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Titre : La surveillance de Zachary Kralik
Fandom : Buffy contre les vampires
Rating : R (mention de masturbation)
Genres : hurt/comfort, slash
Personnages : Hobson/Blair (Zachary Kralik en fond sonore, mention de Quentin Travers et de la Tueuse)
Nombre de mots : 826
Timeline : Ce texte se situe pendant l'épisode 12 de la saison 3 "Helpless". Hobson et Blair sont les deux membres du Conseils des Observateurs accompagnant Quention Travers à Sunnydale pour transporter le vampire Zachary Kralik auprès de la Tueuse, dans le but de lui faire subir "l'épreuve du feu" sans ses pouvoirs (aidés pour cela par Giles, qui prodiguait à Buffy des injections sous hypnose la réduisant à un état de faiblesse humaine).
Commentaires :
L'idée m'est venue vers mai 2014, soit 4 mois plus tôt, lors de mon re-visionnage de la saison 3. J'avais écris un premier brouillon qui abordait différentes thématiques (la peur des deux hommes à l'idée de devoir relâcher Kralik...puis le recapturer si la Tueuse échouait, leur rancune envers Quentin qui les laisse s'en occuper seuls) mais ce n'était pas ce que je voulais et c'était principalement du dialogue (ce qui devenait rapidement très maladroit et OOC, même pour des personnages aussi tertiaires). J'avais noté le prompt dans mon carnet en attendant un moment où j'aurais LA bonne idée.
J'ai écrit cette petite fic hier soir dans le train. J'en suis plutôt satisfaite, même si ça aurait été cool de développer davantage. Mais bon, je ne suis pas là pour construire un univers...



Les hurlements de leur prisonnier les réveillèrent tous les deux en sursaut.
Hobson se retourna contre le mur, allongé sur sa couchette. Il sentait la chaleur du corps de Blair près du sien, dans son dos.
Il n'y avait qu'une seule couchette qu'ils n'étaient pas sensés partager – l'un devait monter la garde pendant que l'autre dormait. Mais dès les premiers jours, la fatigue l'avait emporté sur les ordres. Veiller à tour de rôle était éreintant, et il ne se passait jamais rien.
Zachary Kralik était sous contrôle – enfermé dans sa cage, solidement attaché, cloisonné dans sa camisole de force et un brouillard d'anesthésiques.
La main de Blair vînt caresser timidement son épaule et son bras.
- Pas la peine d'essayer de m'amadouer, grommela Hobson d'une voix encore éraillée de sommeil. C'est ton tour.
Son compagnon déposa un baiser humide sur sa nuque, le faisant frissonner. Il le repoussa d'un geste brusque, le faisant tomber de l'étroit lit de camp.
Blair se redressa en grognant et Hobson se sentit coupable. Il marmonna :
- Si Quentin découvre que nous n'avons pas donné ses médicaments à Kralik, on va se faire sérieusement souffler dans les bronches.
Sous-entendus bien sûr « Si Quentin découvre ce que l'on fait tous les deux, il va nous virer avec pertes et fracas, de sorte qu'aucun employeur décent ne voudra nous embaucher. »
- J'y vais, soupira Blair en se levant.
Il quitta la chambre en laissant la porte entrouverte ; un rayon de lumière pâle – celui d'une lampe – traversa la pièce, traçant un trait sur le mur que Hobson contemplait avec obstination.
Il était réaliste : Blair et lui se servaient l'un de l'autre pour évacuer la frustration engendrée par leur métier – jeunes observateurs tout frais moulus, larbins des plus anciens, à qui on refilait tout le sale boulot sans se soucier qu'ils soient d'accord ou non (de toute façon, ils étaient toujours d'accord ; ils n'avaient pas vraiment le choix).
En ce moment même, tandis qu'ils croupissaient dans ce squat abandonné et pourrissant, Quentin Travers dormait paisiblement dans le meilleur hôtel de la ville.
Ville que Hobson était pressé de quitter. Que la Tueuse survive ou pas à l'épreuve, il ne souhaitait pas s'éterniser après.
Il avait entendu dire que la famine avait le sang chaud : il n'avait aucune envie de savoir ce qu'elle ferait aux types qui avaient lâché sur elle un monstre psychopathe.
Lorsqu'il avait confié ses inquiétudes à Blair, celui-ci s'était contenté de se moquer :
- On est les représentants du Conseil. La Tueuse est sous les ordres des Observateurs. Elle ne peut pas nous faire le moindre mal. Elle n'y est pas autorisée.
Hobson détestait cette façade arrogante qu'arborait Blair parfois, comme s'il savait plus de choses que lui, alors que ce n'était pas le cas ; cet air parfaitement assuré, comme s'il n'était pas un débutant qui n'avait jamais combattu le moindre vampire.
Kralik le terrifiait. C'était la raison pour laquelle il rechignait à prendre son tour pour l'administration des médicaments.
Mais Hobson ne voyait pas en lui un lâche pour autant. Il comprenait. Lui aussi était terrorisé quand il devait affronter la créature, même attachée. Ses cris lui glaçaient le sang.
C'était une mission stressante et depuis qu'ils étaient sur la route, Blair et lui avait conclu ce petit arrangement.
Ils n'étaient pas homosexuels – du moins, Hobson ne l'était pas, pas du tout même (bien qu'il ne soit jamais tombé amoureux d'une fille). Ce ne serait pas convenable. Ce serait encore plus délictueux, condamnable et la sentence serait sans appel.
Il s'efforçait de s'en souvenir lorsqu'ils se branlaient mutuellement, avec un enthousiasme forcené, dans cette petite chambre obscure aux relents de moisissures, en essayant vainement de ne pas détailler l'excitation sur leur visage. Ne pas penser à ce qu'ils étaient en train de faire.
Ils n'étaient pas homosexuels. Si Blair l'avait été, il ne l'aurait pas laissé le toucher. Sûrement pas.
Il se rendit alors compte que les braillements de Kralik s'étaient enfin interromput et il se détendit.
Quand Blair reviendrait, il s'excuserait, décida-t-il. Il ne l'aimait pas – pas au sens romantique et peut-être même pas au sens amical du terme – cependant ils étaient compagnons d'infortune, et bon gré mal gré, ils étaient obligés de s'entendre autant que possible.
Et peut-être qu'il accepterait de le faire jouir rapidement dans lui demander la pareille, pour se faire pardonner de s'être conduit comme un butor tout à l'heure. Peut-être qu'il le laisserait l'embrasser, parce qu'il savait que Blair non plus n'avait jamais connu de fille et qu'il mourrait d'envie d'essayer – il avait envie aussi mais ne le dirait pas. Il laisserait juste ça arriver, garderait la bouche fermée et n'en reparlerait pas.
Ce travail était trop éprouvant pour se prendre la tête sur des détails.
Il se rendormit avec sa résolution prise, sans entendre le couinement étouffé de Blair dans l'autre pièce lorsque Kralik le mordit.

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