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[personal profile] andysss

Titre: Blow me

Fandom: Supernatural

Rating: NC-17
Genre: UA!Office, slash (PORN), hurt/comfort, relation un peu D/S
Personnages: gentle dom!Castiel/sub!Dean

Nombre de mots: 11034

Commentaire :

Quoi, j'avais dis que ma dernière fic de 3000 mots, c'était du gros oeuvre ? PFFFFF ! Ceci est la plus grosse fanfiction jamais publiée sur ce livejournal !

Joyeux 2014 tout le monde (et attention au virus croatoan, ça se chope partout, cette saleté)

Quelques mots à propos de cette fic : il s'agit d'un UA!Office, ma première entrée officielle au club des gens qui prennent leurs délires pour la réalité XD. Ici, nous avons donc Dean Smith, directeur marketing d'une grande entreprise, que nous avons entraperçu dans cet épisode mémorable où Dean mange de la salade XD Et Castiel Novak, comptable dans la même entreprise. Les deux sont légèrement (ou lourdement, selon le point de vue) OOC. J'espère avoir néanmoins gardé à l'esprit les principales caractéristiques des personnages. On verra bien ?

Dédicace à [livejournal.com profile] marryblack, puisque c'est avec elle qu'on s'était plus ou moins motivé à écrire ce genre d'UA ^^ et inspiré par ce gifset
Et comme LJ trouve mon post trop long, je dois le couper en TROIS....



Ses baisers s'égarèrent sur son torse et descendirent sur son ventre.
Sans le vouloir, Dean cambra le dos et geignit :
« Castiel ! »
Ce dernier esquissa un sourire en frissonnant contre sa peau chaude et satinée, juste au dessus du nombril. Il glissa sa langue dans le petit orifice, et le jeune homme poussa un cri de surprise en tressautant, le corps tendu par l'excitation.
La main de Castiel s'aventura sans difficulté entre ses cuisses et s'empara de ses bourses ; il sentit la verge durcir et frémir contre son poignet.
Dean tenta de se redresser, les sourcils froncés, le regard interrogateur, pressant de questions et d'envies. Ses cheveux ébouriffés lui donnait un air plus jeune, perdu, qui contrastait avec le sérieux de sa tenue et de sa position hiérarchique.
Cas le repoussa lentement, la paume sur le cœur. Sa langue suivit une ligne de poils fins qui menait à cet organe viril tant convoité, qui se dressait fièrement dans l'attente d'une attention toute particulière.
Ce que Castiel s'empressa de lui donner : ses doigts s'enroulèrent autour de la base avec fermeté, tandis qu'il goûtait avec précaution, du bout des lèvres, le gland rougit et humide.
.
Tout avait commencé un soir de novembre.
Dean s'ennuyait à son travail. Dehors il faisait froid, donc il n'avait pas envie de rentrer non plus. La nuit était déjà tombée, et les lumières artificielles rendaient l'enfermement dans les bureaux plus pénible encore en le rendant claustrophobe.
Il se leva et passa la tête par la porte de son bureau. Le couloir était désert, comme il s'y attendait. Il glissa une main dans sa poche pour vérifier qu'il avait de la monnaie, et il se rendit à la machine à café.
En passant devant l'open space, il entendit un unique cliquetis de clavier ; il restait donc quelqu'un, mais il ne le voyait pas.
Un instant, il se tâta de lui proposer de boire un café, et puis cette impulsion lui échappa et il continua son chemin.
Il ne prêta pas attention au cliquetis qui s'était arrêté.
.
Le distributeur à café était un énorme engin qui ronronnait comme un gros chat dans une petite pièce à la moquette tachée, et dégageant une odeur de renfermé. Pour le coup, ce n'était pas l'idéal pour échapper à la claustrophobie, mais l'appel de la caféine était le plus fort.
Dean aurait donné n'importe quoi pour boucler son dossier et sortir dans un bar, draguer de jolies filles, rentrer chez lui dans un état légèrement gris et se coucher après avoir dévoré son plat cuisiné quotidien. Ce n'est pas qu'il n'aimait pas cuisiner, mais sa vie était plus simple comme ça.
