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Titre : Bouleversements en chaîne
Fandom : Ça (spoilers chapitre 2)
Rating : Mature
Genres : Romance, Angst, Hurt/Comfort, Fix it, What if
Personnages : Eddie/Richie (minor Richie/OC)
Nombre de mots : 14 115
Commentaire : My fucking masterpiece sur le fandom, voilà.
Comme ce one-shot est très long, je l'ai découpé en plusieurs parties. Je n'ai pas encore écrit l'épilogue, il viendra après (je changerais le nombre de mots à ce moment-là). J'avais juste trop envie de partager cette fic un maximum ^^



Le lit était incroyablement doux et bien qu'il ait reprit conscience, Eddie n'avait pas envie de se réveiller tout de suite. Il laissa le sommeil l'engourdir encore un peu, remontant la couette sur ses épaules qui étaient un peu plus froides que le reste de son corps du fait qu'elles étaient découvertes. Il se sentait en sécurité, au chaud.
Chez lui.
C'est quand cette idée le frappa qu'il s'efforça d'ouvrir les yeux - il n'était pas chez lui, il le savait. Chez lui, le matelas était trop mou, il dormait mal, avec Myra à côté de lui. Il crispa le visage et une vague de douleur diffuse lui revint dans la joue, rappel de la blessure qu'il avait reçu par Henry Bowers la veille.
Avant même que les souvenirs n'aient eu le temps de faire leur réapparition dans sa mémoire, son cœur se mit à tambouriner comme un maniaque et ses paupières s'ouvrirent d'un coup. La croyance stupide que les garder fermées aurait fait revenir le clown jusqu'à lui s'évapora lorsqu'il se souvint : il avait battu le monstre, puis la grotte s'était mise à s'effondrer. Ils avaient été forcés de s'enfuir, mais avant d'arriver dehors, quelque chose l'avait frappé à la tempe.
Une ombre se pencha sur lui et un contact sur sa joue le fit s'écarter vivement en poussant un cri.
Aussitôt, l'ombre se recula, permettant à Eddie de reconnaître Richie.
"Eds, c'est moi, du calme !"
- Je-je....Richie ?, balbutia Eddie en s'asseyant dans le lit. Richie...
Les yeux de Richie s'emplirent de larmes tandis qu'il souriait.
- Le seul, l'unique.
- L'indémodable, compléta Eddie avec humour.
Les bras de Richie l'entourèrent et le serrèrent. Puis tout doucement, des hoquets secouèrent ses épaules et Eddie sentit l'humidité de ses pleurs contre son t-shirt. Il posa délicatement une main dans son dos et le caressa lentement.
- Est-ce que ça va ?, demanda Eddie, le ton hésitant.
Richie se redressa, les lunettes de guingois et les lèvres tordues par un mélange de détresse et de joie, une émotion qui fit rapidement écho chez Eddie, lui empoignant le coeur dans la poitrine.
- C'est pas à toi de dire ça, répondit Richie en retirant ses lunettes pour s'essuyer les yeux. Il faut que je prévienne les autres que tu t'es réveillé.
Il s'apprêtait à se lever quand Eddie le retînt par le poignet.
- Rich...qu'est-ce qui s'est passé après que...après qu'on...
Richie vînt se rasseoir près de lui. Eddie ne reconnaissait pas la chambre, mais il y avait la valise de Richie dans un coin alors il lui était facile de deviner qu'il devait se trouver dans sa chambre d'hôtel.
- Mike et moi t'avons porté, expliqua Richie. Le plafond était en train de s'effriter comme des miettes au fond d'un paquet de chips.
- Attends attends, alors...ce n'était pas...il n'est pas revenu, n'est-ce pas ?, murmura Eddie, la gorge nouée par l'angoisse.
Richie écarquilla les yeux.
- Hein ? Oh !
Il comprit soudain ce qu'Eddie craignait : il n'avait pas vu ce qui l'avait heurté, il avait pensé que le monstre avait feint d'être mort pour les attaquer ensuite.
