Titre : Les Révélations (2/2)
Fandom : Rick & Morty (Pocket Mortys)
Rating : Mature (avertissement non-con)
Genre : Porn, un poil de romance het, de l'Angst et du Religious background
Pairing : Miami Morty/Morticia (et plein de porn avec les Ricks)
Nombre de mots : 8381
Commentaire : ça faisait un bail que j'avais posté la partie 1 et que la partie 2 végétait dans un dossier sur mon ordi sans que j'ai écrit la fin. Alors voilà, la fin.
Partie 1
Partie 1
La voix de Morticia l'appelait de très loin. Il eut du mal à se concentrer suffisamment, mais lorsqu'il y parvint, il se rendit compte qu'elle lui demandait de se réveiller, alors il le fit.
Il ouvrit les yeux, clignant des paupières, et constata qu'il était enfermé dans une cellule capitonnée avec pour seule ouverture une petite fenêtre dans la porte. Morticia n'était pas là, ni qui que ce soit d'ailleurs.
Il se releva, comptant ses bleus et examinant son corps de près à la recherche de blessures éventuelles, puis il clopina jusqu'à la porte afin de regarder dans le couloir.
Il y avait un garde, c'était sa chance.
- Hey, toi !
Le garde Rick se retourna :
- Quoi ?
- Je te suce en échange d'une info.
Il y eut un moment de flottement et Miami sourit. Il adorait choquer les Ricks parce que c'était tellement difficile que quand il y arrivait, il se sentait très fier de lui.
- Quelle info ?, grogna le garde en se rapprochant, l'air intéressé malgré tout.
- Pourquoi je suis là ? Pourquoi les gardes ont réagi comme ça quand ils ont vu que Morticia et moi, on...
- C'est interdit !, chuchota vivement Rick, l'air concerné.
Miami se lécha les lèvres avec un sourire languide :
- C'est meilleur quand ça l'est.
- Imb-bécile ! Si elle tombe enceinte, ça risque de créer un f-foutoir monstre. Vous êtes la même personne et vous n'êtes pas censé vous rencontrer. Un bébé risquerait de bousiller la cohésion de l'UUUURPnivers.
Il y eut un silence, pendant lequel Miami essaya de réfléchir. Il n'avait pas vraiment réfléchi aux conséquences que ça pourrait avoir. Après tout, il connaissait des Mortys qui couchaient avec d'autres Mortys, alors il n'avait pas réalisé qu'avec Morticia ça pourrait être différent.
C'est vrai qu'ils n'avaient pas de contraceptif à ce moment-là, mais il y avait eu l'injection à l'heure du déjeuner. Ça aurait du suffire à les protéger, non ?
Enfin peut-être que déclencher un bouleversement de l'espace-temps était trop dangereux pour prendre le risque.
Pourtant, même s'il l'avait su avant, il n'aurait probablement pas pu résister.
Le bruit de clef dans la serrure le tira de ses pensées. Le garde entra et déboucla sa ceinture.
Miami s'agenouilla gracieusement devant lui et tira sa queue de son pantalon pour l'engloutir prestement dans sa bouche. Il détestait le goût que ça avait sur sa langue, mais la sensation était réconfortante, familière. Il aimait avoir quelque chose dans la bouche presque autant qu'il aimait ça dans le cul. Il gémit et commença à pomper entre ses lèvres, sa main malaxant les couilles poilues et chaudes.
Rick agrippa ses cheveux avec fermeté.
- Ah putaaaaaain ! T'es bon t-t-toi. Avale-la bien ! Haaaan...
Miami geignit de plaisir et accéléra le rythme de ses va-et-vient, enfonçant profondément la bite de Rick dans sa gorge.
- Oh ouais ! Vas-y bébé, tète-moi la queue, han ! Suce...co-comme si ta vie en dépendait !
Il saisit la tête de Miami et écrasa sans vergogne son visage angélique dans ses poils pubiens, s'enfouissant aussi loin qu'il pouvait. Comme tous les Ricks, il ne voyait pas Miami comme une personne. Il n'était qu'un jouet à sa disposition pour jouir. Et bien sûr, le jeune homme comptait bien profiter du fait que le garde le sous-estime.
Sa main libre – celle qui ne jouait pas avec les testicules de son amant - glissa tranquillement vers la ceinture du Rick, et plus particulièrement vers son arme. Il pourrait profiter de l'effet de surprise pour la lui prendre et le descendre pour s'échapper. L'idée de tuer quelqu'un pour sauver sa propre peau ne lui faisait ni chaud ni froid.
Mais ce n'était pas un plan très réaliste. Qui sait combien de gardes il pouvait y avoir dans cet endroit ? C'était impossible à deviner et il ne pourrait pas les tuer tous. C'était plutôt lui qui risquait de se faire tuer si les Ricks le trouvaient avec une arme.
Au lieu de s'emparer de son blaster, sa main virevolta un peu plus à droite et il récupéra la carte d'accès qui était accrochée à sa ceinture ; il la glissa entre son auriculaire et son annulaire, tandis que son majeur et son index se frayaient un chemin entre les fesses maigres du garde. Il trouva facilement son anus et le tapota doucement, tout en prenant soin de ne pas lâcher la carte. Le Rick grogna de satisfaction, alors Miami devint plus audacieux, enfonçant lentement l'un de ses doigts dans l'orifice. Il savait très bien ce qu'il faisait.
Les mains du garde se crispèrent brusquement dans ses cheveux blonds et il éjacula en criant. Le foutre envahit la bouche de Miami et il avala diligemment, en se retirant, un filet de salive au coin des lèvres.
Rick tomba assis sur sa couchette, les jambes flageolantes. Il avait le regard dans le vague et la bave aux lèvres. C'était la première fois que Miami voyait ses pipes avoir un effet pareil, et une bouffée de fierté l'envahit. Il se releva et caressa gentiment la tête de Rick. Celui-ci ferma les yeux et voulut poser la main sur la sienne, mais Miami s'écarta rapidement, courut vers la porte et la claqua derrière lui.
- HEY ! Reviens ici sale petit...
Sans jeter un regard en arrière, la carte magnétique dans la main, Miami s'enfuit dans le couloir à la recherche d'une sortie, ignorant les cris du gardes qui tentait d'alerter ses camarades.
Il traversa plusieurs corridors vides en forme de tubes, jusqu'à ce que la chance lui sourit enfin. Il trouva un placard d'uniformes à Mortys.