Il prit son gobelet et touilla son café en soufflant dessus.
« Bonsoir. »
Il se retourna, surpris. Un homme se tenait dans l'encadrement de la porte. Sa tenue était un peu débraillée, c'est la première chose que Dean remarqua – lui qui était toujours tiré à quatre épingle. En même temps, il avait un poste à hautes responsabilités et ne pouvait pas se permettre d'être négligé.
L'homme vînt à ses côtés et compta sa monnaie dans la paume de sa main. Il avait de longs doigts minces et de petites cicatrices blanchâtres sur les phalanges.
- Vous n'auriez pas 10 cents ?
Dean fouilla dans sa poche.
- Je ne crois pas...ah si, tenez !
Il lui tendit deux petites pièces, et l'autre esquissa un faible sourire.
- Merci.
Tandis qu'il enfilait sa monnaie dans la fente du distributeur, Dean le détailla plus attentivement. Il était brun, la trentaine bien entamée ; ses cheveux étaient décoiffés, comme s'il avait passé plusieurs fois la main dedans avec contrariété. Il avait une barbe de quelques jours, le col de sa chemise étaient ouvert et sa cravate avait été nouée à l'envers. Il était étonnant que personne ne lui en ait fait la remarque.
- Je ne vous ai jamais vu, vous venez d'arriver ?, demanda Dean avec assurance.
L'autre lui jeta un regard soupçonneux. Dean nota qu'il avait de grands yeux bleus qui lui donnaient un air candide et étonné.
- Je suis là depuis 8h ce matin, répondit l'inconnu, un peu abruptement, comme si on lui reprochait de ne pas faire son travail correctement.
- Non, répliqua Dean en souriant, je voulais dire, dans cette entreprise.
- Ah.
Et pendant plusieurs secondes, Dean attendit sa réponse ; il devait être gêné. L'homme prit son gobelet de café et fronça les sourcils en observant son contenu. Dean attendit patiemment.
- Non. Oui. Enfin, je viens d'être embauché.
Dean lui adressa un petit signe de tête compatissant.
- Ce n'est pas évident de s'intégrer à une équipe, n'est-ce pas ?
- Ce n'est jamais facile, répliqua l'homme dans un soupir. Je n'ai jamais été quelqu'un de très sociable.
- Au fait, je m'appelle Dean Smith.
- Je suis Castiel. Enchanté.
Dean se demanda si c'était son nom ou son prénom. En tout cas, c'était une drôle de façon de se présenter.
Malgré tout, il éprouvait de la sympathie pour ce type ; il avait l'air un peu paumé, mais gentil.
- Vous faites quelque chose après ? Ça vous dirait de prendre un verre ? Je connais un endroit sympa où j'aime aller pour me détendre après le travail...
Castiel sirota timidement son café.
- Ça ne me dérange pas, dit-il après quelques gorgées. Je vais chercher mes affaires et vous pourrez me rejoindre en bas.
Et il s'éclipsa, laissant Dean stupéfait. Il mit son attitude un peu cavalière sur le compte de son manque d'aptitude à la sociabilité.
Mais tout de même, ce type était un peu bizarre.
Non que ça lui déplaise totalement. C'était...rafraîchissant.
.
Le bar dans lequel ils allèrent était un endroit très bruyant. Il y avait du monde ce soir-là, et Dean vit au premier coup d'œil que cela mettait Castiel mal à l'aise. Il se tenait dans une posture très rigide sur son tabouret, son imper caramel sur les épaules, près à s'en aller, et ses sourcils restaient continuellement froncés.
- Vous voulez aller ailleurs ?, interrogea Dean avec un demi-sourire, en portant sa bière à ses lèvres.
Castiel lui jeta un coup d'œil étrange qui le fit frémir de haut en bas, lui faisant serrer les cuisses. Sa voix était rauque quand il prononça :
- Oui. Partons.
.
A présent, c'était au tour de Dean d'être mal à l'aise. Ils étaient passés par une supérette, avaient acheté de l'alcool, puis ils étaient revenus au bureau. Dean ne se souvenait pas avoir objecté quand Castiel lui avait indiqué la supérette ; il n'avait rien dit quand Castiel avait repris la direction des bureaux.
