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[personal profile] andysss
Titre : Dans une bulle d'air qui éclate
Fandom : Gravity Falls (spoil Weirdmaggedon)
Rating : MA (underage et inceste)
Genre : PWP, angst
Personnages : Bill/Dipper->Ford
Nombre de mots : 5091

« Oh. Désolé mon garçon, de quoi j'étais en train de parler déjà ? », demanda Stanford en clignant des yeux plusieurs fois.

Il jeta un coup d'oeil à Dipper : ce dernier avait les joues roses et suait abondamment. Rien d'anormal, il faisait ça tout le temps – Ford l'avait même noté dans son journal.

- La théorie quantique des champs..., rappela diligemment l'adolescent.

L'expression de Ford s'illumina :

- Ah oui ! La théorie quantique des champs, disais-je, fournit un cadre théorique à la construction de modèles qui décrivent la physique des milieux condensés et les interactions de particules...

Dipper hocha la tête en essayant de se concentrer sur les mots de son grand-oncle, et non pas sur la sensation du sperme coulant entre ses fesses.



Tout avait commencé avec un cauchemar que Dipper avait fait. Dans ce rêve, Bill réussissait à ouvrir une porte entre son monde et le leur. Il prenait ensuite le contrôle de la ville, puis capturait l'oncle Ford, et brûlait ses journaux.

La suite, Dipper ne s'en souvenait plus une fois qu'il avait ouvert les yeux. Mais l'émotion qui l'avait saisi lorsque Bill s'était emparé de l'oncle Ford était toujours là, lui nouant le ventre. Heureusement que ce n'était pas arrivé...

« Tu en es sûr ? », chuchota une voix nasillarde dans le creux de son oreille.

Il se redressa vivement et regarda autour de lui. Il faisait presque jour, ainsi il pouvait voir clairement la pièce. Bien qu'il subsiste des zones d'ombres, il n'y avait personne.

Sauf Mabel qui dormait paisiblement dans le lit d'à côté.

Le garçon quitta ses draps et se pencha pour vérifier sous son lit. Évidemment, il n'y avait rien, hormis une vieille lampe torche oubliée, et des moutons de poussières.

Se rendant compte qu'il avait envie d'aller aux toilettes, il se leva. Après une petite hésitation, il se rapprocha de Mabel et lui effleura les cheveux. Son rêve n'était pas réel : ils ne s'étaient pas disputé, elle n'avait pas disparu et ils étaient toujours ensemble.

Un petit pincement lui serra le ventre en réalisant aussi que l'oncle Ford ne lui avait probablement pas non plus demandé de devenir son apprenti. Et l'été allait bientôt se terminer.

Il quitta la pièce à pas de loup en remuant des idées moroses.



L'oncle Stan leur fit des pancakes pour le petit déjeuner. Ils étaient encore plus délicieux que d'habitude – Stan prétendait que c'était parce que sa technique s'affinait.

- Quel jour on est ?, demanda Dipper en cherchant des yeux le calendrier de la cuisine.

Stan haussa les épaules.

- Quelle importance ? Du moment que c'est l'été, moi, ça me va. En été, il y a toujours plus de clients.

Dipper fronça les sourcils, l'air perplexe, puis évacua la question pour y revenir plus tard, profitant de cette joyeuse matinée pour engloutir encore quelques pancakes avant que Mabel et Dandinou ne les dévorent tous.

Il rejoignit l'oncle Ford au sous-sol, comme il en avait pris l'habitude depuis qu'ils avaient joué à Donjons, Donjons et encore plus de Donjons ™. Dipper ne pouvait empêcher son cœur de battre à la chamade à chaque fois qu'il descendait les escaliers ; il avait l'impression d'être un aventurier prêt à découvrir de nouveaux secrets.

Après tout, c'était un peu ce que représentait l'oncle Ford pour lui.

Il le trouva devant son plan de travail, bien entendu, en train de fabriquer dieu sait quelle géniale invention. Le garçon était pressé de voir. Il s'approcha, mais prit garde de se racler la gorge afin de signaler sa présence.

