Jesus tourna la tête.
- Hey, les gars, vous avez pas entendu un cri ?
- Oh ça y est, Jesus entend des voix maintenant !, se moqua Diego en refermant sa braguette.
- Bientôt il va nous dire que Dieu lui a parlé, ricana Alban en piquant des frites dans le sac.
Dans le fond de la pièce, Rico poussa un râle en jouissant dans la bouche de Morty. Ce dernier avala en sortant la lame du couteau qu'il avait été récupérer dans la poche de jeans de Diego tout à l'heure, quand celui-ci était trop occupé à lui baiser la gueule pour prêter attention à ses petites mains fureteuses.
Et il lui planta dans le genou.
Alors que Rico s'effondrait, Morty se redressa en essuyant le sperme sur son menton, et menaça les deux autres avec son arme sanguinolente, les yeux plissés, ses cheveux d'un blond sale retombant en masse informe sur son visage et lui donnant un air des plus inquiétants.
Jesus recula mais Alban sortit un flingue du sac et le braqua sur Morty.
- T'as fait une grave erreur, niño, dit-il. On avait décidé d'être gentil, mais là tu nous laisses pas le choix.
Il défit sa braguette. La porte derrière lui s'ouvrit silencieusement sur l'obscurité de dehors.
- On va te déchirer, et quand ce sera fait, on montrera le résultat à ton abuelito. Il fera moins le malin quand il aura vu ce qu'on peut faire.
Il approcha en souriant férocement, une lueur psychotique dans le regard – et Morty reconnaissait exactement cet effet. Ce type avait sniffé du cristal collaxien, un produit qu'on ne trouvait normalement pas sur Terre.
Soudain un rayon vert jaillit des ténèbres, frappant Alban dans le dos. Ce dernier écarquilla les yeux et commença à gonfler...jusqu'à exploser littéralement.
Diego se mit à hurler tandis que Jesus devenait tout pâle avant de vomir sur ses chaussures.
La silhouette de Rick se découpa dans l'entrée. Il ouvrit un portail et jeta les deux hommes dedans avant qu'ils aient la possibilité de réagir. Puis il agrippa Rico par le col – ce dernier se tortillait en gémissant, tenant toujours son genou blessé – et il le balança sans état d'âme dans le vortex. Puis il le referma et se tourna vers Morty.
Celui-ci lâcha le couteau, qui tomba au sol dans un tintement. Couvert de sang et d'entrailles, il se jeta contre Rick pour le serrer dans ses bras, sans un mot.
Il rentrèrent à la maison. Le vaisseau de Rick avait pour particularité de pouvoir se changer en voiture lorsqu'ils étaient sur Terre, ce qui permettait au vieil homme de frimer au volant de son énorme Lincoln Continental rose aux feux multicolores.
Morty était allongé sur la banquette arrière et essayait d'ignorer les bruits de coups qui provenaient du coffre. Il n'avait même pas demandé qui c'était. Il s'en moquait.
Une fois arrivés, Morty fila dans la salle de bain. Rick l'entendit tirer la chasse d'eau plusieurs fois et comme il passait inopinément dans le couloir pour aller dans sa chambre, il l'entendit vomir.
Heureusement que ses parents étaient encore à une de leur soirée pseudo jet set sur le bateau de Jerry. Rick n'avait pas besoin de les avoir sur le dos maintenant.
D'ailleurs, il se demandait vaguement où était Summer. Mais tant pis, il s'en préoccuperait plus tard.
Il installa « Antonio » dans sa cache secrète, sous le garage puis il mit un plat cuisiné dans le micro-onde. Morty aurait certainement faim en sortant de sa douche.
Sauf que le garçon ne descendit pas. Alors Rick monta. Il n'y avait plus de bruit dans la salle d'eau alors in toqua à la porte de la chambre de Morty. Il entrouvrit la porte et le trouva allongé sur son lit, sa lampe de chevet en forme d'éléphant pour seule lumière.
