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[personal profile] andysss


Thèmes halloweenesques :
👿 Poisons, potions, étranges mixtures aux effets bizarres (les aphrodisiaques sont acceptés *wink wink*)
👿 Possession et possessif, la possession dans tous les sens du terme
👿 Rites et rituels magiques : invocation de démon, dd Bloody Mary, sacrifice, promesse faite avec échange de sang, union païenne, ya le choix
👿 Rêves et Cauchemars (alors là, faites-vous plaisir sur le glauque, les significations cachées, l'horreur graphique...)
👿 Univers Alternatifs fantastiques/horrifiques : donnez moi du Slashers UA, du Vampire UA, du Zombie Apocalypse UA, du moment qu'il y a soit de l'horreur soit de la magie, soit les deux !




Fandoms et ships :

TV
đź‘» Buffy contre les vampires : tout le monde en gen, Andrew/Warren et Jonathan, Giles/Ethan
đź‘» Dirk Gently : Dirk/Todd, tout le monde en gen (un peu de Amanda/Farrah)
đź‘» Doctor Who : Ten/Simm!Master, Ten/Yana, Ten/Jack (ou Jack->Ten), Twelfth/Missy (pas de spoil sur la dernière saison); mes compagnons préférés sont Martha et Donna, mais j'ai rien contre Clara, Amy et Rory
đź‘» Gotham : Oswald/Ed (<3 OTP), Oswald et ses "freaks" (pleaaaaase give me the Freak Family, avec des family feels !!), Jonathan Crane
đź‘» Hannibal (NBC) : Hannibal/Will
đź‘» In the flesh : Simon/Kieren en gen avec Amy, et Jem
đź‘» Lucifer : tout le monde en gen, love sur Trixie (pas de ship avec elle), Maze et Linda, d'ailleurs je shippe Linda/Maze
đź‘» Once Upon a Time : RumBelle exclusivement, rien qui dépasse la saison 3
đź‘» Stranger Things : les gamins en gen, Jonathan/Nancy/Steve (que en threesome), Barbara/Nancy
đź‘» Supernatural : tout le monde en gen, Dean/Castiel, Wincestiel, Benny/Dean(/Castiel), Crowley/Bobby, Crowley/Kévin, Crowley/Deanmon, Jody/Donna

Cartoon
đź‘» Gravity Falls : Bill/Dipper (je préfère avec Bill en triangle), Bill/Ford, FiddAuthor, Stan/Fiddleford/Ford Stan/Ford, tout le monde en gen (possibilité de crossover avec Over the garden wall (je shippe DipWirt) et Rick & Morty (je shippe Stanchez et potentiellement RickFord, voiiiire FiddleRickFord, soyons fous))
đź‘» Rick & Morty : tout le monde en gen, Evil!Morty/Evil!Rick, Evil!Morty/Morty(/Rick), evil!Rick/Rick, Cop!Rick/President!Morty, President!Morty/Ex-chef de campagne!Morty, Specs!Morty/Slick!Morty, Specs!Morty/Teacher!Rick, Rick/Morty
đź‘» Star vs the force of evil : tout le monde en gen, Tom/Marco

Manga
đź‘» Blue exorcist (manga) : tout le monde en gen, Renzô/Izumo, Shiro/Mephisto, Mephisto/Amaimon

đź‘» Death Note : Mello/Matt (apparition de L, Near et Beyond Birthday toute à fait possible, surtout si ça se passe à l'orphelinat)
đź‘» Durarara !! : Shizuo/Izaya, Aoba/Mikado, Masaomi/Mikado/Anri
đź‘» Katekyô Hitman Reborn ! : la Varia, le Kokuyo gang, les Vongola, les Arcobaleno tout ça en gen, et je shippe Xanxus/Squalo, Belphegor/Fran, Squalo/Belphegor, Hibari/Mukuro, Hibari/Tsuna/Mukuro, Gokudera/Tsuna
đź‘» My Hero Academia : les gamins en gen, Katsuki/Deku, Shouto/Deku ou Everyone/Deku, Katsuki/Kirishima, Dabi/Stain, Tomura Shigaraki/Izuku, All Might et tous les gosses en gen
đź‘» Mob Psycho : tout le monde en gen, Teru/Mob
đź‘» One Piece : touuuut le monde en gen (en particulier les Mugiwara, le Heart Crew, le CP9) Zoro/Sanji, Ace/Smoker, Lucci/Kaku, Law/Caesar, Law/Luffy, Doflamingo/Law, Corazon/Law, vous l'aurez compris, Trafalgar est mon chouchou
đź‘» One Punch Man : Mumen <3, Saitama/Genos(/Sonic)
đź‘» Pandora Heart : Léo/Elliot, Jack/Glen, tout le monde en gen

Films
đź‘» ça (2017) : tous les gosses en gen, Eddie/Richie, et évidemment le clown (mais pas en ship) - j'ai lu les bouquins et vu le téléfilm

đź‘» Lego Batman : Batman/Joker, et la dynamique familial avec Alfred et Dick
đź‘» Thor : Thor, Loki, les 3 guerriers, Frigga <3

Comics
đź‘» Batman : Bruce et Damian, Batjokes, le Riddler, Scarecrow, Penguin et Riddlecrow, Harley/Ivy
đź‘» Deadpool (et crossovers) : surtout Cable/DP, Spidey/DP et Bullseye/DP
đź‘» Hellblazer : Constantine et un peu tout le monde en gen mais je préfèrerais que ça se concentre sur le perso principal

Jeux vidéo
đź‘» Dream Daddy : Tout le monde, mais surtout Damien et son fils puisque c'est Halloween...ou Joseph et ses gosses creepy (et sa mystérieuse "ending" ^^)
đź‘» Left 4 dead : Nick/Ellis et tout le monde en gen

đź‘» Pocket Mortys : Miami Rick/Miami Morty, Super Fan Rick/Morty Super Morty Fan, Storage Rick/n'importe quel Morty, emo Rick/evil rabbit Morty, doofus Rick/bunny Morty, moon Morty/sun Morty et plein d'autres que je n'ai pas nommé
đź‘» Undertale : tout le monde en gen, Undyne/Alphys
đź‘» Until Dawn (jeu) : tout le monde en gen et Josh/Chris

Mythologies
đź‘» Mythologie égyptienne : Horus/Seth(/Anubis), Seth/Râ
đź‘» Mythologie judéo-chrétienne : Jésus et ses apôtres (potentiellement en ships), les démons, les anges, des ships partout, et même Dieu/Diable si vous voulez
đź‘» Mythologie grecque : Icare/Hélios, Eros/Psyche, Achille/Patrocle, Hermès/Dyonisos, Hadès/Perséphone, tout le panthéon principal en gen
đź‘» Mythologie nordique : Odin, Thor, Loki <3, Loki/Sigyn et leurs enfants, Odin/Loki



Squicks : Juste pas les yeux ok ?