Le scientifique se tourna vers lui et lui adressa un sourire qui lui réchauffa le cœur – et les joues.

- Dipper...bonjour ! Tu as bien dormi ?

Trop content de répondre et de discuter avec son adulte favoris, Dipper ne remarqua même pas les larges cernes qui soulignaient les yeux de Ford, creusant amèrement ses traits. Il ne voyait que son sourire, et il ne résista pas au désir de le lui rendre.

- Très bien, merci. Est-ce que je peux vous regarder travailler ? Je ne ferais pas de bruit, promis.

Stanford soupira et lui souleva la casquette pour ébouriffer affectueusement ses cheveux.

- Combien de fois dois-je te dire de me tutoyer ? Nous sommes de la même famille après tout.

Dipper ne le contredit pas, des étoiles dans les yeux. Ford lui désigna un tabouret et Dipper s'y haussa pour observer ce qu'il faisait.

L'appareil était éventré pour pouvoir en atteindre le cœur, là où Stanford effectuait des réglages délicats à l'aide d'un mini tournevis et d'une loupe qu'il avait fixé à la monture de ses lunettes. Dipper essaya de deviner à quoi ça pouvait servir, mais échoua.

- Est-ce que c'est pour combattre Bill ?, interrogea-t-il avec hésitation.

Il savait que Bill était un sujet dont Ford n'aimait pas parler. Mais il avait promis de ne plus rien lui cacher.

Ford s'interrompit, ce qui causa un pic de stress chez Dipper – il avait promis de ne pas le déranger.

Il regarda Dipper intensément, comme s'il cherchait comment dire quelque chose de particulièrement douloureux. Il sembla se rendre compte de l'effet que ça avait sur Dipper car son expression se détendit et il posa une main sur son épaule frêle.

- Grâce à toi et à ta sœur, Bill ne peut plus nous atteindre. La Faille est en sécurité...

Il leva les yeux en haut de l'étagère, où brillait le petit orbe aux allures de mini cosmos.

- Il est temps de passer à autre chose...

Dipper s'aperçut que l'oncle Ford ne parlait pas que pour lui. Il se parlait aussi à lui-même.

L'adolescent se pencha et serra son grand-oncle contre lui. Les bras de Ford s'enroulèrent autour de lui et ses grandes mains larges tapotèrent maladroitement son dos.

- Il ne te fera plus jamais de mal mon garçon, déclara Stanford sur un ton très doux.

Dipper sourit contre son torse, les paupières closes. Soudain la voix nasillarde, bien connue, chuchota de nouveau à son oreille « Tu crois ça ? ».

Dans un sursaut, Dipper s'écarta. Ford prit un air soucieux.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Ça ne va pas ?

- V...tu as entendu ?, croassa l'adolescent.

Sa voix était un peu plus aigüe que la normale. Il rougit, car même s'il avait appris à ne plus en avoir honte, il aurait quand même voulu paraître à son avantage devant l'oncle Ford. Et la peur qui faisait dérailler sa voix dans les octaves n'était définitivement pas ce qu'il souhaitait lui montrer.

- Entendu quoi, Dipper ?

Le garçon continua de le contempler avec stupéfaction. Il avait été le seul à l'entendre alors.

- J'ai cru..., marmonna-t-il en contrôlant un peu mieux sa voix.

Il détourna le regard.

- Je...je me suis rappelé que j'avais quelque chose à faire, lâcha-t-il en se dandinant avec malaise.

- Oh, dit l'oncle Ford, l'air franchement déçu. Je comprends. Tu dois profiter de ton été. Rien ne dure, après tout.

Dipper s'apprêtait à remonter quand il se retourna.

- Au fait...quel jour sommes-nous ?

Cependant, l'oncle Ford s'était déjà remis à son travail et ne l'avait pas entendu. Alors Dipper le laissa tranquille.

Il avait suffisamment de quoi s'inquiéter pour l'instant.

D'abord, il vérifia discrètement que la barrière magique était toujours en place. Les poils de crinière de licorne étaient bien là et faisait le tour de la Cabane aux Mystères. Rien n'avait changé.

