Gotham - Sous la couette
Jan. 31st, 2019 10:46 pmTitre : Dans un silence de mort
Fandom : Gotham
Rating : Mature
Genres : horreur, fantastique, UST
Personnages : Ed/ghost!Oswald
Nombre de mots : 869
Commentaire : inspiré par l'ua Ju oon de dancing_penguins
La porte s'ouvre et Edward se précipite à l'intérieur, la referme avec fracas et plaque son dos contre. Un hoquet le secoue, puis un autre, et il sombre jusqu'au sol, la tête dans les bras.
Son esprit est encore en train de se dissoudre. C'est la raison pour laquelle il a ces hallucinations, et le fait de perdre le contrôle de lui-même est encore pire que les visions qui le pourchassent.
Il n'a pas peur d'un pseudo fantôme aux cheveux longs. Ce qu'il craint le plus, et qui est en train de se réaliser, est de donner raison aux nombreux psychiatres ayant voulu l'interner.
Il tente alors de se raisonner : il a des pilules dans son armoire à pharmacie, il lui suffit d'en avaler deux avec un verre d'eau pour plonger dans un sommeil sans rêve. Le lendemain, il pourra falsifier une ordonnance de son précédent médecin pour récupérer des neuroleptiques qui calmeront son état.
A mesure que ces pensées rassurantes font leur chemin dans son esprit, il sent sa respiration s'apaiser, sa poitrine se desserrer. Il tente de se lever, et si, au début, ses jambes sont flageolantes, il ne tarde pas à retrouver son équilibre.
Titubant, la sueur collant des mèches éparses sur son front, il se dirige dans le salon. Il jette ses clefs sur la table et remarque alors que le petit ourson que lui avait offert Miss Kringle avait disparu.
Aussitôt, il s'assombrit, comprenant qu'il avait dû le perdre à un moment où il fuyait ses hallucinations dans l'immeuble.
Bien décidé à noyer sa contrariété dans des amusements faciles, il allume sa vieille radio vintage. C'est l'heure d'une de ses émissions favorites, et la voix du présentateur sera une berceuse parfaite pour l'aider à s'endormir.
Soudain, son téléphone se met à sonner, le faisant sursauter. Il est rare que quiconque l'appelle, et encore moins au beau milieu de la nuit. Il s'empresse néanmoins de décrocher et prononce le mot « Allô ? » dans le combiné.
Il y a un bref silence, puis la voix de Miss Kringle retentit, claire comme un ciel d'été.
« M. Nygma, je suis devant votre immeuble. Quel est le numéro de votre appartement ? »
Ed rosit de plaisir. Il ignorait que Miss Kringle tenait à ce point à lui, et sa visite est plus que bienvenue. Cela chassera de son esprit l'obsession vivace qu'il était en train de se créer pour une silhouette décharnée et imaginaire, effrayante mais fascinante.
« J'habite au dernier étage ! C'est l'unique appartement ! »
Il attend la réponse de Miss Kringle, mais tout à coup le silence se fait au bout du fil, et lors d'un court instant, il se demande s'il n'a pas commis une erreur en lui disant où il habitait.
C'est absurde, et quand il entend la sonnette de la porte d'entrée, il oublie son appréhension et se dépêche d'ouvrir.
« Miss Krin... »
Sauf qu'il n'y a personne.
Ed s'avance dans le couloir, pour essayer de guetter une personne qui se serait cachée dans l'ombre, peut-être pour lui faire une mauvaise blague.
Le téléphone dans sa main se met à émettre un grincement rauque.
Ed lâche un cri de stupeur et se débarrasse du téléphone avant de se réfugier à nouveau chez lui.
Ses mains tremblent quand il met le verrou. Ce n'est pas possible. Il ne peut pas perdre la boule à ce point, c'est un rêve.
Il court jusqu'à son lit et se glisse dans les draps tout habillé, les larmes aux yeux. Il sait qu'il n'est pas en sécurité, car son esprit et ses tours le suivent où qu'il aille.
Il préférerait presque qu'il s'agisse d'un vrai fantôme. Ça, ce serait vraiment excitant.
Le présentateur radio débite toujours ses questions prévisibles, auxquelles Ed sait toujours répondre.
Peu à peu, il se détend en chuchotant les réponses. Mais le réception est de plus en plus mauvaise, la voix commence à se distordre.
A grincer.
Ed se plaque les mains sur les oreilles en gémissant et aussitôt la radio se coupe.
Cette fois, Edward n'arrive pas à se calmer. Ses sens sont en train de le perdre, il a l'impression d'être au bord d'un précipice.
Il roule sur le dos pour contempler le plafond, et quand il porte sa main à son visage, il s'aperçoit qu'il tient quelque chose.
Le petit ourson perdu.
Il se met à le serrer pour se persuader de sa tangibilité. Ce n'est pas une hallucination, il est bien là. Il ne devrait pas être là. Mais il y est.
Son esprit logique vacille à nouveau. Il se souvient de ce qu'il a vu au manoir, et qu'il a pris pour des hallucinations, car c'était, selon toutes les assertions scientifiques, parfaitement impossibles.
Mais si la Science se trompait ? S'il y avait autre chose ?
La pensée se stimule et il tente de se redresser mais quelque chose lui tire les chevilles sous la couverture.
Il soulève celle-ci et...
Un visage blême le contemple, les mains posées sur son torse. Il peut sentir son poids. C'est réel.
Il s'agit de la dernière pensée qu'il parvient à émettre avant que la créature ne le happe dans un puits de ténèbres sans fond.
