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Titre: Blow me

Fandom: Supernatural

Rating: NC-17
Genre: UA!Office, slash (PORN), hurt/comfort, relation un peu D/S
Personnages: gentle dom!Castiel/sub!Dean


Suite de la partie 1

La journée fût longue. Cas n'arrêtait pas de fixer l'heure dans le coin de son écran d'ordinateur pendant qu'il tapait, ce qui l'empêchait de se concentrer sur ce qu'il faisait. Il n'arrêtait pas de recommencer, et de vérifier derrière s'il n'y avait pas d'erreur.
Il avait l'impression d'être monté sur ressorts. S'il quittait son siège, il risquait de sauter en l'air jusqu'au plafond. Pourtant, après quelques hésitations, c'est ce qu'il fit. Cela faisait des heures qu'il tapait à son clavier, il avait mal partout. L'open-space était quasiment vide. Les gens avaient commencé à rentrer chez eux.
Il s'étira discrètement et se rendit aux toilettes. Il avait besoin de se rafraîchir un peu s'il voulait se remettre au travail sérieusement. Ça n'avait pas de sens.
Ses pensées ne cessaient de revenir à Dean, à ce qu'il lui avait fait...et à la discussion qu'il n'avait pas eu.
Il poussa la porte des WC et se passa un peu d'eau sur le visage.
Il aurait pourtant eu des choses à lui dire. D'abord, s'excuser d'avoir été brutal, d'avoir profiter de la situation...oui...non...il faisait tout dans le désordre. Il aurait dû lui dire en premier lieu qu'il lui plaisait. Enfin, ça n'aurait pas été très naturel de l'annoncer tout de go, d'autant plus que, d'après les informations que Castiel avait pu glaner, Dean était hétéro. Lui aussi. Enfin, par défaut, sans doute ? La question de l'orientation sexuelle n'avait jamais eu grande importance pour Castiel, et il avait été attiré par Dean tout de suite, au premier coup d'œil.
Mais ça, Dean ne pouvait pas le savoir.
« Il doit vraiment me prendre pour un type léger... », marmonna le brun en se regardant dans le miroir au dessus des lavabos.
Il se sourit à lui-même, néanmoins ça n'eut pas l'effet escompté et ses lèvres formèrent un rictus blasé. Il avait décidément du mal à communiquer ; ce n'était pas nouveau.
Il soupira, puis se passa une main humide dans les cheveux.
- J'aurais dû lui dire dès le début, bougonna-t-il, exaspéré par ses propres tergiversations.
Derrière lui, la porte d'une cabine s'ouvrit lentement, et Dean en sortit ; il tentait vainement de cacher son embarras et se dirigea vers le lavabo à l'opposé de Castiel, en l'ignorant sciemment.
Ce dernier le suivit du regard dans la glace, et se tourna vers lui. Il l'observa pendant qu'il prenait du savon au distributeur, puis qu'il se lavait les mains.
Dean sentait l'attention de Castiel portée sur lui, et cela le gênait. Il avait la tête en ébullition ; il ne savait pas quoi penser de ce qu'il avait entendu. De quoi parlait-il ?
Plus important : comment se sortir de cette situation ?
Il repensa à hier. Une image lui revînt, ou plutôt une sensation. Son corps dur contre le sien, les fluides entre ses cuisses, sur ses lèvres, les baisers, ses mains, et la brûlure intense...
A mesure que les souvenirs lui revenaient, ses joues s'embrasaient, et il laissait l'eau couler sur ses mains sans s'en apercevoir.
- Hey.
Il tourna la tête, hébété. Castiel s'était approché et le dévisageait d'un air inquiet. « Craquant », pensa-t-il sur le moment avant de se rabrouer mentalement.
- Bonjour...tu...tu vas bien ?
Dean planta les yeux dans ceux de Cas, le mettant au défi de soutenir son regard.
Mais Cas avait beau arborer un air adorablement hésitant, il le fixa sans sourciller. Tellement honnête et droit. Dean aurait bien voulu savoir ce qui se cachait derrière ce bleu limpide. Quelles émotions pouvaient bien agiter son compagnon de beuverie ? Avait-il des regrets ?
Dean baissa les yeux sur la cravate mal nouée de Castiel, et machinalement, il tendit les mains pour l'arranger ; il suspendit son geste un instant. Comme Cas n'avait pas l'air de se dérober, Dean franchit le pas ; un peu comme s'il plongeait en apnée, il prit une inspiration et commença à refaire le nœud.
