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[personal profile] andysss
Titre : Premier sang
Fandom : Sherlock BBC
Genre : un peu angst ?
Personnages/Couples : James Moriarty, Carl Powers et ses amis
Rating : PG-13
Nombre de mots : 476
Commentaires de l'auteur : Cette fiction se déroule avant l'action de la série, dans l'enfance des personnages.
...
Les enfants se bousculaient toujours à la sortie des cours. James les observait avec un air de profond mépris, à l'écart. Il les regardait s'amasser et se tortiller comme des vers dans une plaie afin d'être le premier à sortir. Pour eux, sans doute que l'école représentait l'enfer, et qu'ils étaient pressés d'en sortir.
James, quant à lui, n'avait pas une très bonne opinion de l'établissement, mais ce n'était pas pour les mêmes raisons que ses camarades : il s'y ennuyait. Les programmes n'étaient pas à la hauteur de son instruction, qu'il avait construite par lui-même. Et les gens qui le fréquentaient, profs comme élèves, étaient d'un intellect navrant.
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Pire, certains le jalousaient. Quelque part, c'était un sentiment qu'il comprenait rationnellement – comment ne pas envier un génie lorsque l'on n'était qu'un insecte ? – mais il n'avait aucun moyen de compatir, car pour dire vrai, cela faisait longtemps que les émotions avaient laissé chez lui la place au raisonnement.
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Sauf en ce qui concernait Carl Powers. Si la plupart des gens l'indifféraient, Carl était différent. Il n'était ni son ami, ni quelqu'un de proche. Il était son persécuteur personnel, son harceleur.
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Carl l'attendait toujours à la sortie avec sa bande de copains pour lui soutirer de l'argent et le frapper un peu, histoire de « lui rappeler qu'il ne faisait pas la loi ici », ce qu'il n'avait de toute façon jamais prétendu faire – il se fichait bien de la loi régissant cet endroit.
Carl Powers réussissait l'exploit de le faire sortir de ses gonds, car il était parfaitement impuissant face à ses coups, et quand celui-ci riait, exhibant ses dents dans un sourire de triomphe primaire, le son de son rire était comme un tambour dans les oreilles de celui qui deviendrait Moriarty ; un martèlement constant qui frappait son crâne avec force, jusqu'à lui en donner la migraine. Et la colère montait en lui, tandis qu'il recevait les coups de pieds dans les côtes qui lui coupaient la respiration, que son nez saignait sur le trottoir, que ses affaires d'école était éparpillées sur le sol, parfois perdues dans le caniveau
La colère montait, montait...puis finissait par redescendre, laissant dans son sillage de l'amertume et du dégoût.
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Il y avait des questions : Pourquoi ? Pourquoi lui ? Pourquoi n'arrivait-il pas à se défendre ? Pourquoi était-il tétanisé quand ils approchaient ? Pourquoi ne les dénonçait-il pas ?
Il essayait de trouver des réponses objectives, mais évidemment elles étaient faussées. Tout était tronqué, amenuisé, distordu par ces sentiments spontanés qui lui sautaient à la figure comme de petits animaux hystériques, et le forçaient à voir la réalité en face.
Il avait peur.
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Cependant, la peur avait elle aussi sa solution. S'il y avait un problème, il fallait éliminer le problème.
James Moriarty s'attela à la mise en place de son premier meurtre.

Date: 2013-01-18 10:16 am (UTC)
From: [identity profile] chonaku55.livejournal.com
J'aime beaucoup ! J'aime qu'on sente bien le caractère de Moriarty, mais qu'on a un peu de peine pour lui. Et j'aime la fin.

Date: 2013-01-18 12:46 pm (UTC)
ext_1031108: (Default)
From: [identity profile] andersandrew.livejournal.com
Merci. C'est exactement ce que je voulais transmettre, je suis contente que ça marche ^^

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andysss

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