Et il ne disait toujours rien tandis qu'ils grimpaient les étages dans l'ascenseur. Le but de la sortie aurait dû être de quitter ces lieux, alors le fait d'y revenir ainsi était dérangeant. D'autant que si l'on apprenait qu'ils avaient apporté de quoi boire ici...
Il sursauta en sentant quelques choses effleurer ses fesses.
- Hm, désolé, je cherchais mes clefs, s'excusa Castiel, troublé.
Dean détourna vivement les yeux, embarrassé. Sa réaction était disproportionnée, en plus d'afficher clairement qu'il était tendu.
Lorsque les portes s'ouvrirent, Castiel passa devant lui, et naturellement, il le suivit.
- On s'installe dans ton bureau ?, questionna Castiel en désignant la porte où était inscrit « Dean Smith, Directeur des ventes et du marketing ».
- D'accord, murmura Dean en déverrouillant la porte.
Ce n'est qu'une fois rentrés qu'il se demanda comment Castiel, qui était nouveau, pouvait savoir où était son bureau. Mais il balaya la question qui ne semblait pas avoir grande importance.
Il retira sa veste, qu'il accrocha à un porte manteau. Son compagnon avait déjà enlevé son imperméable et ouvrait une bouteille. Il esquissa un vrai sourire qui montra ses dents et Dean lui trouva un je-ne-sais-quoi de spécial.
Castiel le regarda, et toujours souriant, porta le goulot à ses lèvres pour boire. Une brève bouffée de chaleur envahit les joues de Dean; il prit une autre bouteille qu'il ouvrit rapidement pour boire à son tour.
.
- J'ai jamais aimé travaillé dans les bureaux, avoua Dean après quelques coups dans le nez. C'est morne, c'est barbant. Mais une fois que tu as fait ton travail, pas besoin de te prendre la tête ensuite. C'est fait, c'est fait. J'évite d'en ramener à la maison, je préfère rester tard et en finir le plus vite possible. Tu comprends, c'est...
- Ton espace de liberté, termina Castiel, apaisant.
Dean hocha la tête, étonné.
- Ouais, c'est ça. Tu as tout compris.
Et il but une nouvelle gorgée. Sa gêne avait disparu, et à présent, il était bien. Un peu euphorique. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas passé un bon moment seul à seul avec quelqu'un qui l'écoutait parler. Le fait qu'au demeurant, il n'était pas quelqu'un de particulièrement bavard, ne l'empêchait pas de regretter ne pas avoir plus souvent l'occasion de se confier.
- C'est mon père qui voulait que j'ai une bonne situation, ajouta-t-il, un ton plus bas.
Le regard de Castiel s'assombrit et il dit tristement :
- On veut tous que notre père soit fier de nous. C'est naturel, Dean. Mais l'important, c'est avant tout d'être en harmonie avec toi-même.
Dean ricana.
- On dirait des conneries hippies, mec.
- Oui, peut-être, répliqua Cas en souriant, amusé.
La nostalgie s'évanouit dans ses yeux, et Dean sourit également.
- Il voudrait aussi que je me marie. Évidemment. Et qu'on ait des enfants.
- Tu as une...petite amie pour mettre à bien ce projet ?, interrogea Castiel, l'air de rien, en train de jouer du bout des doigts avec sa bouteille à moitié vide.
- Je sais pas si on peut dire ça. On se voit assez régulièrement, mais je considère pas que c'est sérieux entre nous, hésita Dean. Mais peut-être qu'elle, elle voudrait bien.
- Tu aimerais que ça le devienne ?, demanda Cas, à brûle-pourpoint, le cœur étrangement serré.
A nouveau, Dean ricana en l'épinglant du regard.
- Mec, je ne suis pas assez torché pour qu'on parle de mes sentiments, là tout de suite.
- Alors on n'est pas obligé de parler, répliqua Castiel.
Il quitta son siège avec la grâce d'un chat et s'approcha de Dean, qui était assis sur son bureau. Ce dernier ne bougea pas, imaginant que son compagnon voulait partir. Il le retînt par le bras, mais ce n'était pas nécessaire.