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From: [identity profile] so-yuyu.livejournal.com
Post-game. Variante sur la fin. J'espère ne pas avoir été OOC ni n'avoir trop dérivé du prompt.

La clinique privée de Edmonton ne comptait plus le nombre de cas particuliers qui émaillaient ses archives cloisonnées loin du regard du public et des médias. Mais celui-ci les dépassait tous et l'équipe médicale, médecins comme infirmiers, ne tarissait pas sur le sujet. Affronter une infection particulièrement rare aux effets dévastateurs avait déjà de quoi interpeller, mais faire face à un cas clinique rejoignant la fiction, c'était là une autre paire de manches. Chacun y allait de sa petite théorie, étayée par les découvertes menées au sein de Blackwood Pines – vieux enregistrements datant de près de cinquante années mais indubitablement réelles, dénuées de tout montage.

La clinique privée de Détroit détenait, en son sein, un wendigo – du moins un cas avancé au sein du stade de transformation pour être plus précis. Le patient demeurait un humain même si, lorsque les sauveteurs l'avaient rapatrié au sein de la clinique, plus d'un médecin avait assuré que le pauvre bougre ne s'en sortirait pas. C'était sans compter sur l'argent distillée par la famille, craignant de perdre à nouveau un de ses enfants, et l'obstination même du patient qui semblait tout faire pour regagner une humanité que tous craignaient perdue à jamais.

Joshua Washington était un battant, un jeune homme qui tentait d'ironiser sur son sort, sur les stigmates laissées par sa mésaventure.

Un recoin de sa bouche, déformée tandis que la mutation avait commencée son opération, dévoilait des crocs affûtés de prédateur. Par à-coups la nature latente du wendigo revenait arrachant des grognements à Josh lorsqu'elle ne le poussait pas à se ruer sur son repas pour avaler goulûment son steak. Au moins ne mordait-il ni les infirmières qui venaient s'occuper de lui, ni le psychiatre qui tâchait de lui prodiguer des soins en l'aidant à exprimer tout ce que les derniers événements avaient laissés en lui.

— J'aimerais m'excuser auprès de mes amis, formula-t-il un jour lors d'une de ses séances. J'ai jamais rien voulu de tout ça.

Par chance, ils s'en étaient tous sortis, mais à quel prix ? L'équipe soignante demeurait floue à ce sujet, tout comme le psychiatre qui se tâchait d'être rassurant – tous avaient repris le cours de leur vie, chacun à leur rythme.

— Vos parents n'ont pas encore fait... mention de votre sauvetage Josh, lui expliqua le psychiatre. Mais ça viendra. Vous pourrez bientôt sortir.

Sortir, retrouver la vie quotidienne, retrouver ses amis – en serait-il capable ? Il l'espérait et le craignait tout à la fois. Ses camarades pourraient-ils le regarder à nouveau, lui qui avait manqué de les envoyer à la mort en voulant venger le sale tour joué à ses sœurs ? Au sein de sa chambre, Josh se laissa aller aux pleurs.
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From: [identity profile] so-yuyu.livejournal.com
— Vous avez de la visite, annonça l'infirmière d'une voix chantante comme si elle venait de lui dire qu'il avait reçu un Prix Nobel.

Son intuition souffla à Josh que ce ne devait pas être ses parents – tout le corps médical était habitué à leurs visites réglées comme une montre en suisse, même jour, même heure. Néanmoins rien ne l'avait prédestiné à voir débarquer, au sein de sa chambre d’hôpital, cette face de geek aux lunettes rondes et à l'air de chien battu. Dans un même élan, Josh voulut se lever de son lit et cacher son visage. Aucun de ses amis ne devait le voir ainsi, et encore moins Chris. Mais il le vit bien, au regard que son ami posa sur lui, qu'il avait beau plaquer sa main sur sa joue droite, qu'il l'avait vu – et qu'il n'était pas dupe.

L'infirmière, pour sa part, s'était déjà éclipsée en refermant la porte derrière elle.

— Vieux, s'exclama Chris en se rapprochant du couchage. Fais pas cette tête d'enterrement, on croirait que t'as vu un fantôme !
— Comment t'as su que...
— Tes parents ont craché le morceau. Quand ils nous ont demandé de venir chez eux, on menait pas large, je t'avoue. On s'attendait à ce que... bah... (Chris se dandina d'un pied sur l'autre, enfonçant ses mains dans les poches de son jean) … qu'ils nous annoncent un enterrement quoi. Et là, bim ! (Chris ouvrit grand les bras, prenant une voix faussement théâtrale) Le retour des morts-vivants, Josh is alive ! Ça a été l'euphorie. Sam a embrassé tout le monde – même Emily et t'aurais du voir sa tronche, c'était du collector. On voulait tous venir mais le « psy »... (Chris mima les guillemets avec ses doigts) … a dit que ça pouvait être un choc trop important. Alors on a tiré à la courte-paille pour savoir qui tu boufferas en premier pour ton casse-dalle.

Chris se laissa tomber sur le lit tandis que Josh riait sourdement, bêtement amusé par les traits d'humour de son vieil ami. On aurait cru que rien ne s'était passé entre eux, qu'ils se retrouvaient simplement et que Josh avait été seulement victime d'un accident de ski. Josh ne pouvait que remercier, intérieurement, ne sachant trouver les mots pour exprimer son sentiment à haute voix, Chris de demeurer fidèle à lui-même.

Après un temps Josh finit par lever le nez, observant Chris face à face.

— Comment tu vas toi après... tout ça, osa-t-il demander avec un geste vague de la main, préférant ne pas mettre de mots sur tout ce qu'ils avaient vécu, comme si cela allait invoquer les wendigos, comme si ça allait réveiller celui qui, potentiellement, dormait en lui.
— Oh j'ai repris les cours, et... Désolé vieux mais avec Ashley, ça a pas tenu.
— Merde mais pourquoi ?

Tous les membres de l'équipée, Samantha en tête, avaient toujours concédé que Ashley et Christopher pouvaient former un couple adorable, de ceux à s'envoyer des petits mots doux et à rougir dès qu'ils se croisaient. Joshua avait pensé, sincèrement, que son scénario de slasher movie aurait permis aux deux adolescents de se lier.

— Je suis fautif ?
— Non, vieux, non, se récria Chris avec une telle vivacité que Josh sut qu'il ne mentait pas pour le préserver de la vérité. Ashley est juste... très marquée par Blackwood Pines. Depuis elle sillonne les sites qui parlent de paranormal. Les filles essayent de lui faire changer d'air mais elle s'en veut terriblement pour ce qui est arrivé à Hannah et Beth. Savoir ce qui s'est passé... Elle se sent encore plus responsable. Et elle considérait qu'elle était pas digne de moi.
— Je suis vraiment, vraiment désolé pour toi.
— Personne n'y peut rien, déclara Chris avec un haussement d'épaules. On peut juste... Comment ils disent les psys déjà ?
— Se reconstruire ?
— Voilà. Et tenter de vivre avec ça, de s'amuser. Vieux on a une pléthore d'épisodes de Game of Thrones à rattraper. Oh et nos parties à la Xbox, les pizzas et le Starbucks.
— Le Starbucks ? Tu sais t'es plus obligé d'y aller pour y croiser Ashley, hein.
— J'adore leur café, répliqua Chris avec une moue si outrée que Josh explosa de rire.
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Rire qu'il stoppa net lorsque Christopher se pencha vers lui, posant un index à la commissure de ses lèvres, là où sa bouche s'était déformée pour opérer sa mutation en wendigo.