- Non ! Non non non !, s'exclama Richie en lui prenant le visage à deux mains. Il est mort ! Tu as juste reçu une pierre sur la tête.
Eddie se toucha le crâne, et en effet, il avait un bandage. En plus de son pansement sur la joue, il devait ressembler à une momie.
Les paumes de Richie étaient douces et tièdes. Il se surprit à sourire et posa les doigts sur les siens.
- Alors c'est fini ?
- Oui Eddie...c'est fini, souffla Richie, le regard grave.
Il se tût et le silence s'étendit dans la pièce. Les mains d'Eddie retenaient celles de Richie sur son visage, et lentement, Richie se rapprocha. Eddie sentit les battements de son cœur s'affoler et ses joues s'empourprer. Il lâcha un petit gémissement et Richie s'arrêta.
- Ça va ?
Eddie laissa retomber ses mains en baissant les yeux. Les mains de Richie s'écartèrent et aussitôt, il ressentit leur absence, le froid sur sa peau échauffée.
- Richie...
- Tout va bien à présent, on est en sécurité, déclara Richie. On va pouvoir rentrer chez nous.
- Chez nous, répéta Eddie en relevant timidement le nez.
- Ouais, souffla Richie avec un sourire forcé. Tu vas pouvoir retrouver ta femme, je vais pouvoir retrouver mon harem de nymphettes en bikini...
Eddie détourna le regard à la mention de Myra. Oui, elle devait l'attendre et être morte d'inquiétude. Il était parti si rapidement, ce n'était pas dans ses habitudes. Lui qui était toujours si angoissé d'oublier quoique ce soit, il préméditait tout à l'avance dans les moindres détails.
Il était parti sans un regard en arrière, sans même l'embrasser. Elle avait crié, crié, et il s'en était voulu longtemps, surtout en constatant qu'elle ne lui avait envoyé aucun message durant le trajet - sans doute tellement furieuse qu'elle refuserait de lui parler s'il l'appelait.
Sa main chercha celle de Richie sur la couette. Il allait enfin rentrer chez lui. Le soulagement l'envahit et il se mit à sourire malgré la douleur.
- On va pouvoir rentrer chez nous, reprit Eddie, incrédule.
Ses doigts se crispèrent sur ceux de Richie. Ce dernier se rapprocha et lui caressa le bras.
- Tu vas pouvoir oublier tout ce qui est arrivé ici et reprendre le cours de ta vie, dit Richie. Faire comme si tout ça n'avait jamais existé...
- Ne sois pas idiot, l'interrompit Eddie en serrant ses doigts sur les siens. Je ne veux pas oublier.
"Je ne veux pas t'oublier." ajouta son cœur, et le visage de Richie rosit comme s'il l'avait entendu. Il sourit à son tour.
- Moi non plus. Après tout, tu es un héros, mec !
Eddie gloussa, ignorant la sueur qui lui coulait dans la nuque :
- Tout à fait ! Hors de question que j'oublie ça !
Toutefois Richie ne rebondit pas. Il continua de le fixer avec une tendresse inhabituelle.
Son regard ramena Eddie en arrière, des décennies auparavant. Il se souvenait d'avoir déjà vu Richie avec cette expression. Il n'y avait pas prêté grande attention, refusant de s'appesantir sur ce que cela lui faisait ressentir.
Aujourd'hui, il retrouvait la même émotion, le même besoin intangible de se rapprocher encore, et son corps le fit. Il se pencha un peu plus vers Richie et ce dernier cligna des paupières.
Sans ses lunettes, il paraissait plus vulnérable. Plus accessible.
La barrière de l'humour n'était plus là entre eux, à dissimuler le désir dessous - de contact, d'affection, de reconnaissance.
Eddie ne savait pas trop. Lorsque leurs lèvres s'effleurèrent, il ne savait toujours pas.
Les yeux de Richie se fermèrent, cédant finalement à cette envie, et Eddie vînt contre lui, sa main glissant sur son épaule, sur sa gorge. Il l'embrassa enfin, chastement.