Il l'ouvrit grâce à sa carte d'accès volée, et en enfila rapidement un. Il noua ensuite ses cheveux en chignon serré – il avait perdu son bandeau après les événements de la douche et ses longues mèches lui tombaient constamment dans la figure – et après quelques secondes à prendre de grandes inspirations afin de recouvrir son calme, il sourit d'un air confiant et reprit sa route.
Morticia n'était pas bien loin de lui, mais tous deux l'ignoraient. Elle se trouvait dans la salle du Conseil, devant ses six membres, dont Riq IV, qui la fixait d'un air salace – et elle frissonna en se rappelant qu'il était venu la visiter un peu plus tôt dans la journée. Pour ce qu'elle en savait, ils s'étaient tous servis d'elle. Elle n'avait aucun moyen de le savoir.
Ses traits se durcirent et elle redressa la tête.
- Qu'est-ce que vous attendez ? Pourquoi vous ne dites rien ?, s'exclama-t-elle en tentant d'avoir l'air le plus assuré possible.
- On attend les résultats du test, rétorqua Ricktiminus Sancheziminius sur un ton doucereux en lissant sa moustache.
Après l'avoir traîné hors de la douche – il avait fallu cinq Ricks pour la maîtriser, car elle se débattait en hurlant comme une bête sauvage – on l'avait conduite à l'infirmerie de l'arène, où un Rick chirurgien l'attendait pour lui faire respirer un calmant. Il lui avait ensuite fait une prise de sang et lui avait fourni une tunique blanche pour se vêtir. Elle avait obéit, rendue docile par la drogue qui circulait dans son système.
Les effets étaient en train de se dissiper, et elle fixa les Ricks tour à tour avec méchanceté.
- Quel test ? De quoi vous parlez ?
- Un test de grossesse, petite idiote !, cracha Riq IV avec une satisfaction mauvaise.
Elle blêmit :
- M-m...mais...je croyais qu'on m'avait injecté un contraceptif !?
- C'est le cas, mais aucun n'est fiable à 100%, jeune fille, répondit Zeta Alpha Rick en tâtant la meringue qu'il portait sur la tête pour vérifier qu'elle était bien gonflée, observant son reflet dans un miroir de poche. En plus les Mortys sont connus pour être de grands producteurs de gamètes.
Le Conseil se mit à ricaner comme s'il venait de faire une private joke. Morticia leva les yeux au ciel, lorsqu'un garde Morty entra dans la pièce. Son Rick le suivait de près et tenait une enveloppe dans la main.
- Tenez !, dit-il en tendant l'enveloppe à Riq IV.
Ce dernier faillit s'en emparer mais Maximums Rickimus la prit à sa place. Riq le fusilla du regard et Maximums Rickimus lui adressa un sourire goguenard, avant de déchirer l'enveloppe.
Il parcourut la feuille qui était dedans, et Morticia remarqua que tous les Ricks le regardaient avec inquiétude. Elle fronça les sourcils :
- Mais qu'est-ce que ça peut vous faire si je suis enceinte ? C'est débile. C'est vous-mêmes qui m'avez envoyé là-bas !
- Silence ! Petite insolente !, grinça Riq en la foudroyant du regard. Tu ne comprends rien. Ce n'est pas le fait que tu portes un petit bâtard qui nous occupe, mais le fait que ce soit celui d'un Morty !
Zeta Alpha Rick hocha la tête :
- Aucun Morty n'avait encore eut de rapports sexuels avec une Morticia jusqu'à présent. C'est une grande première. Si tu es enceinte, nous voudrions que la gestation aille à son terme, pour pouvoir étudier le bébé.
- Hein ?!?
Zeta Alpha Rick haussa l'épaule, vaguement navré :
- Les doubles interdimensionnels ne sont pas censés se rencontrer. La technologie des Ricks rend cela possible, mais qui peut dire ce qui se produirait si ton bébé venait à naître et, se faisant, déchirait la toile de l'espace-temps ? Nous ne pouvons prendre ce risque. Mais en même temps, il s'agit d'un événement sans précédent...
- Moi j'étais pour qu'on la fasse avorter !, fit remarquer Rick Prime, dont la longue mèche bouclée retombait presque devant ses yeux qui étaient rivés sur Morticia.
Cette dernière serra les dents et lui tira la langue. Les Ricks étaient vraiment les pires ordures de l'univers.
- Le Conseil a déjà voté : si elle est enceinte, nous garderons le fœtus, coupa Quantum Rick.
- Et pour cela, pas besoin de la maintenir en vie, susurra Riq avec un sourire menaçant. Il nous suffira de le lui retirer et de le placer dans un caisson nutritif, à l'abri de la Police Multidimensionnelle.
- Hmmmm, marmonna Maximums. C'est négatif.
- QUOI ?!?, s'exclamèrent les Ricks en chœur.
- Négatif, répéta Maximums Rickimus. Elle n'est pas enceinte.
Les autres lâchèrent un « Oooooh ! » empli de déception. Maximums rangea soigneusement le papier dans l'enveloppe.
Morticia prit la parole :
- Alors, maintenant qu'on est cool, vous allez me laisser partir ?
Elle n'espérait pas trop, et le regard venimeux que lui lança Riq IV ne fit que confirmer cette impression.
- On ne peut pas laisser une Morticia sans surveillance. Justement pour éviter que ce genre d'événement ne se reproduise, il va falloir qu'on s'occupe de toi...
- On pourrait lui faire une hystérectomie, suggéra Ricktiminus.
La jeune fille ne savait pas ce que c'était, mais elle n'avait pas vraiment envie de le savoir.
- Je peux la prendre chez moi, proclama Maximums Rickimus. Comme ça je pourrais la surveiller de près.
Riq plissa les yeux :
- Tu es sûr que c'est juste pour ça ?
Maximums prit un air faussement innocent :
- Pour quoi d'autre sinon ?
- Je suis contre, grogna Riq.
- Votons, décida Quantum Rick. Ceux qui sont pour que Maximums Rickimus emmène la fille lèvent la main.
Ils levèrent tous la main, après quelques secondes d'hésitation, hormis Riq et Rick Prime.
- Sinon, vous pouvez aussi me ramener dans ma dimension d'origine, celle où le seul Morty c'est moi, fit remarquer Morticia.
- Silence !, tonna Quantum Rick. La majorité a parlé, Maximums Rickimus va nous déba....va s'occuper de Morticia Smith DX-773. Il nous fournira des rapports détaillés de ses activités pendant les trois premiers mois, et si tout se passe bien, alors il pourra remplir une demande d'adoption.
Maximums descendit de l'estrade et ouvrit un portail à l'aide de son pisto-portail.
- Je me chargerais des formalités en rentrant, déclara-t-il.