Castiel se pencha sur lui, et ses lèvres s'emparèrent des siennes sans demander la permission. Une main large se cala contre la nuque de Dean pour l'empêcher de reculer, même s'il ne comptait pas le faire.
Cas mordilla sa lèvre inférieure en insinuant sa langue dans sa bouche, très lentement, avec une douceur qui s'opposait à l'autorité de ses gestes.
Les bras de Dean se nouèrent autour de son cou, l'autorisant à se coller contre lui ; il pouvait sentir le début d'une érection contre sa cuisse. Il quitta sa bouche et embrassa sa mâchoire, puis sa gorge, sans que Dean fasse le moindre mouvement pour le repousser. Sa barbe de quelques jours râpait contre la peau douce, et Dean laissa échapper un gémissement en serrant Castiel contre lui.
Jamais Castiel n'aurait pensé que Dean serait aussi réceptif ! Il l'avait admiré de loin, depuis qu'il était arrivé dans ces bureaux. Ce n'était pas le genre d'homme à passer inaperçu. Élégant, charismatique...et tellement beau – Castiel avait presque honte quand il se surprenait à mater son joli petit cul, parce que ce n'était pas son genre de craquer pour le physique des gens. C'était indécent ; tout en Dean Smith dégageait quelque chose de sensuel, même ses gestes les plus banals, comme de desserrer un peu le nœud de sa cravate, ou simplement déglutir quand il prenait un café. Maintenant qu'ils étaient si proches, ses yeux verts faisaient chavirer Castiel dès qu'il y plongeait un peu trop longtemps. Il préféra fermer les paupières et se laisser guider par son corps.
Il agrippa sa cuisse et Dean enroula naturellement sa jambe autour de sa taille. C'est alors que Cas le renversa sur le bureau, sans prêter garde au pot à crayons qui tomba par terre, dans un élan bestial de désir primaire. Dean haleta en se pressant contre lui, ses mains tirant sur sa chemise pour la lui arracher. Castiel le mordit à l'oreille et il couina de plaisir, les doigts crispés sur ses épaules.
C'était totalement inédit pour Dean de se retrouver dans cette position. Habitué à avoir le dessus, il ne s'attendait pas à se comporter ainsi, ni au soulagement que cela lui apportait d'être dominé. C'était un certain réconfort d'abandonner la responsabilité de l'acte et de laisser l'autre prendre les devants. Il ne risquait rien, ou du moins c'est ce qu'il pensait à travers les brumes de l'alcool et du plaisir ; il suffisait de se laisser porter et d'accepter de perdre pied, ce qui lui convenait tout à fait.
Soudain, Castiel se détacha de lui. Dean gémit en se redressant, frustré. Les yeux de Cas se plissèrent et il le retourna brutalement sur le bureau, à plat ventre.
- AH ! Cas, qu'est-ce que...
- Chhhh, susurra ce dernier contre son oreille, tandis que ses mains jouaient sur les hanches du cadre, défaisant lentement la ceinture.
Dean se cambra en s'agrippant au sous-main en cuir ; son pantalon glissa le long de ses cuisses, suivies par des mains fermes qui malaxèrent ses fesses à travers son boxer.
- Bordel !, gronda Dean, terriblement frustré.
Le corps de Castiel se blottit contre son dos et il emprisonna son lobe d'oreille dans sa bouche pour le suçoter, pendant que ses doigts agiles dénudaient son entrejambe. Il l'empoigna, faisant sursauter Smith, et commença à imprimer un mouvement de va et vient sur le sexe durcit emprisonné contre sa paume. Il caressa la joue de son partenaire et toucha ses lèvres charnues ; celles-ci s'entrouvrirent pour laisser échapper un gémissement de désir. Son index et son majeur s'insinuèrent contre sa langue, sur ses dents parfaitement alignées, tandis qu'en bas, il lui prodiguait un délicieux massage, profitant de sa paralysie pour embrasser sa nuque, savourer le contact de sa peau, la chaleur de leur étreinte, l'odeur de Dean, de ses cheveux. Ça avait quelque chose de très animal pour Castiel de se retrouver ainsi, dominant un autre homme. Il était habituellement d'un tempérament calme et mesuré, mais – il s'en était rendu compte dans la soirée – Dean faisait ressortir son caractère autoritaire, comme s'il cherchait à compenser leur différence hiérarchique. Et l'alcool aidant son attirance à se manifester, il n'avait pas pu résister à l'envie de le plier, et c'était d'autant plus exaltant que Dean répondait favorablement.
