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[personal profile] andysss
Titre : Dirty talk
Fandom : Supernatural
Rating : M
Genres : UA Université, Romance fluff et PORNY-KINKY
Personnages : Benny/Dean/Castiel
Nombre de mots : 3336
Commentaires : Suite de la collaboration avec [livejournal.com profile] marryblack, voici le chapitre numéro 5. Pour lire le numéro 4, c'est ici.
Si vous voulez suivre depuis le début, le premier chapitre est . Sinon, vous pouvez aussi retrouver la fanfic en entier, avec nos deux participations réunies, sur AO3.



C'était peut-être stupide, mais pour la première fois, Castiel hésitait.

Il était debout devant le miroir de sa penderie, en caleçon, et demeurait incapable de prendre une décision quant à la tenue qu'il allait enfiler pour faire son jogging du matin.

D'habitude, il se contentait d'un survêtement d'une seule couleur qui ne lui allait pas, mais qui avait le mérite d'être confortable.

Cependant, aujourd'hui, c'était différent. Il savait qu'il serait observé, et cela le mettait mal à l'aise. Bien qu'il se sache étrange, il essayait autant que possible de ne pas attirer l'attention.

Mais il savait que Dean serait là, et ça lui nouait le ventre d'appréhension. Il ne pouvait décemment pas apparaître devant lui dans cet accoutrement disgracieux, alors qu'ils avaient enfin réussi à établir le contact.

D'un coup d’œil, il constata que l'heure continuait de tourner et que s'il ne se dépêchait pas, il risquait de rater l'entraînement des cheerleaders. Bien que cela pourrait résoudre son problème vestimentaire, ça donnerait l'impression à Dean qu'il l'évitait – encore.

Il se détailla dans la glace, très critique envers son physique. Dean avait dit qu'il l'appréciait.

Comment faire pour que ce soit toujours le cas ?



Les membres de l'équipe des cheerleaders finissaient leurs échauffements lorsque Castiel apparut près de la bordure du terrain, faisant le tour à petites foulées, comme tous les mercredi.

Dean avait passé son temps à guetter son arrivée, et pourtant ce fût Meg qui le remarqua la première. Elle s'éloigna du reste du groupe, et c'est à ce moment-là que Dean releva la tête.

- Hey, handsome !

Castiel s'arrêta, jetant à la nouvelle venue un regard franchement surpris. Celle-ci lui sourit, prédatrice.

- Je m'appelle Meg. C'est quoi ton nom ?

- Castiel, répondit mécaniquement ce dernier sans laisser paraître qu'il était un peu intimidé.

La jolie brune s'approcha.

- Castiel ? J'aurais plutôt pensé à un truc comme...Clarence, ou quelque chose comme ça. Tu es plutôt mignon, tu sais ?

De là où il était – c'est à dire loin de la scène – Dean les surveillait, sans pouvoir entendre ce qu'ils se disaient ; il voyait l'embarras de Cas, ses joues rouges, et le sourire flatté qu'il esquissait. Il portait un t-shirt collé à son torse par la sueur, et un short de cycliste qui était, de l'avis de Dean, tout ce qu'il y a de plus indécent. Il n'aimait décidément pas beaucoup voir la jeune femme lui tourner autour alors qu'il s'était fait tout beau pour lui, et pour lui seul.

Lorsque Meg revînt, elle arborait un air triomphant. L'une des cheerleaders lui demanda :

- Alors, tu lui as parlé ?

- Non, on a joué au scrabble, rétorqua l'autre, sarcastique.

- Qu'est-ce qu'il t'a dis ?, interrogea une autre fille.

- Pas grand chose, avoua Meg en haussant les épaules. Je crois que je l'ai désarçonné.

Elle rit.

- C'était adorable.

Dean fit la moue et se tourna vers les gradins.

Tout en haut, penché sur la balustrade, Benny ne le regardait pas. Les yeux plissés, l'expression soucieuse et dure, il fixait la silhouette de Castiel qui se remettait en route.



Une fois rentré, Castiel retira son t-shirt. Il était un peu déçu, mais pas tant que ça.

Même si c'était assez inattendu, le fait que Meg vienne lui parler lui avait fait du bien. Peut-être qu'elle l'avait trouvé idiot, parce qu'il n'avait pas su quoi répondre, parce qu'il était maladroit et inexpérimenté dans ce genre de situation ; pourtant elle lui avait tout de même glissé son numéro de téléphone, et il avait apprécié qu'elle soit aussi directive. C'était quelque chose qui lui plaisait.

