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[personal profile] andysss
Titre : Conséquences et punition
Fandom : The Untamed
Rating : Explicite
Genre : Romance, PWP, UA moderne
Personnages/Couples : Nie Mingjue/Meng Yao/Lan Xichen
Nombre de mots : 4028
Commentaire : écrit sur le prompt de [livejournal.com profile] ploum31 "Supplie-moi et peut-être concéderai-je à..."
Cette fic se déroule dans le même univers que Sous l'oeil de la caméra


Après avoir travaillé toute la journée, Mingjue aimait rentrer chez lui. Ce n'était pas aussi confortable qu'une petite maison à la campagne - ce dont il rêvait - mais c'était un grand appartement très luxueux où ils vivaient à trois sans problème.
Lan Xichen, Meng Yao, et lui.
C'était un compromis qu'ils avaient trouvé ensemble : au début, Lan Xichen proposait de tout payer, ce que Mingjue avait fermement refusé. Lan Xichen et lui payaient donc le loyer, et Meng Yao s'occupait du salaire de la bonne. Parce que Meng Yao refusait de s'occuper de quoique ce soit dans l'appartement, bien qu'étant le moins occupé d'eux trois. Cela créait parfois des tension dans leur couple, mais d'un autre côté, Mingjue pouvait comprendre son état d'esprit, même s'il le désapprouvait. Meng Yao avait eu une enfance de véritable Cendrillon, on ne pouvait pas lui reprocher de se vautrer dans le luxe. Il avait beaucoup travaillé, sans jamais gagner le statut que ses partenaires - Lan Xichen et Nie Mingjue, tous deux issus de grandes familles - avaient atteint.
Le monde était mal fait, et la société déséquilibrée. Les riches deviennent riches, et ceux qui ont eu la malchance d'être les rejetons illégitimes d'un PDG avec une call girl ne peuvent que s'échiner pour ramasser seulement les miettes.
Ce n'était pas juste, mais même avec toute sa bonne volonté, Mingjue ne pouvait pas donner à Meng Yao tout ce qu'il désirait - à savoir de l'influence et un père aimant.
Xichen et lui avaient d'ailleurs un peu trop tendance à compenser. Mais ça, c'était une autre histoire.
Mingjue aimait rentrer chez lui, y retrouver Meng Yao, puis Xichen, prendre un bon bain - souvent à plusieurs, avec Meng Yao lui massant délicieusement le dos - passer un peu de temps ensemble, préparer la journée de demain, parler de projets pour le weekend ou les prochaines vacances, travailler un peu puis aller se coucher - mais pas toujours pour dormir tout de suite cela dit.
C'était une routine qu'il appréciait, il aimait les choses bien ordonnées - c'était aussi la raison pour laquelle ils avaient une bonne.
Il n'aimait pas, en revanche, rentrer dans l'appartement, et découvrir Xichen dans le canapé du salon en train de se faire sucer par un Meng Yao à genoux entre ses jambes.

Meng Yao avait beaucoup supplié. Il connaissait la faiblesse de Xichen, il savait très bien que ce dernier avait, contrairement à Mingjue, beaucoup de mal à lui refuser quoique ce soit.
Xichen n'avait pas l'habitude de prendre soin d'autres personnes, il avait donc tendance à choyer Meng Yao en cédant à tous ses caprices.
Les règles avaient été établies dès leur emménagement : pas de sexe dans une autre pièce que la chambre. Cela semblait raisonnable, et comme Meng Yao avait protesté, ils s'étaient fait un devoir de "baptiser" chaque pièce la première semaine, avant le début du contrat.
Maintenant, cela faisait des mois qu'ils vivaient ensemble, et ça se passait plutôt bien. Mingjue et Meng Yao avaient deux caractères très différents et ils s'opposaient sur de nombreux points, mais Xichen avait l'art de calmer les tensions. Il jouait souvent le rôle de tampon entre eux d'eux, maintenant l'équilibre dans leur relation encore toute nouvelle. Cela ne le dérangeait pas, au contraire, puisqu'il entrait naturellement dans ce type de rôle dans toutes ses relations, qu'elles soient familiales, professionnelles, romantiques ou amicales. C'était ancré dans sa personnalité, il ne pouvait d'ailleurs guère s'en empêcher : quand il y avait un conflit, il avait toujours tendance à tenter d'apaiser les deux parties. Son charisme et son charme empêchaient les gens de tourner leur agressivité vers lui, et il trouvait toujours les mots pour détendre l'atmosphère. Un talent qu'il reconnaissait à certains égards chez Meng Yao. Quand ce dernier en avait envie, il pouvait être très diplomate, et surtout très persuasif.