— C'est douloureux ?
— Non. C'est juste... bizarre.
— T'auras qu'à porter un masque. Les Japonais le font bien. Et tu lanceras une nouvelle mode.
— Tout le monde va croire que j'ai la grippe ou que j'ai chopé un virus contagieux.

Josh tentait de s'amuser mais il savait qu'il allait devoir cacher la nouvelle à toute autre personne extérieure à sa famille et à son cercle d'amis. L'humanité n'était pas encore prête à accepter un tel fait, et Josh craignait bien trop pour sa propre survie. Et si, face à la violence, une nature latente se réveillait en lui, le poussait à s'attaquer à ses semblables ? Il en trembla Josh, de terreur difficilement contenue, apeurée par sa propre nature, terrifié à l'idée de blesser, encore. Il se figea lorsque les bras de Chris l'enfermèrent dans un cocon de chaleur et de douceur se demandant depuis quand on avait eu un tel geste envers lui. Ses parents n'avaient jamais été particulièrement tactiles, son père bien trop occupé par son travail. Un tel geste remontait à ses sœurs, à jamais disparues – l'une morte, l'autre...

Est-ce qu'il finirait, un jour, comme elle ?

— Oh putain...
— Josh. Personne t'en veut. Sauf Em' mais tu sais qu'elle aime haïr le monde entier, elle en premier. (La main de Chris lui frottait le dos et c'était un geste rassurant qui l'aidait à tarir ses larmes) Quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, moi je reste là pour toi. On est une équipe, non ?

Et cette simple phrase ramena Joshua des années en arrière lorsque, en primaire, ils s'étaient rapprochés, avaient décidé de former une team – tous les deux et que le monde aille se faire foutre. Les autres éléments s'étaient greffés autour d'eux, mais ils demeuraient un noyau dur. Josh ne pouvait que serrer Chris, à son tour, contre lui. Heureux qu'il ne l'abandonna pas, heureux que, malgré les tours qu'il lui avait joué, il veuille encore de sa présence. Josh se rappela alors que, cette nuit-là à Blackwood, Chris avait tâché de canaliser la fureur de Matt, l'avait engueulé, certes, mais sans jamais aller à l'insulte. Et que lorsqu'il avait dû choisir entre lui et Ashley, il avait hésité jusqu'au bout, tentant de trouver une solution intermédiaire, incapable de tuer l'un ou l'autre.

— Mais si tu me refais le coup du psychopathe, je te jure que...
— Non, ça je t'assure, l'envie m'a passé.
— J'espère parce que, putain, vivre un slasher movie c'est la trouille assurée.
— Au prochain Halloween, on fera une partie de loups-garous de Thiercelieux. Avec des wendigos à la place, ironisa Joshua, son sourire dévoilant ses dents.
— Okey mais je veux le rôle du chasseur. Comme ça, si tu petes les plombs , je te calmerais.

Joshua leva un sourcil, riant déjà de sa tirade.

— Chris, Chris, je ne savais pas que tu avais ce type de penchants.
— Mais à quoi tu... Oh non, je veux pas savoir, wendigo dépravé, vilain chien.

Christopher fit mine de donner une tape à Joshua qui esquiva, dans un rire, faisant claquer ses mâchoires dans le vide.

— Me confonds pas avec un loup-garou, Chris. J'ai moins de poils et plus de mordant.
— Jamais, vieux. Mais, quand tu sortiras, promets-moi qu'on repart comme avant, okey ?
— Promis.

Les deux adolescents s'échangèrent une accolade, Joshua ne pouvant s'empêcher de humer l'odeur de son ami, se sentant presque apaisé en percevant les effluves familières. Il n'était peut-être pas un lycan mais, pour sûr, il demeurait plus sensible à des sens qu'un simple être humain. Et il faisait confiance à Chris – si quelqu'un pouvait dompter le wendigo en lui, ce serait lui, et personne d'autre.
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Le soleil illuminait les friches dans toute sa splendeur, et Bill Denbrough avait la tête dans les nuages. Allongé dans l'herbe – les bras croisés derrière la tête, l'herbe lui chatouillant doucement les chevilles et la chaleur du soleil caressant sa peau – il se perdait dans la contemplation du ciel estival, bercé par le chant des oiseaux et le bruit des grillons.

Deux petites mains couvrirent ses yeux, et une voix enfantine lui parvint aux oreilles :

- Devine qui c'est !

Bill sourit. Comme s'il aurait eu besoin de ses yeux pour le reconnaître ! Il se prit pourtant au jeu :

- Hmm… je ne sais pas. Est-ce que c'est le vi – vilain gnome des b – bois ?

Un petit pouffement de rire se fit entendre au-dessus de lui, puis les petites mains se dégagèrent pour laisser apercevoir Georgie.

- Mais non voyons ! C'est Georgie !

- Tu crois ? J – J'étais pas loin de la vérité pour – pourtant, le taquina Bill en se mettant en position assise face à son frère.

- J'suis pas un gnome, Billy ! bouda Georgie. Ça n'existe pas les gnomes !

- Bi- bien-sûr qu'ils existent, protesta faussement Bill, m-même qu'ils ont une sale t-tronche comme toi !

- Non, c'est toi qui a une sale tronche, lui répondit Georgie en tirant sa langue.

- Sale tronche toi- toi-mĂŞme ! taquina Bill.

Ils rirent tous les deux aux éclats, et Bill se laissa retomber dans l'herbe, se sentant plus euphorique que jamais. Il ne se rappelait pas de la dernière fois qu'il avait ri avec son frère, cela lui semblait être une éternité. À ses côtés, Georgie se mit debout et sa main vint trouver celle de son frère et se mit à la tirer en sa direction, comme pour l'inciter à se mettre debout lui-aussi.

- Viens Bill, viens ! Suis-moi !

Bill était tenté de taquiner son frère un peu plus, de faire semblant d'avoir du mal à se lever pour inciter son frère à redoubler d'effort, et l'attirer à lui lorsque Georgie se serait davantage rapproché de lui, mais il n'en fit rien. La bonne humeur de son frère était contagieuse, et il se sentait près à le suivre jusqu'au bout du monde s'il l'aurait voulu.

De bonne grâce, Bill se leva et se laissa entraîner par son frère. Celui-ci se mit à courir aussi vite que ses petites jambes lui permettaient, et à rire alors qu'il entraînait son frère dans les friches.

- Allez viens Bill ! Viens !

