Fanfic pour Kinkenstock
Feb. 15th, 2012 04:43 pmBonjour !
Je n'ai pas eu beaucoup d'inspiration pour ce round. A vrai dire, je dois même avouer que ma motivation a dû décroître au fur et à mesure, car plus les dates avançaient, moins il y avait de mots dans mes fics -_-'''''''''
Titre : Pomme
Fandom : Good Omens
Personnages/Couples : Crowley/Aziraphale
Rating : PG
Disclaimer : Tout appartient à Terry Pratchett et Neil Gaiman.
Prompt : Good Omens – Crowley/Aziraphale – food as flirting – pomme d'amour - 4 février
Avertissement : Alcool et exégèse biblique
Sûr, ça a l’air appétissant. Comme une friandise, ça brille d’une belle couleur rouge, enrobée de sucre.
« Ce n’est pas la faute des transcripteurs. Je veux dire…ils n’étaient pas là ! »
- De quoi ?, intervînt un Crowley alcoolisé, qui avait perdu le fils de la conversation.
Aziraphale, qui avait lui-même un bon coup dans le nez, le soupçonna de regarder avec admiration, derrière ses lunettes noires, l’engin de cauchemar se trouvant à proximité et d’où s’élevaient régulièrement des hurlements d’horreur : les montagnes russes.
- Le fruit de la connaissance, pardi !, insista l’ange d’une voix forte, sur le ton péremptoire des gens qui savent que toute explication est ineffable.
Il pointa son bâtonnet - au bout duquel était embrochée une malheureuse pomme d’amour luisant de tout son pouvoir séducteur - sur son camarade, tel le lancier du Moyen-Âge brandissant sa hallebarde.
- Dans la plupart des bibles anglaises, continua le collectionneur de livres, le mot a été traduit par « pomme », sauf bien évidemment dans la Bible des pommes de terre, où à la place de « pomme », il est écrit « patate ». Mais passons…
- Passssssons, siffla Crowley, un tantinet agacé. Après tout, nous étions là, nous. Nous sssavons ce qu’il en est.
Il esquissa un sourire de biais qu’Aziraphale semblait trouver agaçant. A la vérité, il le trouvait surtout sournois, et - ineffablement - définitivement sexy. Que cela soit volontaire ou non, force est de reconnaître que le démon est vraiment doué pour ce genre de chose. Sans doute a-t-il suivi un stage de formation spéciale tentation charnelle, en Enfer. Et c’est à se demander si le plus pénible est pour les élèves ou pour les profs. Peut-être que c’est même une sorte de châtiment là-bas. Qui peut savoir ? Pas Aziraphale en tout cas, vu qu’il n’y a jamais mis les pieds - ni les ailes.
Il allait poser la question, mais Crowley l’interrompit, levant l’index.
- Tiens, c’est comme cette histoire de dauphins…
- Décidément, tu en as après les dauphins…
- Tu sais, le dauphin ?
- Flipper ?
- Non. Tu sais…
- Je ne sais qu’une chose, c’est que tu es saoul, mon ami. Que dirais-tu de décuver ?
- Pas avant d’avoir goûté ça !
L’ange déchu montra ce qu’Aziraphale tenait dans la main droite, avec cet air de gourmandise un tantinet trop avide pour laisser le blond de marbre; il rougit.
- Tu n’avais qu’à t’en acheter une au stand ! Je t’ai même proposé de t’en offrir…, fit le blond en haussant les sourcils.
Son compagnon s’arrêta et écarta les bras.
- Qu’est-ce que tu vois autour de toi ?
L’autre secoua la tête et jeta un coup d’œil rapide aux alentours.
- Rien de spécial. Une fête foraine ? Encore une invention de ton camp.
- Je ne crois pas. Même nous, on ne sait pas toujours ce qu’il leurs passe par la tête, à ces humains. Mais regarde plus attentivement…
Enfin, l’emplumé compris ce qu’il tentait de souligner : ils étaient entourés par des jeunes en groupe et des petits couples d’amoureux.
- On fait tache dans le décor, c’est ce que tu veux dire ?
- Seulement si tu m’empêches de faire ça !, s’exclama Crowley en joignant le geste à la parole, croquant à pleines dents dans la pomme d’amour.
Aziraphale se mit à rougit.
- Qu’est-ce que ça veut dire ?
- Que je suis ivre. Mais avant de dessaouler…si on faisait un tour de grande roue ?
L’ange eut le tact de ne pas lui faire remarquer que cette idée était louche de par son romantisme flagrant, et qu’elle allait les faire passer pour des gays.
Mais il y était tellement habitué, depuis le temps qu’il traînait ses plumes sur Terre, qu’il n’y faisait quasiment plus attention. Et puis, il devait bien avouer que l’idée de se retrouver en tête à tête dans une petite cabine étroite n’était pas sans lui plaire.
Titre : Ni moche ni jolie
Fandom : Buffy contre les vampires
Personnages/Couple : Jonathan/Une fille
Rating : R
Disclaimer : L'univers de Buffy contre les vampires et ses personnages appartiennent à Joss Whedon.
Nombre de mots : 510
Prompt : Buffy – Jonathan/n'importe quelle fille – éjaculation précoce – stress
Notes et Avertissements : Masturbation, pelotage et préliminaires, tout ça sans une once d'amour; avis aux romantiques de passer leur chemin. Et le personnage de la fille est plus ou moins un OC.
