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[personal profile] andysss
Titre : Unromantic guy
Fandom : Les Pingouins de Madagascar - l'UA humanisé de [info]preskunange
Rating : NC-17
Genres : LEMON, et hurt/comfort, avec un peu de violence et, of course, asphyxiophilie
Pairing : Savio/Clemson
Nombre de mots : 1092
Notes : Références et suite à L'étreinte de [livejournal.com profile] preskunange



Le reflet de Clemson le fixait d'un œil noir – l'autre étant fermé, tuméfié, la peau autour tournant au brun. Il détestait lorsque Savio le frappait au visage.
Mais il l'avait peut-être mérité. Parfois, il oubliait les limites ; il poussait ses taquineries un peu loin – taquineries qui pouvaient inclure, selon son humeur, sarcasmes et pied de biche. Deux choses que son partenaire supportait avec plus ou moins de nonchalance, à condition de ne pas dépasser les bornes.
Clemson se trouvait relativement chanceux d'être encore en vie en pouvant fréquenter un dangereux mafieux psychotique comme Savio.
Heureusement que ce dernier était d'un caractère souple. Au fond, Clemson craignait le manque de réaction de son amant ; la peur de le perdre, de ne plus aiguiser son intérêt, le tenaillaient chaque jour. Après tout, ils ne se disaient jamais de mots d'amour. Non pas que le petit escroc soit en demande, simplement, depuis le « Tu es à moi », Savio n'avait plus vraiment exprimé ce qu'il éprouvait pour lui.
Peut-être que Clemson s'attendait à davantage de possessivité de la part de son compagnon – qu'il l'espérait, même.
Il essuya le sang qui perlait sous son nez. Il se trouvait un peu pitoyable, d'essayer d'attirer son attention, et à se laisser tabasser comme ça.
Mais impossible de s'enfuir. Car même dans l'hypothèse où Savio le laisserait partir, il ne le ferait pas. Il était bien trop accro pour ça, et ce dès leur première rencontre.
« Je sssuis flatté. », déclara le tueur en série appuyé dans l'encadrement de la porte de la salle de bain, bras croisés sur le torse, un fin sourire aux lèvres.
Clemson frissonna. Il avait encore pensé à voix haute ; cette sale manie lui avait déjà coûté cher, il serait temps qu'il s'en débarrasse.
- Tu écoutes depuis combien de temps, grogna-t-il avec mauvaise humeur – il avait horreur d'être ridiculisé.
Il lui arrivait d'être ridicule, lorsqu'il jouait la comédie, mais là, il se sentait idiot, mis à nu.
- Je sssuis arrivé à la phrase du « dangereux mafieux psssychotique »...
Le jeune métis ouvrit sèchement le robinet et s'aspergea le visage d'eau. Il s'essuya avec une serviette en observant avec agacement le psychopathe dans le miroir, au dessus du lavabo.
Il était grand et incroyablement sexy. Ses longues jambes, ses épaules larges, son visage triangulaire, taillé à la serpe, où brillaient deux yeux d'un vert saisissant ; tout en lui évoquait la force. Ses tatouages, ses cicatrices, sa poigne ferme, l'intensité dérangeante de son regard ; tant d'éléments qui indiquaient qu'il ne fallait pas s'en approcher.
Et pourtant, lorsqu'il l'aperçut se redresser et venir vers lui, il ne fit pas un geste. Il se crispa légèrement, avec impatience. Son corps réagissait à sa présence, trop habitué à se soumettre à ses désirs ; alors que Savio se trouvait juste derrière lui, à seulement quelques centimètres d'écart, il se cambra, se tendit vers lui, comme un trombone attiré par un aimant.
Les paumes fraîches de son acolyte se posèrent sur ses hanches et retroussèrent sa chemise, faisant jaillir entre ses lèvres de tendres gémissements d'avidité. Le corps ample de Savio vînt se blottir contre le sien, et il se frotta contre, sans aucune honte.
- Tu es en chaleur ?, chuchota le criminel, déboutonnant le pantalon de sa proie.
Ce dernier tomba rapidement sur le carrelage.
- Tu es dur, rétorqua le garçon en venant presser ses fesses dénudées contre la bosse conséquente derrière lui, avec un sourire narquois et provocateur.
Il ne fut pas long à se faire empaler. Le derrière plein, les jambes tremblantes, s'appuyant à l'évier, il savourait la sensation humiliante d'être forcé à accueillir en lui cette chair nue et raide, de se faire ainsi dominé et de donner du plaisir malgré lui – même s'il n'était pas mécontent du tout de l'effet produit sur son partenaire, qui haletait contre son oreille.
Les bras de son amant l'enlacèrent, et il frémit ; tandis que sa poitrine était enserrée dans un étau, les doigts minces de Savio s'emparèrent de son menton et le forcèrent à se regarder dans la glace.
- Ouvre les yeux et obsssserve, susurra le russe en mordillant sa gorge.
Le petit brun plongea son regard, à l'éclat bleu aussi frappant qu'une balle de revolver, dans leur reflet, et hoqueta. L'air commençait un peu à lui manquer, et il ouvrit la bouche.
Les doigts de Savio, serpentins, se glissèrent sur ses dents et vinrent caresser sa langue, s'introduisant dans sa bouche comme de petites couleuvres qu'il allait être forcé d'avaler. Il voulu s'en défaire, mais son partenaire gronda, intimidant.
- Ssssi tu mords, je t'en colle une...
D'un coup de rein, il le souleva légèrement de terre, et Clemson poussa un petit cri, entre douleur et exaltation. Ses poumons étaient écrasés contre sa cage thoracique, et si Savio continuait ainsi, il allait le briser.
- Plus..., geignit-il, suçant les doigts dans sa bouche, les yeux toujours rivés sur l'étrange couple qu'il voyait dans le miroir.
La main de Savio effleura son bas ventre, le faisant tressauter d'appréhension. Le pire était qu'il pouvait constater à tout moment de son excitation ; sa verge se dressait entre ses jambes, prête à être employée. Mais son partenaire n'aimait guère s'occuper de lui à cet endroit. Il préférait appuyer sa paume sur larynx en le besognant avec une lenteur à la fois exaspérante et pleine de sensualité. Les doigts avaient quitté ses lèvres et venaient se blottir contre sa gorge, l'étranglant davantage.
Il sentait le désir de jouissance monter entre leurs deux corps, la jonction entre eux se réchauffer, le frottement s'accentuer ; faible, il éjacula lors de son dernier souffle.
L'assassin sentit sa victime se convulser de plaisir, et un spasme dans sa gorge lui indiqua un ultime effort pour récupérer un peu d'oxygène. Il le relâcha un peu, bon prince, et continua ses mouvements contre ses reins. Seule son étreinte permettait à Clemson de rester debout, car ses jambes l'avaient lâché depuis un bon moment déjà.
Il siffla entre ses dents lorsque le désir devînt trop fort et le submergea. Il se vida à l'intérieur, puis laissa Clemson retrouver ses esprits, plié contre la vasque du lavabo.
- Et tu as l'exclusivité de ccce genre de rapports, alors arrête de te plaindre, grogna-t-il en refermant sa ceinture, l'expression indéchiffrable.
Il sortit, abandonnant ainsi le petit escroc, mais ce dernier souriait. Même si ce n'était pas tout à fait conforme à ce que l'on pourrait appeler une déclaration romantique...c'était un excellent début.

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