Et Bill se mit à sourire encore plus, peut-être même aussi à rire. Un doute, pourtant, naquit dans son esprit. Il se demanda s'il avait déjà eu l'occasion de venir dans les friches avec Georgie et quand il avait montré les fiches à son frère. Il ne parvenait pas à se souvenir, pourtant. Noyé sous les rires de Georgie, le doute alla se placer au fond de son esprit. Cela n'avait peut-être aucune importance, et Bill préféra se laisser entraîner par Georgie. Il ne se souvenait plus avoir été aussi euphorique.
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- Ge – Georgie, où est-ce que tu nous emmène ?

- Viens, Bill ! Je t'emmène jouer !

- À qu – quoi tu veux jouer ?

Georgie s'arrêta et se retourna pour lui faire face, un sourire complice sur les lèvres, comme s'il lui cachait quelque chose et Bill eut, sans savoir pourquoi, un affreux pressentiment. Le sentiment que quelque chose… clochait.

- C'est un jeu qu'on m'a appris. Tu verras, c'est très amusant !

- C'est quoi ?

Le regard Georgie s'illumina en une lueur étrange que Bill n'arrivait à décrire. Georgie approcha son visage du sien, comme s'il voulait lui dévoiler un secret.

- On va flotter !

La voix de Georgie s'était muée en quelque chose d'affreux et de terrifiant, alors que le chant des oiseaux et le cri des grillons s'étaient tus.

Le cœur de Bill manqua un battement, et il essaya de dégager sa main de la prise de Georgie, mais la petite main de son frère se resserra sur la sienne en une grippe ferme et presque douloureuse.

Alors que Bill prenait conscience de ce qui se produisait, l'atmosphère changea autour de lui. L'herbe verte était à présent grise et morte, le ciel prit la teinte d'un crépuscule précoce et triste, avec des nuances grise et violette. La douce brise d'été avait disparu, pour ne laisser apparaître qu'un calme inquiétant.

- Tu… tu… t'es pas Georgie ! s'exclama Bill, le cœur battant sous sa poitrine sous le poids de la réalisation, et sur ce qu'il devinait se cacher sous l'apparence de son frère.

« Georgie » lui sourit, et la teinte bleue de ses yeux s'illumina en une étrange lueur jusqu'à devenir jaune. Un jaune inquiétant, menaçant, familier. L'estomac de Bill se retourna dans sa poitrine et, sans réfléchir, presque instinctivement, il dégagea sa main et poussa Georgie loin de lui.

La force du coup fit tomber l'enfant par terre, sans un bruit. Le corps de Georgie resta un moment immobile sur le sol, si bien que Bill se demanda s'il l'avait assommé, mais très vite le corps de Georgie se mit à changer. Des tremblements violents saisirent le petit corps, comme possédé. Puis, un bras s'allongea brusquement, puis l'autre. Puis virent les jambes, et Bill eut une vision d'horreur du petit corps de son frère avec deux bras et deux jambes trop grands pour lui.

- Oh ce n'est pas très gentil ça, ce n'est pas très gentil, ce n'est pas très gentil…

Puis le corps se redressa brusquement en position assise, tel une marionnette que l'on venait juste de mettre en action. La tête était penchée, si bien que Bill ne pouvait voir le visage de Georgie. Puis, lentement, la chose devant lui se mit debout et lorsqu'elle releva la tête, ce fut l'affreuse silhouette de Pennywise qui lui fit face.

La tête relevée, les yeux jaunes brillant de malice, Pennywise l'observait avec une moue.
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- Ce n'était pas très gentil, Billy, tes parents ne t'ont pas appris à être gentil avec ton frère ?

- Es – es – espèce de salaud ! cracha Bill. T'as tué mon frère et tu oses prendre son app – apparence !

Pennywise eut une petite moue déçue. Une main gantée vint agripper celle de Bill dans une poigne de fer tandis qu'il utilisait son autre main pour tapoter la joue de Bill.

- Et malpoli avec ça. Qu'allons-nous faire de toi, B – B – Billy ?

Bill tenta en vain de dégager sa main de la prise du clown, mais la main de Ça ne fit que se resserrer davantage au point que la peau du poignet de Bill vira au blanc.

- Tut – tut – tut, tu ne voudrais pas me faire faux bond Bill ? Pas quand nous sommes enfin ensemble toi et moi !

Ça rapprocha son visage du sien, si proche que Bill pouvait sentir l'haleine puante de la créature face à lui, une odeur nauséabonde de chair humaine putréfiée.

- Tu vois, Billy, j'ai toujours pensé que Georgie était spécial. Spécial pour avoir été le premier enfant après mon réveil…

- E – Espèce de…

- … J'ai compris ensuite que ce qui était aussi spécial chez Georgie, c'était son grand frère !!

- Lâchez-moi !

- Un petit garçon si courageux, et si désespéré de trouver son frère, et le premier à me donner la chasse. Je dois avouer que je suis curieux… et définitivement en appétit ! Oh oui, tu seras délicieux mon garçon, toi et tes petits amis !

- On – on vous buttera ! s'écria Bill avec toute la haine qu'il pouvait ressentir, et avec plus de bravoure qu'il ne possédait en cet instant. On vous retrouvera et on vous tu – tuera !

Une expression de dérision s'installa sur le visage du clown, et Ça se mit à rire. D'abord doucement, puis de plus en plus fort, et Bill eut l'impression que ses cauchemars allaient être hantés par ce rire angoissant.

- Me tuer ? Me tuer ? Vous mourrez avant même d'avoir essayé !

La bouche de Ça se tordit en un rictus cruel, et à la fois presque condescendant, étrangement à la façon d'un parent reprenant son enfant sur une bêtise. Une main gantée vint une nouvelle fois trouver la joue de Bill, et la caressa doucement. Un geste étonnamment tendre de la part d'un monstre.

- Mais vous… mais toi… Je vais vous dévorer et vous garder en moi, à travers les lumières mortes, où vous vivrez éternellement.

- Non ! Jamais !

Ça recommença à rire, dans son euphorie d'une victoire qu'il pensait proche et sienne. Ça continua à rire et à rire, jusqu'à n'en plus finir. Du liquide noir commença alors à couler le long de sa gueule, toujours sous les rires de l'affreux personnage.
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Le dégoût se mélangea à la peur et à la haine qu'il éprouvait pour Ça, et l'emporta sur lui, et Bill fit la première chose qui lui vint à l'esprit. Ses dents allèrent mordre la main qui tenait sa joue, aussi fort qu'il le pouvait, espérant faire couler le sang et retirer l'odieux contact.

Ça retira sa main brusquement, tout rire s'étant envolé, et Bill profita de cette distraction pour retirer sa main de la prise du clown et s'enfuir loin du clown.

- Tu peux courir, tu ne pourras pas m'échapper éternellement Billy, lui hurla Ça, À la fin, je t'aurais toi et tes petits copains ! Je vous croquerai, savourerai votre chair et votre peur ! Vous irez tous flotter avec moi !