Elle n’était pas spécialement jolie. Ni moche non plus.
Il aurait bien voulu se vanter en disant d’elle qu’elle avait les plus gros nichons, mais même pas.
Il aurait aimé être romantique et dire que ce qui lui avait plu en premier chez elle avait été son sourire.
Mais elle ne souriait jamais. Et de toute façon, ça n’aurait rien changé au fait qu’elle était banale.
La vérité, c’était qu’elle ne lui plaisait pas vraiment. Néanmoins, elle avait pour mérite qu’il lui plaisait, lui.
« Tu veux bien faire l’exposé de sciences avec moi ? Mlle French a l’air de noter sévère, alors je me suis dis qu’à nous deux… »
Elle avait laissé sa phrase en suspens, et Jonathan avait comblé les trous, tout en essayant de se souvenir du nom de cette fille discrète qui siégeait toujours au fond de la classe, ne parlait jamais, n’avait pas d’amies.
Il avait répondu "oui" avant même de s’en rendre compte.
Pendant deux semaines, ils s’étaient vus à intervalles réguliers. Pas à la bibliothèque du lycée, parce que M. Giles était définitivement trop bizarre !
Jonathan s’entraînait devant son miroir tous les jours, afin de l’inviter à sortir. Il pourrait se targuer d’avoir enfin eu une petite amie, ce n’était pas rien, alors il fallait qu’il fasse des efforts. Pourtant, en deux semaines, quelque chose l’avait retenu : la timidité ? L’indifférence ?
En tout cas, le soir juste avant l’exposé, il était déterminé à tenter quelque chose.
Ce fût à elle de faire le premier pas, tant il était bloqué.
Il s’était imaginé son premier baiser comme une version un peu ratée - il fallait être réaliste - de baiser hollywoodien. Un truc gluant qu’il essayerait de toucher avec sa langue, en se retenant de respirer, et surtout de baver.
Comparé à ça, leur baiser avait été très chaste. Ils s’étaient juste caressés les lèvres avec douceur, et non sans une certaine tendresse émerveillée.
Il était aussi son premier.
Elle l’avait surpris en lui faisant poser ses mains sur sa taille. Ses doigts s’agrippant au tissu de son cardigan, il avait haleté et cherché à cacher son visage brûlant de fièvre dans son cou.
Elle lui avait caressé les cheveux en gémissant et s’était renversée en arrière, l’entraînant dans sa chute, sur elle.
Il s’était frotté contre elle, sans trop savoir quoi faire d’autre. Ses mains balbutiaient sur ses hanches, abandonnées par leur propriétaire.
Elle avait commencé à déboutonné sa braguette, et il n’avait pas su quoi faire, alors il était resté là, sans plus bouger pour lui faciliter la tâche. Il n’osait pas regarder son visage.
Finalement, une petite main fine se glissa dans son caleçon et saisit son sexe déjà bandé. A peine avait-elle commencé à serrer qu’il jouit sans prévenir.
Elle poussa un cri de stupeur, et ce fût tout.
Il s’était enfui, dépité. Et elle ne lui avait plus jamais reparlé.
Bien qu’il se souvienne encore de sa voix le rassurant « Ce n’est pas grave, il paraît que ça arrive souvent la première fois ».
Titre : Le fléau
Fandom : Flander's company
Personnages : Hippolyte, Caleb, Dr Parker et l'innénarable Kévin
Rating : PG
Disclaimer : Pasamoi. La Flander's company est une création de Ruddy Pomerade
Nombre de mots : 648
Prompt : Flander's Company - Kevin/Hyppolite - Promiscuité corporelle - "Arrête de me coller, ta connerie est contagieuse !"
Avertissements : Léger pelotage, effets spéciaux à la Tex Avery, slash, masochisme et...Mélissaaaa, non ne pleure paaaas...wohouwohouwoh !
« C’est une plaie, un fléau ! »
- Oh, s’te plaît, fais pas ta drama, marmotta Caleb en ingurgitant son café matinal.
- Il me colle aux basques mieux qu’une tique sur le dos d’un clebs !, s’écria Hippolyte, au bord de la crise de nerf.
- A croire qu’il aime se faire massacrer, déclara philosophiquement le scientifique.
- J’ai TOUT essayé !, continua le DRH. Les coups de pied, les insultes, le CD des Minikeums, l’insecticide, rien n’y fait !
- Tu vas devoir prendre ton mal en patience, s’exclama doctement le geek en reposant son mug.
- Si ça continue, je risque de faire une grosse bêtise…
Caleb regarda son ami dans les yeux et jugea qu’il avait l’air suffisamment désespéré pour mettre ses menaces à exécution.
- Va voir le docteur Parker, je ne sais pas moi !, se dédouana le savant fou en s’éloignant.
- Il faut respirer, c’est la clef.
Hippolyte s’était laissé convaincre par le psy de tenter le yoga. Il était assis dans la position du lotus, pied nu, sur le tapis en fourrure d’Ewok du bureau du psychologue de la boîte.
- C’est bien. Échappez-vous du cercle !
Le filtre à boulets prit une grande inspiration et un sourire niais parût sur son visage habituellement crispé par l’anxiété.
- Faites le vide intérieur pour permettre aux bonnes énergies de circuler librement.