« Que peut-il bien se passer dans cette jolie tête ? », se demandait vaguement Castiel en mordillant le cartilage de l'oreille, le nez dans les cheveux châtains.
Ça faisait des lustres qu'on ne l'avait pas touché ; Dean Smith, sous ses airs d'enfant sage – bien habillé, toujours au petit soin pour ses parents, brillant cadre supérieur d'une grande entreprise – avait des besoins très stricts en matière de sexe. Mais comme il rechignait à s'engager avec sa petite amie actuelle, celle-ci refusait de le voir, et il avait été en quelque sorte forcé à l'abstinence depuis un long moment.
En plus, personne ne l'avait jamais touché comme le faisait Castiel ; il n'avait jamais couché avec un homme, il n'avait jamais imaginé le faire, parce que les homosexuels le mettaient mal à l'aise, le sujet formait une sorte de tabou dans son esprit qui le crispait dès qu'on en parlait autour de lui. Ce n'est pas qu'il était contre, les autres pouvaient bien faire ce qu'ils voulaient, mais pour lui, il aurait eu l'impression de trahir – son père, ses espoirs – ses obligations et la vision qu'il se faisait de lui-même, de sa masculinité.
Ça avait une place énorme dans sa vie, résultante de son éducation ; il était cloisonné dans un rôle prédéterminé auquel il ne pouvait pas déroger. En fait, ça lui faisait presque peur de se lancer dans l'inconnu ; rien n'était plus réconfortant qu'un destin bien tracé.
Pourtant, une part de lui se rebellait à cette idée. Cette même part de lui qui avait décidé de faire confiance à Castiel à partir du moment où il avait proposé de boire un verre ensemble. C'était spontané, déraisonnable, comme ce qu'ils étaient en train de faire maintenant, à moitié ivres, et c'était ce qu'il voulait, parce que ça bousculait ses petites habitudes, que c'était dangereux, et putain, c'était comme sortir de l'eau après une plongée trop profonde sans masque à oxygène !
- C'est bon !, s'exclama-t-il, et les doigts de Cas quittèrent sa bouche pour se frayer un chemin humide dans la raie de ses fesses.
Il ferma les yeux, appréhendant ce qui allait suivre. Les doigts couverts de salive tâtonnèrent à cet endroit si intime que cela lui fit monter le rouge aux joues, même après tout ce qu'ils avaient déjà fait. Il sentit le souffle de son amant accélérer dans son cou, et cela l'excita davantage. Il cambra les reins, et tout doucement, quelque chose entra en lui.
- Han ! Haaan !
- Ça va aller, murmura Castiel en massant ses bourses, interrompant la masturbation pour laisser l'orgasme en suspens.
- Encore, râla Dean. Continue...devant.
L'autre émit un petit rire. La chair était brûlante et moite dans sa main, et ça le faisait bander de tenir sa verge tendue, en enfilant ses doigts à l'intérieur de son cul vierge. C'était tellement plus facile que ce qu'il imaginait...
Il se pressa contre lui, et la bosse dans son pantalon se frotta lascivement contre la cuisse du jeune cadre. Celui-ci haleta sans prononcer un mot, déjà trop conscient de s'être soumis volontairement à ce petit jeu sexuel de pouvoir et de faire voler en éclats ses convictions sur la virilité.
Poussant d'avant en arrière son index et son majeur à l'intérieur, Castiel parvînt à effleurer un point stratégique ; Dean tressauta, pris par surprise, et ses muscles se resserrèrent brusquement.
Cas retira prestement ses doigts et déboutonna sa braguette. Excité, il donna de petits coups de rein, la queue dressée contre le galbe des fesses.
