'envie de l'embrasser revint, brutale et insistante. Comment faisait-il pour toujours dire exactement ce qu'il fallait pour lui faire plaisir ? Exactement de quoi chasser sa mauvaise humeur et sa rancoeur.
Il sauta sur ses pieds et tourna autour de Xiao Xingchen comme un requin autour de sa proie.
- Je sais que tu aimes ça, susurra-t-il. Quand je débarque à l'improviste. Tu aimes la surprise.
Il fut récompensé par un sourire de Xiao Xingchen pendant que celui-ci rangeait ses affaires.
Enhardi par cette petite victoire, Xue Yang se plaça dans son dos et posa les mains sur ses hanches dans un geste de propriétaire.
- Je t'emmène quelque part ce soir...
- Où ?, murmura Xingchen en se redressant.
La prise de Xue Yang se resserra sensiblement avant de se relâcher tandis qu'il reculait.
- Tu vas aimer. Ou peut-être pas. Dans tous les cas, tu viens et puis c'est tout...hein ?
Il voulait se montrer sûr de lui mais à la fin une pointe de doute le fit hésiter et il se sentit un peu minable. Mais Xingchen ne sembla rien remarquer de son trouble. Ses jolies lèvres roses firent à nouveau ce sourire adorable qui faisait voleter quelques papillons dans les tripes rebelles de Xue Yang.
- Alors emmène-moi.
Mais il y avait un problème dans ce plan. Xue Yang verrait plus tard où il comptait l'emmener. L'important à retenir...
C'était qu'il ait dit oui.
***
Le vent dans ses cheveux lui disait qu'ils étaient haut, très haut.
"Attention où tu marches" le prévînt inutilement Xue Yang alors qu'il lui tenait la main pour lz guider.
En temps normal, Xingchen aurait refusé l'aide - il détestair être traité en infirme.
Mais le contact de ses doigts froids entrelacés avec les siens, de sa paume moite où battait son pouls affolé, était trop précieux à ses yeux.
Ça l'excitait.
- À quelle hauteur sommes-nous ?, demanda-t-il, la voix frémissante.
Il entendit l'écho de ses émotions - peur, joie, désir de plaire - dans sa réponse :
- Chais pas, dans les 500 mètres ? C'est la plus haute tour des environs ça c'est sûr. On n'a pas le droit d'y monter normalement. Mais j'ai un passe-droit.
- le passe-droit Je fais ce qu'il me plaît, c'est ça ?, lança Xingchen en penchant le visage pour respirer à pleins poumons l'air nocturne
- Tout juste ! Allez viens, on va s'asseoir au bord !
Xue Yang le tira vers lui, sur un chemin étroit - une corniche, selon Xingchen. Il le sentit s'asseoir et l'imita précautionneusement.
- Je pensais pas que tu me suivrais, admit Xue Yang. T'es...sacrément gonflé pour un aveugle !
La mine de Xingchen se referma, lui laissant deviner qu'il avait fait une erreur en disant ça.
- C'était un compliment !, insista Xue Yang.
Puis il ajouta en fronçant les sourcils :
- Cela dit....je connais peu de gens, aveugle ou pas, qui m'aurait accompagné ici.
Xingchen se détendit. Il tendlt la main sur la corniche, effleurant la main de Xue Yang.
- Je suis bien avec toi. Je n'ai pas peur
Le silence tomba si brusquement que ce fut au tour de Xingchen de craindre d'avoir dis une bêtise.
- J'ai...très envie de t'embrasser, là, tout de suite, gronda Xue Yang d'une voix rauque.
Xingchen tressaillit. Il caressa sa main du bout des doigts et répondit, la voix très douce :
- Eh bien qu'est-ce que tu attends ?
Anders — Hier à 09:13
Il sentit Xue Yang venir à lui, sa main se posant dans son cou. Il sourit et la bouche de Xue Yang s'approcha de la sienne avant de s'y écraser lentement.
Xingchen retint un geignement de désir, sa main agrippant la cuisse de son partenaire - du jeans rêche, solide, neuf.
Il l'embrassa avec conviction, submergé par une vague de sensations imprévues. Le premier baiser a rarement été aussi intense. Il en déduit que la situation réelle de vertige, leurs jambes battant à plus de 500m d'altitude y est pour quelque chose.