Il se sentait presque plus léger tout à coup.
Soudain, la porte s’ouvrit brutalement.
- Hippoly-chou, je t’ai cherché partout !!!, s’exclama une chose bien trop fluo pour être fixée assez longtemps pour déterminer de quoi il s’agit.
La paix retrouvée d’Hippolyte s’effondra sur elle-même comme un soufflé au fromage concocté par Bridget Jones.
- Kévin, veuillez sortir, c’est une consultation privée, vous comprenez « privé » ?, demanda calmement le docteur Parker avec une patience infinie.
Le tecktoniqueur l’ignora et vînt serrer le directeur des ressources humaines dans ses bras.
- Je me sens perdu sans vous. Vous êtes mon seul ami dans cette entreprise, vous savez ??
Le recruteur lui écrasa sa main dans la face.
- Arrête de me coller, ta connerie est contagieuse ! Et depuis quand je suis ami avec un abruti congénital même pas foutu d’avoir un minimum de sens de l’esthétique pour lui éviter de se ridiculiser en se trimballant dans une tenue d’okama venu de Pluton ?...En fait…DEPUIS QUAND J’AI DES AMIS ?
Le psy eut un mince sourire.
- Allons Hippolyte, ne soyez pas modeste. Vous avez beau être un super-vilain, vous avez aussi un cœur…
- Un cœur qui m’appartient, grogna Kévin en montrant ses dents ultra blanches - lavées à la javel - en signe d’agressivité, tout en resserrant avec possessivité ses bras frêles sur le pauvre Sadoman.
- Au secours…j’étouffe ! Tu m’étrangles CRETIN !
- Bon ben, je vais vous laisser, déclara tout bas Parker, un peu gêné. Vous avez sûrement un tas de choses à vous dire.
- Non, ne partez pas, ne me laissez pas seul avec ÇA !!
La porte se referma alors qu’Hippolyte tendait une main impuissante vers elle.
Les doigts de Kévin se faufilèrent audacieusement sous sa chemise, le faisant sursauter. Un index glissa même hardiment sous sa ceinture, laissant présager des intentions fort peu catholiques de son propriétaire.
- Enfin seuls, susurra le danseur avec un sourire idiot - un peu sexy, il fallait bien le reconnaître - qui fit monter le rouge aux joues du DRH.
- DEGAGE !, hurla celui-ci en l’envoyant valdinguer à travers la baie vitrée.
Figé dans les airs, des morceaux de verre flottant autour de lui, Kévin regarda autour de lui, comme dans un arrêt sur image dans lequel il pourrait bouger et commenter.
- Oh…on est pas au 11ème étage ?
Hippolyte s’approcha de la fenêtre brisée et esquissa un sourire sadique.
- Si.
La pesanteur reprit ses droits et Kévin tomba.
Titre : Les effets érotiques de la boisson
Fandom : Bleach
Personnages : Ikkaku/Yumichika
Rating : NC-17
Disclaimer : Bleach est une création de Tite Kubo
Nombre de mots : 508
Prompt : Bleach - Ikkaku/Yumichika - Sexe anal - "Tous feignaient d'ignorer les gémissements qui provenaient de la chambre du Troisième Siège..."
Avertissements : Sexe fortement suggéré, ivresse, et consentement un peu douteux
Un rire aviné retentit dans le ciel bleu, faisant fuir les quelques oiseaux penchés sur la gouttière du toit du bâtiment de la 11ème division.
Le bruit d’un coup, suivi d’un « aïe ! ».
« Imbécile ! Je n’ai rien contre une petite beuverie de temps en temps…mais pas pendant le service ! Qu’est-ce que tu as dans le crâne, tu peux me dire ? »
La voix stridente et maniérée de Yumichika se répercuta sur le vantail de la porte, qu’il fit coulisser.
Il retenait Ikkaku par l’épaule; celui-ci se redressa, faisant rouler la boule de billard que formait son crâne sous le soleil.
- Il m’avait provoqué…
- Tu crois que c’est une raison. Tu n’as vraiment aucun sang froid. Fais un minimum preuve de bon sens.
Ikkaku renifla, tandis que son ami lui enlevait ses chaussures.
- Le bon sens, ça ne sert à rien.
Le brun se raidit.
- A force de parler à torts et à travers, tu te feras tuer. Ou tu finiras en coma éthylique dans une sombre ruelle.
Soudain, le corps lourd d’Ikkaku se retrouva sur lui, le plaquant à même le parquet. Son souffle alcoolisé arrosait son visage, pourtant il était trop en colère pour s’en préoccuper, sinon il aurait certainement eu une expression dégoûtée.
- Lâche-moi !
- A ce que je sache, tu as déjà bien profité de ma…de mon…enfin du fait que je sois bourré !
Yumichika écarquilla les yeux, interdit; ses cheveux se hérissèrent comme les poils d’un chat énervé.
- Dégage !
- Si je veux, ricana Ikkaku, goguenard.
Le brun fit la moue.
- Hmf, je n’arrive pas y croire !
- C’est pourtant vrai, chuchota Madarame en effleurant ses lèvres.
- Tu as une haleine de phoque, grommela l’emplumé.
- C’est viril, le taquina son ami.
- Tu parles !
Il se tût uniquement parce que les lèvres de son compagnon d’arme d’écrasèrent sur les siennes dans un bruit de succion absolument infâme et très peu romantique.
