Mytho - Bain de pieds
Dec. 4th, 2012 08:37 pmTitre : Bain de pieds
Fandom : Mytho (BD)
Rating : PG-13
Personnages : Isis, Anubis
Prompt : Isis x Anubis, laver les pieds de
berylia
Nombre de mots : 796
Commentaires de l'auteur : Je suis encore un peu maladroite sur ce nouveau fandom, je pense que ça se ressent dans le texte...j'ai l'impression de compenser le manque de style par des formulations un peu ampoulées bourrées de propositions subordonnées inutiles...lalalaaaa
Il avait peur d'elle, et ils en étaient tous deux conscients. Elle était Isis, la Sainte Mère, et bien qu'elle lui dise le considérer comme un fils, il savait que cela ne voulait rien dire, car les familles, du temps des pharaons, avaient des habitudes bien particulières d'assassinats et d'incestes. Lui-même l'avait vécu de l'intérieur ; il s'était toujours vu seul parmi les lions. Il aurait aimé se tenir à distance de tout cela, vivre à l'écart, mais ce n'était pas possible. Lors du Ragnarok, il avait fallu prendre position. Et à présent il était prisonnier de l'administration divine, sans pouvoir faire machine arrière.
C'est pour quoi il faisait son travail correctement, parfaitement, afin que personne ne puisse lui reprocher quoique ce soit, hésitation, insubordination...trahison.
Son cœur balançait ; pas sa raison, fort heureusement. Il savait ce qu'il avait à faire.
Alors qu'Isis retirait ses talons hauts – des chaussures aux fines lanières de cuir verni, délicates, aux courbes sévères et sensuelles à la fois –, il posa une bassine sur le sol en s'agenouillant.
Elle plongea les pieds dans l'eau avec un soupir de soulagement ; il les fixa un instant, hypnotisé par le tourbillon des sels qu'il avait jetés dans le bain.
Doucement, il s'empara du pied gauche de la Sainte Mère et le souleva. Il était frêle, léger. Sous ses doigts, il pouvait sentir un début d'ampoule sur la plante, et les creux rougis marqués par les lanières ; il prit une éponge marine et entreprit de frotter avec minutie les recoins du pied qui lui était offert. Il se souvenait des gestes, comme autrefois il s'occupait des dépouilles, comme il les préparaient à l'embaumement. L'éponge humide glissait sur la peau dorée, traçant un sillon de fraîcheur sur la chair gonflée. Isis se détendit, et il le sentit, il vit la crispation quitter ses traits, tandis qu'il levait la tête et contemplait son visage aux yeux clos. Un bref instant, il la vit morte, et un frisson parcouru sa colonne vertébrale. Il baissa vivement la tête, afin qu'elle ne se rende pas compte de son émotion et continua son travail. Ses mains ne tremblaient pas. Ses doigts longs et minces caressèrent les orteils, prenant garde à ne pas chatouiller un endroit trop sensible ; il massa le talon avec lenteur, laissant à sa tante le loisir de savourer entièrement le soin qu'il lui apportait. Elle ne disait rien, mais un coup d’œil rapide vers elle lui appris qu'elle s'affalait légèrement dans son siège, signe de relaxation évidente.
Il s'attarda, avec son éponge, sur la surface laquée de ses ongles, qui ressemblaient à des coquillages de nacre parfaitement lisses, chassant les petites peaux mortes au niveau des cuticules, avant de suivre la ligne arrondie de la voûte plantaire.
Elle frémit, et il se rendit compte qu'il allait trop vite, porté par une sorte d'excitation morbide ; il retrouvait dans cette toilette une routine coutumière à sa fonction première, celle de s'occuper de corps inertes, abandonnés à son savoir-faire unique et vénéré. Il se devait de garder à l'esprit qu'elle était vivante, et que sa colère pouvait s'abattre sur lui si elle le prenait à lui manquer de respect.
Le souffle court, il récupéra la serviette posée sur sa cuisse, et enroba le pied avec, pour lui prodiguer un nouveau massage destiné à sécher la peau à peine fripée par l'eau.
Il déposa le pied gauche tout près de la bassine, avec un respect immense, et porta son attention sur le second pied qui s'ébattait mollement dans la cuvette, tel un poisson mort. Il soupira, ni trop bruyamment, ni de façon trop retenue, et sentit peser sur sa nuque le regard de la Sainte Mère.
Le pied libéré de toute étreinte s'éleva, pour venir se blottir contre son cou ; il ferma les yeux en sentant l'orteil passer sur sa joue, traçant sa pommette haute et l'arc aquilin de son nez, sans déplacer une seule fois ses lunettes. Ensuite, le pied toucha son oreille et se mêla tendrement à ses cheveux. Naturellement, il courba l'échine, essayant de s'occuper de l'autre pied sans perdre le fils de son activité ; c'était difficile, car Isis avait décidée de le taquiner, elle voulait le voir céder.
Et lui n'aimait pas cela, bien qu'il lui soit évidemment inférieur, bien qu'il lui doive énormément, bien qu'elle soit la sœur de sa mère.
Entre ses doigts, le pied de la déesse était comme de l'argile, qu'il pétrissait sans trop forcer, pour ne pas la déformer. La pression de ses mains était toujours égale, sur chaque partie du pied, il se retenait de serrer trop fort et tentait de finir sans broncher sa tâche, malgré les caresses fiévreuses dont il était l'objet.