Il donna une petite tape dans le dos de Morticia pour que celle-ci passe par le portail. Elle planta les deux pieds fermement dans le sol, bien décidée à obtenir ce qu'elle voulait.
- Et Miami, que v...
Maximums Rickimus la poussa si fort qu'elle tomba en avant et disparut de la salle. Son nouveau Rick la suivit, sous le regard suspicieux de Riq IV.
Le garde Rick et son Morty qui étaient sortis de la salle du Conseil croisèrent Miami dans un couloir. Ce dernier se figea : il n'avait pas pensé croiser un Morty. Les Ricks étaient faciles à berner car ils ne faisaient pas attention aux Mortys qui les entouraient. Mais un garde Morty pourrait le reconnaître et donner l'alerte.
Celui-ci s'arrêta alors que son Rick continuait son chemin. Il sortit un stylo et un calepin de sa poche et commença à écrire :
« Tu es Miami, c'est ça ? »
Le blond le fixa avec attention et remarqua la longue cicatrice qu'il portait à la gorge. Ce Morty était muet.
Il haussa les épaules et aussitôt le jeune garde se remit à gribouiller :
« Tu cherches Morticia. »
- Tu l'as vu ??, s'exclama vivement Miami en le prenant par les épaules. Où ? Dis-moi où elle est !
Le garde secoua la tête et écrivit :
- Elle est hors d'atteinte désormais.
- Elle est où ??, insista férocement Miami.
Le garde soupira :
« Maximums Rickimus l'a emmené dans sa dimension. »
- Rickimus, c'est celui avec la choucroute ?
Le garde secoua négativement la tête.
- Celui avec la moustache ?
« Celui aux cheveux longs. »
- Ah ok...hm...co....comment je fais pour m'y rendre du coup ?
« Tu ne peux pas, à moins d'avoir un pisto-portail ou bien d'accéder au portail principal – mais il est bien gardé. Je ne connais même pas les coordonnées dont tu aurais besoin pour la rejoindre. »
- Qu'est-ce que je peux faire alors ? Il doit bien y avoir un moyen !, gronda Miami, frustré.
« Je peux te montrer comment sortir d'ici. », proposa le garde.
Miami se mordit sa lèvre et réfléchit rapidement. S'il restait ici trop longtemps, il augmentait les chances de se faire attraper, mais s'il partait, il s'éloignait aussi de Morticia. Il ne voulait pas l'abandonner, bien qu'il ait confiance en elle, en sa capacité à survivre seule.
C'était idiot. Si elle avait traversé un portail, rester ici ne rimait à rien.
Avec un lourd soupir, il abdiqua :
- D'accord. Mais avant ça, c'est quoi ton nom ?
« Morty Bêta Phi-7846 », indiqua le garde muet.
- Je vais t'appeler Mute. Je me rappellerais jamais sinon, déclara Miami.
Mute esquissa un petit sourire et lui prit la main pour le conduire.
- Je reviendrais Morticia, promis, murmura le blond avant de lui emboîter le pas.
La chambre dans laquelle Maximums Rickimus la conduisit faisait deux fois la taille de celle qu'elle occupait dans sa maison d'enfance. Il y avait un immense dressing, une élégante coiffeuse, de larges fenêtres lambrissées, avec de beaux rideaux en velours pourpre, et surtout, un imposant lit à baldaquin à l'aspect des plus confortable, couvert de coussins multicolores et d'une courtepointe en patchwork.
Elle se sentait tout à coup dans la peau d'une princesse, et c'était pour le moins déroutant, elle qui avait été malmenée pendant près d'un an, passant de mains en mains comme un billet qu'on s'échange.
Elle se tourna vers Maximums, évitant de trop montrer son enthousiasme – mais le rouge à ses joues en disait assez.
- Est-ce que ça te plaît ?, demanda ce dernier avec complaisance.
Elle hocha timidement la tête, impressionnée. Rick s'assit sur le lit et tapota la place à côté de lui pour l'enjoindre à venir près de lui. Elle s'exécuta de plus ou moins bonne grâce, encore méfiante. Elle n'avait pas oublié la façon dont il l'avait poussé, ni la façon dont ils l'avaient tous traitée, comme si elle était un meuble encombrant qu'il leur fallait déplacer.
- Je sais que tu n'es pas comme les autres Mortys, déclara Maximums tout de go.
Morticia l'observa avec plus d'attention, surprise. Il lui rendit son regard.
- Tu es spéciale Morticia. Et encore plus maintenant que tu portes la vie dans ton ventre.
- V-vous avez dit que c'était négatif, balbutia le jeune fille.
- J'ai menti pour te protéger, admit Rick. Je ne voulais pas qu'ils te charcutent pour récupérer le fœtus. Je veux ton bien être...dans la mesure de mes moyens et de mes désirs.
Morticia croisa les bras :
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Que si tu as pensé à avorter, il en est hors de question.
Elle s'étrangla. Voilà le piège. Comme les autres, il la considérait comme un objet.
- Je ne peux pas nier être curieux, Morticia, dit-il calmement. Je suis un Rick, alors ne t'attends pas à ce que je sois gentil. Mais je n'ai pas envie d'être méchant avec toi. Si c'est possible, j'aimerais que nous trouvions un moyen de nous entendre.
- Comment j-je peux « bien m'entendre » avec quelqu'un qui me voit c-co-comme un animal domestique !, s'indigna-t-elle en serrant les poings de rage.
- Je vais faire un effort, soupira Maximums. Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas eu de compagnie ici...
Intriguée malgré elle, la jeune fille fit la moue :
- On est où i-ici d'ailleurs ?
- On est chez moi.
- Ça ne re-ressemble pas à la maison.
- C'est parce que ce n'est pas la maison que tu connais, répondit doucement Maximums. Dans ma dimension, il n'y a jamais eu de famille Smith, donc pas de maison...
- C-comment ça ?, interrogea Morticia en fronçant les sourcils.
Il lui sourit d'un air triste :
- Ma fille Beth n'a jamais atteint la puberté. Elle est morte d'une leucémie quand elle avait onze ans.
La nouvelle secoua Morticia. Elle détailla la chambre d'un œil neuf :
- C'était sa chambre ?
Rick hocha la tête et Morticia ne put retenir un frémissement. Il voulait qu'elle dorme dans le lit d'une morte. C'était glauque, même pour elle.
- Mais j'ai pour espoir que...dans quelques mois...cette maison s'emplisse à nouveau de rires, continua Maximums en posa une main sur sa cuisse. C'est pour ça que j'ai menti au Conseil.
- Tu-tu es près à risquer la cohésion de l'espace-temps pour avoir à nouveau une famille ?, lâcha sobrement Morticia sur un ton qu'elle voulait blasé.