Pas assez cependant pour oublier Dean et Benny. Mais il ne savait pas encore quoi faire de ses sentiments à l'égard de ces deux-là, ni quelle attitude adopter. Il préférait voir ce qui allait se passer, sans influer sur les évènements.

Quelque part, il était assez trouillard, il en était conscient.

Fatigué de se poser des questions, pris des fringues de rechange et partit prendre une douche.

Une fois sous le jet d'eau tiède, c'était comme si les incertitudes glissaient sur lui et disparaissaient dans le siphon.

Une main posée sur le mur recouvert de carrelage, l'autre autour de sa queue, il se branlait nerveusement pour évacuer son stress et sa culpabilité. La tête penchée, il laissait le jet plaquer ses cheveux sur son crâne et l'eau dégouliner sur son visage, goutter de son menton ; les lèvres entrouvertes, les paupières closes, il pensait à Dean. De beaux yeux verts brillants rivés sur lui. Ses lèvres pulpeuses l'embrassant avec ardeur. Son corps chaud contre le sien, se pressant, se cambrant. Sa main glissant entre ses cuisses pour lui offrir une caresse ferme, sans le brusquer, juste pour l'encourager.

Il s'entendit gémir. Ses hanches tremblèrent ; ce fantasme ne lui suffisait plus.

Secrètement, il évoqua Benny, ses mains sur sa taille, possessives, puissantes. Les baisers dans son cou, la barbe qui râpe contre sa peau, ses dents inscrivant leur marque sur sa peau. Le parfum musqué de l'étreinte, les cris de Dean tandis qu'il se glisse dans l'étroitesse chaude et humide de son petit cul. Le grondement rauque de Benny, sa poitrine vibrant contre son dos, tandis qu'il s'enfonce, qu'il se moule contre lui. Être au milieu et se laisser bercer par le mouvement de va et vient entre ses fesses se répercutant entre les cuisses de Dean, l'excitation qui grimpe, la chaleur du cocon qu'ils forment à eux trois, parfaitement emboîtés...

Il sursauta et rouvrit les yeux en se rendant compte que, perdu dans ses rêveries érotiques, il avait fait dériver son majeur sous ses bourses, sur cette zone sensible près de l'anus. Il joua un instant avec l'idée de se tripoter à cet endroit, pour voir ce que ça faisait. Cependant, même s'il se sentait capable de prendre Dean par derrière, il avait du mal à concevoir qu'on puisse faire la même chose avec lui. Ça avait un côté un peu dégoûtant qui l'empêchait d'aller plus loin.

Il traça des cercles autour, curieux de découvrir cette partie de son corps qu'il ne touchait presque jamais. Les poils étaient fins et soyeux à cet endroit, toutefois il aurait aimé que ce soit plus lisse. N'était-ce pas...moche d'avoir des poils à cet endroit...même si c'était naturel ? L'était-ce ? Est-ce que, quand on est gay, on est sensé se raser ?

Il n'était pas friand de pornographie, et il n'avait pas pu voir ce qu'il en était chez Dean et Benny – bien qu'il les ait vu nus tous les deux. Il aurait aimé pouvoir se comparer, pour ne pas paraître plus étrange qu'il ne l'est déjà.

Comment devenir désirable ? Comment mériter l'attention dont il était avide ?

Il n'avait jamais été calculateur en séduction – ni très séducteur, par ailleurs – et il ignorait comment leurs plaire. Alors qu'il le voulait, il le voulait tellement.

La sodomie, une étape à franchir. Il n'y avait pas vraiment réfléchi jusqu'à présent, il s'était laissé porté par les sensations. Mais en repensant aux mains de Benny sur lui, aux mots qu'ils avaient échangé, sa force, la vigueur de ses coups de rein...

Il ne pourrait pas résister à l'attrait de la nouveauté et de l'expérience. Et ça lui faisait peur, parce qu'il était vierge, célibataire depuis longtemps, et cela remettait en question beaucoup de choses, à commencer par ses désirs, qui prenaient un aspect dichotomique – dominer l'autre, se soumettre à son plaisir. Il n'était pas sûr de parvenir à gérer tout ça.

Le relationnel n'était pas son fort.