Et, alors qu'il courrait de plus en plus vite pour échapper au monstre, Bill pouvait entendre toujours plus clair et fort, comme si Ça était toujours près de lui, les paroles inquiétantes du clown, résonnant comme une mélodie mortelle :

- Vous croquer, vous cuire, vous savourer ! Croc, croc, croc ! Je ne ferais qu'une bouchée de vous ! Croc, croc, croc !

Bill continua de courir, si vite et si fort qu'il le pouvait, au point de sentir son cœur battre furieusement contre sa poitrine et ses poumons exploser. Alors qu'il tentait d'échapper au clown et ses paroles, le paysage autour de lui devint de plus en plus flou jusqu'à devenir noir. Il remarqua, avec effroi, que cette obscurité commençait à se refermer sur lui. Et, avant qu'elle ne l'engloutisse tout entier, Bill entendit les dernières paroles du clown :

- C'était un plaisir de discuter avec toi, mon petit ami, passe quand tu veux !

Et il partit d'un rire tonitruant, effrayant alors que les ténèbres se renfermèrent sur lui, puis…

Il se réveilla en sursaut dans sa chambre.

Il lui fallu un moment d'adaptation, alors que son esprit jonglait entre le rêve et la réalité, pour se rendre compte qu'il venait de rêver et qu'il se trouvait dans sa chambre. À travers sa fenêtre, on pouvait voir les premières lueurs du jour, ce qui rassura Bill quelque peu.

Un rêve… rien qu'un rêve...

Il soupira, et crut qu'il allait pleurer de soulagement. Il était dans sa chambre, et il allait retrouver ses amis plus tard dans la journée. Cette pensée seule fit se calmer légèrement les battements rapides de son cœur.

C'est encore tremblant qu'il se dirigea vers la salle de bain, la sueur faisant coller son haut de pyjama Ă  sa peau. Il ouvrit un robinet et le contact de l'eau froide sur sa peau lui fit du bien.

Mais alors qu'il porta une nouvelle fois de l'eau Ă  sa figure, il remarqua quelque chose d'anormal.

Son poignet portait les marques d'une main, plus grande que la sienne, qui aurait trop serré la peau.
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From: [identity profile] andersandrew.livejournal.com
Ah trop terrible !! Super halloweenesque pour le coup ! Bravo !
La première partie tranche SI radicalement avec le reste de l'histoire, ça crée un effet de décalage qui accentue encore plus le malaise ! La transformation de Ça est similaire à celle du film, avec son aspect grotesque qui tend au malsain, ce qui convient parfaitement à l'ambiance de ce texte. La progression - de Billy qui est trompé, à Billy qui échappe au clown - est très bien gérée, la tension démarre rapidement quand on comprend que Georgie n'est pas ce que l'on croit, et elle augmente crescendo tout du long. L'intérêt du clown pour Billy fait un peu shippy je trouve (peut-être que je vois ça parce que j'aime le slash en général ?) et cela rend leur interaction très malaisante, creepy...et c'est exactement ce que je pouvais attendre d'une fic Halloween sur un monstre qui dévore des enfants. J'ai un peu flippé pour Billy sur la fin, notamment avec les ténèbres se refermant sur lui (toute la scène faisait vachement conte, je trouve, avec le paysage qui change, la comptine). J'avais complètement oublié le thème du texte et par conséquent l'irréalisme. Je pensais que Billy serait vraiment mangé.
Merci pour ce cadeau vraiment très cool et inattendu !!!
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From: [identity profile] so-yuyu.livejournal.com
Sans la présence de sa mère au rez-de-chaussée, Katsuki aurait exprimé toute sa rage en lançant sa valise dans les escaliers. Néanmoins il n'était pas assez fou pour provoquer l'ire maternelle – s'il détenait son ego et sa fureur d'un membre de sa famille, c'était bien d'elle. Mitsuki Bakugo n'était pas femme à se faire marcher sur les pieds et encore moins par son propre rejeton, adolescent en graine qui n'avait pas cessé sa phase de rébellion.

Refrénant donc cette expression de violence qui l'aurait soulagé d'un poids (du moins il tâchait de s'en convaincre) Katsuki descendit les marches, sa valise en main, refrénant l'envie de regarder derrière lui. L'attaque de la Ligue des Vilains à son encontre avaient poussé le lycée Yuei à prendre des mesures drastiques – sans compter la pression médiatique qui aimait rajouter du sel sur les plaies à peine cicatrisées, ne se gênant pas à leur rappeler les attaques précédentes de la Ligue. Il fallait prouver que le lycée mérita qu'on leur confia des graines de héros et pour cela tous les élèves se devaient, désormais, de vivre au sein des dortoirs. Même ceux vivant au sein de la ville même.

— Je vais devoir me farcir Deku h24, grinça Katsuki entre ses dents, ses chaussures martelant le perron. Fais chier...

Lui et la tripotée d'idéalistes qui formaient sa classe. Déjà que les supporter durant les cours, sans compter les activités extra-scolaires comme le camp d'été, étaient déjà un parcours du combattant, mais là la situation s'annonçait proche de la colocation. Katsuki voyait déjà les plus candides d'entre eux se plaire à s'imaginer vivre comme dans une petite famille. Pitié qu'aucun d'entre eux n'ait l'idée de mener des soirées à thème où tous étaient conviés, Katsuki ne tiendrait pas.

N'ayant personne sur qui passer ses nerfs, l'adolescent jeta sa valise à l'arrière de la voiture, referma la portière derrière lui avec un coup sec – et entendit sa mère hurler à son intention. Katsuki se renfonça dans son siège tentant, vainement, de disparaître aux yeux de Mitsuki. Journée de merde.
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Un élève avait sursauté à la gauche de Katsuki lorsque ce dernier, à l'écoute du discours du principal, ne put retenir son Alter. Une odeur de sueur et de brûlé imprégna l'atmosphère tandis que l'adolescent respirait à grandes goulées pour se calmer. Non seulement ils étaient tous conviés à remplir les dortoirs (ça, il le savait déjà) mais ils devaient partager leurs chambres. Il allait devoir dormir avec quelqu'un d'autre. Lui qui pensait pouvoir se payer le luxe d'une chambre, aussi désuète soit-elle, mais rien qu'à lui, un havre de solitude pour respirer dans toute cette promiscuité étudiante – nada. Au moins l'équipe enseignante acceptait que des duos, voire trios, soient formés par l'initiative même des étudiants même si, le principal avait laissé plané la menace que ceux ne trouvant pas partenaires subiraient le tirage au sort.

Tout sauf ça se promit Katsuki tandis que les élèves se levaient pour se rejoindre par affinités. Tête baissé, Katsuki n'avait pas bougé continuant toujours de dompter ses nerfs. Il sentit la présence d'un étudiant près de lui avant même de le voir. Lorsqu'il releva la tête, ses pupilles se plissèrent. Tout sauf lui, tout sauf ce nerd avec sa face de bambin (putain mais il avait jamais grandi ce fiston à maman), son sourire hésitant et ses grands yeux qui menaçaient de lâcher des litres de larmes.