- Arrête..., hoqueta Dean en frémissant. On ne peut pas...
Castiel lui fit tourner la tête et l'embrassa en s'imbriquant lentement en lui. La poussée coupa la respiration de Dean, mais sa bouche étant sollicitée par le baiser, il se força à reprendre une inspiration sifflante ; un couinement assez malvenu lui échappa, et Cas lui caressa la joue, le regard empli de sollicitude, ce que Dean ne pouvait pas voir, dans la position où il était. Il ferma les yeux, concentré sur la verge chaude et dure le transperçant ; il ne savait pas encore si c'était désagréable ou pas. Ça progressait lentement en lui, c'était gros et difficile à accepter en tant que mec, mais c'était excitant, diablement excitant.
Il se cambra tandis que Castiel approfondissait son avancée, et bientôt, ses cuisses claquèrent contre celles de Dean. Ce dernier poussa un râle de plaisir ; ils étaient parfaitement emboîtés.
Alors la main de Cas revînt à la charge entre ses jambes, lui prodiguant de nouvelles caresses électrisantes. Son pouce traçait de petits ronds sur le sommet de son gland sensible, créant un effet délicieux, au rythme entamé par ses coups de hanches. Dean sentit le bureau trembler sous lui, et il s'offrait de plus en plus au plaisir qui le submergeait.
- Oh...OH...oui...
Les lèvres de Castiel se perdirent dans son cou, et Dean s'abandonna à lui, complètement submergé de tout côté. La jouissance le frappa violemment, comme un coup de tonnerre, et le plongea dans un état de transe extatique qui dura plusieurs longues secondes, effaçant toute notion de morale, de peur ou de jugement.
Cas crispa une main sur sa taille, en grinçant des dents, besognant violemment ce cul serré, et il atteignit l'orgasme sous la pression exercée à l'intérieur, dans un grognement bestial. Sa semence envahit l'espace étroit, le soulageant provisoirement de son désir. Il se laissa aller contre son amant, et le prit doucement dans ses bras, ressentant comme un lien qui se tendait entre eux désormais. Ils ne se connaissaient pas encore très bien, mais à ce moment-là, Castiel, au milieu des effluves de l'alcool et du sexe, se sentait bien contre lui, comme s'ils avaient toujours été proches.
Cas n'était pas du genre à s'attacher à n'importe qui, ni à privilégier les coups d'un soir. Cette étreinte...pour lui, c'était quelque chose d'important. Peut-être pas de sérieux, car après tout, ils n'en avaient pas discuté au préalable, mais il aimerait que ça le devienne.
Un sentiment de possessivité lui fit resserrer ses bras autour du corps sous lui. Dean grogna, toujours perdu dans des restes d'extase.
La culpabilité se fit jour dans l'esprit de Castiel à mesure qu'il dégrisait un peu. Il se redressa vivement.
Dean roula lentement sur une épaule pour le regarder ; il avait froid tout à coup, et il avait encore les pensées embrouillées – il faut dire qu'il avait bu plus que son camarade.
Celui-ci commença à se rhabiller.
- Je suis désolé, marmonna-t-il, penaud.
Il prit son trench-coat et tituba jusqu'à la porte. Dean ouvrit la bouche pour l'appeler, mais sa langue était pâteuse, et le temps qu'il se remette les idées en place, Castiel était parti.
Le cadre se redressa à son tour, contempla le désordre autour de lui, puis regarda ses jambes nues. Il avait mal au cul, aux reins, aux cuisses, et quelque chose suintait.
- Merde..., fit-il en essayant d'empêcher sa voix de trembler pendant qu'il ramassait ses vêtements.
.
La petite bestiole verte hocha la tête en signe d'acquiescement. Castiel lui rendit un regard impénétrable, comme s'il tentait le premier de déchiffrer quelques mystérieuses confidences que lui ferait l'étrange créature.
- Heu...c'est qu'un troll en plastique, tu sais ?, dit son collègue, mal à l'aise.
Castiel cessa de fixer l'objet décoratif pour revenir sur son propriétaire.
- Le rapport devait être prêt pour aujourd'hui, dit-il sur un ton marqué de reproches.