En temps normal, Xichen aurait insisté pour que, si Meng Yao en avait tellement envie, ils fassent cela dans la chambre. Mais il ne savait pas résister quand Meng Yao le touchait et le suppliait en même temps, ses baisers s'égarant sur ses pommettes, dans le creux de son cou...
Il s'était dit qu'il n'y aurait pas de conséquences, que ce n'était pas grave. Il avait préparé de quoi nettoyer, installant des serviettes sur le canapé, et ça semblait faire si plaisir à Meng Yao qu'il était presque content d'enfreindre la règle pour lui.
Jusqu'à ce que Mingjue rentre une demi-heure plus tôt que d'habitude.

Même après avoir été surpris par Mingjue, Meng Yao ne s'arrêta pas. Il savait qu'ils seraient surpris, ou plutôt il avait fait en sorte que cela arrive. Ce n'était pas bien difficile, puisqu'il travaillait à la relation entre les entreprises Lan et la coopérative agricole régionale dirigée par Mingjue. Il s'était arrangé pour libérer Mingjue de quelques obligations en fin de journée, histoire de le faire rentrer plus tôt à la maison.
Il était doué pour effectuer son travail efficacement, et même pour prendre sur son dos les tâches des autres. C'était en quelque sorte sa spécialité et il fallait bien que cela ait quelques avantages pour lui après tout.
Il accéléra les mouvements de sa langue, aspirant plus vite la verge de Xichen dans sa bouche pendant que Mingjue les observait. Xichen avait tenté de repousser Meng Yao, mais ce dernier avait bien senti qu'il y avait peu de motivation dans ce geste.
Il avait envie que Mingjue voit à quel point Xichen était aussi dépravé que lui, et il voulait lui montrer que lui aussi avait du pouvoir. Il pouvait briser la volonté du grand Lan Xichen, le forcer à désobéir aux règles. Si Mingjue appréciait donner des règles pour maintenir un semblant de contrôle, Xichen, lui, vénérait les règles. L'amener à les enfreindre était très valorisant pour l'ego.
Les mains de Xichen se crispèrent sur la serviette qui était étalée sous lui, et Meng Yao sentit qu'il allait bientôt venir. Il pressa son menton contre ses bourses, le regard levé vers lui, et il avala consciencieusement, sans cligner des paupières, tout ce que Xichen délivra dans sa gorge.
Quand ce fut fait, il s'écarta lentement, s'essuya délicatement la bouche avec un des mouchoirs du distributeur que Xichen avait gentiment posé à côté de lui avant qu'ils ne commencent, puis il tourna la tête vers Mingjue, tout sourire.
- Bienvenu à la maison.

Épuisé par l'orgasme, Xichen ne réagit qu'en retard lorsque Mingjue saisit le bras de Meng Yao pour le faire se relever. Il prit le temps de se rhabiller sommairement, ce qui laissa à Mingjue celui d'entraîner Meng Yao vers la chambre d'un pas militaire qui ne présageait rien de bon.
Pourtant, Mingjue ne ferait jamais de mal à Meng Yao...n'est-ce pas ?
- Mingjue, attend !, s'exclama Xichen, inquiet.
Mingjue s'arrêta sur le seuil et soupira profondément. Il se retourna. Il avait l'air fâché, oui, mais pas furieux - Lan Xichen l'avait déjà vu furieux, il pouvait certifié qu'ici, ce n'était pas vraiment le cas. Sa voix était rauque, oui, mais le ton n'était pas agressif. Il était ferme, peut-être un peu froid, mais dépourvu de vindicte.
- Tu restes là.
- Mingjue, protesta encore Xichen pour tenter de défendre Meng Yao. Ne sois pas en colère, s'il te plaît pour lui. Nous sommes tous les deux coupables.
Mais à ces mots, Meng Yao le dévisagea avec scepticisme, un sourcil levé, avant de se lover doucement contre Mingjue.
- Moi ça ne me dérange pas si tu es en colère, susurra-t-il avec un sourire narquois, la main se baladant sur son torse.