- Hey, appela-t-il.
L'adolescent se redressa en position assise.
- Hey.
Il s'était mis en pyjama. Sans son maquillage et ses plateformes, les cheveux humides attachés en chignon, il n'avait plus l'air de la sex bomb qui faisait du pole dance en maillot de bain et collectionnait les conquêtes. Il ressemblait juste à un gamin paumé, et ce fut une révélation pour Rick. Il avait si facilement tendance à utiliser Morty comme un outil, un second couteau fidèle et serviable, qu'il en oubliait parfois qu'il n'était pas que ça. Sous les sarcasmes et les paillettes, Morty était un gamin angoissé, manquant de stabilité et d'assurance. Il jouait la comédie, mais lui, son grand-père, la personne la plus proche de lui, il voyait sous le masque ; il ne pouvait pas se laisser duper.
Il vînt s'asseoir sur le lit.
- Ça va champion ?, marmonna-t-il avec maladresse.
- Oh arrête, on dirait mon p-père, Rick. C'est flippant !
La scientifique retira ses lunettes et leva les yeux au ciel.
- J'essaye d'être UUUURP gentil avec toi Morty. Tu as l'air t-traumatisé.
- Je ne suis pas traumatisé !, s'offusqua le garçon en croisant les bras.
- Je t'ai jamais vuUUUURP p-porter quelque chose qui cachait ton piercing au nombril, le taquina Rick.
Le jeune homme baissa les yeux.
- Peut-être que-que j'ai pas tout le temps envie de dormir en maillot de bain sur la plage Rick ! Peut-être que d-des fois, j'ai envie d'être tranquille ! De passer une soirée à regarder la télé, tu vois, comme-comme une personne normale ! Pas de me-me faire enlever par des tarés de drogués qui veulent te-te faire la peau !
Rick se pencha sur lui. Bizarrement, son haleine ne sentait pas tant l'alcool que ça.
- Mais peut-être que tu n'es pas normal, Morty. Tu as pensé à ça ?
Alors que Morty gardait la tête basse, il lui prit le menton pour le relever.
- Tu dois écouter. Je sais que tu aimerais une vie heureuse, avec tout le monde qui t'aime, des câlins et des arc-en-ciel. Mais la vie, c'est pas comme ça. La vie c'est un gros tas de fumier, et t'es obligé de fouiller dedans pour trouver à bouffer.
- J'avais trouvé quelqu'un...quelqu'un de spécial, rétorqua Morty en le fixant d'un regard intense. Mais je me suis trompé.
- Je suis venu te chercher non ?, se défendit le vieil homme avec un sentiment d'indignation qui ne lui était pas familier.
- Ah ! Je suppose que si tu l'avais pas fait, ça aurait été difficile de l'expliquer à maman !, répliqua sèchement le jeune homme.
- T-tu penses que je l'ai fait pour pas froisser ta mère ?!, s'énerva Rick.
- Je pense qu'il y a bien une chose qui est vraie, c'est que les Ricks se fichent pas mal des Mortys !, cracha le garçon.
- Ah ouais, c'est ce que tu crois vraiment ?, gronda le savant en le foudroyant du regard à travers ses lunettes de soleil réfléchissantes.
- C'est ce que tu as montré, en tout cas.
- Tu dis ça comme si j'avais jamais rien fait pour toi...
Morty se dégagea.
- Donne-moi un exemple Rick ? De quelque chose que tu aurais fait gratuitement pour moi. Rien que pour moi.
Après une courte pause, le vieil homme répondit sobrement :
- Je t'ai emmené danser.
Pris par surprise, Morty se sentit rougir. Et là aucun fond de teint ne pouvait le dissimuler.
Il détourna les yeux, des papillons s'agitant dans le creux de son estomac.
Les mains de Rick se posèrent sur ses épaules.
- Je n'ai jamais voulu que ça arrive Morty. Je...j'ai été imprudent. Peut-être. En tout cas ça n'arrivera plus. Je m'assurerais que plus personne ne te fasse de mal. Tu sais que je tiendrais parole.