Il répondit en grognant :
- On a connu mieux. Mais je survivrait. Pour ce qui est d'hier soir...
Il s'apprêtait à dire un truc du genre « c'était une belle connerie, alors on oublie ça, okay ? », mais Cas le devança en plaquant sa bouche sur les sienne dans un élan de passion. Ses belles mains fermes vinrent se poser contre sa joue et sur sa nuque, déclenchant un frisson le long de sa colonne vertébrale. Une sorte de soulagement incongru le libéra de la tension qu'il retenait, inconsciemment, dans tout son corps ; il se détendit contre Castiel, se blottissant contre lui pendant que son amant approfondissait le baiser.
Il y avait un immense besoin dans cette embrassade incontrôlée, une avidité empressée, cherchant à combler un gouffre béant les séparant, à la pensée de toutes ces heures qu'ils auraient pu passer à se peloter dans un coin, au lieu de travailler chacun de leur côté en pensant à l'autre, et se découvrir davantage, parce que la nuit dernière avait été trop rapide, incomplète, et qu'ils n'avaient pas pris le temps de bien savourer le désir allumé entre eux.
Tout doucement, Castiel fit reculer Dean jusqu'à une cabine ouverte, et ils se faufilèrent à l'intérieur. Castiel se détacha une seconde, pour refermer la porte et tirer le loquet. Dean gémit et embrassa encore ses lèvres, les mains accrochées à sa veste, réclamant égoïstement qu'il ne s'occupe que de lui. Il avait l'impression de faire quelque chose d'interdit, de dangereux, et c'était encore plus grisant, ça éloignait toute autre considération, telle que le fait que cette fois, il était sobre.
Castiel passa les doigts dans les cheveux impeccables de Dean, y semant un désordre indescriptible. Il sourit contre sa bouche ; cette fois, c'était un vrai sourire de bonheur qui fit pétiller ses yeux.
Ils s'écartèrent légèrement l'un de l'autre, haletant.
- Wow, déclara simplement Dean.
Les jambes flageolantes, il s'assit sur le siège des toilettes. Se retrouvant nez à nez avec l'entrejambe de son camarade de jeu...
Castiel lui caressa la joue dans un étrange mouvement de propriété et Dean leva les yeux. Doucement, il toucha la bosse qui se formait dans le pantalon de Cas, tout en le contemplant intensément. Le brun déglutit en frémissant ; ses doigts caressèrent la nuque de Dean et le duvet soyeux à la naissance de ses cheveux. Le jeune directeur marketing se rapprocha. Il ferma les yeux posa ses lèvres sur la braguette. Castiel le regarda faire, fasciné.
Dean pressa sa bouche contre la bosse dont il sentait à peine les contours sous le tissu tendu. Il sortit la langue et se mit à laper avec empressement. Ça sentait le propre, la lessive. Il s'empara de la ceinture de Castiel, et les mains tremblantes d'impatience, il la déboucla.
Castiel s'adossa contre la porte de la cabine, se laissant déshabiller. Dean fit tomber son pantalon à ses chevilles, et ses lèvres chaudes s'emparèrent de son sexe, à travers le boxer. Il se rua dessus avec avidité, léchant la forme moulée dans le sous-vêtement. Puis il retira celui-ci, et resta figé.
C'était la première fois qu'il se retrouvait face à un pénis. Cette réalisation le fit douter. Il leva à nouveau les yeux vers Cas. Ce dernier lui rendit son regard, penchant la tête sur le côté. Ses doigts se crispèrent sur sa nuque, l'invitant à continuer.
Le cadre hésita encore une seconde, avant d'ouvrir la bouche et d'enfiler le gland dedans.
Cas se crispa contre lui, contre l'incongruité du contact sur sa queue. C'était très différent de ce qu'ils avaient déjà fait.
Dean faisait très attention à ce qu'il faisait. Il avait déjà vu des filles opérer sur lui ce genre de chose, mais il n'avait jamais pratiqué lui-même. C'était étrange, déroutant, intimidant également, et ses oreilles étaient brûlantes, parce qu'il avait un peu honte, mais ça ajoutait davantage au côté émoustillant de la chose. Le sexe sur sa langue était en érection, et Dean savait exactement quelles sensations il procurait à son partenaire en le suçant langoureusement – du moins, c'est ce qu'il essayait de faire. C'était moins facile que ça en avait l'air. La concentration ne nuisait pourtant pas à son excitation, qui montait à mesure que Castiel l'encourageait, la main dans ses cheveux et la respiration haletante.