Lui-même avait passé une partie de sa soirée dessus, l'autre moitié ayant été consacrée à boire des bières en compagnie de Dean Smith, et les conséquences qui s'ensuivirent.
L'autre haussa les épaules.
- Je le finirais aujourd'hui.
Un soupir aux lèvres, Castiel retourna à son poste de travail. Il était crevé, il avait encore des nausées et une migraine qui menaçait de se repointer à tout moment. Mais ce n'était pas ce qui le tracassait le plus.
Il n'avait pas vu Dean se matin, en passant comme de par hasard près de son bureau. Peut-être était-il arrivé en retard ; après tout, il avait bu plus que lui, et surtout, après ce qui s'était passé...
Il secoua la tête. Il était en train de bosser, il ne fallait pas qu'il repense à ça. En plus, ça le faisait se sentir encore plus coupable.
Il se leva, décidé à retourner voir, quand il entendit la voix de Dean dans le couloir.
- ...arrivé en retard ce matin.
- Vous avez une sale mine, répondit son interlocuteur. Vous auriez peut-être mieux fait de rester au lit.
- Ah, mais que ferait Roman Entreprise sans son directeur marketing ?, ironisa Dean. Non, je ne peux pas me permettre d'être absent, j'ai un rendez-vous cet après-midi avec les responsables du département recherches qui viennent exprès de Seattle...
Castiel se rassit sur sa chaise et tourna le dos au couloir pour ne pas être vu depuis celui-ci. Les voix s'éloignèrent.
Bon, visiblement, il allait bien.
« Tellement bien qu'il fait des plaisanteries avec un autre homme. En fait, ce qui s'est passé hier n'avait aucune importance pour lui. Il s'en moque. Tu pourrais tout aussi bien n'avoir jamais existé. », grogna une petite voix sournoise dans sa tête.
Il la fit taire. Il avait du travail.
.
Loin d'être une petite nature, Dean grimaça pourtant en avalant son café assaisonné d'aspirine. C'était amer.
Il avait oublié de mettre son réveil hier, mais ça n'était pas grave, parce qu'à 5h pétantes, il était debout, ou plutôt, recroquevillé dans sa salle de bain avec un mal de ventre pas possible.
Il se sentait vidé. Le moral dans les chaussettes aussi. Mais il fallait bien qu'il gagne sa paye, et s'il n'aimait pas beaucoup son travail, il était consciencieux.
A côté de lui, deux types discutaient autour de la machine à café.
- Et il me dit « le dossier était à rendre aujourd'hui. ». On aurait dit que je venais de tuer sa mère. Sérieusement, ce gars-là est totalement bizarre.
- Ça ne l'empêche pas d'avoir du succès. Jen, du service paie, dit que beaucoup de filles aimeraient lui mettre le grappin dessus.
L'autre eut un rictus; celui-là même qui avait une petite bestiole verte posée sur son bureau.
- Bah, c'est peine perdue. Il doit être pédé, pédé comme un phoque, si tu veux mon avis.
Ils gloussèrent, et Dean se demanda vaguement de qui ils pouvaient bien parler. En tout cas, il n'aimerait pas être à sa place.
- C'est vrai que bon, Castiel, ça fait un peu...je sais pas. C'est bizarre comme nom.
- Un truc New-Age, j'imagine..., supputa l'un des deux hommes en touillant son café.
Il s'interrompit et ils levèrent les yeux sur Dean, qui s'était raidi, puis lentement tourné vers eux.
- Vous n'avez rien de mieux à faire que de cancaner comme deux vieilles filles en mal de ragots ?, gronda-t-il.
- On ne fait rien de mal !, se justifia l'un, sur la défensive.
- Ah non ? Alors allez donc le lui dire en face, au lieu de baver dans son dos, rétorqua Dean.
Les deux hommes se turent, puis ils sortirent de la salle de pause, l'air agacé.
Le jeune cadre vida son gobelet d'une traite et le froissa dans sa main dans un craquement sec, avant de le jeter dans la poubelle sans y penser.
Il était en colère et il ne savait même pas pourquoi.




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