Et pourtant il savait à qui appartenait cette voix.

Il s'éloigna donc dans la forêt, et une fois qu'il fut sûr d'être seul, il s'assit par terre, prit une grande inspiration et, le journal ouvert sous les yeux, il récita l'invocation.

- Egassem sdrawkcab. egassem sdrawkcab. Egassem sdrawkcab !

Il attendit que le monde vire au noir et blanc, mais rien ne se produisit. Il plissa les yeux et relu les mots du journal. Pourtant il avait tout bien fait comme il fallait.

Il mit ses mains en porte-voix :

- Bill ? Je sais que tu es là ! Réponds-moi !

- BOUH !, s'écria quelqu'un derrière lui.

Le garçon bondit en arrière en se retournant.

Le triangle éclata de rire et fit tourner sa canne dans sa main.

- Tu es trop drôle petit. J'ai bien fait de construire cette bulle.

- De quoi est-ce que tu parles ?

- Tu ne t'en es pas encore aperçu ?, susurra le démon en flottant vers Dipper. Tu es dans un rêve, un monde imaginaire créé par mes soins.

- Tu...tu peux dire que rien n'est réel ?!, s'exclama Dipper en se remettant vivement sur ses pieds.

- Oh, non, répliqua la créature. Ta famille est réelle. Tous les symboles sont enfermés ici : le point d'interrogation, le bac à glaçon, le lama, les binocles, tous !

- Co...comment est-ce possible ?

Puisque visiblement il avait envie de discuter, Bill s'assit sur un tronc d'arbre renversé et croisa les jambes.

- Eh bien, puisque tu demandes, c'est très simple : lorsque j'ai envahi votre monde – le vrai cette fois – je vous ai fait prisonnier un par un, ensuite je vous ai effacé la mémoire et je vous ai fourré ici. Ma plus belle création ! Un été sans fin, comme le souhaitait ta sœur !

Il ouvrit les bras pour englober la forêt. Dipper serra les poings, retenant les larmes qui lui montaient aux yeux.

Bill virevolta jusqu'à lui et passa un bras réconfortant autour de ses épaules.

- Allons Pine Tree, ne pleure pas. Vous ne pouviez tout bêtement pas gagner contre moi. Je suis invincible. Je n'ai aucune faiblesse. Sauf pour toi bien sûr !

Il tapota du doigt la poitrine de Dipper. L'adolescent voulut le repousser mais le bras de Bill s'enroula autour de sa gorge, l'étranglant à moitié.

- Tu sais, tu devrais être gentil avec moi. J'ai créé cet endroit, je pourrais tout aussi bien le détruire d'un claquement de doigt, avec vous à l'intérieur. Ta sœur, ton oncle Stan...ton très cher oncle Ford. D'ailleurs comment va-t-il ? Il s'est remis de la petite opération que j'ai dû lui faire subir pour retirer cette énervante plaque de métal de son crâne ?

Un doigt noir et soyeux caressa la joue de Dipper. Ce dernier s'était mis à trembler.

- Allons Pine Tree, je ne te veux aucun mal. Je veux juste m'amuser. Le monde réel est devenu tellement ennuyeux depuis que je n'y est plus le moindre adversaire...c'est comme de jouer une partie d'échec contre soi-même.

- C-comment se fait-il que tu puisses me toucher ?, balbutia Dipper

- Je le peux parce que nous avons un lien spécial, toi et moi, proclama le démon, presque tendrement. Comme ton oncle Ford – mais lui il ne m'aime pas. Il a même refusé de rejoindre ma bande.

- Alors c'était vrai !, lâcha Dipper en se rappelant son rêve.

Il fronça les sourcils.

- Moi non plus je ne t'aime pas !

- Oh Pine Tree, Pine Tree, Pine Tree. Tu ne peux pas me mentir. J'ai été faire un tour dans ta tête. Je sais tous les sordides petits secrets que tu y caches. Oui, même celui auquel tu penses.

Le garçon rougit jusqu'aux oreilles et se trémoussa. Bill desserra son étreinte sur son cou mais ne le délivra pas pour autant.