Il en était là dans ses réflexions lorsque Benny sonna à la porte de son appartement.



Le cajun attendait patiemment derrière la porte. Il ne fut pas étonné par l'expression de stupeur qu'afficha Castiel quelques secondes en le voyant, avant de reprendre un air impassible.

Ce qui le surprenait, en revanche, c'était que le jeune homme semblait sortir tout juste de la douche, et ses cheveux collés sur sa tête par l'eau, qui gouttait sur ses épaules, lui donnait un air de chiot triste absolument attendrissant.

Le sentiment désagréable qui l'avait envahi un peu plus tôt en le voyant discuter avec Meg commença à fondre.

- Qu'est-ce que tu fais là ?, demanda Castiel sur un ton neutre.

Et Benny ne pouvait s'empêcher d'admirer sa maîtrise, parce qu'il le devinait mal à l'aise, pourtant rien ne transparaissait. Avec Dean, il agissait de manière plus spontanée, parce que ce dernier lui faisait perdre son calme apparent, avec son charme et son caractère sociable.

Les choses étaient différentes avec Benny.

- Tu ne me fais pas entrer ?

Le brun s'écarta sans renâcler, mais son froncement de sourcils parlait pour lui. Le cajun passa le seuil et en profita pour regarder où il était : Castiel avait le privilège, contrairement à Dean, d'habiter dans un appartement. Ce n'était pas très grand, toutefois l'espace avait été dégagé un maximum : il y avait beaucoup d'étagères et de placard, et tout était bien rangé, ce qui donnait l'impression de place vide. On retrouvait bien la manie de Castiel pour l'ordre et la propreté ; comme quoi un simple intérieur peut en dire beaucoup sur son habitant.

Il y avait un canapé clic-clac, sur lequel Benny s'assit sans cérémonie, se demandant si c'était l'endroit où Castiel dormait. Il aimait l'idée de laisser une trace, de laisser une odeur ici, de sorte que le jeune homme pense à lui avant de sombrer dans le sommeil.

Il sourit et fixa Castiel, qui était resté debout.

- Tu veux un café, ou quelque chose ?, proposa Cas, sans préciser ce qu'il entendait par « quelque chose ».

Benny tapota le coussin à côté de lui, l'invitant à s'asseoir. Cette fois, il vit très clairement Castiel se raidir et rougir, ce qui l'amusa. Il n'avait certes pas le pouvoir d'attraction de Dean, mais, à sa façon, il savait aussi le faire réagir à sa présence.

Castiel finit par s'asseoir, ne voulant certainement pas se montrer impoli. Il se sentait bizarrement excité et nerveux, parce qu'il avait fini par prendre conscience de ses désirs. Malgré cela, il ne voulait pas que Benny le sache. C'était honteux.

Il tripota machinalement l'ourlet de son peignoir, et le cajun susurra :

- Ne stresse pas. Je ne vais pas te manger.

Castiel aurait voulu rétorquer qu'il ne stressait pas, mais nier une évidence aussi flagrante n'aurait fait que le ridiculiser.

- Je vais me répéter, mais je me pose vraiment la question : pourquoi es-tu là ?, souffla Cas à brûle-pourpoint.

Soudain, Benny se pencha sur lui, glissant une main entre ses genoux découverts.

- Tu sais très bien pourquoi je suis là, gronda-t-il avant de s'emparer de sa bouche.

Cas s'écarta vivement, les yeux écarquillés, dans un petit bruit humide. Benny agrippa sa nuque et revînt à l'assaut. Son autre main remonta entre les cuisses encore mouillée de la douche, et ne tarda pas à trouver...un sous-vêtement.

- Ah..., soupira Benny, déçu, en baissant le nez tandis qu'il soulevait le pan du peignoir, contemplant ainsi un boxer Calvin Klein noir.

Castiel se sentit rougir jusqu'à la pointe des oreilles. En entendant la sonnette, il s'était empressé d'enfiler ça...dans l'espoir que son visiteur, contre touts attente, ne soit personne d'autre que Dean. Mais évidemment, celui-ci n'avait pas terminé son entraînement...

La main large de Benny empoigna son entrejambe, et il gémit, autant à cause du contact qu'à cause de la vision de sa paume, de ses doigts, pressés contre le tissu, avec dessous sa chair, sa chaleur.