- C’est bien parce que c’est toi, marmonna-t-il tandis que l’autre défaisait sa ceinture avec empressement.
Il passa une main désormais experte en caresses intimes entre les jambes d’Ikkaku, qui sursauta sans faire de commentaire, occupé qu’il était à se déshabiller. Ensuite ce fût au tour de Yumichika. Et ses doigts continuaient de s’activer sur son sexe, pressant, triturant.
- Même si tu ne t’en souviendras pas une fois dessoulé, soupira le brun.
La bouche vorace de son collègue s’égara sur sa gorge, et il ne put retenir un petit cri lorsque des mains larges et rugueuses se posèrent sur son fessier. Son index s'insinua dans un endroit qu'il n'aurait normalement pas été en droit de fouiller.
- Pas si sûr, murmura Ikkaku si bas que Yumichika ne l’entendit pas à travers le frottement des vêtements qu’on enlève et ses propres soupirs.
Il ne fût bientôt plus en mesure de penser correctement, et les passants feignirent de ne pas entendre les gémissements érotiques qui s’échappaient des appartement du troisième siège de la onzième division.
Titre : Volupté
Fandom : Fullmetal Alchemist
Couple : Maes/Gracia
Rating : NC-17
Disclaimer : Devinez quoi ? L'inventeur de FMA, ce n'est pas moi, mais Hiromu Arakawa !
Nombre de mots: 230
Prompt : FMA – Maes/Gracia – sexe pendant la grossesse - « Tu es sûre qu'on ne risque pas de faire mal au bébé ? »
Note : Comme l'indique le prompt, du sexe pendant la grossesse de Gracia
Le ventre de Gracia était rond et lourd. Elle le déposa précautionneusement sur quelques coussins qui avaient été disposés là à son attention, et appuya ses coudes sur le matelas, sa joue contre l’oreiller.
« Il faut que tu écartes davantage les jambes, ma chérie. », susurra Maes, sur le ton à la fois autoritaire et tendre qui le caractérise lors de leurs ébats.
Elle esquissa un petit sourire en obéissant, cambrant les reins, un peu aguicheuse. Malgré sa grossesse, son époux s’était toujours conduit avec elle comme un mari très amoureux. Elle avait beau se voir grossir de semaines en semaines, il faisait tout pour qu’elle se sente comme une reine; il avait pour elle tous les égards les plus romantiques.
Et c’était parce qu’il était le plus parfait des hommes - un peu trop travailleur, peut-être - qu’elle avait dit oui.
Elle frissonna au contact de ses mains chaudes et larges qui glissaient sur ses hanches dans une caresse très sensuelle. Il remonta lentement, en évitant soigneusement ses seins, qu’il savait douloureux. Elle laissa échapper un gémissement en appréhendant le plaisir à venir, s’abandonnant sans réticences.
- Mais…tu es sûr qu’on ne risque pas de faire du mal au bébé ?, demanda-t-il tout à coup en se figeant.
C’était tellement soudain qu’elle éclata de rire et il la rejoignit en pressant son corps nu contre le sien, s’étendant dans la volupté de leur petit nid d’amour.
Titre : Esprit chamboulé
Fandom : Esprits Criminels (Criminal Minds en VO)
Personnages : Derek Morgan/Spencer Reid
Rating : PG-13
Disclaimer : Esprits criminels est une série de Jeff Davis.
Nombre de mots : 355
Prompt : Criminal Minds – Morgan/Reid - Comfort sex - Après l'enlèvement de Reid par Tobias Hankel (E15 S2)
Avertissements : SPOILER saison 2, épisode 15
Pour la centième fois, il lui assura qu’il allait bien.
« Tu n’en as pas l’air », répliqua Derek.
Et il avait raison.
Spencer avait le genre de physique qui donnait envie de lui demander « Tu es malade ? Qu’est-ce que tu as ? ».
Rat de bibliothèque famélique et insomniaque, Reid accumulait les faiblesses. Ça et son récent enlèvement.
Il était encore marbré de traces de coups.
Derek avait presque peur de le casser en le touchant, tant il semblait fragile.
Le petit génie secoue la tête en soupirant.
- Je sais ce que tu penses. Mais je t’assure que je ne suis pas en plein déni. Tobias est mort, et les blessures qu’il a laissé…
Il s’arrêta, mal à l’aise.
- Lui, ou ses autres personnalités - en tout cas, elles guériront.
Son ami posa la main sur son bras et Spencer eut un mouvement de recul.
Derek ne pouvait pas lui en vouloir. Mais il aurait préféré qu’il admette le problème plutôt que de le fuir.
- Qu’il s’agisse d’une personnalité ou d’une autre, c’était toujours Tobias Hankel.
S’il espérait le faire réagir en disant ça, ce fût une réussite.
Reid se redressa, le dos bien droit.
- Le vrai Hankel n’était pas animé de mauvaises intentions.
- Le vrai Hankel était CINGLE, gronda Morgan, les sourcils froncés.
- Il ne voulait pas que je meurs, répliqua Spencer avec précaution. Il avait un bon fond. Avec les soins adaptés…
- Quels soins ? Une cellule capitonnée ? Il te laissait vivre pour te laisser être témoin de son délire.
Reid poussa un lourd soupir et Derek devina qu’il allait avouer sa lassitude.
