Baal, de Brecht
Oct. 12th, 2010 06:40 pmHier soir, sortie théâtre.
Au T.U, on jouait Baal, de Bertold Brecht, mis en scène par François Orsoni.
A priori, pas trop envie d'aller au théâtre. J'ai passé la journée à traverser la ville de long en large pour acheter une nouvelle alim à mon pc portable, Robert. Oui, mon pc portable a un nom.
Bref, crevée, sentant la vieille sueur, les pieds comme des paquebots, je me rendais néanmoins à l'autre bout de la ligne de tram pour assister à cette fameuse pièce, Baal, complètement à l'improviste (une copine d'une amie lui avait proposé des places; on allait pas refuser hein).
Durant le trajet, je m'interroge. Baal, de quoi ça peut bien parler. Est-ce bien une pièce ? On m'assure que oui. Je m'attendais à trouver peut-être du cirque ou de la danse. Comme vous pouvez le voir, je disposais de très peu d'informations...
Du théâtre donc. Me fiant au titre, je pense à une tragédie antique; divinité égyptienne, mystères ésotériques, un texte classique...
Peut-être que j'ai été traumatisée par le Da Vinci code, qui sait ?
Quoiqu'il en soit, lorsqu'une fois arrivée, je vois le nom de Brecht, l'exaltation retombe. Non pas que j'associe ce grand nom de la littérature à une nullité théâtrale mais heu, comment dire...
J'ai peur de m'ennuyer.
Je veux dire, c'est un si grand nom. Paraîtrait qu'il aurait révolutionner le genre en créant la "distanciation". Rien que le principe me rend fébrile. Ou me fait bailler.
Ne pas croire en l'illusion qu'apporte le théâtre...il est où l'intérêt ?
Sans trop savoir pourquoi, dans ma tête : Brecht = art moderne = fatigue intellectuelle.
C'est vrai quoi. L'art contemporain, c'est souvent marrant à regarder...quand on sait dans quel sens ça se regarde. Je passe peut-être pour une béotienne en disant ça, mais tant pis. Je sais apprécier l'art moderne. Mais pas tout. J'ai déjà été à une exposition de radios pelviennes. C'était.....mortellement ennuyeux.
Tout ça pour dire que j'ai un peu de mal avec tout ce qui est œuvres modernes. J'aime ce qui est classiques, je pense. Même si la mise en scène est originale et moderne, en matière de théâtre, j'ai un faible pour les textes anciens.
Revenons à nos moutons.
J'apprends dans la brochure que le rôle principal est un homme joué par une femme. Intriguant, mais pas totalement dépaysant. Je peux dire qu'ayant fait du théâtre au lycée dans une classe entièrement composée de filles, j'ai déjà vu ça.
L'affiche :

A un côté tentant. Dans la brochure, il est question du personnage de Baal, un jouisseur, d'après le metteur en scène, qui fait l'éloge de son actrice principale, Clothilde Hesme. Donc, un hédoniste; de la bouffe, du sang, du sexe ? J'aurais pu tout aussi bien regarder la télé, non ?
Et alors que je discutais avec mon amie, assises toutes deux assez en hauteur dans la salle, le silence s'installe doucement. Je fronce les sourcils : pourquoi ce silence ? Les lumières ne sont même pas encore éteintes.
Mais les acteurs sont là. Assis autour d'une longue table sur laquelle sont posés divers couverts, un bloc de glace, et deux seaux à glaçons auxquels sont accrochés deux ballons en forme d'étoile, rouge et l'autre jaune. Leurs ombres flottent sur le mur du fond comme sur un ciel métaphorique.
Du coup, j'aime bien Baal. Miss Hesme est très androgyne, de là où nous sommes. Elle ressemble à un adolescent dégingandé, dont la voix n'a pas encore mué. Le comportement parfois puéril de Baal intensifie cette impression que j'ai eu.
A côté de moi, il y avait des dames (dans le public, s'entend), et à un moment, une actrice se retrouve en sous-vêtements après avoir fait un petit strip tease sur scène (oui, il y a du sexe, donc des femmes à poil). Et l'une des dames s'est retournée sur son siège "François, ne regarder pas !".
Je me demande qui était François...et quel âge il avait XD
Il y avait du sexe, mais c'était toujours implicite. Ce qui est amusant, c'est que les genres sexuelles sont ambigus. Par exemple, une serveuse dans la pièce se trouve être un acteur mâle, vêtu d'un micro short et d'un débardeur. Il/elle se fait culbuter par un homme ivre, ce qui donne lieu à une joyeuse scène yaoi tournée certes de façon comique, mais à faire kyater n'importe quelle fangirl.
Je retiendrais surtout de la pièce le personnage de Baal, un personnage comme je les aime (mais que je détesterais dans la vraie vie), infantile, impertinent en toute circonstance, inconséquent, ivrogne, irréaliste et rêveur. Oui, ça fait peur.
Désolée Brecht.
Ce qu'on retiendra de Baal, c'est Baal. XD
Ce n'est pas une véritable critique. Mais il faut dire que la pièce ne m'a pas vraiment marquée...