Les lèvres de Benny chatouillèrent sa gorge, sa barbe frottant contre la jonction entre son cou et son épaule.

- Pretty boy..., ronronna la voix du cajun en roulant le r.

Cas se détendit et vînt contre lui. Ne sachant pas quoi faire, il caressa son torse.

- La dernière fois..., commença Castiel, énigmatique.

- Oui ?, fit Benny en déposant de petits baisers dans son cou, remontant jusqu'au lobe de son oreille qu'il se mit à mordiller.

- Tu as dis que tu me souillerais, chuchota Cas.

Benny se figea, surpris par ses paroles osées.

- Que tu étalerais ta semence sur moi, continua le brun en caressant son ventre lentement.

Sa main descendit plus au sud.

- Ou, si je préférais, tu t'occuperais de mon petit cul vierge. C'est ce que tu as dis, termina Castiel, avec sensualité en léchant ses lèvres asséchées par le désir.

- Naughty boy !, gronda Benny, un éclat de passion brutale dans le regard.

Il renversa brusquement Cas dans le canapé pour le couvrir de son corps, échangeant avec lui un baiser brûlant qui dura plusieurs minutes, tout en coups de langue avides et geignements.

Les doigts de Cas dans ses cheveux acheva de le convaincre de l'intérêt que lui portait ce dernier. Il donna un coup de rein entre les cuisses du jeune homme, le faisant couiner sous la pression de son érection massive, sous le jeans.

- Ne me tente pas, menaça-t-il. J'ai très envie de te mettre à quatre pattes et de te fourrer exactement comme le mérite un petit allumeur tel que toi, de te pilonner jusqu'à faire de toi une chienne en chaleur qui n'attend que ça !

Il ponctua sa phrase d'une poussée puissante qui lui provoqua un râle de frustration, montrant toute l'ampleur de sa luxure. Cas en était évidemment affamé, et l'accueillit avec un soupir satisfait ; il se mit à haleter, son sexe se gonflant à mesure qu'il frottait contre le bas-ventre de Benny.

- Je vais prendre ta virginité, murmura le cajun en lui léchant l'intérieur de l'oreille. Prouve-moi que tu es un vrai mec en prenant ma queue, Pretty boy, en la gardant bien au chaud dans ce mignon petit cul que tu as, et qui ne demande qu'à être défoncé comme il faut !

A nouveau, Castiel gémit, complètement excité. Benny se redressa et le fit rouler sur le ventre, pour asseoir sa dominance ; il se pressa davantage contre Cas, dénudant sa verge dure et les fesses chaudes afin de les mettre rapidement en contact.

- Je vais te la mettre, promit Benny en coulant sa queue contre la raie, sans chercher à le pénétrer pour l'instant.

Castiel perdit son sang froid, à fleur de peau, cria et jouit dans un violent sursaut qui prouva, s'il était besoin, l'étendue de son inexpérience.

Benny se mit à rire, un son agréable qui vibrait dans le dos de Cas, son souffle caressant sa gorge.

- Tu es très sexy, le complimenta-t-il en descendant le peignoir sur son épaule, afin de l'y embrasser.

Castiel cacha son visage brûlant dans le coussin, mortifié.

Benny l'enlaça étroitement.

Après quelques instants, Cas tourna la tête sur le côté pour mieux respirer, et Benny se décolla de lui.

- Hn ?, fit Castiel, un peu désappointé.

Il commençait tout juste à apprécier leur proximité que déjà, il y mettait fin.

Mais Benny n'en avait pas terminé. Il le fit rouler sur le flanc gauche, et, placé derrière lui, lui souleva la cuisse. Puis, plaçant son téléphone au niveau de l'entrejambe, il glissa son érection sous les bourses de Castiel.

Celui-ci frissonna en voyant l'énorme membre entre ses jambes, et grogna sans énergie :

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je prend une photo souvenir, déclara Benny en s'exécutant.

Il mordilla le cou de Cas et remonta le portable au niveau de leurs visages. Content de la prise de vue, il tapa un rapide sms sous les yeux aux paupières lourdes de Cas, relâchant sa cuisse. Le jeune homme referma les jambes, emprisonnant le sexe dur de Benny.

Ce dernier envoya son message, puis se lova confortablement dans le fond du canapé, tout contre le dos d'un Castiel épuisé par l'exercice et le trop plein d'émotions ; d'une main, le cajun caressa le ventre sali du brun en savourant par de petits mouvements lents le frottement de sa queue entre ses cuisses serrées.