Au lieu de ça, il posa la main sur la cuisse de son collègue. Celui-ci frissonna, et son regard tomba dans celui, intense, de son partenaire.
Les derniers espoirs de Derek de pouvoir tenir une conversation à peu près convenable s’envolèrent en même temps que la chemise de Spencer.
Le plus jeune se laissa coucher sur le dos. Heureusement que les lumières étaient déjà éteintes.
Il aurait vraiment détesté avoir à expliquer les marques de piqûres sur son bras.
Titre : Centième fois
Fandom : Puella Magi Madoka Magica
Personnages/Couples : Madoka/Homura
Rating : PG-13
Disclaimer : Cet anime appartient à SHAFT
Nombre de mots : 303
Prompt : Puella Magi Madoka Magica - Homura/Madoka - Baiser - un univers où Homura a osé se déclarer, et comment ça s'est (mal) fini
Pour au moins la centième fois, Homura se leva pour sa rentrée des classes. Dans la classe de Madoka.
Elle se coiffa avec sa brosse à cheveux, regardant son reflet dans le miroir d’un œil vague.
La veille encore, elle était dans un autre espace-temps. Elle avait vu toutes ses amies mourir les unes après les autres, y compris Madoka, sa chère Madoka.
A chaque fois, la mort de Madoka était plus pénible. A chaque fois, elle était plus sanglante, plus détestable.
Et plus elle revenait en arrière, plus Homura ne se sentait plus attachée qu’à Madoka. Sa vie et son bonheur dépendaient de ceux de Madoka. Tout dépendait de Madoka.
La veille, Madoka était encore là, avec elle. Aujourd’hui, elle était seule. Alors elle essayait de se la représenter, d’imaginer ce qu’elle était en train de faire à ce moment-là. Au vu de l’heure, elle devait être dans sa salle de bain. Peut-être en train de se brosser les dents, du dentifrice à la fraise plein les gencives, ou bien en train de nouer un ruban rouge dans ses cheveux.
Hier, Madoka avait retiré ses rubans et Homura avait peigné ses cheveux. Elles n’étaient pas de taille à vaincre, et elles le savaient.
« Je vais mourir ? », avait demandé Madoka.
- Non. Je l’empêcherais.
- Je vais mourir.
La voix de Madoka était douce, et Homura s’était mise à pleurer, parce qu’il n’y avait ni crainte, ni reproche, juste une abominable assurance dans ces paroles.
Les lèvres de Madoka avaient effleuré les siennes et ça sentait bon la fraise; c’était chaud et agréable, réconfortant.
- Toi…essaye de t’en sortir. Je sais que tu es forte, Homura-chan. Tu y arriveras.
Les yeux d’Homura étaient secs, rivés sur le miroir.
La glace se brisa en mille morceaux lui renvoyant tous son reflet.
Titre : Hanté
Fandom : True Blood (série TV)
Personnages/Couples : Eric/Lafayette
Rating : NC-17 (pour gore)
Disclaimer : True Blood est une série d'Alan Ball sur HBO, inspirée des livres de Charlaine Harris
Nombre de mots : 239
Avertissements : Spoiler début de la saison 2 - Angst, gore, vulgarité
Prompt : True Blood - Eric x Lafayette - Rêves - Parfois il est difficile de distinguer entre le rêve et la réalité.
Parfois il rêvait qu’il était de retour dans cet espèce de donjon maléfique dans les sous-sol du Fangtasia. Le sang de son camarade de cellule lui collait au visage, l’odeur de ses viscères lui soulevait le cœur, et il pataugeait dans sa propre merde. Il essayait en vain d’ouvrir les menottes qui l’enchaînait à ce foutu pilier sans y arriver.
Il tentait de respirer par la bouche pour ne pas sentir l’air nauséabond. De ne pas penser que quelques instants auparavant, l’amas de chairs encore tièdes à côté de lui était un être humain parlant et bougeant, une âme, une personne.
Alors la porte du cachot s’ouvrait à nouveau, et un cri lui déchirait la gorge, qu’il s’efforçait de retenir de toutes ses maigres forces, parce qu’il savait que hurler ne risquait pas de mettre Éric de bonne humeur.
Il se réveillait toujours à ce moment-là, entre angoisse et désir. La peur de le voir apparaître, et celle de ne pas le voir venir. Le réveil le prend toujours par surprise, le force à ouvrir les yeux; sur ses rétines sont encore imprimées les images sordides de ses cauchemars, et c’est encore pire de s’en souvenir mais de ne pas pouvoir y retourner en sachant qu’il ne s’agit que d’un rêve, pour s’en purger.
Sans cesse, il cherche à se rappeler du visage d’Éric, comme si cela pouvait le soulager, le guérir de cette terreur qui l’étreint sans cesse.
Et je conseille l'excellente fic de
flo_nelja sur mon prompt : http://kinkenstock.livejournal.com/77428.html
Je n'ai pas eu beaucoup d'inspiration pour ce round. A vrai dire, je dois même avouer que ma motivation a dû décroître au fur et à mesure, car plus les dates avançaient, moins il y avait de mots dans mes fics -_-'''''''''
Titre : Pomme
Fandom : Good Omens
Personnages/Couples : Crowley/Aziraphale
Rating : PG
Disclaimer : Tout appartient à Terry Pratchett et Neil Gaiman.