— Kacchan, si jamais tu...
— Il est hors de question qu'on dorme dans la même piaule, débita Katsuki en un rythme crescendo. Tu. Dégages. Avant que je colle ta tronche dans le parquet.

Izuku acquiesça rapidement tout en reculant. Au moins il avait un minimum de volonté de survie primale. Ochako le rejoignit, semblant prendre de ses nouvelles avant de poser un regard furieux sur Katsuki auquel ce dernier répondit par un index dressé. Qu'elle vienne donc lui mordiller les chevilles cette lionne en devenir. Katsuki frappait sans discrimination avec la même puissance ceux et celles qui osaient se confronter à lui.

La tension était palpable et les regards se posaient sur le duo attendant l'explosion qui allait s'ensuivre, indubitablement.

Katsuki se leva, ne lâchant pas Ochako du regard qui se crispa. Il la vit alors arrondir ses yeux comme surprise d'apercevoir quelque chose. Katsuki n'eut guère le temps de comprendre que des bras l'enserrèrent en un étau qui lui était familier, peau endurcie presque rocheuse frottant contre son cou.

— Katsuki, faut pas froncer tes sourcils, ça te fait des rides.
— Je t'emmerde Eijiro.

L'adolescent ne se formalisa pas de ce salut, souriant de toutes ses dents, resserrant sa prise sur Katsuki qui, il le savait, ne pourrait pas le déloger. Eijiro était un des rares étudiants pouvant se confronter, de front, à l'Alter de Katsuki sans en craindre les dommages. Sa peau endurcie arrivait à encaisser les explosions du blond. Fier d'avoir su empêcher un duel entre lycéens, Eijiro se permit même de tapoter le crâne de son camarade tout en sachant très bien qu'il ne supportait pas cela.

— Je t'aime aussi. T'as trouvé un partenaire de chambrée ?
— Tu crois que j'ai que ça à foutre ?
— Parce qu'on pourrait se mettre ensemble.

Katsuki leva un sourcil tout en tournant la tête pour mieux voir son camarade. La scène lui rappelait le festival lorsque Eijiro était venu à lui pour lui proposer d'être dans son équipe. « Il te faut un gars qui puisse résister à tes explosions, hein ? » lui avait-il lancé avec son grand sourire goguenard, certain de son coup. Et il fallait avouer que Eijiro avait eu raison sur ce point.

Pouvait-il supporter une colocation avec lui ? Plus aisément qu'avec Deku, ça il n'y avait pas photo. Quant aux autres élèves masculins, Katsuki savait très bien que cela finirait en disputes quotidiennes. Il ne pourrait pas supporter la rigidité disciplinaire de Tenya, Shoto et ses histoires familiales (et il ne pourrait s'empêcher de vouloir disputer un duel, LE duel qu'ils auraient du disputer à la finale du tournoi), les remarques graveleuses de Minoru... Non, en soit, Eijiro était l'un des meilleurs choix, peut-être même le seul.
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From: [identity profile] so-yuyu.livejournal.com
Katsuki dut ravaler son ego. Plissant la bouche comme s'il devait prendre une décision qui lui pesait, il abdiqua.

— Okey.
— Okey pour quoi ?
— Okey pour qu'on partage la même chambre, s'énerva le blond. Putain tu veux que je le gueule dans tout le lycée pour que ça t'aille ?

Eijiro rit en réponse, se retenant de relever que le blond venait de hurler tout cela dans l'amphi même du lycée devant tous les étudiants. Il se contenta d'accentuer sa prise sur Katsuki, tendant un index vers le ciel.

— Tout droit vers le dortoir, fidèle monture !
— Descends de là, beugla un Katsuki au bord de l'explosion.

***

Les journées se suivaient pratiquement toutes semblables. Les cours continuaient comme si de rien n'était même si aucun lycéen n'était dupe, Katsuki se comprenant dans le lot. Les professeurs tâchaient de leur inculquer leur savoir mais demeuraient tendus, plus à l'affût encore qu'auparavant, soucieux du bien-être des étudiants qu'on leur confiait. Et comme pour taire cette peur latente, les activités extra-scolaires se multipliaient pour combler le temps disponible aux étudiants qui ne pouvaient, désormais, plus sortir de l'enceinte du lycée.

Petit à petit, Eijiro occupait son temps libre à mener des entraînements auprès de Tetsutetsu ne revenant au dortoir que peu de temps avant le couvre-feu. Katsuki avait d'abord accepté ce changement avec un rien de soulagement. Il pouvait occuper la chambre en soirée comme il le souhaitait sans qu'Eijiro, tel un chien surexcité, ne vienne lui réclamer de l'attention continuellement.

Le calme de la solitude avait fini par laisser place à un autre sentiment diffus poussant Katsuki à faire les cent pas dans la chambre, incapable de se poser. Et à observer l'heure décomptant les minutes restantes avant le couvre-feu. Comme si... Non. Il était très bien tout seul, c'était évident, il avait besoin de ces soirées où il pouvait respirer loin de l'effervescence du lycée.

Ce qui ne l'empĂŞcha pas, un soir, de hurler Ă  l'encontre de Eijiro lorsque ce dernier arriva dans la chambre.

— C'est à cette heure-ci que tu rentres ?

Il se rendit compte, en entendant ses paroles retentir dans la pièce, combien ce qu'il faisait était puéril. Mais c'était plus fort que lui. Eijiro leva un sourcil surpris continuant d'ôter ses chaussures tandis qu'il répondait à son colocataire.

— Depuis quand t'es ma mère, se moqua-t-il. Depuis quand ça te gêne à quelle heure je rentre ? T'as bouffé du Tenya pour être aussi à cheval sur les règles ?
— C'est pas le problème.
— Alors c'est quoi le problème ?
— Tetsutetsu.

Putain de merde, il l'avait dit. Eijiro se releva, ses baskets à la main jaugeant Katsuki de haut en bas, tentant de déceler une blague, la preuve que toute cette scène n'était qu'une vaste moquerie – une preuve que Katsuki avait des difficultés à faire de l'humour. Mais le blond avait sa trogne habituelle avec ses sourcils froncés lui plissant le front, ses lèvres serrées et les poings qui se crispaient au rythme des battements de son cœur.

— Qu'est-ce qu'il a Tetsutetsu ? osa demander Eijiro, cherchant à comprendre où Katsuki le menait.
— Il a qu'il m'emmerde, cracha Katsuki. Vous faites quoi tous les deux ensemble ?
— On s'entraîne, répondit Eijiro en haussant les épaules, ne voyant pas le problème. Qu'est-ce qu'y a ? Tu veux nous rejoindre ?
— Tu déconnes ! Je partage pas !
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Un jour, il devrait apprendre à tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Le sourire que lui adressa Eijiro lui fit monter la moutarde au nez. Il se moquait de lui, c'était clair, avec son grand sourire de vainqueur.