- Sauf si c'est toi qui me fait mal, répondit le garçon sur un ton triste et étrangement doux.
Rick grimaça :
- Oh, arrête la sensiblerie !
Il se pencha et embrassa Morty sur la bouche, mordillant sa lèvre inférieure pour capter son attention.
- Si je te fais mal, c'est parce que t'es le seul assez stupide pour rester auprès de moi, confia-t-il.
La lèvre du jeune homme frémit entre ses dents, et il la laissa partir. Morty chercha à lui rendre son baiser mais Rick se redressa.
- Tu devrais manger, fit ce dernier en désignant l'assiette qu'il avait apporté. Même si t'as pas d'appétit, ça vienUUUURPdra.
Mais il avait oublié que son petit-fils obtenait toujours ce qu'il voulait – contrairement à la plupart des autres Mortys. Il l'attrapa par le col de sa chemise bleue, le tira vers lui, et plaqua d'autorité sa bouche sur la sienne.
Cependant, Rick ne résista pas. Une fois qu'il fut contre Morty, il l'enlaça, conscient qu'il faisait exactement ce que le petit enfoiré voulait, et l'embrassa lascivement.
Il ne chercha pas à le toucher sous son pyjama – il ne savait pas encore à quel point l'adolescent était choqué par le viol. Car même s'ils n'en avaient pas discuté, Rick le savait.
Il savait aussi que Morty ne voyait pas les choses comme ça – et ne le souhaitait pas. Il avait accepté ça comme une punition, une rétribution nécessaire pour pouvoir s'emparer d'une arme pour se défendre. Ça n'en restait pas moins un rapport sexuel forcé.
Rick ne pouvait pas lui dire. Il pouvait simplement faire comme si ça n'avait pas d'importance, et essayer d'aller de l'avant – même si c'était dur de se retenir de le tripoter alors qu'il se comportait de façon aussi mignonne et quémandeuse. Il n'était pas assez bon pour s'empêcher de le vouloir.
- Même si je suis stupide...tu veux que je reste, murmura Morty. Alors...si...si tu me fais mal, c'est pas grave. J'ai l'habitude tu sais ?
Blasé, Rick lui passa la main dans les cheveux, défaisant son chignon au passage – il aimait ses longs cheveux blonds qui cascadaient sur ses épaules, formant comme une auréole autour de son visage mutin.
- OuUUURP ouais. Ça prouve bien le degré de stupidité que t'atteins.
- Quand la vie t'offre des citrons, fais en de la limonade, répliqua le garçon, l'oeil pétillant.
- Et quand la vie t'offre que de la merde, Morty ? Qu'est-ce que tu en fais ?
L'adolescent haussa l'épaule.
- Tu fais avec.
Il posa sa tête contre la poitrine de son grand-père et celui-ci le laissa faire. Il lui caressa le dos, un peu amer.
- Tu devrais manger, répéta-t-il sentencieusement.
- J'ai pas faim. J'ai sommeil...
- Alors dors.
- Je peux ?, demanda Morty d'une petite voix. J-je veux dire...comme ça ? T-tu veux bien rester comme ça jusqu'à ce q-que je m'endorme ?
- Si tu veux, grommela le vieil homme sur un ton rauque.
Morty ferma les yeux en souriant, resserrant son étreinte. Rick effleura sa joue en grimaçant, bien conscient qu'il était en train de se laisser attendrir.
Ce gamin serait sa mort. Un jour, il lui ferait faire un truc qu'il regretterait.
Au réveil, Rick sentit ce corps chaud et frêle contre le sien et se tendit instantanément, essayant de se souvenir pourquoi il dormait avec quelqu'un. Son premier réflexe fut de s'écarter un peu. S'il s'était endormi complètement bourré, il aurait peut-être attaqué, parce qu'il détestait les surprises. Mais là, il était suffisamment sobre et réveillé pour se rendre compte qu'il ne s'agissait que de Morty, pas d'une menace.