Rick la fixa d'un œil brillant :
- Il y a seulement une chance sur dix que l'enfant que tu portes soit celui d'un Morty. Les neufs restantes que ce soit celui d'un Rick. Donc le mien.
La fierté dans sa voix était pathétique, Morticia n'osa rien dire. Cette situation était définitivement perturbante, mais elle en avait connu de pire. Elle ressentait même une forme de compassion pour lui. Il était doux, pour un Rick, et il lui faisait un peu penser au sien.
Le sien aussi était triste.
- Je ne suis p-pas un incu-cubateur, prévint Morticia.
- Bien sûr que non.
- Non-non, je suis sérieuse, insista-t-elle.
Elle pointa son doigt sur Rick.
- Avant de p-parler de b-bébé, je veux savoir une chose. Et ce n'est p-pas négociable.
- Qu'est-ce que c'est ?, demanda Rick, intéressé.
- Je veux que tu f-fasses en sorte que...Miami n'ait pas d'ennuis.
- Oh !
- Quoi « oh » ?, grogna-t-elle. C'est trop demander ?
- Non !, rit-il. C'est juste que je m'attendais davantage à...je ne sais pas. Quelque chose de plus concret, comme « Je veux de la monnaie cash. » ou « je t'interdis de me toucher. »...
Sa main sur la cuisse de Morticia commença à la masser. Elle retint un gémissement de bien-être, un frisson lui parcourant l'échine.
- Je m'en fiche du matériel. Tout ce q-que je veux, c'est qu'il soit en sécurité.
- Je t'ai dis que j'assurerais ton confort autant que je le pourrais. Donc c'est d'accord, répondit Maximums.
- Tu promets ?
Avec un demi sourire narquois, peut-être même amusé, Rick leva la main :
- Je jure sur la tête de ma fille défunte que je viendrais en aide à Miami Morty autant qu'il sera nécessaire pour lui éviter les ennuis.
Morticia cligna plusieurs fois des yeux. C'était bien plus qu'elle n'en avait demandé. Elle commença à se détendre légèrement, relâchant un souffle qu'elle ne s'était pas rendu compte de retenir.
Elle s'aperçut que l'autre main de Rick remontait lentement sous sa tunique. Elle ne portait rien en dessous, et bientôt elle sentit les doigts arachnéens de Maximums effleurer sa toison pubienne. Elle ouvrit les jambes en frissonnant, le désir se logeant au creux de ses reins.
Les Ricks. Le sexe avec eux était fantastique, qu'on le veuille ou non. Comme si les Mortys étaient fait pour eux - c'était ce que Miami avait dit. Comme s'il y avait un lien entre Rick et Morty qui dépassait toutes les frontières, jusqu'à leur codage génétique, pour les rendre 100% compatibles. Même si les Ricks étaient de purs enfoirés, les Mortys ne pouvaient pas s'en passer. Ça ne la dérangeait pas. Elle s'y attendait de toute manière et si elle pouvait avoir un orgasme ou deux au passage, pourquoi ne pas en profiter ?
Maximums ne fit aucun commentaire sur la docilité avec laquelle Morticia accueillait ses caresses. Il s'agenouilla devant elle et lui écarta un peu plus les genoux, avec des gestes lents et mesurés. Elle le laissa glisser sa tête sous sa tunique, les doigts crispés d'appréhension sur le couvre-lit et renversa la tête dans un geignement de plaisir, au premier contact de la langue de Rick sur ses parties intimes.
** 4 mois plus tard **
Mute déposa la nourriture sur la table et Miami commença à trier, avec l'aide d'un mini-Morty.
Un Morty commis de cuisine récupéra les denrées périssables tandis qu'un Morty à t-shirt rouge tentait de piocher une barre chocolatée.
Miami lui tapa sur les doigts.
- Hey, on n'a pas encore partagé. Attends qu'on ait fini.
Le garde vint tapoter l'épaule de Miami et lui montra une page de son calepin :
« Il faut que je te parle. »
- Toi !, fit le blond en désignant un Exo-Omega Morty. Prends ma place, tu veux ?
Il suivit Mute et ils s'isolèrent dans une autre pièce, dont le sol était parsemé de sacs de couchage. L'endroit était un squat, dans lequel ils avaient réunis des Mortys abandonnés qui ne voulaient pas rejoindre la crèche aux Mortys – dans laquelle les Mortys étaient stockés comme du bétail, dans des conditions atroces que le Conseil semblait ignorer sciemment.
Ils avaient trouvé ce bâtiment en ruine et l'avait investi. Cela faisait des mois à présent, et aucun Rick n'était venu les en déloger. C'était plutôt étonnant, mais Miami aimait à penser qu'une bonne étoile veillait sur lui et les siens.
Dans la pièce, il y avait un modeste petit autel dédié à Morty le Vrai dans un coin, avec deux bougies et quelques schmeckles dans une coupelles argentée.
Miami n'encourageait pas ces pratiques, mais il les tolérait. Après tout, les Mortys cherchaient du réconfort là où ils le pouvaient – eux en leur Morty le Vrai, lui en Morticia, mais lequel était laquelle de ces croyances était la plus absurde ? Qui était-il pour en juger ?
Mute lui montra ce qu'il venait d'écrire fiévreusement dans son carnet :
« J'ai pu accéder à un des ordinateurs de la Citadelle pendant la pause déjeuner. Il y avait des mots de passe sur les données les plus sensibles, comme les coordonnées des dimensions des membres du Conseil, je n'ai pas pu y accéder »
Il tourna la page et se remit à griffonner. Miami s'efforça d'être patient, bien qu'il ait envie de le secouer pour lui faire cracher le morceau – ce qui ne servirait strictement à rien.
« Par contre, les membres du Conseil ont un tas de privilèges, comme des cuisiniers personnels, des chauffeurs etc. Maximums ne profitent d'aucun de ces services, mais une fois par mois, le concierge Rick se rend chez lui pour faire le ménage, en prenant le portail principal. Tu pourrais le convaincre de t'emmener avec lui. Il t'aime bien. »
- On se demande bien pourquoi, railla Miami avant de planter une sucette dans sa bouche. Est-ce que tu as la date à laquelle il y va ?
« C'est dans deux jours. », écrivit le garde. Il tapota son carnet pour souligner l'urgence et Miami hocha gravement la tête.
- J'ai intérêt à être très convaincant alors...
Mute grimaça en devinant déjà ce qu'il avait en tête. Miami lui fit un clin d’œil à travers le verre coloré de ses lunettes de soleil.