Le brun appréciait la fellation ; donnée sans même qu'il ait eu à demander, elle le rassurait sur les sentiments de Dean à son égard. La tendresse dont il faisait preuve le touchait énormément, et il pouvait la sentir à travers ses efforts. Ses mains caressant ses bourses, son ventre ; sa bouche avalant son membre, lui prodiguant un rythme lent ; son regard, enfin, magnifique, et entièrement tourné vers lui.
Il était le centre de son univers, en cet instant précis, et c'était, inconsciemment, ce à quoi il aspirait depuis le début. C'était une émotion violente, mêlée de possessivité, d'égoïsme, d'envie et d'admiration. Dean était comme un tigre, sublime, sauvage, et sa beauté l'avait séduite, aussi simplement que ça. Peut-être que c'était ça le coup de foudre. Mais en tout cas, maintenant qu'il l'avait sous la main, il comptait bien le dompter. S'il lui en laissait l'occasion, Castiel n'hésiterait pas à lui passer la corde autour du cou.
Après tout, s'il attendait trop, il risquait de le laisser filer avec quelqu'un d'autre. Cette pensée seule lui fit serrer le poing, et Dean étouffa un grognement tandis qu'il s'enfonçait un peu plus dans sa bouche onctueuse. Le plaisir grimpait rapidement, et il s'écarta brutalement, dans l'intention de jouir ailleurs, peut-être dans un mouchoir, mais au lieu de ça, il riva ses yeux, d'un bleu profond, à ceux de Dean, et il éjacula sur son visage ; le sperme aspergea son nez et ses lèvres charnues. Dean ferma les paupière dans un mouvement de recul, rompant le contact.
Alors Castiel put se rhabiller, le souffle court.
Dean fit la moue, quelque peu vexé et honteux. Il tira, rageur, sur le dévidoir à papier toilette, et en déchira toute une bande pour s'essuyer les joues.
- C'est dégueulasse, marmonna-t-il.
- Tu aurais préféré que je le fasse dans ta bouche ?, chuchota Cas avec un demi-sourire.
Dean faillit répondre oui et se ravisa au dernier moment.
- Pas vraiment.
Cas se pencha pour l'embrasser, sans se soucier des traces de semence encore présentes sur ses lèvres.
- Merci, c'était très bon, admit-il.
Et le compliment agaça Dean autant qu'il le rendit absurdement heureux.
.
C'était devenu leur petit secret. Ils se retrouvaient quand ils le pouvaient, parfois seulement pour discuter – et c'était agréable, vraiment, parce que Castiel n'avait pas l'habitude d'être aussi proche de quelqu'un, d'être détendu et de rire ; ils s'entendaient bien, Cas apprenait plein de choses sur Dean, pendant que ce dernier essayait de creuser de son côté –, d'autres fois pour faire l'amour. Ils allaient souvent à l'appartement de Dean, ou bien, s'il était tard et que tout le monde était parti, dans son bureau. Castiel était très mystérieux, ce qui rendait Dean d'autant plus curieux à son sujet. Il ne voulait pas lui dire où il habitait, et il avait consentit à contrecœur à s'acheter un portable pour qu'ils puissent se joindre pour se donner rendez-vous. Dean ne comprenait pas sa réserve, alors que par ailleurs, il était l'instigateur de leur relation, et qu'il était toujours le premier à proposer de se voir – en vérité, il aimait aussi ça, parce que ça le faisait se sentir désiré, et il ne pouvait pas y résister.
Mais Castiel était comme ça, à la fois distant et tendre, à la fois réservé et autoritaire. Peut-être pour contrebalancer l'ambiguïté qu'aimait cultiver Dean vis à vis de ses sentiments.