Prompt : Good Omens – Crowley/Aziraphale – food as flirting – pomme d'amour - 4 février
Avertissement : Alcool et exégèse biblique
Sûr, ça a l’air appétissant. Comme une friandise, ça brille d’une belle couleur rouge, enrobée de sucre.
« Ce n’est pas la faute des transcripteurs. Je veux dire…ils n’étaient pas là ! »
- De quoi ?, intervînt un Crowley alcoolisé, qui avait perdu le fils de la conversation.
Aziraphale, qui avait lui-même un bon coup dans le nez, le soupçonna de regarder avec admiration, derrière ses lunettes noires, l’engin de cauchemar se trouvant à proximité et d’où s’élevaient régulièrement des hurlements d’horreur : les montagnes russes.
- Le fruit de la connaissance, pardi !, insista l’ange d’une voix forte, sur le ton péremptoire des gens qui savent que toute explication est ineffable.
Il pointa son bâtonnet - au bout duquel était embrochée une malheureuse pomme d’amour luisant de tout son pouvoir séducteur - sur son camarade, tel le lancier du Moyen-Âge brandissant sa hallebarde.
- Dans la plupart des bibles anglaises, continua le collectionneur de livres, le mot a été traduit par « pomme », sauf bien évidemment dans la Bible des pommes de terre, où à la place de « pomme », il est écrit « patate ». Mais passons…
- Passssssons, siffla Crowley, un tantinet agacé. Après tout, nous étions là, nous. Nous sssavons ce qu’il en est.
Il esquissa un sourire de biais qu’Aziraphale semblait trouver agaçant. A la vérité, il le trouvait surtout sournois, et - ineffablement - définitivement sexy. Que cela soit volontaire ou non, force est de reconnaître que le démon est vraiment doué pour ce genre de chose. Sans doute a-t-il suivi un stage de formation spéciale tentation charnelle, en Enfer. Et c’est à se demander si le plus pénible est pour les élèves ou pour les profs. Peut-être que c’est même une sorte de châtiment là-bas. Qui peut savoir ? Pas Aziraphale en tout cas, vu qu’il n’y a jamais mis les pieds - ni les ailes.
Il allait poser la question, mais Crowley l’interrompit, levant l’index.
- Tiens, c’est comme cette histoire de dauphins…
- Décidément, tu en as après les dauphins…
- Tu sais, le dauphin ?
- Flipper ?
- Non. Tu sais…
- Je ne sais qu’une chose, c’est que tu es saoul, mon ami. Que dirais-tu de décuver ?
- Pas avant d’avoir goûté ça !
L’ange déchu montra ce qu’Aziraphale tenait dans la main droite, avec cet air de gourmandise un tantinet trop avide pour laisser le blond de marbre; il rougit.
- Tu n’avais qu’à t’en acheter une au stand ! Je t’ai même proposé de t’en offrir…, fit le blond en haussant les sourcils.
Son compagnon s’arrêta et écarta les bras.
- Qu’est-ce que tu vois autour de toi ?
L’autre secoua la tête et jeta un coup d’œil rapide aux alentours.
- Rien de spécial. Une fête foraine ? Encore une invention de ton camp.
- Je ne crois pas. Même nous, on ne sait pas toujours ce qu’il leurs passe par la tête, à ces humains. Mais regarde plus attentivement…
Enfin, l’emplumé compris ce qu’il tentait de souligner : ils étaient entourés par des jeunes en groupe et des petits couples d’amoureux.
- On fait tache dans le décor, c’est ce que tu veux dire ?
- Seulement si tu m’empêches de faire ça !, s’exclama Crowley en joignant le geste à la parole, croquant à pleines dents dans la pomme d’amour.
Aziraphale se mit à rougit.
- Qu’est-ce que ça veut dire ?
- Que je suis ivre. Mais avant de dessaouler…si on faisait un tour de grande roue ?
L’ange eut le tact de ne pas lui faire remarquer que cette idée était louche de par son romantisme flagrant, et qu’elle allait les faire passer pour des gays.
Mais il y était tellement habitué, depuis le temps qu’il traînait ses plumes sur Terre, qu’il n’y faisait quasiment plus attention. Et puis, il devait bien avouer que l’idée de se retrouver en tête à tête dans une petite cabine étroite n’était pas sans lui plaire.
Titre : Ni moche ni jolie
Fandom : Buffy contre les vampires
Personnages/Couple : Jonathan/Une fille
Rating : R
Disclaimer : L'univers de Buffy contre les vampires et ses personnages appartiennent à Joss Whedon.
Nombre de mots : 510
Prompt : Buffy – Jonathan/n'importe quelle fille – éjaculation précoce – stress
Notes et Avertissements : Masturbation, pelotage et préliminaires, tout ça sans une once d'amour; avis aux romantiques de passer leur chemin. Et le personnage de la fille est plus ou moins un OC.
Elle n’était pas spécialement jolie. Ni moche non plus.
Il aurait bien voulu se vanter en disant d’elle qu’elle avait les plus gros nichons, mais même pas.
Il aurait aimé être romantique et dire que ce qui lui avait plu en premier chez elle avait été son sourire.
Mais elle ne souriait jamais. Et de toute façon, ça n’aurait rien changé au fait qu’elle était banale.