- Ne sois pas jaloux, Mute !, s'exclama le blond en lui ébouriffant les cheveux, un bras passé autour de son cou. Je t'ai déjà proposé mes faveurs pour te remercier et tu as refusé.
Le garde fit la moue en rosissant et Miami tenta de lui voler un baiser, mais il tourna la tête pour l'éviter. Le blond n'insista pas, tout sourire malgré une pointe de tristesse.
- Ce que tu peux être prude, dit-il en se détachant, sa main s'attardant pour caresser son épaule.
Il tourna les talons, roulant des hanches en faisant claquer ses chaussures à plate-forme, et Mute détourna les yeux en se plaquant la main sur la bouche pour étouffer un gémissement. Le devant de son uniforme était déformé par son érection conséquente à cause du teasing de Miami. Comment rester de marbre face à une telle assurance, un tel charme, une telle présence ?
Honteux, il partit se réfugier dans la salle de bain pour se soulager.
« Oh Rick ! Rick ! OUI ! OUI !! »
C'était la deuxième fois qu'il jouissait. Le concierge était un bon baiseur, il fallait lui reconnaître cette qualité. Miami ne regrettait pas d'avoir ouvert les cuisses, quitte à avoir du mal à marcher le lendemain. Et quitte à supporter son haleine puant l'alcool bon marché.
- Ah, c'est ça bébé, crie mon nom !, grogna Rick en le culbutant vigoureusement sur le matelas sale de sa piaule.
Il vivait dans une pièce au papier peint décoloré et moisi orné d'une seule fenêtre et dans laquelle se trouvait un canapé défoncé, une table basse couverte de cadavres de bouteilles, et un petit meuble avec une vieille télé. Il n'y avait même pas de lit mais un matelas deux personnes, sur lequel le jeune homme se faisait tringler comme une pute de bas étage.
Il se moquait du décor, mais il n'avait put s'empêcher de remarquer le petit autel : deux bougies et une coupelle argentée.
- Rick ! Rick, aaah, fais-moi jouir !, gémit Miami en enroulant étroitement ses longues jambes autour du corps frêle du vieil homme, ses bras accrochés à son cou.
Ce dernier poussa un râle en éjaculant et le blond se crispa sur sa bite pour le traire de sa semence.
Le concierge pressa ses couilles velues contre son petit cul satiné et donna un profond coup de rein qui permit au jeune homme d'atteindre l'orgasme. Miami sentit un nouveau jet de foutre le remplir et il laissa retomber ses membres en étoile de mer, épuisé et tressaillant de plaisir, tandis que Rick continuait de s'exciter, à le bourrer bien à fond pour se vider complètement à l'intérieur. C'était leur manière de marquer leur territoire, aussi Miami le laissa faire. Il devait avoir pas mal de frustration à décharger.
- Ah !, fit le concierge en s'écrasant à côté de lui, le souffle court.
Sans perdre de temps, le jeune homme se tourna vers lui pour se blottir contre son flanc en minaudant :
- Tu vas le faire, pas vrai ?
- URP !, rota Rick avant de le regarder. C-comment je pourrais refuser aprUUURPès ce que tu viens de m'offrir ?
Il lui caressa la taille avec affection :
- Tu-tu ne me croiras peut-être pas, mais ça faisait un bail que j'avais pas enc-culé qu-quelqu'un d'aussi bandant que toi bébé.
Ça, Miami pouvait le croire aisément, en vérité. Le job de concierge n'était pas spécialement glamour et ça n'avait pas l'air assez bien payé pour qu'il puisse se taper des poules de luxe de son acabit.
- Tu n'en profites jamais quand...quand tu nettoies les Mortys, dans les toilettes ?, demanda-t-il avec curiosité.
- Nope, répondit le concierge avec un sourire jaune. Ils ne sont pas là parUUURPce qu'ils le veulent, tu vois ? Ce ne ser-serait pas respectueux.
Sa main descendit sur les fesses de Miami et les écarta. Le blond sentit le sperme couler de son anus.
- Même si j'avoue en avoir eu envie. Mais j'ai bien fait d'at-d'attendre. J'ai été récompensé aujourd'hui, car tu t'es donné à moi...de ton plein gré.
Il fit doucement rouler Miami sur le ventre et se branla fébrilement la queue tout en se redressant pour lui monter dessus. Il pointa son gland contre l'anus de son partenaire et poussa.
- Han...je ferais ce que tu as d-demandé, haleta-t-il. Demain...je t'emmènerais chez Maximums.
Sa verge à nouveau dure pénétra sans difficulté le jeune homme. Ce dernier couina, le cul encore tendre et sensible. Rick émit un petit rire.
- Je savais bien qu'un jour, je te fou-fourrerais !, murmura-t-il d'un air salace. Han ! C'est...c'est encore meilleur que ce que j'avais imaginUUUURP ! P-pas étonnant que les Ricks se bousculent au portillon pour goûter à ça !
- Mais contrairement à eux, tu as mon corps tout entier, susurra Miami en tournant la tête.
Il posa la main sur la joue du concierge et guida son visage jusqu'à sa bouche pour l'embrasser langoureusement. Il pensa au petit autel, et au petit carnet qui était scotché sous le plateau-repas de Morticia. Il ne savait pas ce que ça voulait dire, mais ce Rick semblait prêt à les aider.
Alors il lui paraissait équitable de faire à son tour quelques efforts. Il ne pouvait même pas prétendre que c'était entièrement désagréable. Il avait l'habitude de se servir de son corps, il avait l'habitude que les Ricks prennent en lui ce qu'il y avait à prendre. Il acceptait cela.
Derrière l'unique fenêtre crasseuse de la pièce, Mute espionnait à leur insu des deux amants, le visage sombre et le regard tourmenté par ce qu'il se forçait à regarder. Il ne détourna pas le regard, même si ça lui faisait mal au cœur. Même lorsque Miami s'endormit dans les bras de Rick avec un sourire satisfait aux lèvres.
Le chariot du concierge était assez large pour dissimuler Miami au passage du portail. Les gardes ne prirent pas la peine de fouiller – le concierge passait quotidiennement, ç'aurait été une perte de temps de le faire à chaque fois. Et de toute manière, qui le soupçonnerait de vouloir faire entrer un Morty chez un membre du Conseil ?
Ainsi, ils passèrent sans encombre de l'autre côté.
- Tu peux sortir, déclara le concierge en dégageant la bâche en plastique qui cachait Miami.
Ce dernier se déplia et regarda autour de lui, suçotant pensivement sa sucette. Ils étaient dans un immense hall d'entrée prétentieux, exactement comment il avait imaginé que ce serait.