Son estomac se mit à gronder, lui rappelant qu'il n'avait rien mangé non plus hier soir, après être rentré. Il jeta un coup d'oeil au plat cuisiné froid et racorni que personne n'avait touché.
Les bras de Morty se resserrèrent autour de lui.
- Hey MoEUUUURPty...
- Hmm hm, marmonna le garçon, le visage enfouit contre son torse.
Ses petites mains descendirent le long du dos de son grand-père, et alors que l'une d'elles resta posée sur ses fesses, l'autre rejoignit son entrejambe.
Rick frissonna. Il chuchota :
- Allumeur.
- Tu aimes ça, d'habitude, grogna Morty en baillant, avant de descendre sous les couvertures.
Rick le sentit défaire sa ceinture – car il avait dormi tout habillé – puis il entendit le zip de sa braguette.
- Tu veux de la crème pour le petit-déjUUURPner Morty ? Grand-père en a plein pour toi, susurra-t-il lascivement en se passant la langue sur les lèvres.
Il poussa un râle de satisfaction lorsque la bouche du jeune homme toucha sa peau. Il agrippa sa tête sous les couvertures et Morty suça doucement ses testicules pour le faire bander davantage, le nez frottant dans ses poils pubiens. Ensuite il fit glisser sa langue le long de sa queue, remontant de la base jusqu'au gland, par en-dessous. C'était un délice, et Rick n'arrivait pas à croire que de tous les Ricks existants, il était le seul à avoir un Morty aussi sexy et dévoué, qui voulait rien de moins que sa grosse teub comme petit-déj.
Il lui caressa les cheveux avec affection et ferma les yeux en imaginant son visage, l'expression qu'il pouvait arborer tandis qu'il enfournait lentement son gland entre ses lèvres humides et serrées.
Sa petite bouche était brûlante, une véritable fournaise, soyeuse et accueillante. S'il n'en avait vraiment rien eut à faire, Rick l'aurait forcé un peu, appuyant sur sa tête pour lui faire avaler sa queue jusque dans la gorge. Par ailleurs, il savait que Morty pourrait aimer ça ; il aimait quand c'était brutal après tout.
Néanmoins, il n'était pas assez détaché pour l'oser le faire, malgré ses instincts. Il ne pouvait pas oublier ce qui était arrivé la veille, et une part de lui avait envie de ne pas brusquer Morty, de le laisser prendre son rythme. De plus, c'était très agréable d'attendre, de sentir la tension monter dans son bas-ventre à mesure que le jeune homme était à l'aise et accélérait ses succions sur sa bite raidie.
Il aurait aimé ne se soucier de rien. Être comme Morty l'avait dit, comme ces Ricks qui se fichent pas mal de leur Morty. Ce serait probablement moins compliqué – moins douloureux.
Sur le point de jouir, il rejeta la couverture. Morty leva les yeux, surpris, relâchant le pénis de sa bouche, un filet de bave coulant de ses lèvres rougies.
Rick se crispa, et éjacula enfin. Il se frotta contre le garçon pour s'assurer que son sperme atterrirait bien sur son visage adorable. Ce dernier gémit et lapa avidement la semence dégoulinant sur lui, fier de montrer à Rick qu'il avait aimé ça. Néanmoins il se figea en voyant l'expression de Rick.
- Qu'est-ce qu'il y a ?, demanda timidement l'adolescent en s'essuyant le menton avec le poignet.
Le scientifique s'assit dans le lit, et ouvrit la bouche mais...il n'avait aucune idée de ce qu'il devait dire.
- T'en a dans les cheveux, Morty, dit-il finalement.
- Oh zut !, grogna le garçon en tirant sur ses mèches de devant pour les observer, les tâter pour tenter de les essuyer. De toute façon, je vais prendre une dou...
Les bras de Rick l'interrompirent en s'enroulant autour de lui pour le serrer.