- Tu sais que je pourrais te faire obtenir ce que tu veux ? Ce ne serait pas compliqué. J'ai le contrôle sur tout ce qui se passe ici.

Dipper secoua la tête en signe de dénégation, mais il était troublé. Tout semblait confus dans sa tête.

- Je pourrais t'offrir ce que tu désires le plus, murmura Bill. Ce dont tu as rêvé désespérément depuis la première fois où tu l'as vu...

Effrayé, le jeune homme se dégagea promptement, le visage brûlant de honte, afin de faire face au démon. Celui-ci lui adressa un clin d’œil.

- Vous autres, sacs à viande, êtes vraiment tordants. Si tu veux quelque chose, qu'est-ce qui t'empêche de le prendre ? Tu n'as qu'à dire oui.

- Il...il n'est pas, commença Dipper avant de baisser les yeux. Ce n'est pas bien....

- Pff, c'est à moi que tu dis ça ?, le coupa Bill. C'est vraiment pathétique, ces excuses que tu te donnes...

- Ce ne sont pas d...

Soudain Bill le prit par les épaules, ses doigts s'enfonçant dans son t-shirt un peu comme des serres. Il plongea son regard dans le sien, très sérieux.

- Ecoute Pine Tree, je ne te le proposerais pas à nouveau, alors réfléchis-y. Quand tu auras trouvé ta réponse, viens me trouver.

Il y eut un éclat de couleur vive. Dipper se couvrit les yeux pour ne pas être ébloui, et quand il baissa les bras, Bill avait disparu.

Le jeune homme fronça les sourcils en essayant de mettre de l'ordre dans ce que Bill lui avait dit : qu'ils pouvaient faire un pacte, qu'il savait ce qu'il avait en tête, ou plutôt QUI il avait en tête constamment. Et qu'il pourrait « l'aider » à réaliser ses désirs.

Le garçon se pinça le nez en essayant de réfléchir. Il avait l'impression d'oublier quelque chose d'important, mais quoi ? Ses pensées étaient un peu confuses, mais il ressentait encore un très fort malaise et une boule dans la gorge, comme s'il avait failli pleurer.

Il se frotta les yeux et ramassa le journal. Il se demandait s'il devait en parler à l'oncle Ford. Rapidement, il décida que non : étant donné ce dont Bill et lui avaient discuté, il ne valait mieux pas qu'il sache. D'autant que c'était Dipper qui l'avait convoqué.



Comme souvent, Ford ne se montra pas pour le dîner. Stan fit comme si de rien n'était, mais il n'arrêtait pas de soupirer et les jumeaux savaient bien pourquoi.

Dipper se chargea d'amener son repas à son grand-oncle. Évidemment, il avait fallu jouer à pile ou face avec Mabel pour savoir qui allait lui porter, vu qu'ils étaient tous deux volontaires. Dipper savait que Mabel était un peu jalouse du lien privilégié qu'il avait avec Stanford ; simplement, ils avaient énormément en commun et...

L'espace d'un instant, il repensa à son rêve. A Ford lui demandant d'être son apprenti.

Il se figea devant la porte, chassa ces pensées pour toquer gentiment, avant d'ouvrir ; il entra dans la pièce sombre et s'approcha de Ford, qui rédigeait dans son journal à la lueur d'une lampe de bureau.

- Je v...t'ai apporté ton repas, signala Dipper.

- Oh, merci mon garçon. Pose-le là, répondit Ford en reposant son stylo.

Il mit un signet à la page où il s'était arrêté et rangea l'ouvrage. L'adolescent le dévisageait avec curiosité, se demandant ce qu'il y avait écrit. Malheureusement – ou heureusement ? - l'Auteur demeurait toujours un mystère entier. C'était peut-être ce qui attirait le plus Dipper.

- Tu as passé une bonne journée ?, interrogea Ford en croquant dans un morceau de pain. Tu as vu des choses intéressantes ?