Au T.U, on jouait Baal, de Bertold Brecht, mis en scène par François Orsoni.
A priori, pas trop envie d'aller au théâtre. J'ai passé la journée à traverser la ville de long en large pour acheter une nouvelle alim à mon pc portable, Robert. Oui, mon pc portable a un nom.
Bref, crevée, sentant la vieille sueur, les pieds comme des paquebots, je me rendais néanmoins à l'autre bout de la ligne de tram pour assister à cette fameuse pièce, Baal, complètement à l'improviste (une copine d'une amie lui avait proposé des places; on allait pas refuser hein).
Durant le trajet, je m'interroge. Baal, de quoi ça peut bien parler. Est-ce bien une pièce ? On m'assure que oui. Je m'attendais à trouver peut-être du cirque ou de la danse. Comme vous pouvez le voir, je disposais de très peu d'informations...
Du théâtre donc. Me fiant au titre, je pense à une tragédie antique; divinité égyptienne, mystères ésotériques, un texte classique...
Peut-être que j'ai été traumatisée par le Da Vinci code, qui sait ?
Quoiqu'il en soit, lorsqu'une fois arrivée, je vois le nom de Brecht, l'exaltation retombe. Non pas que j'associe ce grand nom de la littérature à une nullité théâtrale mais heu, comment dire...
J'ai peur de m'ennuyer.
Je veux dire, c'est un si grand nom. Paraîtrait qu'il aurait révolutionner le genre en créant la "distanciation". Rien que le principe me rend fébrile. Ou me fait bailler.
Ne pas croire en l'illusion qu'apporte le théâtre...il est où l'intérêt ?
Sans trop savoir pourquoi, dans ma tête : Brecht = art moderne = fatigue intellectuelle.
C'est vrai quoi. L'art contemporain, c'est souvent marrant à regarder...quand on sait dans quel sens ça se regarde. Je passe peut-être pour une béotienne en disant ça, mais tant pis. Je sais apprécier l'art moderne. Mais pas tout. J'ai déjà été à une exposition de radios pelviennes. C'était.....mortellement ennuyeux.
Tout ça pour dire que j'ai un peu de mal avec tout ce qui est œuvres modernes. J'aime ce qui est classiques, je pense. Même si la mise en scène est originale et moderne, en matière de théâtre, j'ai un faible pour les textes anciens.
Revenons à nos moutons.
J'apprends dans la brochure que le rôle principal est un homme joué par une femme. Intriguant, mais pas totalement dépaysant. Je peux dire qu'ayant fait du théâtre au lycée dans une classe entièrement composée de filles, j'ai déjà vu ça.
L'affiche :
A un côté tentant. Dans la brochure, il est question du personnage de Baal, un jouisseur, d'après le metteur en scène, qui fait l'éloge de son actrice principale, Clothilde Hesme. Donc, un hédoniste; de la bouffe, du sang, du sexe ? J'aurais pu tout aussi bien regarder la télé, non ?
Et alors que je discutais avec mon amie, assises toutes deux assez en hauteur dans la salle, le silence s'installe doucement. Je fronce les sourcils : pourquoi ce silence ? Les lumières ne sont même pas encore éteintes.
Mais les acteurs sont là. Assis autour d'une longue table sur laquelle sont posés divers couverts, un bloc de glace, et deux seaux à glaçons auxquels sont accrochés deux ballons en forme d'étoile, rouge et l'autre jaune. Leurs ombres flottent sur le mur du fond comme sur un ciel métaphorique.
Du coup, j'aime bien Baal. Miss Hesme est très androgyne, de là où nous sommes. Elle ressemble à un adolescent dégingandé, dont la voix n'a pas encore mué. Le comportement parfois puéril de Baal intensifie cette impression que j'ai eu.
A côté de moi, il y avait des dames (dans le public, s'entend), et à un moment, une actrice se retrouve en sous-vêtements après avoir fait un petit strip tease sur scène (oui, il y a du sexe, donc des femmes à poil). Et l'une des dames s'est retournée sur son siège "François, ne regarder pas !".
Je me demande qui était François...et quel âge il avait XD
Il y avait du sexe, mais c'était toujours implicite. Ce qui est amusant, c'est que les genres sexuelles sont ambigus. Par exemple, une serveuse dans la pièce se trouve être un acteur mâle, vêtu d'un micro short et d'un débardeur. Il/elle se fait culbuter par un homme ivre, ce qui donne lieu à une joyeuse scène yaoi tournée certes de façon comique, mais à faire kyater n'importe quelle fangirl.
Je retiendrais surtout de la pièce le personnage de Baal, un personnage comme je les aime (mais que je détesterais dans la vraie vie), infantile, impertinent en toute circonstance, inconséquent, ivrogne, irréaliste et rêveur. Oui, ça fait peur.
Désolée Brecht.
Ce qu'on retiendra de Baal, c'est Baal. XD
Ce n'est pas une véritable critique. Mais il faut dire que la pièce ne m'a pas vraiment marquée...