- C'est le manoir de Maximums, expliqua le Rick. Il doit être absent, donc tu as tout le loisir de chercher Morticia pendant que je fais le ménage. Préviens-moi quand tu l'auras trouvé.
Miami hocha la tête, content que les choses se déroulent ainsi. Il ne voulait pas que ce Rick l'aide à retrouver Morticia. C'était un peu égoïste, mais il voulait être celui qui la sauverait.
Il monta les escaliers en marbre pour commencer de fouiller l'étage. Peut-être qu'il aurait mieux fait de chercher à la cave, peut-être que ce Maximums la gardait prisonnière dans son donjon. Cependant, son instinct lui dictait qu'elle était toute proche. Il ne pouvait pas l'expliquer, mais une sensation de chaleur s'étendait dans son estomac à mesure qu'il avançait, comme s'il se rapprochait du but.
Il marcha dans un long couloir, passant devant une multitudes de portes auxquelles il ne prêta aucune attention. Des bruits provenaient de la pièce du fond et quelque chose lui disait qu'elle était là, derrière cette porte.
Il se mordit la lèvre en posant la main sur la poignée, redoutant ce qu'il allait découvrir. Il n'hésita qu'un bref instant avant d'ouvrir.
Elle était là, et Maximums aussi. Il était allongé sur le lit, et malgré la pénombre, Miami pouvait voir qu'il était nu. Morticia le chevauchait, assise sur son pénis, et bougeait sur lui en se caressant les seins, savourant le regard adorateur de Rick sur elle.
Son ventre rond et gonflé dodelinait au rythme de ses roulements de hanches. Il était incongru sur sa silhouette gracile et Miami cligna plusieurs fois les yeux avant de comprendre ce que ça signifiait.
Les mains du Rick aux cheveux longs s'agrippèrent à ses cuisses soyeuses, tandis qu'il déversait sa semence en elle – et aucun d'eux n'avait remarqué le jeune homme se tenant sur le seuil, trop obnubilés qu'ils étaient par leur étreinte.
Le corps de Morticia se raidit et elle renversa la tête en arrière, cambrant les reins. Rick se redressa et referma la bouche sur l'un de ses seins, tétant avidement l'un de ses téton durci par l'excitation.
Et étrangement, c'était comme si Morticia émettait une douce lueur, légèrement dorée, pendant que l'orgasme la balayait. Elle tressaillit et la lueur pulsa plus fort, à tel point que Miami ne pouvait plus la quitter des yeux, bouchée bée.
La sucette qu'il avait sur la langue tomba sur le parquet de la chambre avec un petit claquement.
Maximums le vit le premier. Il se jeta sur le tiroir de la table de chevet, mais Morticia lui immobilisa le bras. Miami se rua sur le tiroir et récupéra ce qu'il y avait dedans : un blaster. Il mit le Rick en joue et ce dernier se figea.
- Miami, souffla-t-il, incrédule.
- MIAMI !
Quelle ne fut pas la surprise du jeune homme lorsque Morticia se jeta littéralement dans ses bras pour le serrer contre elle.
- Tu es sain et sauf !, s'exclama-t-elle en resserrant ses bras autour de lui un peu plus fort.
Il lui caressa les cheveux, sans réaliser complètement ce qui lui arrivait ; elle était là, elle était vivante, en bonne santé, et il l'avait enfin trouvé, après tous ces mois d'attente.
Il sentit un sanglot se frayer un chemin jusqu'à sa gorge et l'étrangla en fourrant son visage dans les cheveux bouclés de Morticia, respirant son parfum et pressant son corps nu contre le sien.
- Je suis venu te chercher, murmura-t-il d'une voix rauque.
- Tu ne peux pas faire ça, coupa le Rick sur le lit. Elle n'est pas à toi. Elle ne le sera jamais. Les Mortys appartiennent aux Ricks.
- Moi je n'appartiens plus à personne, et elle non plus, rétorqua le blond.
Il appuya sur le bouton « décharger » de l'arme qu'il tenait dans la main, et la batterie tomba sur le sol. Il rangea le blaster inutile à sa ceinture : il ne comptait pas tirer sur Maximums, s'eut été une énorme erreur, étant donné qu'il s'agissait d'un membre du Conseil. Déjà que tuer un Rick était puni de la peine capitale, alors il n'osait imaginer ce qui arrivait à ceux qui s'attaquaient au Conseil.
Ses membres n'étaient pas connu pour faire dans la dentelle.
- A quoi pourrait-elle te servir ?, insista le Rick. Elle est enceinte de moi. Que comptes-tu faire ?
- C-ce n'est pas une question de « servir » ou quoi !, s'indigna Miami. C'est pas ça l'important. On n'est pas des animaux domestiques !
La main de Morticia descendit le long de son dos et pressa ses fesses emprisonnées dans son slip de bain rose.
Il sursauta, la peau couverte d'une agréable chair de poule.
- Mort...
Elle l'empêcha de parler en plaquant sa bouche sur la sienne. Un courant électrique sembla le parcourir, dansant sur sa peau comme une flamme vive. Il passa une main dans ses boucles et répondit à son baiser avec une tendresse dont il ne se serait jamais cru capable.
Elle lui prit la main et la glissa entre ses cuisses.
- Je te veux là.
Miami cligna des yeux, hébété.
- Je ne pense pas que...
Il déglutit en sentant le sperme s'échapper du sexe de la jeune fille et se répandre sur ses doigts. Il les porta à sa bouche pour les sucer.
Le foutre encore tiède d'un Rick. En elle.
Une bouffée de jalousie malvenue l'envahit pas surprise. Il tenta de l'ignorer mais son étreinte se resserra malgré lui, et la pression des seins de Morticia contre sa poitrine commença de l'exciter sérieusement. Ils étaient gonflés et doux, comme des coussins, avec de larges mamelons et des tétons bruns durcis ne demandant qu'à être sucés.
- Tu m'as manqué, souffla Morticia en se frottant lentement contre lui.
Elle recula jusqu'au lit et s'y allongea, guidant Miami sur elle. C'était impossible d'échapper à son magnétisme. Elle était un piège à elle seule, comme l'une de ces plantes carnivores à l'odeur sucrée qui emprisonne ses proies et les broie vivantes.
Malgré tout, elle restait Morticia et il avait autant de désir pour elle qu'au premier jour, qu'au premier instant où il l'avait vu, sans même comprendre pourquoi.
Elle écarta largement les cuisses, l'expression avide, et ouvrit ses lèvres intimes avec ses doigts, révélant sans pudeur une petite chatte humide et palpitante qui n'attendait que lui.