Les lèvres de Richie répondirent timidement, et Eddie s'écarta de quelques millimètres, chassant les pensées venues l'assaillir. La main de Richie arriva dans sa nuque et l'attira vers lui, leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau, alors Eddie pressa l'autre main de Richie dans la sienne, balaya l'espace d'un instant son anxiété, pour se perdre dans ce plaisir nouveau.
Il sentait son corps faiblir, ainsi il entraîna Richie avec lui quand il s'allongea, et il put l'entourer avec sa jambe. La fatigue et la douleur qu'il avait ressenti semblaient s'envoler à chaque caresse des doigts de Richie.
Il n'avait jamais ressenti un tel embrasement des sens. Quand Richie le fit rouler sur le dos pour lui monter dessus, il lâcha un hoquet qui se transforma en râle de dépit lorsque leurs lèvres se séparèrent.
Richie cacha son visage dans son cou pendant quelques brèves secondes, avant de se redresser sur les coudes.
- Je suis...désolé, déclara-t-il, les yeux à nouveau humides et les lèvres pincées.
- Je....je..., bégaya Eddie, encore sous le choc de ce qu'ils venaient de faire.
Richie se mordit la lèvre inférieure et lâcha sa main pour se relever et rechercher ses lunettes à tâtons. Il les trouva et les chaussa sur son nez rapidement.
Eddie s'assit sur le lit, troublé.
- Richie...
- Je vais dire aux autres que tu es réveillé, coupa Richie d'une voix rauque.
- Attends !
Richie se figea. Il tournait le dos à Eddie, les bras serrés contre sa poitrine comme pour se réconforter lui-même.
- C'est okay d'oublier, dit-il. Parfois ça vaut mieux, plutôt que d'attendre après quelque chose...quelque chose qui ne risque pas d'arriver.
- De quoi est-ce que tu parles ?, interrogea Eddie, toujours aussi perdu.
- Laisse tomber, marmonna Richie en ouvrant la porte.
Il quitta la pièce, laissant Eddie seul avec ses questions et le goût de ses lèvres sur les siennes.
Malgré les horreurs qu'ils avaient traversé ensemble, le Club des Ratés étaient comme sa famille, et Eddie s'en rendit compte lorsque tous ses amis pénétrèrent dans la chambre de Richie pour le voir. Dès qu'elle le vit, Bev éclata en sanglot puis se jeta sur le lit pour le serrer dans ses bras, Ben la rejoignit et ils s'y mirent tous, hormis Richie qui allait pour quitter la pièce, un paquet de clopes dans la main.
- Tu vas choper un cancer !, s'écria Eddie pour tenter de le retenir.
Richie s'arrêta sur le seuil et eut un sourire bizarre avant de lui faire un doigt d'honneur.
- Tu veux dire comme j'ai chopé ta mère, Kaspbrak ?
- Va te faire foutre Richie !
Beverly gloussa dans son cou.
- Vous êtes toujours deux petits cons.
Eddie leur rendit à tous leur étreinte chaleureuse, autant qu'il le pouvait malgré les douleurs qui se réveillaient dans son corps. Richie eut ainsi tout le loisir de s'échapper en silence.
- Ne nous fait plus jamais peur comme ça, dit Mike en l'étreignant. On a bien cru que tu allais y rester.
- Oh, tu saignais tellement Eddie !, hoqueta Bev. Heureusement qu'on a tous réussi à sortir. Après ça, Bill et Mike ont pu t'appliquer les premiers secours.
- Tu vas sans doute avoir une belle cicatrice, déclara Mike.
- En parlant de cicatrice, intervînt Bill en se relevant. Regarde celle de ta paume.
Eddie leva automatiquement la main gauche à ses yeux. Il n'y avait plus rien.
Bill montra la sienne, tout aussi lisse.
- Elles ont toutes disparu en sortant du tunnel.
- Comment...?
- On n'en sait rien, répondit Bill en touchant l'intérieur de sa main comme s'il pouvait y trouver la réponse. C'est comme si...comme si une fois la promesse tenue, on n'avait plus besoin de cicatrice pour nous rappeler notre serment.