- Ne pense pas t'en tirer à si bon compte. Ce n'était qu'un premier round, et je compte bien tenir mes promesses...



- Ya ton portable qui sonne !, s'exclama Jess, une des cheerleaders de l'équipe de Dean.

Peu gênée, elle s'empara du téléphone posé sur le banc pour lire le sms à haute voix :

- Ça dit « Si tu ne te dépêches pas, on va le faire sans toi. ». Faire quoi ?

- Laisse ça !, s'énerva Dean en lui arrachant des mains.

Il se détourna en rougissant, ouvrant l'image jointe. Automatiquement, il sentit une érection se former dans son short en regardant la photographie obscène de l'entrejambe de Castiel, son sexe au repos, son ventre brillant de sperme, et la verge triomphante de Benny, fièrement dressée, prête à lui faire subir les derniers outrages.



Après avoir jouit aussi violemment, Castiel s'était endormi dans les bras de Benny.

Le sommeil de Cas était à la fois lourd et poreux. Son excitation était réelle, mais il imaginait une toute autre situation, et n'avait pas conscience qu'il s'agissait d'un fantasme...

Dans son rêve, Castiel était assis à califourchon sur Benny et caressait avec curiosité son corps, tout à la découverte de cet autre.

Son torse n'avait rien d'androgyne, il était clairement un homme, musclé, avec des poils. Au lieu de le dégoûter, cela l'émoustillait, parce que le cajun bandait pour lui, contre ses fesses, gros et brûlant, ne laissant aucun doute sur sa virilité. Dans ses yeux bleu glacier brillait un désir sauvage, celui de le ravager, de violer son intimité de toute les façons possibles, de le faire sien. Un feu dévastateur courrait dans ses veines, une passion à assouvir...

Il embrassa ses lèvres et joua avec son désir en se frottant contre lui, tentateur.

- Horny...siffla le cajun, appréciateur.

Quelque chose s'introduisit entre les fesses de Castiel et le pénétra sans prévenir. Il sursauta, parce que ça glissait facilement, que ça pouvait même être agréable et qu'il pourrait s'y habituer. Après tout, c'était bien plus simple de se laisser bercer ainsi...

Une angoisse irrationnelle le prit de perdre sa masculinité, transperçant le nuage de coton dans lequel il flottait. C'était idiot, mais il se rebella contre cette idée en se resserrant sur le doigt en lui :

- Non !

- Si, gronda Benny. Tu vas la prendre dans le cul, que tu le veuilles ou non.

C'était autoritaire, et Castiel frémit. Alors Benny adoucit le ton de sa voix :

- C'est toi qui l'a réclamé, Pretty boy...

Un autre doigt rejoignit le premier, et Cas se laissa faire, la culpabilité refluant – pourquoi Dean n'est pas là ? Et s'il se mettait en colère ? - et le conflit de soumission disparaissant sous le plaisir lascif d'être occupé par des soins délicats. Il se cambra contre Benny en gémissant, sans se soucier de l'image qu'il donnait, et son amant sourit en frottant son nez contre son cou.

- J'adore quand tu t'abandonnes comme ça à moi. C'est tellement plus facile pour Dean de t'avoir, alors que moi, je dois toujours te pousser un peu...



Cas gémit dans son sommeil, à la limite de se réveiller. Benny ralentit ses caresses sur leurs sexes pressés l'un contre l'autre, mais activa l'ondulation de ses doigts humides entre ses fesses étonnamment accueillantes. Il serra les dents lorsque les cuisses du brun se contractèrent sur sa queue, provocant un spasme dans son bas-ventre.

Ce petit nerd était tellement érotique, une fois déshabillé.

Pour le récompenser, il lui chuchota de nouvelles insanités (« Je vais te besogner à toute allure. ») dans l'oreille, qu'il mordilla gentiment.

Soudain son téléphone vibra ; il s'en empara.

« Puis-je entrer ? », demandait le sms. Et ça avait quelque chose de presque délicat, de demander ainsi la permission, comme s'il ne voulait pas les interrompre dans un moment d'intimité.

Mais ils en avaient pourtant discuté, et jamais Benny ne voudrait laisser Dean à l'écart. Il répondit « Dépêche-toi ».

Alors il entendit la porte d'entrée s'ouvrir.

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