Xichen rougit violemment en comprenant qu'il avait été manipulé de bout en bout. Le plan de Meng Yao se déroulait exactement comme il l'avait prévu, et lui, il avait marché dans son piège avec la plus grande des insouciances, sans imaginer le moins du monde son but, poussé qu'il était par sa propre luxure.
Toutefois, il ne trouvait pas l'énergie de lui en vouloir. Il était amoureux de Meng Yao, y compris de ses traits les plus retors. Au contraire même, il vouait une certaine admiration à cette preuve d'intelligente, cet esprit stratégique et joueur.
Mingjue attrapa le poignet de Meng Yao pour l'empêcher de continuer ses caresses. Il ouvrit la porte de la chambre, tira Meng Yao à l'intérieur, jeta un dernier regard à Xichen pour ordonner à nouveau :
- Tu restes. Là.
Et il referma derrière eux.

Lorsque Mingjue eut terminé avec Meng Yao - cela lui prit tout au plus une vingtaine de minutes - il revînt dans le salon en réfléchissant à ce qu'il allait faire de Xichen.
Si Xichen avait le plus grand mal à résister à Meng Yao, pour Mingjue, c'était Xichen qui le rendait vulnérable.
Xichen était gentil, compatissant, toujours attentionné et calme. Mingjue ne se voyait pas du tout punir Xichen comme il avait puni Meng Yao - déjà parce que la responsabilité n'était pas la même, il savait très bien qui était l'instigateur de ce petit coup d'éclat, et il savait également que jamais Xichen n'aurait accepté si Meng Yao ne l'avait pas harcelé avant.
Cependant, Xichen devait attendre de lui qu'il réagisse et il ne pouvait pas lui faire défaut.
Il le rejoignit dans la cuisine, où Xichen avait préparé du thé - il y avait une tasse toute chaude posée sur la table qui attendait Mingjue.
Ce dernier soupira en s'asseyant. La journée avait été longue, la surprise désagréable - non pas que voir Meng Yao et Xichen ensemble le dérangeait, c'était surtout le manque flagrant de respect, le fait que Meng Yao soit fier de lui en faisant ça, c'était ça qui le mettait en colère.
- Je suis désolé Mingjue, déclara Xichen.
Mingjue prit la tasse et la porta à ses lèvres. Comme d'habitude quand il était nerveux, le thé de Xichen n'était pas assez infusé.
- Ce n'est pas suffisant et tu le sais.
Ils gardèrent le silence un moment, plongés dans leurs pensées, et quand ils eurent finit leur boisson, Xichen récupéra les tasses pour les placer dans l'évier. Il enfila son tablier, les gants en caoutchouc, ouvrit l'eau et fit la vaisselle.
Mingjue observa son dos, admirant secrètement sa posture bien droite, la longueur de ses cheveux noirs et brillants retombant comme un long ruban de soie jusqu'à sa taille. Meng Yao était plus mignon, avec ses yeux espiègles et ses fossettes lorsqu'il souriait. Il était facile à cajoler, il donnait envie naturellement de le prendre dans ses bras.
Xichen était digne, il dégageait une forme de noblesse, une aura qui pouvait être intimidante. Et il était beau, non pas de cette beauté vulgaire de magazine, artificielle et retouchée, mais d'une beauté altière, presque surnaturelle et impressionnante. Son visage, mais aussi ses mains, sa posture, débordaient de bonté et de tolérance, le rendant à la fois très attirant, et intouchable à la fois.
Et pourtant, il était sien.
Les bras de Mingjue entourèrent la taille de Xichen et il posa son menton sur son épaule, interrompant le jeune PDG dans sa tâche.
- Je ne suis pas fâché contre toi, dit Mingjue. Je sais que tu ne voulais pas contrevenir aux règles. Tu sais pourquoi elles sont là.
Xichen coupa l'eau après avoir rincé la mousse dans l'évier, et il retira ses gants, avant de toucher la tête de Mingjue.
- Tu n'as pas à tout porter tout seul, Mingjue. Ces règles, je les ai accepté parce que je pensais qu'elles étaient bonnes - je le pense toujours. Ce n'était pas bien de notre part, à A-Yao et moi, de les enfreindre, même si ça n'a rien de dramatique.
Mingjue gémit doucement et l'embrassa dans le cou. Il ne pouvait pas le punir pour ça. Et il n'en avait pas envie du tout. Lui aussi, il ne pouvait même pas respecter ses propres règles.