La main sur sa gorge se déplace lentement dans ses cheveux tandis que les lèvres de Xue Yang s'écartent - et il l'imite, léchant timidement le rebord. Ils s'effleurent encore, presque chastement et Xingchen n'en peut plus d'attendre, il approfondit de lui-même leur baiser, arrachant un petit bruit de surprise à Xue Yang - ils sont toujours étonnés de le découvrir avide. Et pourquoi ? Parce qu'il a l'air pur ?
C'est encore plus exaltant de les détromper. Au début du moins, quand ils se rendent compte qu'il n'est pas tout à fait ce qu'il semble être, qu'il a plus d'une facette.
Puis ils deviennent trop attachés, ils finissent par l'enfermer, par refuser de lui laisser prendre des risques, par préférer le regarder et le baiser plutôt que de lui parler.
Les doigts de Xingchen descendent à mesure qu'il se penche sur Xue Yang, se posant nonchalamment sur sa hanche tandis qu'il se presse contre lui. C'est agréable car cela fait longtemps que Xingchen n'a touché personne en dehors de son travail. Il a faim de caresses, autant à donner qu'à recevoir.
Il aime la paume désormais tiède de Xue Yang à l'arrière de son crâne - ferme et rassurante. Il aime le crissement du jeans sur le béton quand il se rapproche, l'odeur masculine de sa veste en cuir.
C'est un bon baiser. Un baiser qui lui fait revoir les étoiles pour un bref moment.
Lorsqu'il s'écarte, il y a une impression de trop peu. Il sent que Xue Yang aimerait insister mais ce dernier recule vivement, peut-être vexé de se faire repousser. Qu'ils n'aillent pas un tout petit peu plus loin.
Mais Xingchen a l'expérience de ces choses. Il vaut mieux interrompre quand c'est agréable avant de se laisser emporter.
Ça fait trop mal quand on retombe sinon.
- J'aimerais pouvoir voir le paysage. Je suis sûr que c'est magnifique, déclara Xingchen comme si de rien n'était.
- Bof, marmonne Xue Yang. Juste des immeubles et des lumières. Rien d'extraordinaire.
- C'est pour ça que tu m'as amené ici ?, le taquine Xingchen. Un décor ordinaire pour quelqu'un d'ordinaire ?
Il y eut un silence durant lequel Xue Yang se passe la langue sur les lèvres. Xingchen put entendre son sourire quand il répondit :
- C'est pas une belle vue, mais c'est un endroit que j'aime. Je m'en fous que ce soit moche en-dessous, car je les surplombe tous.
Le coin des lèvres de Xingchen tressaillirent d'amusement.
- Alors c'est juste une question d'ego ? Tu te sens si supérieur assis là ?
- Toi non ?, rétorqua aussitôt Xue Yang.
Xingchen se mordit la lèvre. Il y réfléchit un instant.
- Je crois que ce que j'aime le plus, c'est...la sensation de liberté, souffla-t-il. C'est presque comme voler.
- Je pourrais te pousser, susurra Xue Yang.
Xingchen tourna vers lui un visage grave et Xue Yang éclata de rire, un son à la fois irritant et sympathique.
- Je vais pas le faire rassures-toi.
Et comme ça, il lui prit la main. Le souffle de Xingchen s'accéléra.
- Et peut-être que tu as raison, murmura Xue Yang. Peut-être que c'est un peu ça d'être libre.
- Je pourrais sauter, chuchota Xingchen presque pour lui-même.
- Hein ? Pourquoi tu ferais ça ??
Xingchen détourna la tête, sans répondre. Les doigts de Xue Yang se resserrèrent furieusement sur les siens.
- Je...tu n'as pas le droit de faire ça !, s'exclama Xue Yang avec cette même véhémence qui laissait penser qu'il était sincère.
- Désolé, j'ai juste dit ça comme ça, c'est tout, s'excusa Xingchen.
Xue Yang le lâcha pour se lever mais avant qu'il puisse manquer son contact, il l'aida à se lever.
- Baladons-nous en ville.
- Quoi, parmi tous ceux que tu aimes surplomber ?, déclara Xingchen avec peut-être une pointe de moquerie.
Mais les bras de Xue Yang l'enlacèrent par derrière, son torse chaud contre son dos.
- Si c'est ça qui t'aide, alors oui.
Il l'embrassa dans le cou puis le tira pour quitter la corniche.
Après un dernier regarde en arrière - pas vraiment un regard, mais juste pour imprimer une dernière fois la sensation du vent, du vertige - Xingchen quitta le perchoir et revînt à la terre ferme.
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