- C'est trop bizarre, hein ?, fit Ben en se redressant.
- Oui, mais il a raison, renchérit Mike. La page est tournée.
- Est-ce que...est-ce que vous croyez qu'on va à nouveau tout oublier ?, demanda Eddie en repensant à sa discussion avec Richie - l'angoisse le tenaillait à cette idée, c'était comme perdre l'esprit et il détestait cela.
- Non, répondit Bill en secouant la tête. Je ne pense pas. Quand on va quitter Derry cette fois, ce ne sera pas pour fuir nos souvenirs. Cette fois ce sera après les avoir affronté et vaincu.
Bev se rassit sur le lit et lissa le pli de sa jupe.
- Et toi Mike, qu'est-ce que tu vas faire ? Tu n'as plus besoin de rester ici désormais...
Mike se leva, en même temps que Ben.
- Je n'ai pas encore décidé. Mais...j'aimerais aller en Floride. En fait, n'importe où m'irait.
- Si tu as besoin d'argent, n'hésite pas, proposa Ben. On a tous réussi nos vies tandis que tu restais ici à veiller tel un gardien de phare. On a tous une dette envers toi, c'est normal que l'on t'aide à construire ta vie ailleurs.
- C'est vrai, acquiesça Bill. Tu as sacrifié des dizaines d'années en restant ici à attendre. On te doit bien ça.
Mike secoua les mains.
- C'est bon. J'ai choisi cette vie. Et ce n'est pas si mal. Je veux dire, en dehors du clown tueur qui menaçait de revenir après 27 ans...
Le groupe rit nerveusement et Mike sourit :
- Non, franchement...ce n'est pas comme si vous m'aviez forcé. J'ai décidé de rester parce que c'était comme...
Il se tût, cherchant ses mots. Bill les trouva avant lui :
- Écrit, pas vrai ?
Mike hocha la tête, partageant un sourire de connivence avec l'écrivain.
- Oui. C'est exactement ça. Comme si c'était écrit.
Ils gardèrent le silence...et soudain, une sonnerie stridente les fit sursauter.
Eddie chercha d'où provenait la sonnerie; c'était celle de son téléphone, toujours planqué dans sa veste qui gisait au sol dans un coin de la pièce avec ses habits sales et déchirés.
Mike lui tendit la veste pour qu'Eddie puisse décrocher :
- Allô ?
C'était Myra. Ce fut comme une décharge électrique, un rappel brusque à la réalité qui lui donna le tournis.
Il oublia un instant où il était et redevînt le gamin timoré qui se soumettait à sa mère tyrannique.
- Je suis désolé. C'était important. Oh je t'en prie, n'exagère pas. Oui je serais là. L'avion ? Mais non enfin, il n'y a pas de risque de...Myra, je suis vraiment désolé okay ?
Les autres membres du Club des Ratés quittèrent progressivement la pièce afin de lui laisser un peu d'intimité. Bill sortit son portable et passa une porte pour rejoindre l'escalier de service afin d'appeler Audra. Il s'apprêtait à appuyer sur le bouton rond quand il vit qu'il y avait déjà quelqu'un.
Richie était penché sur la fragile rambarde en métal et fumait la fin de sa cigarette. Bill rangea son téléphone dans la poche arrière de son jeans et s'accouda à côté de lui.
- Quelle aventure, hein ?
- Pas pire que celle de tes livres, le taquina gentiment Richie avant de lâcher une bouffée de fumée.
Le coin des lèvres de Bill se relevèrent légèrement, puis il regarda le ciel. Les nuages étaient en train de s'enfuir, dégageant un soleil radieux. Il ferma les paupières, savourant un instant les rayons sur sa peau avant de demander :
- Tu vas lui dire ?
- Quoi ?, siffla Richie, prit par surprise.
- Ce que tu as toujours voulu lui dire. Ce que tu lui as caché toutes ces années...