Ce n'était pas raisonnable. Ils auraient du prendre la fuite, mais au lieu de ça, ils étaient comme deux aimants attirés l'un vers l'autre par une force irrésistible. Il ne put s'empêcher de la rejoindre et elle l'accueillit dans ses bras avec joie, un peu comme si elle avait toujours su qu'il viendrait pour elle.
Rickimus ne chercha pas à s'enfuir. Il était un Rick, et sa curiosité morbide prenait toujours le pas sur son instinct de survie. Il observa les deux Mortys copuler sous ses yeux, avec la certitude qu'il s'était trompé. C'était bien un Morty que Morticia portait dans son ventre. Ce ne serait jamais son enfant. Sa fierté en prit un coup.
L'esprit d'un Rick est quelque chose d'extrêmement fragile. Même les membres du Conseil sont incapables de prévoir ce qui pourrait les faire craquer. Pour Maximums, c'était ce faux espoir qu'il avait eut et qui le laissait en pièces après s'être évanouit.
Il se leva lentement pour ne pas attirer l'attention de Miami. Son corps souple à la peau dorée ondulait entre les cuisses pâles de Morticia, la faisant gémir comme jamais elle n'avait pu le faire avec lui. Il savait qu'elle ne l'aimait pas. Il savait aussi que ça aurait peut-être pu venir avec le temps – il avait vécu des situations bien plus délirantes que celle-ci après tout, alors il avait continué d'espérer malgré tout.
Il se rendit compte qu'il ne pouvait pas appartenir à cette bulle dans laquelle s'étaient enfermés Miami et Morticia. Les Ricks et les Mortys ont toujours été deux classes séparées, mais Rickimus avait cru qu'il pourrait domestiquer sa Morticia. C'était ce que faisait les Ricks. Ils étaient des forces de la nature, des dieux qui régnaient sans partage au-dessus des Mortys.
Il avait simplement oublié, ou comme les autres Ricks, choisit d'ignorer le fait que Morty était son petit-fils. Il y avait aussi du divin en lui. Les Ricks l'avaient corrompu et se comportaient en déités déchues, se vautrant avec extase dans les immondices de leurs crimes.
Les Mortys étaient les dieux jeunes qui rebâtiraient ce qu'ils avaient détruits.
Le Rick aux cheveux longs tomba à genoux. Il voyait la lumière à présent, celle qui dansait sur les corps adolescents étendus sur le lit, qui tressaillait dans l'air comme un courant électrique. Il voulait en faire partie et s'approcha. Il embrassa les chevilles de Miami en grimpant petit à petit sur le lit, remontant ses lèvres sur ses jambes nues pour tenter de faire pardonner ses offenses. Il avait mal compris, il avait cru que ce Morty était là pour lui voler Morticia.
Mais il n'y avait rien à voler, car elle n'était pas à lui, et ce depuis le début.
Il était juste désespéré, il ne voulait pas rester ce qu'il avait été jusqu'alors. Il voulait plus, il voulait vénérer au lieu de l'être.
Les mains de Morticia lui touchèrent les épaules, le caressèrent comme pour l'inviter, et il se coucha lentement sur Miami Morty, s'enivrant du parfum musqué de ses cheveux blonds.
Sous lui, Miami frissonna, le corps en ébullition. Il y avait Morticia, il y avait Rick, et les deux ensemble le faisait palpiter tout entier comme une plaie béante. Il se cambra naturellement au contact de la queue rigide contre ses fesses, désireux d'être comblé.
Toutefois, ce n'était pas son sexe mais sa langue que Miami sentit s'insinuer dans sa raie. Elle parcourrut la longueur de ses bourses jusqu'à son coccyx et dessina des cercles humides contre son anus, avant de pouvoir se faufiler à l'intérieur.
Un instant, les hanches du jeune homme cessèrent de s'agiter entre les cuisses de sa partenaire, tandis qu'il savourait avec excitation la sensation de cette langue s'infiltrant dans ses recoins les plus intimes. Morticia lui embrassa la joue et leur regard se croisèrent ; elle semblait lire en lui exactement ce qu'il ressentait, et le partager avec lui.
Il enfouit son visage dans la masse volumineuse de ses cheveux bouclés et reprit lentement le balancement de ses reins, s'empalant de lui-même sur le muscle sinuant entre ses fesses comme pour y dénicher un trésor.
La pensée fit pouffer Miami, mais son rire se changea en hoquet lorsqu'un doigt noueux rejoignit la langue dans son orifice.
Morticia lui caressa la nuque. Sa poigne était ferme et il sentait la rugosité de sa main, les cicatrices sur ses bras, cette dureté qui lui avait plu dès le départ, la même que la sienne sous un aspect différent. Le même fond, le même vide. Un creux de désespoir dans l'âme, impossible à combler.
La bite de Rickimus s'enfourna dans son anus jusqu'au rectum, sans la moindre résistance, encore chaude et humide des fluides de Morticia.
Le ventre de la jeune fille se mit à scintiller de l'intérieur tandis qu'il ballotait au rythme des coups de rein de Rick, qui entraînaient Miami contre Morticia.
Rickimus besogna Miami avec une ferveur renouvelée, les yeux écarquillés. Il voulait à tout prix faire parti de leur union, il voulait transcender avec eux, disparaître dans la lumière qu'ils irradiaient de plus en plus fort. Le plaisir n'était plus un réconfort dans lequel il noyait sa peine, mais un besoin comme celui de respirer. Il baisait comme s'il priait, enfonçant sa queue aussi profond qu'il le pouvait en bavant d'extase, persuadé qu'en creusant il réussirait à atteindre ce pic, ce nirvana incandescent dont il avait pris conscience en les voyant.
Miami fut le premier à lâcher prise, tiraillé entre les deux, serré par la chatte tendre de Morticia et martelé sévèrement par un Rick dans un état second qui ne contrôlait plus ce qu'il faisait. Il cria sans même s'entendre, jouissant à l'intérieur de son infortunée compagne dans un soubresaut. Cela n'arrêta pas Rickimus, qui accéléra sa cadence infernale, tel une machine, et c'était la première fois que Miami comprenait que les Mortys n'étaient pas les seuls pris au piège. Les Ricks l'étaient aussi, ils perdaient leur humanité afin de maintenir le statut-quo, ils devenaient des monstres pour servir le système, engendrant plus de malheur et de peine. Une boucle sans fin qui jamais ne faiblirait.
Soudain, une détonation retentit et Rickimus se mit à convulser. Morticia poussa un cri et le vieil homme tomba au sol.
Miami s'écarta pour voir ce qui se passait dans son dos, protégeant Morticia de son corps.