- Hey Morty..., grommela-t-il tout bas, la voix rauque.
Il ne savait pas trop quoi ajouter alors il ne dit rien. Il préférait se taire plutôt que de lâcher quelque chose de gênant.
Morty se mit à rougir, l'oreille collée à l'emplacement de son cœur.
- On peut...on peut le faire, si tu veux, proposa-t-il en piquant un fard.
- Tes parents pourraient nous entendre...
- Ils sont sûrement en train de dormir, s'ils sont seulement rentrés de leur soirée d'hier, répliqua le garçon en agrippant son t-shirt bleu. S'il te plaît...j'ai envie de...
Il passa ses petits bras fins autour du cou de Rick et l'embrassa. C'était très différent de d'habitude, à la fois sensuel et mesuré, presque intimidé, presque fragile.
Une émotion étrange prit Rick par surprise, en lui serrant le cœur. Il renversa Morty sur le lit – qui était confortable pour deux personnes – et répondit avec une fougue dont il ne se serait pas cru capable au baiser. Ses mains glissèrent sur le pyjama de Morty, s'abreuvant de ses courbes, de la finesse de ses muscles, la souplesse de ses membres.
- Toi...tu es...., haleta le vieil homme, le regard brillant et intense, pleinement conscient – et surtout, sobre.
- Rick !, appela Morty d'un air suppliant, sans savoir exactement ce qu'il supplie.
Le savant plongea dans son cou et le jeune homme se cambra en geignant de plaisir, ses petites mains s'affairant pour débarrasser Rick de son pantalon. Il voulait le faire durcir ; il fallait absolument qu'il y arrive. Il fallait qu'il le prenne.
- Mortimer, chuchota le scientifique contre sa peau.
Le garçon lâcha un sanglot en tressaillant. Pourquoi est-ce que Rick avait une telle emprise sur lui ? Il suffisait qu'il dise un seul mot – son nom – pour que tout son être soit désormais en feu. Il mourrait d'envie de lui, sa peau, son odeur, ses baisers, ses caresses, sa bite, ses bras le serrant plus fort que jamais, et sa voix incroyable, rocailleuse, lui rappelant qu'il était aimé, voulu, pour la première, la seule et unique fois dans sa vie. Il comptait réellement pour quelqu'un – et ce malgré ce qu'il avait pu dire la veille à Rick, parce qu'il était en colère et dégoûté de tout.
Parfois Rick le traitait mal. Et parfois il le traitait comme s'il était la chose la plus importante au monde – comme en ce moment – et c'était quelque chose dont Morty ne saurait jamais se passer.
- Rick....ah, s'il...t-t-te plait !, hoqueta-t-il en embrassant les cheveux bleus en bataille.
Le scientifique tira la peau de son cou avec ses dents, et imprima une marque violacée. L'adolescent poussa un petit cri, que Rick étouffa sous ses lèvres en l'embrassant. Sa main s'aventura dans le pantalon de pyjama de Morty, s'emparant de sa queue pour la caresser – il constata au passage qu'elle était dure, dressée contre son ventre, alors il l'abandonna pour défaire les boutons du haut, tout en continuant ses baisers sur les lèvres demandeuses de Morty.
Ce dernier continua d'onduler des reins contre lui, réclamant un peu plus d'attention entre ses cuisses, mais Rick refusait de le toucher – Morty avait tendance à jouir trop vite lorsqu'il tripotait sa petite bite. Non pas qu'il n'aimait pas le faire jouir – ou le caresser à cet endroit – simplement il avait prévu de prendre son temps, de faire durer le plaisir pour eux deux. Et puis il trouvait ça mignon, la façon dont son petit-fils se trémoussait en faisant ces charmants petits gémissements.
Une fois qu'ils eut défaits le haut de Morty, il se redressa pour enlever ses propres habits, se retrouvant ainsi nu au-dessus de lui. Il observa attentivement le jeune homme, guettant ses réactions – il n'avait pas oublié les horreurs de la veille et il était persuadé que Morty non plus. Cependant le garçon lui sourit et lui tendit le lubrifiant qu'il avait récupéré dans le tiroir de sa table de chevet.