C'était amusant de se cacher, les premiers temps du moins, mais Castiel sentait que ça plaisait davantage à Dean qu'à lui, et que le jeune cadre trouvait cette situation un peu trop confortable ; personne ne savait rien de leur relation, donc elle n'avait pas de conséquences réelles, comme si elle n'existait pas. Mais les semaines passant, Castiel devenait plus possessif, plus attaché. Il n'aimait pas l'idée qu'on puisse croire que Dean était libre : il ne l'était pas, il était à lui. Il aurait voulu l'inscrire sur son corps, le marquer de façon visible, pour que personne ne puisse jamais l'éloigner de lui.
Et aussi, si Dean acceptait ces marques d'affection officialisant en quelque sorte leur relation, cela serait aussi une manière d'admettre qu'il éprouvait quelque chose pour Cas.
Pour le moment, Castiel se satisfaisait de ce qu'ils partageaient. C'était intense, après tout, et il voyait des liens invisibles se tisser entre eux à chaque rencontre. Chaque sourire, chaque confidence que Dean lui faisaient étaient des indices lui permettant de croire qu'il y avait bel et bien quelque chose de fort entre eux. Chaque invitation à rester dormir chez lui...et pourtant, il refusait toujours, par principe, par peur d'afficher une quelconque faiblesse durant son sommeil. Castiel préservait égoïstement son intimité tout en espérant que Dean lui ouvrirait complètement la sienne.
Sauf qu'un soir, tout avait dramatiquement basculé.
.
- Je n'ai jamais vu de western, confessa Castiel en prenant une gorgée de sa bière, assis à la table de la kitchenette.
- Tu plaisantes ?, s'exclama Dean. Les westerns, c'est le fondement de notre culture !
- Ah bon ? Je pensais que c'était la Constitution et le Capitalisme, répliqua Cas avec une ombre de sourire sarcastique.
Dean balaya la pique d'un revers de la main au dessus de son assiette vide.
- Bon, c'est décidé, ce soir, il faut absolument que tu en regardes un. Je vais jeter un œil à ma vidéothèque, et ensuite...
La sonnerie stridente de l'interphone retentit, les interrompant. Dean fronça les sourcils en se levant. Cas le suivit du regard.
- Oui ?, fit le jeune cadre en décrochant le combiné.
Castiel tendit l'oreille.
- C'est Risa. Je peux monter ?
- C'est à dire que...je ne suis pas seul, et...
- QUOI ? Oh, attendez, tenez la porte...
Il y eut un claquement sec, et tandis que Dean coupait l'interphone, le martèlement rapide de talons hauts se fit entendre dans les escaliers puis sur le pallier, résonnant dans le silence qui s'était installé dans l'appartement. Puis on toqua à la porte, fermement.
Avec un soupir résigné, Dean ouvrit la porte. La jeune femme le repoussa vivement et entra.
- Où est-ce qu'elle est ? J'arrive pas à croire que...
Elle se figea sur le seuil de la cuisine. Dean la rejoignit en râlant :
- Hey, qu'est-ce que tu fous ? De quoi tu parles ?
Castiel jeta un regard intrigué à la petite amie de Dean ; un instant, sa surprise se lut clairement sur son visage, puis il se referma comme une huître.
- Bonsoir, dit-il d'un ton neutre.
Risa rougit et bafouilla.
- Oh, pardon...
Elle se tourna vers son amant.
- Je...je suis désolée. Comme ça fait un moment qu'on ne s'est pas vu...quand tu as parlé de quelqu'un, j'ai cru...aaaah, je me sens vraiment mal !
Elle refoula dans l'entrée, les mains tremblantes. Dean lui murmura quelque chose, d'une voix douce, sans que Castiel entende de quoi il parlait. La jeune femme grimaça, mais finit par lui sourire et enlaça son cou. Il se pencha pour l'embrasser, la main dans ses cheveux bouclés.
Puis Risa se détacha lentement, les yeux brillants.
- Tu m'excuseras auprès de ton ami. Et encore désolée d'avoir fait irruption comme ça.
- Ce n'est rien.
- Mais la prochaine fois, n'attends pas plusieurs semaines avant de me rappeler, idiot !, le gronda-t-elle gentiment avant de sortir.
Une fois qu'elle fut partie, Dean verrouilla à nouveau sa porte ; soudain, il fut retourné et plaqué violemment contre le mur.
- Qu'est-ce que c'était ?, s'énerva Cas. Je croyais que tu avais arrêté de la voir !
- C'est ce que j'ai fait, se défendit Dean. Lâche-moi !
Il repoussa vivement Castiel.
- Qu'est-ce qui te prend ?