— Mais t'es jaloux, Kacchan.
— Mais n'importe quoi !

Incapable de trouver les mots, le blond donna un coup dans le premier meuble qui lui passa à portée. La sueur imprégnait ses paumes, se muait en étincelles qui ne demandaient qu'à devenir explosions. Son Alter, lui, saurait exprimer toute cette rage qui l'habitait, cette jalousie qui lui tordait les entrailles. Eijiro passait du temps avec quelqu'un d'autre que lui, son colocataire qu'il avait relégué au second rang. Il n'était pas un second choix. Eijiro était son colocataire, pas celui de ce Tetsutetsu ! Entre ses dents grinçantes, le blond cracha :

— Et si t'es si ami-ami avec Tête de Métal, t'as qu'à aller dans sa chambre ! Moi je veux plus de toi ici.
— Voyons Ka...

Le poing fusa, geste qui n'était que le prolongement de tous ces sentiments qui lui encombraient l'esprit. Il sentit ses phalanges hurler lorsqu'elles rencontrèrent la pommette de Eijiro s'écrasant contre la peau endurcie, presque rocheuse, du lycéen qui ne cilla pas, fixant Katsuki d'un regard sérieux, ô combien trop sérieux.

— Me regarde pas comme ça !

Ce regard lui rappelait bien trop Deku – regard d'un individu qui voulait l'aider contre son corps défendant. Ses poings frappèrent Eijiro, tentant de le faire reculer, de modifier ce regard qui se posait sur lui. Katsuki n'avait jamais su exprimer son ressenti par des mots. Son Alter s'en chargeait pour lui. Il sentit que son corps basculait, que son camarade tentait de le ceinturer mais il n'en avait cure, grognant et mordant tel un chien qu'on tentait de museler. Il ne comprit pas lorsque l'étreinte des bras se fit plus lâche, continuant de frapper à l'aveugle. Il ne comprit pas lorsque du sang imprégna sa langue tandis que des lèvres se posaient sur les siennes – chaudes, presque douces comparé à ce corps endurci par l'Alter.

Il ne comprit pas pourquoi cela l'apaisait autant.

Mais putain qu'est-ce qu'il s'en foutait.

***

— Kacchan ?
— Grml.

Le visage à moitié enfoncé dans son oreiller, le blond ne daigna pas même ouvrir les paupières tandis que Eijiro lui grattait la nuque. Katsuki laissa s'échapper un grognement d'appréciation.

— On a pas pu en causer hier, continua Eijiro.

Katsuki sourit pour lui-même, le nez niché dans l'oreiller. Oh ça, pour sûr, ils n'avaient guère parlé, du moins ce n'était pas une discussion de haute-volée.

— Mais ça te gêne si je continue mes entraînements avec Tetsutetsu ?

Le blond tourna la tête vers son camarade posant sur lui un regard décidé et parfaitement éveillé.

— Fais-lui bien comprendre que t'es chasse gardée.
— Faudra mordre plus fort pour marquer le territoire, lâcha Eijiro goguenard.

Le naturel avec lequel Eijiro avait dégainé sa réplique laissa le blond pantois pendant quelques secondes. Secondes que le roux tenta de mettre à profit pour s'extirper du lit avant d'être saisi par Katsuki qui le tira vers lui, plongeant ses dents dans la nuque offerte.

— Tu es à moi, souffla-t-il.

Et Ă  personne d'autre.
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From: [identity profile] andersandrew.livejournal.com
Hohohohooooo !
La fin était particulièrement surprenante. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils passent la nuit ensemble, mais ce sont des impulsifs alors c'est logique.
J'ai beaucoup aimé la caractérisation de Katsuki et la façon dont tu abordes ses problèmes de communication (et comment ça peut venir en grande partie de sa mère, ce qui est canon). C'est un personnage difficilement attachant mais que je trouve fascinant. Sa dynamique avec Eijiro est vraiment amusante. Ta fic est très réussi, merci beaucoup !!
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From: [identity profile] so-yuyu.livejournal.com
Je suis tellement tellement contente que ça te plaise parce que c'est mon tout premier essai sur ce fandom (et ce pairing) et j'avais peur d'être partie trop loin par rapport au prompt, que ça colle pas aux personnages et tout. (dois-je préciser que j'aime beaucoup la mère de Katsuki, ah ah) Et je te comprends, Katsuki fait parti de mes personnages favoris du manga (je crois que j'en aime plein dans cet univers).
From: [identity profile] flo-nelja.livejournal.com
Les Ricks ne se soucient pas des Mortys ; un Morty en particulier le sait mieux que personne.

***

Si brillant à l'école des Mortys qu'il devait parfois feindre l'ignorance pour ne pas se mettre à part des autres. Si enthousiaste aux tests d'obéissance. Il voulait le meilleur Rick. Il voulait un remplacement des quelques souvenirs de son grand-père mystérieusement disparu, il voulait une famille.

Parfois, il se dit qu'il était trop doué, et ils l'ont donné au pire Rick, pensant qu'un garçon intelligent et obéissant serait le seul Morty qu'il pourrait supporter - et oh, il y a de quoi ricaner devant la noirceur de cette ironie. Mais le plus souvent, il chasse ces pensées.

Les Ricks sont tous les mĂŞmes.

***

Il avait fait tout ce qu'il pouvait pour obtenir l'affection de son Rick. Pour lui, sur une simplement suggestion, il avait écarté les cuisses - ils étaient partenaires, se disait-il. Ce n'était pas vraiment son grand-père.

Rick était peu tendre, rapide et impérieux, mais Morty pouvait s'imaginer que les mains serrées sur ses hanches à y laisser des bleus étaient un signe d'affection.

"Tu es Ă  moi," disait Rick, et cela semblait quelque chose.

***

Et puis ils avaient été en danger dans une dimension lointaine, et puis Morty avait trébuché, et puis Rick s'était enfui sans un seul regard en arrière.

***

Pour se maintenir en vie, Morty avait marchandé, menti, tué avec un bâton très pointu, et s'était livré à d'autres activités dont il préférait ne pas se souvenir.

Obtenir le portail dimensionnel avait été le plus difficile. Survivre, à côté, était devenu un détail.

Parfois il rêvait : si je réussis à revenir, il sera impressionné ! Parfois : il savait que je survivrais, il ne m'aurait pas laissé sinon.

***

Ce à quoi il ne s'était pas attendu, la seule chose, était trouver sa place prise par un autre Morty.

Le bâton très pointu lui avait offert une mort sans douleur. Il n'avait pas vu qui l'avait frappé. Il n'avait sans doute pas compris ce que son Rick pensait de lui.

Morty pense souvent qu'il a montré trop de compassion envers quelqu'un qui avait peut-être entendu Tu es à moi.

***

Pour Rick, il avait eu d'autres plans, plus complexes.

Le tuer aurait été un cadeau qu'il ne méritait pas.