Dipper savait qu'il voulait juste faire la conversation, mais il se sentit quand même coupable, comme si Ford savait et l'accusait pour ce qui s'était passé dans la forêt avec Bill. Il rougit et regarda ses pieds en traçant des ronds avec la pointe de sa chaussure.

- Heu, non, rien d'extraordinaire. J'ai aidé l'oncle Stan avec la boutique, j'ai lu un livre...aujourd'hui était une journée particulièrement ennuyeuse...

- Tu aurais dû rester, je t'aurais montré mon travail, déclara Ford. Je suis en train de fabriquer un petit appareil qui révolutionnera la théorie des champs !

Même s'il ne savait pas de quoi il parlait, Dipper était littéralement fasciné. Il adorait la façon dont Ford s'adressait à lui comme à un égal ; il aimait aussi prendre ce ton passionné quand il parlait de ses recherches, parce que ça reflétait exactement l'exaltation qu'il avait ressenti en découvrant le journal. Il avait trouvé une personne comme lui, mais en encore mieux.

- Qu'est-ce que tu sais de la physique quantique, Dipper ?, demanda Ford avec sérieux. Je ne me souviens plus si on étudie ça, à ton âge. Je pense que non.

- Oh, j'ai eu quelques lectures, répondit le jeune homme avec embarras en se grattant la nuque. Mais rien de très approfondi. C'est un peu compliqué pour moi...

- Mais non !, répliqua Stanford en lui souriant. Tu es le garçon le plus intelligent que j'ai jamais rencontré, je suis sûr que tu arriverais à comprendre. Il s'agit juste de bien t'expliquer les choses.

Le compliment prit Dipper par surprise. Il devînt écarlate et ses lèvres dessinèrent un large sourire ravi.

- Oh, je...eh bien...

Ford se pencha un peu vers lui, comme s'ils étaient des comploteurs.

- Alors, pour faire simple, la théorie quantique des champs, c'est...

La lumière de sa lampe de bureau grésilla.

- Yellow, Pine Tree !

Dipper fit un bon en arrière. Son grand-oncle cligna des yeux, et soudain, ses yeux étaient jaunes et leur pupille se réduisait à une fente.

- En fait, je déteste attendre, alors je suis venu chercher ta réponse dès maintenant.

Dipper recula.

- Qu'as-tu fait à l'oncle Ford ? Sors de son corps !

- Je ne peux pas faire ça, Pine Tree. Sinon, comment pourrais-je te donner ce que tu attends ?, susurra Bill.

Voir Stanford avec une expression aussi lascive fit courir la chair de poule sur les bras de Dipper. Les mains fortes de son grand-oncle emprisonnèrent ses poignets et le ramena vers lui de force.

- Allons, n'ai pas peur. Je ne veux pas te faire mal, murmura Bill en l'enlaçant – avec les bras de Ford ! C'était quelque chose qu'il avait tellement voulu sans oser demander.

- Je sais exactement ce que tu veux, continua le démon en faisant tomber la casquette de sa tête, pour ensuite plonger les doigts de Ford dans ses boucles épaisses.

Puis il y fourra son nez et prit une grande inspiration. Dipper ne put retenir un petit gémissement. Bill eut un caquètement qui paraissait peu naturel dans la bouche de Stanford.

Le garçon se rendit compte qu'il se laissait aller ; il avait même fermé les yeux et commencé de se détendre. Il réagit aussitôt, cherchant à s'écarter immédiatement. Cependant Bill maintint sa prise.

- Non, non ! Je ne veux pas !, s'écria Dipper en jetant des coups d’œil alentours.

L'oncle Ford devait l'observer, prisonnier du paysage mental. Invisible mais bel et bien présent. Jugeant.

- Il n'est pas là, rétorqua Bill. Il ne sait même pas que je suis là. Je l'ai gardé à l'intérieur, mais endormi.

- Comment je peux savoir que c'est vrai ?, gronda Dipper en tirant sur ses bras en vain pour se dégager.

- Je n'aime pas partager, répondit la créature avant de l'embrasser pour le faire taire.

Dipper en fut si étonné qu'il arrêta brusquement de se débattre.