Richie mordit dans le filtre. L'amertume qui lui toucha la langue n'était rien en comparaison de celle qui lui nouait les tripes.
- Depuis quand t'es au courant ?
- Je l'ai toujours su, avoua Bill. Mais ça ne me semblait pas important. C'était à toi de voir si tu voulais le partager ou pas, et il semblerait que tu n'en ais pas eu envie.
- Et qu'est-ce qui te fais croire que j'en ai envie aujourd'hui ? Qu'est-ce qui te fais croire que je suis toujours le même ?
Bill le regarda avec intensité et Richie se figea.
- Quand tu as cru qu'il était en train de mourir...on l'a tous vu, Richie. Avant que Mike ne vérifie son pouls et ne dise qu'il était vivant, on aurait dit que tu virais au gris. Après tout ce qu'on avait affronté...et pourtant à ce moment-là, c'était réel. La peur de le perdre.
Richie déglutit et tourna vivement la tête pour éviter le regard perçant de son ami.
- On a tous grandi Bill. Je veux dire, j'avais quasiment oublié son existence avant le coup de fil de Mike. On peut pas...on peut pas s'attacher aux gens comme ça, après des années sans se voir...
- Les sentiments, ça se contrôle pas, déclara Bill sur un ton grave. Mais si tu ne veux pas le lui dire, je comprends.
Il secoua la tête avant de se redresser et de sortir son portable.
- On a beau aimer quelqu'un, parfois...parfois on n'est juste pas sur la même longueur d'ondes. Impossible de savoir si ça vaut le coup de se lancer ou pas...
Richie l'observa en train d'hésiter, son téléphone à la main. Il jeta son mégot puis se redressa pour taper dans le dos de Bill.
- Au moins, notre aventure à nous, elle se termine bien. Tu devrais peut-être t'en inspirer pour ton prochain livre.
Bill appela sa femme et Richie retourna à l'intérieur pour le laisser tranquille.
Ils avaient tous des bagages à préparer, des appels et des réservations à passer. Une vie à reprendre et peut-être aussi à réinventer, car ce qu'ils avaient vécu avait tracé une marque indélébile en eux. Ça allait peut-être tout changer...ou rien du tout, et c'était ça le plus effrayant, ne pas savoir ce qui allait se passer ensuite.
Richie ne savait pas s'il aurait aimé oublier. Les sentiments qu'il avait n'étaient pas confortables et il les avait évité autant que possible, se réfugiant dans la conviction ferme que personne ne l'aimerait jamais, alors autant ne pas perdre de temps à essayer de créer des relations avec des partenaires qui ne lui conviendraient pas.
Et pourtant, pourtant, ce besoin d'amour était là, et alors qu'il avait toujours réussi à le combler en devenant comique, aujourd'hui, il savait qu'il n'y arriverait plus.
Son refuge n'existait plus et il était mis face à une réalité tangible qui l'effrayait depuis toujours, quelque chose qu'il avait longtemps caché et vécu dans l'ombre et le fantasme.
Tomber amoureux de quelqu'un, tomber fort, à corps perdu, et n'avoir aucun fils auquel se rattraper, aucune main secourable tendue, avec la certitude d'être seul au bout du compte, d'être le seul à ressentir ça.
Richie se toucha les lèvres en se remémorant la bouche d'Eddie sur la sienne. Quand ils étaient enfants, il avait souvent rêvé de ce moment. De la tendresse s'inscrivant dans la complicité qu'ils avaient déjà, du réconfort de sa peau et de son odeur, avec ce besoin viscéral d'être enfin accepté, aimé pour qui il était, entièrement.
Ça ne risquait pas d'arriver, et il le savait. C'était une erreur, un baiser dû au choc, à sa panique. Il avait forcé ses désirs sur Eddie.
C'était méprisable et il s'en voulait pour ça.
Il soupira en rejoignant les autres. Bientôt ils seraient tous rentrés à la maison.
Et leur vie reprendrait leur cours, tout simplement. Du moins il fallait l'espérer.


partie 2

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