Il avait surtout l'amour du travail bien fait.
Fandom : Mytho (BD)
Rating : PG-13
Personnages : Isis, Anubis
Prompt : Isis x Anubis, laver les pieds de
Nombre de mots : 796
Commentaires de l'auteur : Je suis encore un peu maladroite sur ce nouveau fandom, je pense que ça se ressent dans le texte...j'ai l'impression de compenser le manque de style par des formulations un peu ampoulées bourrées de propositions subordonnées inutiles...lalalaaaa
Il avait peur d'elle, et ils en étaient tous deux conscients. Elle était Isis, la Sainte Mère, et bien qu'elle lui dise le considérer comme un fils, il savait que cela ne voulait rien dire, car les familles, du temps des pharaons, avaient des habitudes bien particulières d'assassinats et d'incestes. Lui-même l'avait vécu de l'intérieur ; il s'était toujours vu seul parmi les lions. Il aurait aimé se tenir à distance de tout cela, vivre à l'écart, mais ce n'était pas possible. Lors du Ragnarok, il avait fallu prendre position. Et à présent il était prisonnier de l'administration divine, sans pouvoir faire machine arrière.
C'est pour quoi il faisait son travail correctement, parfaitement, afin que personne ne puisse lui reprocher quoique ce soit, hésitation, insubordination...trahison.
Son cœur balançait ; pas sa raison, fort heureusement. Il savait ce qu'il avait à faire.
Alors qu'Isis retirait ses talons hauts – des chaussures aux fines lanières de cuir verni, délicates, aux courbes sévères et sensuelles à la fois –, il posa une bassine sur le sol en s'agenouillant.
Elle plongea les pieds dans l'eau avec un soupir de soulagement ; il les fixa un instant, hypnotisé par le tourbillon des sels qu'il avait jetés dans le bain.
Doucement, il s'empara du pied gauche de la Sainte Mère et le souleva. Il était frêle, léger. Sous ses doigts, il pouvait sentir un début d'ampoule sur la plante, et les creux rougis marqués par les lanières ; il prit une éponge marine et entreprit de frotter avec minutie les recoins du pied qui lui était offert. Il se souvenait des gestes, comme autrefois il s'occupait des dépouilles, comme il les préparaient à l'embaumement. L'éponge humide glissait sur la peau dorée, traçant un sillon de fraîcheur sur la chair gonflée. Isis se détendit, et il le sentit, il vit la crispation quitter ses traits, tandis qu'il levait la tête et contemplait son visage aux yeux clos. Un bref instant, il la vit morte, et un frisson parcouru sa colonne vertébrale. Il baissa vivement la tête, afin qu'elle ne se rende pas compte de son émotion et continua son travail. Ses mains ne tremblaient pas. Ses doigts longs et minces caressèrent les orteils, prenant garde à ne pas chatouiller un endroit trop sensible ; il massa le talon avec lenteur, laissant à sa tante le loisir de savourer entièrement le soin qu'il lui apportait. Elle ne disait rien, mais un coup d’œil rapide vers elle lui appris qu'elle s'affalait légèrement dans son siège, signe de relaxation évidente.
Il s'attarda, avec son éponge, sur la surface laquée de ses ongles, qui ressemblaient à des coquillages de nacre parfaitement lisses, chassant les petites peaux mortes au niveau des cuticules, avant de suivre la ligne arrondie de la voûte plantaire.
Elle frémit, et il se rendit compte qu'il allait trop vite, porté par une sorte d'excitation morbide ; il retrouvait dans cette toilette une routine coutumière à sa fonction première, celle de s'occuper de corps inertes, abandonnés à son savoir-faire unique et vénéré. Il se devait de garder à l'esprit qu'elle était vivante, et que sa colère pouvait s'abattre sur lui si elle le prenait à lui manquer de respect.
Le souffle court, il récupéra la serviette posée sur sa cuisse, et enroba le pied avec, pour lui prodiguer un nouveau massage destiné à sécher la peau à peine fripée par l'eau.
Il déposa le pied gauche tout près de la bassine, avec un respect immense, et porta son attention sur le second pied qui s'ébattait mollement dans la cuvette, tel un poisson mort. Il soupira, ni trop bruyamment, ni de façon trop retenue, et sentit peser sur sa nuque le regard de la Sainte Mère.
Le pied libéré de toute étreinte s'éleva, pour venir se blottir contre son cou ; il ferma les yeux en sentant l'orteil passer sur sa joue, traçant sa pommette haute et l'arc aquilin de son nez, sans déplacer une seule fois ses lunettes. Ensuite, le pied toucha son oreille et se mêla tendrement à ses cheveux. Naturellement, il courba l'échine, essayant de s'occuper de l'autre pied sans perdre le fils de son activité ; c'était difficile, car Isis avait décidée de le taquiner, elle voulait le voir céder.
Et lui n'aimait pas cela, bien qu'il lui soit évidemment inférieur, bien qu'il lui doive énormément, bien qu'elle soit la sœur de sa mère.
Entre ses doigts, le pied de la déesse était comme de l'argile, qu'il pétrissait sans trop forcer, pour ne pas la déformer. La pression de ses mains était toujours égale, sur chaque partie du pied, il se retenait de serrer trop fort et tentait de finir sans broncher sa tâche, malgré les caresses fiévreuses dont il était l'objet.
Il avait surtout l'amour du travail bien fait.