Et puis, au moins, de cette façon, il serait son premier pour quelque chose.
From: [identity profile] flo-nelja.livejournal.com
***

"Je suis à toi." lui murmure Rick. Il n'est même pas besoin de le lui ordonner, même si parfois Morty s'amuse à le faire. Une simple impulsion électronique suffit.

C'est un mensonge.

MĂŞme quand Morty joue avec la chimie de son corps si fort que son Rick le croit lui-mĂŞme, cela reste un mensonge.

***

Il lui arrache tous les mots d'affection qu'il a désirés de lui. Il lui fait rendre au centuple tout le plaisir qu'il a reçu. Et quand cela devient ridicule, presque aussi humiliant pour lui-même que pour Rick, il lui fait désirer des moments qu'il ne lui donnera jamais, il le fait se blesser lui-même et blesser les autres.

C'est infiniment meilleur, mais cela reste bien loin d'ĂŞtre satisfaisant.

***

Il devrait sentir un peu d'empathie pour les Mortys, réalisent-ils de façon abstraite. Mais ils refusent de comprendre la vérité sur les Ricks, et la vérité est ce qui fait le plus souffrir, alors de quoi se plaignent-ils ?

***

Et sous les couches d'électrons et d'hormones qui réécrivent son cerveau, parfois Morty voit le vrai Rick, et il ne se soucie toujours pas de lui.

La haine lui suffirait, si elle était assez intense, mais même après tout cela, il n'est pour lui qu'une nuisance, un détail dont il finira par se débarrasser, lui ou un autre Rick ; rien. Un être méprisable, peut-être même pitoyable.

***

Au point où ils en sont, il ne peut plus le tuer sans admettre sa défaite, mais il rit quand cela finit par arriver finalement.

Et puis, ils voue une haine éternelle aux responsables, même s'il n'a pas de raison pour cela du tout.

***

Il aimerait se dire qu'il est parvenu à faire pivoter son existence à 180 degrés et que maintenant c'est lui qui ne se soucie plus des Ricks.

Mais il a décidé après avoir été abandonné qu'il était fait pour mentir aux autres. Il ne pouvait s'autoriser à se mentir à lui-même que brièvement.

Ce n'était pas comme s'il était parti vivre une vie à lui loin de tout cela, n'est-ce pas ?

***

Tant de Ricks votent pour lui qu'il est prĂŞt Ă  douter de leur mythique intelligence.

Sa garde rapprochée exécute le moindre de ses ordres.

Il n'y a pas la moindre émotion là-dedans. C'est de la politique, c'est dans cela qu'il s'est lancé. Alors, pourquoi a-t-il eu, même un instant, l'impression que leur respect pour lui changerait quelque chose ?

***

Il y a ce Rick policier, qui a tué son partenaire par honnêteté morale, et il est stupide, vraiment, mais il aura besoin de gens comme cela dans leur nouvelle société, et aussi Morty ne peut s'empêcher de penser qu'il pourrait se soucier...

Qu'il pourrais se soucier de quelqu'un ou quelque chose.

Mais ni la vérité ni les mensonges ni la neurochirurgie ne pourra faire en sorte que ce soit lui, du moins pas de façon certaine, alors à quoi bon ?

***

Il lui reste toujours le pouvoir. C'est un bien joli lot de consolation.

Ils sont toujours, d'une certaine façon, à lui. Ils en sont même conscients, même si pas tout à fait assez. Cela peut encore changer.

***

Les Ricks ne se soucient pas des Mortys, et ils paieront pour cela, tous.

(Et si le Rick d'un autre Morty ose se soucier de lui, il paiera pour cela aussi.)
From: [identity profile] heera-ookami.livejournal.com
(Oh god ça fait tellement longtemps que j'ai pas écrit, ça doit être tout pourri XDDD)



Si Steve reconnaissait avoir un peu la grosse tête lorsqu’il était plus jeune, il savait aussi qu’il avait changé. C’était l’avantage d’être bien entouré, ça vous faisait évoluer dans le bon sens.

Néanmoins, il y avait certaines choses qu’il considérait lui être du.

Se réveiller en pleine nuit seul dans le lit n’en faisait certainement pas parti.

C’est pourquoi il se retrouva enroulé dans la couverture, la marque de l’oreiller sur le joue et la moue boudeuse à chercher ses amants dans la maison.

Cerise sur le gateau; il les trouva dans le jardin.

Le JARDIN. A la fin du mois d’octobre.

Qu’à cela ne tienne, il avait connu pire. Il était prêt à ça pour que les choses reprennent leur cours normal. (A savoir, ses amants, dans leur lit, avec lui)

Et, vraiment, il les aimait. Plus qu’il n’aurait cru aimer quelqu’un un jour, et encore moins deux… mais parfois, il se posait de graves questions sur ses choix…

Alors si quelqu’un voulait bien lui expliquer pourquoi Jonathan et Nancy était accroupi autour d’un pentacle dessiné sur le sol à faire… il ne savait pas ce qu’ils faisaient en fait. Mais ça incluait des épingles, du coton et un Ken defraichi.

Et qu’est ce que sa brosse à cheveux avait à faire dans l’histoire ?

-Je peux savoir Ă  quoi vous jouez ?

Les deux coupables d’une série grandissantes d’offenses se tournèrent vers lui en sursautant avant d’échanger un regard. Steve connaissait ce regard. Ses deux amants avaient des conversations entières sans un mot par moment.

C’était adorable.

Quoi ? Non. Pas d’adorable qui tienne. Pas maintenant. Il était faché. Il fallait qu’il s’en souvienne. Il avait été lâchement abandonné après tout.

Ce fut Nancy qui répondit. Rien d’étonnant, Jonathan avait encore du mal à s’exprimer, même quand ils étaient entre eux.

-En fait… C’est Mike qui nous a donné l’idée.
-Cette idée étant… ?
-... un sortilège ? Pour hum… nous assurer que tu nous aimes encore et toujours ?

Steve ne réagit pas tout de suite, face à lui, ses amants, encore à genoux, Nancy, les joues un peu rouge mais assumant pleinement et Jonathan, écarlate, qui fixait le sol.

D’accord. Il voyait le genre… et il avait beau avoir bien compris la nature un peu extrême de ces deux là dans la résolution des problèmes (il se souvenait très bien d’une batte de base-ball, d’un flingue et surtout d’un piège à ours, d’essence et de briquet.) ils arrivaient encore à le prendre par surprise.

Mais sérieusement, se lancer dans le vodoo pour une raison pareil ?!

Il lui revenait donc d’être le raisonnable de leur trio.

Il les ramena donc dans leur chambre pour leur expliquer en long, en large et en travers combien il les aimait.

Et demain, il irait s’acheter une autre brosse et brulerait l’ancienne. Juste pour éviter les ennuis…
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From: [identity profile] andersandrew.livejournal.com
Mdrrrr
C'était trop énorme !!! Cette idée de rituel c'est trop chou (et un peu flippant). Le pairing fonctionne d'enfer, on sent vraiment la complicité des personnages. Merci pour ce petit texte !!

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andysss

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