Le brun le fusilla du regard.
- Tu ne lui as pas dis que c'était fini.
- Pourquoi ça serait fini avec elle ?, rétorqua Dean, acide. Ça ne te concerne pas.
- Parce que tu es à moi !
- Qui a dis ça ?, éclata Dean. Redescend de ton nuage ! Je ne suis pas un PUTAIN de jouet !
- Et moi...je suis quoi, alors ?, interrogea Castiel du bout des lèvres, la voix rauque.
Dean ne sut quoi répondre. Il ouvrit la bouche, mais rien ne vînt.
- C'est bien ce que je pensais, lâcha Cas.
Il reprit sa veste sur le porte-manteau. Dean se tourna vers lui dans l'intention de le retenir, mais finalement, il le regarda s'en aller en claquant la porte.
Il se retrouva seul, dépité.
.
Après ça, Dean réalisa vraiment ce que voulait dire la frustration.
Ce n'était pas strictement sexuel, même si la masturbation n'arrivait qu'à le soulager partiellement, mais c'était bien plus profond que cela ; il aurait pu rappeler Risa, pourtant il ne l'avait pas fait.
Il n'avait pas non plus envie d'aller draguer dans un bar.
Aussi étonnant que cela pouvait paraître, c'était la compagnie de Castiel en particulier qui lui manquait. Tout était devenu insupportable : se lever le matin au son du réveil, bosser toute la journée, rencontrer des gens qui voulaient toujours la même chose – le mettre à l'épreuve, savoir s'il y avait quelque chose derrière sa belle gueule – et le soir, retourner à la maison pour manger seul et aller se coucher tôt après quelques verres de whisky. La routine à laquelle il était habitué naguère lui paraissait désormais insurmontable. Comme s'il n'y avait plus rien qui le séparait d'un abîme insondable dans lequel il n'osait pas regarder avant, de peur de tomber dedans ; et maintenant, il avait le nez dessus, et il perdait définitivement l'équilibre.
En fin de compte, son existence était d'un vide impressionnant. Mais il ne s'en apercevait que depuis que Castiel n'était plus là.
Ce dernier vivait leur séparation avec une sérénité apparente. Il était un très bon menteur. La jalousie le possédait à chaque instant, formant une boule d'angoisse noueuse au creux de son estomac. Il craignait que Dean ne se tourne vers quelqu'un d'autre, qu'il retourne avec sa petite amie, qu'il oublie son existence.
Pourtant, au travail, personne n'aurait pu imaginer qu'il sortait d'une déception amoureuse. Car c'était clairement ce qu'il vivait : Dean l'avait trahi en prétendant avoir coupé les liens avec sa copine. Il s'était assuré un plan B si jamais les choses tournaient mal pour lui, il s'était protégé avant tout, sans jamais admettre sa responsabilité dans leur relation.
Et pour ça, Castiel ne pouvait pas lui faire confiance.
.
Jusqu'à aujourd'hui, Dean n'avait jamais été vraiment jaloux. Il avait toujours été plutôt mesuré dans ses sentiments envers autrui, et surtout, très sûr de son charme. Les filles qu'il avait fréquenté jusqu'alors pouvait bien aller voir ailleurs, il était sûr qu'elles reviendraient, et le fait étant que c'était toujours ce qui s'était produit.
Mais alors qu'il jouait avec sa monnaie en se dirigeant vers la machine à café, il entendit des femmes bavarder dans la salle de pause.
- J'ai invité Castiel à sortir.
- Castiel, c'est le nouveau au service compta, celui avec les yeux bleus et les cheveux décoiffés ?
- Oui, c'est ça. Celui avec la cravate toujours mal nouée.
- Et alors ? Vous allez aller où ?
- Oh, boire un verre, je pense. C'est difficile de discuter avec lui, et puis on n'est pas au même étage...enfin, à chaque fois que je vais à la compta, c'est à lui que je m'adresse, alors ça crée des liens...il est gentil, très galant, un peu...gêné, mais c'est mignon...
Cas était loin d'être « gêné » avec Dean quand il le prenait comme une chienne sur son propre bureau. C'était agaçant de penser qu'il ne lui montrait qu'une facette de sa personnalité.
Le jeune directeur serra le poing, le bras tremblant. Il s'éclipsa avant d'en entendre davantage.
Il était furieux.




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