- Je veux te faire l'amour Xichen.
Mais il respecterait celle de ne coucher que dans leur chambre. Après tout, la punition de Meng Yao avait à peine commencé.

Les cordes qui retenaient les bras et les jambes de Meng Yao attachés ensemble étaient fines mais solides, et les nœuds impossibles à défaire.
Il était allongé sur le flanc, dans le lit king size de leur chambre, dans le noir. Ses bras tendus devant lui était saucissonnés des mains jusqu'aux coudes, et rattachés à ses jambes, elles aussi attachées des pieds jusqu'aux genoux. Il lui était possible de plier un peu les genoux, mais il avait peu de marge de manœuvre du fait que ses jambes étaient liés ensemble, mais également à cause de la corde assez courte qui les reliait à ses bras, le forçant à demeurer courbé. Mais comme il était allongé, c'était plutôt plaisant. Il aimait la contrainte à l'immobilité, la sensation des cordes, mais il détestait la douleur, et Mingjue le savait.
Et cela avait beau être punition, il l'avait soigneusement lubrifié avant de lui enfoncer le plug anal qu'il avait attaché avec un harnais lui ceignant le bassin pour éviter qu'il ne le retire.
C'était toujours comme ça avec Mingjue : il avait beau se mettre en colère facilement, ce n'était pas facile pour lui de punir, car au final c'était lui qui se sentait le plus mal après. Meng Yao pouvait tromper, manipuler, mentir et corrompre, Mingjue lui pardonnait toujours.
Il savait qu'il ne devrait pas tester ses limites, mais c'était plus fort que lui. Avec Mingjue, ils avaient ce type de relation de "si tu tires d'un côté, je tire dans l'autre sens". Au fond, Mingjue était sans doute plus gentil que quiconque puisse imaginer, et Meng Yao souhaitait l'obliger à dévoiler cette part de lui si secrète.
Mais en attendant, il était le cul à l'air, en chemise, incapable de bouger, et le plaisir apporté par la présence du plug coincé dans son orifice palpitant le faisait se trémousser à la recherche de la moindre stimulation entre ses fesses ou sur son pénis durci.
Après ce qui lui parut une éternité, il entendit la porte de la chambre s'ouvrir et des pas s'approcher. Ainsi que de petits gémissements, des bruits de baisers...
Il redressa la tête juste assez pour voir les silhouettes de Xichen et de Mingjue venir vers le lit.
Il vit Mingjue déshabiller Xichen, et ce dernier l'aider en défaisant les boutons de sa chemise, sa ceinture.
Mingjue amena lentement, à reculons, Xichen contre le lit, et ce dernier s'y installa. Il croisa la regard de Meng Yao mais Mingjue lui prit le menton pour ramener son attention sur lui.
- C'est moi que tu regardes.
Et tandis que Xichen récupérait le lubrifiant sous l'oreiller pour se préparer, Mingjue se défit de son pantalon.
Meng Yao déglutit, admirant le torse musclé de Mingjue, ses abdominaux légèrement dessiné, la ligne de poils sombres partant d'au-dessus de son nombril, jusqu'à son entrejambe où son pénis commençait à peine de se réveiller.
Il le prit en main et jeta un sourire arrogant en direction de Meng Yao avant de reporter son regard sur Xichen qui, allongé sur le dos, le fixait en se doigtant délicatement, son index faisant de petits bruits humides en allant et venant entre ses fesses.
Il gémit, renversant un peu la tête en arrière, les paupières closes, avant d'enfiler un second doigt.
Mingjue se caressa plus rapidement tandis que son sexe durcissait de plus en plus.
Meng Yao geignit de frustration et Mingjue grogna :
- Je ne veux pas t'entendre. Si tu n'arrives pas à te retenir, je te bâillonne.
Et sur ces bonnes paroles, il vînt rejoindre Xichen sur le lit afin de l'embrasser tendrement, passant la main dans ses longs cheveux détachés.
Meng Yao serra les lèvres aussi fort qu'il pouvait pour ne faire aucun bruit. Il dévora des yeux le spectacle, tandis que Xichen enroulait ses membres autour du corps athlétique de Mingjue. Ce dernier redoubla d'ardeur dans ses baisers, glissant lentement dans le cou de Xichen, qui se mit à gémir sans retenue.