Fandom : Gotham
Rating : Mature
Genres : horreur, fantastique, UST
Personnages : Ed/ghost!Oswald
Nombre de mots : 869
Commentaire : inspiré par l'ua Ju oon de dancing_penguins
La porte s'ouvre et Edward se précipite à l'intérieur, la referme avec fracas et plaque son dos contre. Un hoquet le secoue, puis un autre, et il sombre jusqu'au sol, la tête dans les bras.
Son esprit est encore en train de se dissoudre. C'est la raison pour laquelle il a ces hallucinations, et le fait de perdre le contrôle de lui-même est encore pire que les visions qui le pourchassent.
Il n'a pas peur d'un pseudo fantôme aux cheveux longs. Ce qu'il craint le plus, et qui est en train de se réaliser, est de donner raison aux nombreux psychiatres ayant voulu l'interner.
Il tente alors de se raisonner : il a des pilules dans son armoire à pharmacie, il lui suffit d'en avaler deux avec un verre d'eau pour plonger dans un sommeil sans rêve. Le lendemain, il pourra falsifier une ordonnance de son précédent médecin pour récupérer des neuroleptiques qui calmeront son état.
A mesure que ces pensées rassurantes font leur chemin dans son esprit, il sent sa respiration s'apaiser, sa poitrine se desserrer. Il tente de se lever, et si, au début, ses jambes sont flageolantes, il ne tarde pas à retrouver son équilibre.
Titubant, la sueur collant des mèches éparses sur son front, il se dirige dans le salon. Il jette ses clefs sur la table et remarque alors que le petit ourson que lui avait offert Miss Kringle avait disparu.
Aussitôt, il s'assombrit, comprenant qu'il avait dû le perdre à un moment où il fuyait ses hallucinations dans l'immeuble.
Bien décidé à noyer sa contrariété dans des amusements faciles, il allume sa vieille radio vintage. C'est l'heure d'une de ses émissions favorites, et la voix du présentateur sera une berceuse parfaite pour l'aider à s'endormir.
Soudain, son téléphone se met à sonner, le faisant sursauter. Il est rare que quiconque l'appelle, et encore moins au beau milieu de la nuit. Il s'empresse néanmoins de décrocher et prononce le mot « Allô ? » dans le combiné.
Il y a un bref silence, puis la voix de Miss Kringle retentit, claire comme un ciel d'été.
« M. Nygma, je suis devant votre immeuble. Quel est le numéro de votre appartement ? »
Ed rosit de plaisir. Il ignorait que Miss Kringle tenait à ce point à lui, et sa visite est plus que bienvenue. Cela chassera de son esprit l'obsession vivace qu'il était en train de se créer pour une silhouette décharnée et imaginaire, effrayante mais fascinante.
« J'habite au dernier étage ! C'est l'unique appartement ! »
Il attend la réponse de Miss Kringle, mais tout à coup le silence se fait au bout du fil, et lors d'un court instant, il se demande s'il n'a pas commis une erreur en lui disant où il habitait.
C'est absurde, et quand il entend la sonnette de la porte d'entrée, il oublie son appréhension et se dépêche d'ouvrir.
« Miss Krin... »
Sauf qu'il n'y a personne.
Ed s'avance dans le couloir, pour essayer de guetter une personne qui se serait cachée dans l'ombre, peut-être pour lui faire une mauvaise blague.
Le téléphone dans sa main se met à émettre un grincement rauque.
Ed lâche un cri de stupeur et se débarrasse du téléphone avant de se réfugier à nouveau chez lui.
Ses mains tremblent quand il met le verrou. Ce n'est pas possible. Il ne peut pas perdre la boule à ce point, c'est un rêve.
Il court jusqu'à son lit et se glisse dans les draps tout habillé, les larmes aux yeux. Il sait qu'il n'est pas en sécurité, car son esprit et ses tours le suivent où qu'il aille.
Il préférerait presque qu'il s'agisse d'un vrai fantôme. Ça, ce serait vraiment excitant.
Le présentateur radio débite toujours ses questions prévisibles, auxquelles Ed sait toujours répondre.
Peu à peu, il se détend en chuchotant les réponses. Mais le réception est de plus en plus mauvaise, la voix commence à se distordre.
A grincer.
Ed se plaque les mains sur les oreilles en gémissant et aussitôt la radio se coupe.
Cette fois, Edward n'arrive pas à se calmer. Ses sens sont en train de le perdre, il a l'impression d'être au bord d'un précipice.
Il roule sur le dos pour contempler le plafond, et quand il porte sa main à son visage, il s'aperçoit qu'il tient quelque chose.
Le petit ourson perdu.
Il se met à le serrer pour se persuader de sa tangibilité. Ce n'est pas une hallucination, il est bien là. Il ne devrait pas être là. Mais il y est.
Son esprit logique vacille à nouveau. Il se souvient de ce qu'il a vu au manoir, et qu'il a pris pour des hallucinations, car c'était, selon toutes les assertions scientifiques, parfaitement impossibles.
Mais si la Science se trompait ? S'il y avait autre chose ?
La pensée se stimule et il tente de se redresser mais quelque chose lui tire les chevilles sous la couverture.
Il soulève celle-ci et...
Un visage blême le contemple, les mains posées sur son torse. Il peut sentir son poids. C'est réel.
Il s'agit de la dernière pensée qu'il parvient à émettre avant que la créature ne le happe dans un puits de ténèbres sans fond.