Un bras puissant s'enroula autour de sa taille, tandis qu'une main avec trop de doigts venait caresser son genou et remonter lentement dans la jambe de son short, sur sa cuisse. Un frisson de plaisir le parcourut et il repoussa Bill à deux mains sur sa poitrine. Cette fois, le démon le laissa faire et se contenta de rire.

- Tu es tellement pur, dit-il en appuyant sur le dernier mot, un éclat moqueur brillant dans le regard habituellement si doux de Stanford.

- Je ne peux pas. Je ne VEUX pas, insista Dipper, les joues rouges.

- Tu essayes tellement de t'en convaincre que ce serait presque touchant...si ce n'était pas si pathétique, gronda Bill en prenant les petites mains de Dipper dans les siennes – celles de Ford, et le garçon ne pouvait décemment pas les retirer.

Le démon en masse lentement les paumes, un sourire naissant sur les lèvres, et Dipper n'a jamais rien vu qui lui donne l'envie d'être nu et d'être touché. Ses lèvres se mirent à trembler, apeuré qu'il était par ses propres émotions.

- Oh, Pine Tree, chuchota Bill sur un ton plus grave, qui ressemblait un peu à Stanford, mais pas tout à fait.

- Bill, gémit l'adolescent. Arrête...

- C'est vraiment ce que tu veux, mon garçon ?, demanda la créature.

La main de Ford se posa sur la taille de Dipper, et lentement, descendit sur ses fesses pour les masser aussi. Et le jeune homme ne protesta pas.

- J'ai envie de toi, susurra Bill d'une voix suave. J'ai envie de pénétrer ta chair la plus tendre, de souiller tes entrailles de ma semence...comme ça, tu seras à moi, rien qu'à moi.

Il tenta de l'embrasser mais Dipper détourna la tête en geignant. Bill pressa ses doigts contre l'entrejambe durcie du garçon.

- Je sais à quoi tu rêves. Je sais que tu veux te soumettre en ayant peur de le faire. Peur de ce que ça voudrait dire. Tu ne dois pas avoir peur. Te soumettre à moi est la meilleure chose que tu puisses faire. Tu pourrais même adorer ça.

Lentement, il agrippa l'élastique du short de l'adolescent et tira pour l'abaisser. Le vêtement tomba à ses chevilles, faisant sursauter Dipper. Bill ordonna sur un ton patient, le même que l'oncle Ford lorsqu'il se lançait dans des explications complexes :

- Enlève le haut mon garçon.

Sans essayer d'y réfléchir à deux fois – s'il se mettait à penser, il risquerait de pleurer – il retira sa veste et passa son t-shirt par-dessus sa tête pour le jeter. Bill hocha la tête avec un Hum d'approbation. Ses mains caressèrent le torse mince.

- Ta peau est si...soyeuse. Comme un bébé, commenta le démon avec exaltation.

Dipper faillit rétorquer, mais le corps de Ford se pencha et Bill commença de sucer un de ses téton.

- AH !

Le garçon attrapa la tête de son grand-oncle. Ce dernier profita qu'il était distrait par les sensations pour lui enlever son dernier vêtement. Le caleçon de Dipper atterrit à ses pieds et soudain Bill le plaqua contre lui. L'adolescent put ainsi constater que l'oncle Ford bandait comme un âne.

- Tu vas la sentir passer, promit Bill en ricanant.

Effrayé par la grosseur qui se frottait contre lui sans honte, Dipper chercha à s'éloigner en couinant comme un petit animal emprisonné. Bill le câlina en une parodie de tendresse, ce qui suffit pourtant à le calmer.

- La, la, j'ai promis que je ne te ferais pas mal, tu te rappelles ?

Comme le garçon se détendait contre lui, il poursuivit :

- Tu vas aimer ça, tu verras. C'est une seconde nature chez les garçons de ton âge ; vous êtes comme des bêtes en chaleur, tellement avides...et vos corps sont si sensibles...

Il faufila un doigt dans la raie des fesses de Dipper et taquina son orifice. Le garçon se tortilla dans ses bras, mal à l'aise.