Mingjue ondula contre lui et guida son érection pour le pénétrer. Si Meng Yao ne pouvait tout voir, il su à quel moment Mingjue entra en Xichen. Celui-ci ferma les paupières par pudeur et un pli se forma sur son front ordinairement aussi lisse qu'un ciel sans nuage. Sa respiration s'accéléra et ses bras se resserrèrent autour des épaules de Mingjue quand celui-ci se contracta contre lui, le souffle plus rauque et saccadé.
A les contempler ainsi, Meng Yao était plus dur que jamais et il se mordit la lèvre inférieur pour ne pas geindre. Il avait trop envie de les rejoindre, de toucher le dos musculeux de Mingjue, d'embrasser les lèvres tremblantes de Xichen en laissant sa main rejoindre celle de Mingjue dans sa magnifique chevelure d'un noir de jais.
Mingjue entama un rythme lent et mesuré entre les cuisses de son amant, si différent de la fougue bestiale avec laquelle il prenait Meng Yao. Cela lui fit se demander si Mingjue était comme ça avec lui parce qu'il sentait qu'il avait quelque chose à prouver, une domination à asseoir. En effet, ce n'était pas Xichen qui allait contredire son autorité, et quelque part, Mingjue tenait beaucoup à être dominant au lit.
C'était sûrement pour cela, réalisa Meng Yao, qu'il avait été si fâché de les voir s'amuser dans le canapé.

A son grand désarroi, Xichen avait le sentiment d'être affreusement bruyant et ça l'embarrassait sans qu'il soit pour autant capable d'arrêter. Le plaisir montait extrêmement vite, et bien qu'il ait déjà jouit une demi-heure plus tôt, les sensations, entièrement différentes, de la pénétration anale lui faisaient perdre le contrôle de lui-même. Il n'avait pas découvert ce type de plaisir avec Mingjue, car à son âge, il avait déjà quelques expérimentations solitaires à son actif, mais Mingjue était le premier homme à l'avoir pénétré, et il y avait quelque chose d'intensément vulnérable, intime, que Xichen n'avait jamais connu avec des jouets, évidemment.
Même avec Meng Yao, dont il connaissait le corps parfaitement, ce n'était pas pareil : l'intimité, la complicité qu'ils partageaient dans ces moments, étaient excitantes, mais jamais Xichen ne s'était à ce point senti submergé. C'était bon dans les deux cas.
Lorsque Mingjue jouit en lui, Xichen lui caressa lentement le dos, savourant sans un mot l'impression étrange de comblement, le frisson dans le bas de son dos en sentant la chaleur liquide se répandre à l'intérieur de lui.
Il tourna la tête lentement pour observer Meng Yao et lui sourit en constatant que ce dernier les contemplait avec attention, une érection solide entre les cuisses.
Alors il chuchota à l'oreille de Mingjue :
- La punition est-elle terminée ?
Mingjue esquissa un sourire en se redressant pour le regarder - se retirant dans un même mouvement, ce qui arracha un tressaillement à Xichen, rendu hyper sensible par l'excitation, qui durcissait encore son propre sexe, n'ayant pas encore atteint la jouissance.
- Pas tout à fait, susurra Mingjue en s'emparant de l'érection de Xichen.
Celui-ci couina faiblement, mais Mingjue savait parfaitement ce qu'il faisait, il savait exactement ce que Xichen préférait, et il ne tarda pas à le faire jouir.
Il se tourna alors vers Meng Yao et déclara :
- Supplie-moi et peut-être concéderai-je à lever ta punition.

Les yeux de Meng Yao s'emplirent de larmes, mais le cœur de Mingjue ne vacilla pas. Il savait qu'il venait de s'engager dans une bataille d'ego et il comptait bien la gagner.
Il tendit une main souillée du sperme de Xichen et prit le menton de Meng Yao.
- Sinon je te laisse dormir au pied du lit toute la nuit avec tes attaches.
- Mingjue !, protesta Xichen d'une voix faible, encore anesthésiée par l'orgasme. Ne sois pas trop dur.
- Il a enfreint les règles, rétorqua Mingjue. En connaissance de cause. Il l'a fait pour être puni, parce qu'il aime être puni, pas vrai Meng Yao ?
Il lui tapota la joue pour le faire réagir. Le jeune homme hoqueta :
- J'aime être puni.
Mingjue sourit avec plus de douceur et lui caressa les lèvres avec le pouce.
- Alors suce.