Le savant haussa un sourcil narquois.
- Parfum cerise ? SériUUUUURPsement Morty ?
- On s'en fout Rick !, s'exclama le jeune homme en se débattant pour retirer son pantalon et son sous-vêtement.
Son grand-père l'y aida avec empressement ; alors il pu ainsi ouvrir largement les jambes en écartant ses fesses avec ses mains. Rick déglutit en le fixant.
- Viens, susurra Morty avec un air tentateur.
Le vieil homme plissa les yeux et lui donna une claque au derrière. L'adolescent glapit en sursautant, mais ensuite il frissonna et tendit davantage son postérieur, invitant Rick à le malmener un peu plus.
Ce dernier ne se priva aucune de le faire, et avec un sourire prédateur, il asséna coup sur coup quelques claques bien senties, puis sans attendre, étala généreusement du lubrifiant sur la peau rendue écarlate. Il massa les petites fesses rondes, ne s'arrêtant que pour écouter les geignements ravis de Morty, qui semblait aux anges.
L'embrassant, il commença d'enfiler lentement un doigt, puis deux dans son anus humidifié. Le muscle tendre essaya de se refermer sur ses phalanges, et le scientifique gronda d'excitation en imaginant sa queue à la place.
Les mains talentueuses de Morty cajolaient son sexe dans l'attente de la pénétration attendue ; elles lui prodiguaient mille attentions, s'occupant de ses bourses aussi, les malaxant, les soupesant avec révérences.
- Je veux..., chuchota le garçon, le visage brûlant.
Rick lui caressa la joue en répondant contre ses lèvres :
- Je sais. Sois patient.
Il s'approcha de son oreille pour ajouter d'une voix rauque :
- Tu ne le regretteras pas.
Il continua son opération de doigtage, travaillant l'anus pour l'assouplir. Il embrassa la poitrine du jeune homme, en pinçant un de ses tétons entre le pouce et l'index, se retenant d'aller les mordiller – il risquait de s'emporter et de lui faire mal. Il le voulait tellement, à cet instant précis, que c'était déjà assez difficile de se concentrer sur sa préparation en embrassant sa peau satinée.
- Rick. Rick !, l'appela Morty, de plus en plus frustré, son anus palpitant sur les doigts en lui comme s'il essayait de les aspirer.
- Je sais bébé, je sais, répondit le vieil homme en arrivant à son nombril, où se trouvait la perle bleue de son piercing.
Il se redressa et retira lentement ses doigts. Le garçon couina de détresse, alors Rick l'embrassa sur la tempe.
- C'est bon trésor. Je suis là. Je vais enfin te la mettre Morty. Je vais te baiser comme il faut, comme tu le mérites, bébé.
- Rick, répéta désespérément le jeune homme en l'entourant de ses bras et de ses jambes.
Ils étaient face à face, enlacés et dans un lit. C'était tellement rare qu'ils le fassent que ça méritait d'être noté. C'était plus intime, plus embarrassant aussi.
La queue de Rick glissa plusieurs fois contre le trou huilé ; alors le scientifique s'en empara et planta le bout contre l'orifice, afin de le pénétrer, lentement.
Morty soupira de bien être en le sentant envahir son fondement. C'était ça qu'il voulait depuis le début.
Mais Rick ne le laissa pas tranquille. Il le taquina :
- Ça te plaît, Morty ? Tu aimes la bonne grosse bite de grand-père dans ton petit cul, hm ?
- Rick ! La ferme !
Le rire du vieil homme fit vibrer sa poitrine.
- Tu es fait pour ça Morty. Pour danser sur le bout de ma queue. Tu adores te la prendre, et j'aime te l'enfiler. Alors...
Il se mit à grogner :
- T'as pas besoin d'aller voir ailleurs.