- Tu sens comme ça palpite ? Ça veut ma queue. Ça ne demande que ça, garçon. TU ne demandes que ça, petite catin.

Malgré lui, Dipper émit un grognement de plaisir et cambra les reins pour tenter de faire s'enfoncer le doigt contre son anus. Il ne connaissait pas le dernier terme dont la créature l'avait qualifié, et s'en fichait. Sa curiosité était entièrement concentrée sur l'afflux de sensations que Bill lui faisait ressentir.

Ce dernier siffla, alors que le désir enflait de plus en plus la bosse au niveau de son entrejambe :

- Défais le pantalon de ton oncle. Montre-lui combien tu veux admirer chaque partie de lui, y compris son gros sexe tout dur.

Comme le jeune homme hésitait, le démon l'embrassa à nouveau, mais cette fois bien plus intensément, sa langue se frayant un chemin dans sa bouche. Il sourit contre les lèvres de Dipper en remarquant les tremblements incontrôlés de son corps, et il lui mordilla la bouche, aguicheur.

- Vas-y mon garçon. Ne me fais pas attendre Dipper, haleta-t-il enfin avec la voix de l'oncle Ford.

Les mains du garçon ouvrirent maladroitement la ceinture puis le pantalon de son grand-oncle.

Il n'y pouvait rien. C'était humiliant, mais plus ça l'était, plus, bizarrement, il était excité. Et Bill lui déposa un baiser sur l'oreille, chuchotant de brûlants encouragements qui le faisaient se sentir audacieux.

Craintivement, il baissa le sous-vêtement de son grand-oncle, les yeux écarquillés. Il y avait tant de poils, on aurait dit un serpent sortant d'un buisson. Rouge et agressif. Il déglutit, incapable d'en détacher le regard. Ça n'avait tellement rien à voir avec son propre pénis...

Tout à coup, les doigts qui le touchaient entre les fesses un peu plus tôt vinrent jouer sur ses lèvres.

- C'est dégoûtant, n'est-ce pas ?, se moqua Bill en tirant vivement sur le vêtement pour le descendre sur ses cuisses. Pourtant, tu veux voir de plus près. Vas-y, ne sois pas timide !

Le démon appuya sur sa tête et Dipper plia la nuque, se retrouvant nez à nez avec l'érection. Cette odeur...cette odeur virile qu'il avait déjà senti chez les manotaures lui donnait le tournis. La salive lui monta à la bouche et il déglutit à nouveau, nerveusement.

Les doigts se glissèrent soudain dans sa bouche et caressèrent sa langue.

- Faisons quelque chose d'encore plus dégoûtant, chuchota Bill d'un ton péremptoire.

Il pressa alors son gland contre les lèvres du garçon, et comme dans un rêve, Dipper le sentit remplir sa bouche. Il tenta de reculer, mais c'était trop tard, Bill le tenait fermement.

Alors le garçon décida de se laisser envahir. En levant les yeux, il vit le visage de Stanford se tordre de plaisir, et cela alluma un brasier dans son ventre. Son propre sexe se redressa fièrement entre ses cuisses frêles.

Sous la pression de la main sur sa tête, Dipper finit par s'agenouiller. Bill lui sourit de toutes ses dents, un peu effrayant :

- Tu as enfin compris où était ta place...

Il retira son sexe et le jeune homme put reprendre une grande inspiration, hoquetant. Il n'arrivait toujours pas à croire qu'il avait pris cette chose dans sa bouche : d'un côté, il était horrifié, mais de l'autre...il était aussi assez fier.

Bill avait aimé ça, qui plus est.

Celui-ci s'agenouilla à son tour et lui caressa les joues.

- Ce n'est pas fini.

Dipper lui jeta un coup d’œil interrogatif. C'était le visage de Ford, mais pas ses yeux. Cependant l'illusion faisait assez d'effet pour que le nœud dans son ventre se resserre.

- Tu le veux en toi, murmura la créature. Le résultat de sa jouissance. Il n'y que ça qui pourra apaiser l'irritation que tu sens à l'intérieur. Tu le sais. Tu ne veux pas seulement lui faire du bien. Tu veux être marqué par lui. Et comme je suis généreux, je vais t'offrir cela.