Meng Yao rosit mais lui obéit immédiatement, plongeant le pouce de Mingjue dans sa petite bouche brûlante.
Mingjue lui caressa la langue, involontairement attendri par son enthousiasme. Finalement, il s'agenouilla sur le lit et commença de détacher Meng Yao.
- Xichen, passe-moi la crème qui est dans le tiroir de la table de chevet, réclama-t-il.
Xichen roula sur le ventre et rampa pour atteindre la table de chevet. Il récupéra la crème qu'il donna à Mingjue.
Ce dernier frictionna les marques de cordes avec et sentit Meng Yao se décontracter sous ses mains. Il fit de même avec ses jambes, puis vînt la partie délicate du harnais.
Il déclipsa celui-ci et ordonna à Meng Yao de pousser, ce qu'il fit sans discuter. Mingjue put retirer le plug en douceur, et en récompense, il embrassa Meng Yao sur la tempe.
Le jeune homme gémit au contact de ses lèvres et vînt se blottir contre lui. Son érection était un peu retombée, mais Mingjue l'entoura de ses doigts pour lui redonner toute sa vigueur, et il branla Meng Yao rapidement pour le faire jouir. Ce dernier éclata en petits jets nacrés dans sa main, tremblant de tout son corps après s'être tant retenu.
- Merci, souffla Meng Yao, épuisé, les larmes de soulagement coulant sur ses joues pâles.
Mingjue le souleva et Xichen ouvra les draps pour aider à le glisser à l'intérieur. Xichen embrassa à son tour Meng Yao sur le front.
- Pourquoi est-ce que tu es toujours comme ça ?, murmura-t-il pendant que Mingjue rangeait ses accessoires.
- Parce qu'il aime ça, répondit honnêtement Meng Yao. Parce qu'il est...le seul...à qui je fasse confiance pour...faire ce qu'il faut.
Une hésitation brilla dans son regard comme un éclair de compréhension vis à vis des interprétations que l'on pouvait faire de ce qu'il venait de dire.
- Non pas que je ne te fasse pas confiance Xichen !!, ajouta-t-il aussitôt. C'est seulement que...
Xichen posa un doigt sur ses lèvres.
- Je sais. Je comprends.
Mingjue ressortit de la salle de bain où il s'était nettoyé les mains - ainsi que le plug anal évidemment - et il se faufila dans le lit à leurs côtés.
Il enlaça Meng Yao d'un bras possessif contre son flan pour le faire se rapprocher de lui. Xichen se rapprocha également pour qu'ils restent agréablement collés les uns aux autres. Malgré la sueur et l'odeur de sexe, c'était agréable d'être ensemble ainsi, c'était agréable de savourer la chaleur de leur intimité.
- On reste comme ça pendant une demi heure, puis il faudra préparer à manger. Je m'en chargerais pendant que vous pourrez vous laver, indiqua-t-il.
Meng Yao se redressa dans ses bras pour l'embrasser. Puis, comme s'il craignait de faire des jaloux, il embrassa également Xichen.
- Je m'excuse, dit-il d'une petite voix, emplie de fragilité, et bien loin de la persona qu'il laissait apparaître un peu plus tôt.
Mingjue grogna mais lui caressa tendrement les cheveux.
- Tu es un idiot. Mais ça je le savais avant d'emménager ici.
Il leva les yeux vers Xichen et lui sourit avec une douceur, une affection qu'il laissait rarement voir, mais qui montrait bel et bien qu'il tenait à eux plus qu'à la prunelle de ses yeux.
- Toi aussi non ?
Xichen eut un petit rire discret, ce genre de rire très poli qu'il pouvait avoir en toutes circonstances et qui paraissait incongru ici alors qu'il était nu, les fesses encore couvertes de lubrifiant et de semence.
- Je connais Meng Yao depuis très longtemps, assura-t-il en posant une main sur le torse de celui-ci. Alors en effet...je ne suis pas surpris, et je l'aime malgré tout.
Cette fois, Meng Yao, rouge d'embarras, cacha son visage contre la poitrine de Mingjue, qui rit, le son roulant dans sa cage thoracique.
- Tu as de la chance de nous avoir, Yao, conclut-il en l'embrassant sur le front.
- Je sais, souffla Meng Yao. Je sais très bien.
Et c'était justement parce qu'il le savait qu'il n'arrêterait jamais de les faire tourner en bourrique.

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