La vérité, c’était qu’elle ne lui plaisait pas vraiment. Néanmoins, elle avait pour mérite qu’il lui plaisait, lui.
« Tu veux bien faire l’exposé de sciences avec moi ? Mlle French a l’air de noter sévère, alors je me suis dis qu’à nous deux… »
Elle avait laissé sa phrase en suspens, et Jonathan avait comblé les trous, tout en essayant de se souvenir du nom de cette fille discrète qui siégeait toujours au fond de la classe, ne parlait jamais, n’avait pas d’amies.
Il avait répondu "oui" avant même de s’en rendre compte.
Pendant deux semaines, ils s’étaient vus à intervalles réguliers. Pas à la bibliothèque du lycée, parce que M. Giles était définitivement trop bizarre !
Jonathan s’entraînait devant son miroir tous les jours, afin de l’inviter à sortir. Il pourrait se targuer d’avoir enfin eu une petite amie, ce n’était pas rien, alors il fallait qu’il fasse des efforts. Pourtant, en deux semaines, quelque chose l’avait retenu : la timidité ? L’indifférence ?
En tout cas, le soir juste avant l’exposé, il était déterminé à tenter quelque chose.
Ce fût à elle de faire le premier pas, tant il était bloqué.
Il s’était imaginé son premier baiser comme une version un peu ratée - il fallait être réaliste - de baiser hollywoodien. Un truc gluant qu’il essayerait de toucher avec sa langue, en se retenant de respirer, et surtout de baver.
Comparé à ça, leur baiser avait été très chaste. Ils s’étaient juste caressés les lèvres avec douceur, et non sans une certaine tendresse émerveillée.
Il était aussi son premier.
Elle l’avait surpris en lui faisant poser ses mains sur sa taille. Ses doigts s’agrippant au tissu de son cardigan, il avait haleté et cherché à cacher son visage brûlant de fièvre dans son cou.
Elle lui avait caressé les cheveux en gémissant et s’était renversée en arrière, l’entraînant dans sa chute, sur elle.
Il s’était frotté contre elle, sans trop savoir quoi faire d’autre. Ses mains balbutiaient sur ses hanches, abandonnées par leur propriétaire.
Elle avait commencé à déboutonné sa braguette, et il n’avait pas su quoi faire, alors il était resté là, sans plus bouger pour lui faciliter la tâche. Il n’osait pas regarder son visage.
Finalement, une petite main fine se glissa dans son caleçon et saisit son sexe déjà bandé. A peine avait-elle commencé à serrer qu’il jouit sans prévenir.
Elle poussa un cri de stupeur, et ce fût tout.
Il s’était enfui, dépité. Et elle ne lui avait plus jamais reparlé.
Bien qu’il se souvienne encore de sa voix le rassurant « Ce n’est pas grave, il paraît que ça arrive souvent la première fois ».
Titre : Le fléau
Fandom : Flander's company
Personnages : Hippolyte, Caleb, Dr Parker et l'innénarable Kévin
Rating : PG
Disclaimer : Pasamoi. La Flander's company est une création de Ruddy Pomerade
Nombre de mots : 648
Prompt : Flander's Company - Kevin/Hyppolite - Promiscuité corporelle - "Arrête de me coller, ta connerie est contagieuse !"
Avertissements : Léger pelotage, effets spéciaux à la Tex Avery, slash, masochisme et...Mélissaaaa, non ne pleure paaaas...wohouwohouwoh !
« C’est une plaie, un fléau ! »
- Oh, s’te plaît, fais pas ta drama, marmotta Caleb en ingurgitant son café matinal.
- Il me colle aux basques mieux qu’une tique sur le dos d’un clebs !, s’écria Hippolyte, au bord de la crise de nerf.
- A croire qu’il aime se faire massacrer, déclara philosophiquement le scientifique.
- J’ai TOUT essayé !, continua le DRH. Les coups de pied, les insultes, le CD des Minikeums, l’insecticide, rien n’y fait !
- Tu vas devoir prendre ton mal en patience, s’exclama doctement le geek en reposant son mug.
- Si ça continue, je risque de faire une grosse bêtise…
Caleb regarda son ami dans les yeux et jugea qu’il avait l’air suffisamment désespéré pour mettre ses menaces à exécution.
- Va voir le docteur Parker, je ne sais pas moi !, se dédouana le savant fou en s’éloignant.
- Il faut respirer, c’est la clef.
Hippolyte s’était laissé convaincre par le psy de tenter le yoga. Il était assis dans la position du lotus, pied nu, sur le tapis en fourrure d’Ewok du bureau du psychologue de la boîte.
- C’est bien. Échappez-vous du cercle !
Le filtre à boulets prit une grande inspiration et un sourire niais parût sur son visage habituellement crispé par l’anxiété.
- Faites le vide intérieur pour permettre aux bonnes énergies de circuler librement.
Il se sentait presque plus léger tout à coup.
Soudain, la porte s’ouvrit brutalement.
- Hippoly-chou, je t’ai cherché partout !!!, s’exclama une chose bien trop fluo pour être fixée assez longtemps pour déterminer de quoi il s’agit.
La paix retrouvée d’Hippolyte s’effondra sur elle-même comme un soufflé au fromage concocté par Bridget Jones.
- Kévin, veuillez sortir, c’est une consultation privée, vous comprenez « privé » ?, demanda calmement le docteur Parker avec une patience infinie.