Avant que le garçon puisse répondre – et peut-être par la négative, ce que Rick craignait – il se mit à le besogner brutalement. Morty poussa un cri, ses yeux roulant dans ses orbites, et il s'agrippa à son amant pour suivre sa cavalcade.
- Ah ! Aaaah Rick ! Rick ! RICK ! AAAAAH !
- Pourquoi tu jouis aussi vite !, se plaignit le vieil homme en ralentissant.
- Mais tu...tu me baises...si bien, hoqueta Morty en touchant son ventre couvert de semence.
- Et j'ai pas fini, rétorqua Rick en reprenant son rythme.
- Ah ! Non Rick....ah ! AH ! J-j-j-j'en p-p-peux pluuuus ! HAN !, hurla le jeune homme.
- Morty, han ! MORTIMER !, rugit Rick en éjaculant.
Le garçon se crispa entièrement sur lui, des pieds à la tête, et sentit le foutre brûlant de son grand-père déferler à l'intérieur de lui ; cette humidité réconfortante, preuve du plaisir qu'il avait réussi à lui donner, le fit à nouveau jouir – il était jeune après tout. Il lâcha une nouvelle cargaison de sperme en glapissant, tandis que Rick continuait de se vider les couilles dans son rectum, emplissant sa cavité d'une chaleur épaisse et liquide.
Morty vivait pour cette sensation de contentement, de comblement, après l'orgasme, quand tout devenait simple et parfait. Pour que cet homme remplisse son anus avec tout ce qu'il avait, le soulage de toute cette pression abjecte qui le rendait si maladroit et stupide. Le fourre et lui fasse oublier, l'espace d'un instant, qu'il n'était qu'un grain de sable dans l'univers.
Alors qu'il aurait voulu être une étoile. Autour de laquelle Rick aurait pu graviter.
Soudain des cris résonnèrent dans le couloir et les deux amants se figèrent, se raidissant d'appréhension, rivant leur regard sur la porte, maigre rempart entre eux et les parents de Morty qui se disputaient.
« Je disais juste que ce n'était pas normal de laisser Morty travailler dans un club de strip-tease ! », s'exclama Jerry pour sa défense.
« C'est un club de danse exotique! », s'indigna Beth.
« Oh je t'en prie, ne fais pas l'innocente...tu as vu comment il est habillé ? »
« Je n'ai pas envie de discuter de ça maintenant. »
« Tu n'as JAMAIS envie de discuter. »
« Parce qu'à chaque fois qu'on discute, ça se finit comme ça ! »
« ça ne se finirait pas comme ça si tu prenais la peine d'écouter ! »
« Mais c'est TOI qui n'écoute pas ! Peut-être que je n'approuve pas ses choix vestimentaires...mais ce n'est plus un enfant, Jerry. C'est normal qu'il se cherche... »
- Oh mon dieu, grogna Morty en se cachant les yeux avec un bras, embarrassé.
Rick l'écarta doucement et l'embrassa en entendant les voix s'éloigner. Heureusement, la maison était grande et ces deux-là étaient trop occupés pour se soucier d'eux. C'était une bonne chose, car ils étaient les dernières personnes que Rick avait envie de voir pour l'instant. En fait il ne voulait voir absolument personne, parce qu'il avait déjà celle qu'il voulait sous la main.
- Hey, bébé, ça te dit, un round dans le jacuzzi ?, dit-il en frottant son nez dans les cheveux blonds, essayant de détendre Morty.
- Tu as encore envie ?, demanda le garçon, un peu étonné.
- J'ai tout le temps envie, c'est juste que tu tiendrais pas la distance si je UUUURP te sautais autant que je le voudrais.
- C'est toi qui tiendrais pas !, se moqua l'adolescent. Tu es vieux.
- Et toi éjaculateur précoce !
- Oh, ça c'était vile, Rick ! Tu sais q-que c'est pas ma faute !
- La faute à qui alors ?, ronronna le scientifique en souriant.