Il embrassa doucement Dipper.

- Maintenant, à quatre pattes, comme la petite chienne désespérée que tu es, et écarte les fesses. Je vais te donner ce que ton corps et ton esprit réclament.

Il n'attendit pas que l'adolescent lui obéisse. Il le manipula prestement pour le retourner, et Dipper ne s'y opposa pas. Les paumes sur le sol froid, il ferma les yeux en se demandant ce qui allait arriver – en appréhendant le plaisir qu'il allait ressentir. Il n'avait jamais bandé aussi fort.

- Ecarte-les !

Il sursauta et, lentement, appuya sa tête au sol pour ouvrir ses fesses, dévoilant ainsi à la vue de Bill son anus palpitant en une invitation plus qu'explicite.

Le démon émit un grondement de fauve et son sexe se retrouva contre le minuscule trou. Puis il se mit à pousser.

Dipper couina et voulut s'échapper – bien entendu, Bill le retenait par la taille. Il ne pensait pas que le démon essayerait de faire entrer l'énorme pénis de l'oncle Ford dans son derrière. C'était tellement improbable. Tout au plus s'était-il attendu à ce qu'il se masturbe et jouisse sur son échine.

- Non, grogna la créature de sa voix nasillarde. Fais un effort Pine Tree. Desserre les fesses. Allez ! Laisse...Laisse-moi entrer, ah !

Le jeune homme se cambra, accentuant la chute de ses reins, et cria de surprise lorsqu'il sentait que ça glissait enfin en lui. Il n'avait même pas fait exprès d'obéir en détendant ses muscles. Il avait juste...agit par instinct, parce qu'il ne pouvait pas résister à une supplication.

Une vague d'extase l'engloutit et il éjacula à la seule idée ahurissante qu'il avait réussi à se faire pénétrer. Il poussa de petits glapissements en se recroquevillant sur lui-même, son sperme jaillissant et peignant abondamment son ventre.

Le corps de Stanford s'abattit lourdement sur lui, chaud et transpirant, sa poitrine se soulevant au rythme rapide de sa respiration. Bill susurra près de son oreille :

- Tu sais que tu es à moi, désormais. Pas à lui. Moi.

Et brusquement, un flot liquide incandescent envahit cette partie si intime de son être. La semence promise par Bill. En lui, et elle y resterait pendant un moment.

Il n'avait plus la force de se débattre et ne savait même pas s'il en avait envie. Cette sensation avait quelque chose...de profondément satisfaisant. Il était comblé, et bien qu'il refuserait de l'admettre, cela restait vrai dans tous les sens du terme. Il était comblé.

Il l'avait voulu, voulu avec une force qui dépassait l'entendement, comme un enfant buté dans un magasin de friandises. Plus rien ne serait pareil désormais. Pas après ce qu'il avait fait au détriment de son grand-oncle. Il avait trahi ce en quoi il croyait. Il s'était corrompu. Emprisonné dans un mensonge, qui dissimulait seulement une vérité inconfortable – son amour pour Ford.

Le rire de Bill éclata à ses oreilles comme une épiphanie.

Ce n'était pas tout à fait ce qu'il avait voulu – ses désirs à la base étaient purs et naïfs – c'était ce que le démon avait voulu. Et il le lui avait donné sur un plateau, parce que, comme le démon l'avait dit, il ne pouvait que se soumettre à son pouvoir. Inconsciemment, c'était comme s'il n'avait pas vraiment eu le choix.

Après tout – et il était sur aussitôt qu'il allait oublier cette pensée dans peu de temps, Bill y veillerait – ce rêve, cette bulle, était la création de Bill et il ne lui permettrait jamais d'éclater.

Un mensonge parmi les autres. Il avait fini par devenir exactement ce que Bill voulait qu'il devienne. Un énième mensonge.

Un jouet au sein de sa bulle.

- ...mais mon jouet préféré, ronronna Bill en fourrageant dans ses cheveux trempés de sueur.

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