Quelle ne fût sa surprise en trouvant son Rick, Miami Rick, debout sur le seuil armé d'un taser, et accompagné d'un garde Morty...avec une cicatrice sur la gorge.
- Mute ! RICK !, s'exclama Miami Morty. Qu-qu'est-ce que vous faites ici ??
- C'est comme ça que tu dis bonjour à ton grand-père après deux ans d'absence ? Ben BUUUURP bravo !, rétorqua Rick en récupérant les électrodes qu'il avait balancées sur Rickimus.
- Va te faire foutre !!, rugit Miami. D'où que tu débarques ici en sauveur après DEUX ANS SANS NOUVELLES !
Rick haussa un sourcil, avant de se redresser et de sortir un collier de sous son col. C'était un pendentif en forme de petit œuf rose et doré.
- Ta gueule, petite merde ! J'ai pas chômé pendant ces deux ans. Toi et la donzelle, vous aurez un endroit où attendre sa venue. Une planète de ma création dans la dimension ZT-48 que j'ai appelé Bethlehem. Beth comme ta mère et Lehem comme « J'aime la prendre dans le cul » en suédois.
Miami aida Morticia à se redresser et à se rhabiller sans prêter attention au babillage de son Rick. Il était perdu dans ce qu'il ressentait.
Il se tourna à nouveau vers les deux autres.
- Qu'est-ce que ça signifie ? Qu'est-ce que...
Mute s'avança pour lui prendre le bras et traça quelques mots sur son bloc-note à la va-vite.
- Lui faire confiance ? T'es malade ? C'est un Rick !, grinça Miami.
- Hey !, siffla Rick. Je suis toujours ton grand-père.
- Va chier !
- Dans ta bEUUUUURGH bouche, p'tit enculé !
- Enculé et fier, vieux gâteux !
- MOI GÂTEUX !?, rugit Rick en le menaçant avec son taser juste sous son menton.
- Oh, hey, ça suffit !, s'égosilla Morticia en se plaçant entre eux. Vous êtes vraiment deux emmerdeurs. Vous croyez pas qu'on a assez d'ennuis comme ça ?
Leurs regards se portèrent tous sur Rickimus. C'est vrai qu'il n'était pas mort – Rick vérifia en lui donnant un petit coup de pied dans les côtes qui le fit gémir – mais il risquait tout de même d'aller se plaindre.
Morticia prit Miami par les épaules pour le forcer à la regarder dans les yeux. Il se rendit compte qu'elle était aussi grande que lui alors qu'il portait des sandales à plate-forme et cela le rendit vaguement jaloux.
- Faisons ce qu'il dit. On verra après pour la suite. Pour l'instant, on n'a pas trop le choix. Le Conseil va nous pourchasser, ils ne veulent pas que j'ai mon bébé. Ils disent...ils disent que ça pourrait déchirer le voile de l'espace-temps ou je sais pas quoi...mais...je sens qu'il y a autre chose.
- Évidemment !, la coupa Rick. Tu portes Morty le Vrai. Morty le Sage. Le Seul et Unique Morty.
- De quoi tu parles ?, murmura Morticia, troublée, en se caressant le ventre.
Miami Rick sortit de sa poche un carnet, le même pamphlet que le concierge leur avait remis il y a de cela plusieurs mois et que Miami Morty avait eu l'occasion de feuilleter au contact d'autres Morties plus croyants.
- Je parles de ça. Je parle de la prophétie, celle qui dit que de l'union de deux Morties naîtra un œuf, et cet œuf portera en lui le messie que nous attendons tous et qui brisera les règles de la Citadelle. Un Morty qui ramènera la paix, l'harmonie et toutes ces conneries entre les Ricks et les Morties.
- Tu crois à cette merde ?, siffla Miami Morty, méfiant, les bras autour de Morticia.
Tout à coup, il tilta :
- Tu as dis l'union de deux Morties...
Il fixa Morticia, bouche bée.
- C'est...
- Je sais pas, répondit-elle en rougissant.
- On le saura si tu accouches d'un œuf. Allez, on dégage d'ici !, ordonna Rick en ouvrant un portail.
Mute lui colla le canon de son blaster entre les reins, au grand étonnement de tous.
- Tu fais quoi là ?, marmonna Rick qui s'était figé.
Le garde Morty lui montra ce qu'il avait écrit sur son carnet.
« Tu ne nous donnes pas d'ordres. Nous sommes des Morties libres. La prochaine fois, je te descends. »
L'atmosphère devînt glaciale d'un seul coup. Miami Morty allait dire quelque chose lorsque Rick hocha lentement la tête.
- Okay, j'ai compris. Pas la peine de te mettre dans cet état. Sale gosse.
Il fila son pisto-portail à Miami Morty.
- Je te le confie. Essaye de pas trop faire de connerie avec.
- T-tu ne viens pas ?
- Nan. Comme il dit...j'ai pas ma place avec vous, répondit Rick en haussant les épaules. Je vais m'occuper de l'autre pelure.
Il désigna Rickimus du menton.
- Pour éviter qu'on vous retrouve. Je vais m'occuper de sa mémoire et mettre le Conseil sur une fausse piste.
Morticia s'avança d'un pas décidé vers le portail. Mute lui tendit la main et elle la prit avec un sourire de connivence. Leur regards se croisèrent et Mute baissa pudiquement les yeux. Il avait beaucoup entendu parler d'elle, mais elle ne le connaissait pas. Pour elle, il n'était sans doute qu'un garde Morty de plus. Pourtant il y avait de la bienveillance en elle, et il se sentait bien. C'était une fille, pourtant il se sentait bien en sa compagnie, comme si elle était comme lui.
Elle était comme lui.
Ils jetèrent un dernier regard vers le duo Miami, puis ils passèrent le portail ensemble.
- Tu vas encore me laisser, souffla Morty en serrant les doigts sur le pisto-portail.
Rick tira un cure-dent de sa manche, qu'il coinça entre ses dents.
- Gamin, chuis pas ta mère. Et puis tu te débrouilles toujours très bien tout seul.
- Tu m'as LAISSÉ !, l'accusa Morty.
- Je pouvais pas t'emmener, répliqua Rick d'un ton sec. Je pouvais pas.
- Garde tes excuses de merde, cracha Morty. Et ne t'attends pas à un merci.
Il passa le portail d'un pas furieux, sans se retourner et celui-ci se referma dans un chuintement.
Rick eut un rictus bizarre avant de marmonner :
- Merci à toi, crétin, de permettre notre libération à tous.
Rickimus commença à gémir et Miami lui shoota dans la tête avec sa tatane.