- A toi, marmonna Morty. Je peux pas me contrôler quand tu...
- Quand je te démonte le cuUUUURP...
Le garçon rougit comme une pivoine.
- Ouais.
Il se mâchonna l'intérieur de la joue en détournant les yeux.
- J'aime ça. Avec toi. Enfin...j'aime aussi avec les autres mais...avec toi c'est différent.
Rick dépose un baiser sur son oreille, d'humeur taquine, et lécha l'intérieur de son oreille, parcourant les circonvolution de son pavillon avec la pointe de sa langue.
- En quoi c'est différent, Mouuurghrty ?
Le jeune homme frissonna. Le sexe de Rick en lui était à moitié dur, et il avait l'impression de le sentir grossir, alors qu'il venait d'avoir un orgasme.
- C'est....c'est...c'est meilleur. P-p-plus intense.
Il en était sûr à présent, Rick bandait. Et il donna un petit coup de rein qui le fit s'enfoncer en lui ; un bruit humide, accompagné de quelques gouttes de semence, s'échappèrent de son trou. Il se resserra alors vivement, dans une crispation soudaine, et Rick émit un soupir rauque.
- C'est parce que tu es à moi, Moeuuuuurghty, gronda le vieil homme en le fixant dans les yeux. Tu peux coucher avec qui t-tu veux, ça ne chhhhange rien.
Morty se cambra en couinant sous un coup de rein un peu plus brutal, qui déclencha une série d'étincelles dans son bas-ventre. Rick étala ses cheveux blonds sur l'oreiller, dévorant son expression des yeux.
- Et c'est pareil pour mUUUURP pour moi, ajouta-t-il tout bas. C'est toi que je veux, Mortimer.
Il plongea son visage dans le cou de Morty lorsque celui-ci atteignit l'orgasme, et continua de le serrer contre lui sans plus bouger hormis pour suivre les mouvements de la poitrine du garçon, ne pas l'écraser.
- Je t'aime tellement !, hoqueta Morty entre deux halètements.
Les bras de Rick le pressèrent un peu plus fort, et il répondit à son étreinte en entendant les mots que Rick chuchota en réponse. Il se mit à rire puis le serra de toutes ses forces.
Finalement ils prirent un petit déjeuner tardif dans le salon, installés dans le canapé en cuir de taureau et regardant Ball Fondlers sur l'écran géant plasma encastré dans le mur. Morty était allongé, la tête posée sur les genoux de son grand-père, et sirotait à la paille une bouteille de champagne. Rick jouait machinalement avec les deux tresses fines qu'il s'était faites de chaque côté de la tête, les enroulant et les déroulant sur ses doigts arachnéens.
- Dis, tu l'as mis où, le type que tu gardais dans ton coffre ?, demanda brusquement Morty.
- A la cave, répondit Rick sans quitter l'écran des yeux. Je pensais le tUUUURP torturer un peu p-pour obtenir plus d'inffformations sur ceux qui t'ont enlevé – ou qui ont commandité l'enlèvement, c'est pareil Morty, arrête de m'interrompre !
Il prit une gorgée à sa flasque, puis la replaça à l'intérieur de sa veste rose pastel.
- Je déteste qu'on touche à mes UUUURP affaires...
- Oh. Et par « affaires »...tu veux dire moi ?, hésita le garçon en touchant le genou du scientifique.
Ce dernier montra les dents en un rictus menaçant, les yeux toujours rivés sur l'épisode, dans lequel Attila et Benjamin affrontait des soldats nazis insectoïdes pendant que Fulgora et Loggins se battaient contre des robots mercenaires.
- Ils ne savent pas à qui UUUURP ils ont affaire. Mais ils vont bientUUURP tôt l'apprendre. Et ça va leur faire très mal.
Morty sourit et se blottit en ronronnant contre lui, satisfait. Ils continuèrent de regarder la télévision en ignorant les cris de Jerry et Beth qui se disputaient dehors, dans le jacuzzi.