Le tecktoniqueur l’ignora et vînt serrer le directeur des ressources humaines dans ses bras.
- Je me sens perdu sans vous. Vous êtes mon seul ami dans cette entreprise, vous savez ??
Le recruteur lui écrasa sa main dans la face.
- Arrête de me coller, ta connerie est contagieuse ! Et depuis quand je suis ami avec un abruti congénital même pas foutu d’avoir un minimum de sens de l’esthétique pour lui éviter de se ridiculiser en se trimballant dans une tenue d’okama venu de Pluton ?...En fait…DEPUIS QUAND J’AI DES AMIS ?
Le psy eut un mince sourire.
- Allons Hippolyte, ne soyez pas modeste. Vous avez beau être un super-vilain, vous avez aussi un cœur…
- Un cœur qui m’appartient, grogna Kévin en montrant ses dents ultra blanches - lavées à la javel - en signe d’agressivité, tout en resserrant avec possessivité ses bras frêles sur le pauvre Sadoman.
- Au secours…j’étouffe ! Tu m’étrangles CRETIN !
- Bon ben, je vais vous laisser, déclara tout bas Parker, un peu gêné. Vous avez sûrement un tas de choses à vous dire.
- Non, ne partez pas, ne me laissez pas seul avec ÇA !!
La porte se referma alors qu’Hippolyte tendait une main impuissante vers elle.
Les doigts de Kévin se faufilèrent audacieusement sous sa chemise, le faisant sursauter. Un index glissa même hardiment sous sa ceinture, laissant présager des intentions fort peu catholiques de son propriétaire.
- Enfin seuls, susurra le danseur avec un sourire idiot - un peu sexy, il fallait bien le reconnaître - qui fit monter le rouge aux joues du DRH.
- DEGAGE !, hurla celui-ci en l’envoyant valdinguer à travers la baie vitrée.
Figé dans les airs, des morceaux de verre flottant autour de lui, Kévin regarda autour de lui, comme dans un arrêt sur image dans lequel il pourrait bouger et commenter.
- Oh…on est pas au 11ème étage ?
Hippolyte s’approcha de la fenêtre brisée et esquissa un sourire sadique.
- Si.
La pesanteur reprit ses droits et Kévin tomba.
Titre : Les effets érotiques de la boisson
Fandom : Bleach
Personnages : Ikkaku/Yumichika
Rating : NC-17
Disclaimer : Bleach est une création de Tite Kubo
Nombre de mots : 508
Prompt : Bleach - Ikkaku/Yumichika - Sexe anal - "Tous feignaient d'ignorer les gémissements qui provenaient de la chambre du Troisième Siège..."
Avertissements : Sexe fortement suggéré, ivresse, et consentement un peu douteux
Un rire aviné retentit dans le ciel bleu, faisant fuir les quelques oiseaux penchés sur la gouttière du toit du bâtiment de la 11ème division.
Le bruit d’un coup, suivi d’un « aïe ! ».
« Imbécile ! Je n’ai rien contre une petite beuverie de temps en temps…mais pas pendant le service ! Qu’est-ce que tu as dans le crâne, tu peux me dire ? »
La voix stridente et maniérée de Yumichika se répercuta sur le vantail de la porte, qu’il fit coulisser.
Il retenait Ikkaku par l’épaule; celui-ci se redressa, faisant rouler la boule de billard que formait son crâne sous le soleil.
- Il m’avait provoqué…
- Tu crois que c’est une raison. Tu n’as vraiment aucun sang froid. Fais un minimum preuve de bon sens.
Ikkaku renifla, tandis que son ami lui enlevait ses chaussures.
- Le bon sens, ça ne sert à rien.
Le brun se raidit.
- A force de parler à torts et à travers, tu te feras tuer. Ou tu finiras en coma éthylique dans une sombre ruelle.
Soudain, le corps lourd d’Ikkaku se retrouva sur lui, le plaquant à même le parquet. Son souffle alcoolisé arrosait son visage, pourtant il était trop en colère pour s’en préoccuper, sinon il aurait certainement eu une expression dégoûtée.
- Lâche-moi !
- A ce que je sache, tu as déjà bien profité de ma…de mon…enfin du fait que je sois bourré !
Yumichika écarquilla les yeux, interdit; ses cheveux se hérissèrent comme les poils d’un chat énervé.
- Dégage !
- Si je veux, ricana Ikkaku, goguenard.
Le brun fit la moue.
- Hmf, je n’arrive pas y croire !
- C’est pourtant vrai, chuchota Madarame en effleurant ses lèvres.
- Tu as une haleine de phoque, grommela l’emplumé.
- C’est viril, le taquina son ami.
- Tu parles !
Il se tût uniquement parce que les lèvres de son compagnon d’arme d’écrasèrent sur les siennes dans un bruit de succion absolument infâme et très peu romantique.
- C’est bien parce que c’est toi, marmonna-t-il tandis que l’autre défaisait sa ceinture avec empressement.
Il passa une main désormais experte en caresses intimes entre les jambes d’Ikkaku, qui sursauta sans faire de commentaire, occupé qu’il était à se déshabiller. Ensuite ce fût au tour de Yumichika. Et ses doigts continuaient de s’activer sur son sexe, pressant, triturant.
- Même si tu ne t’en souviendras pas une fois dessoulé, soupira le brun.
La bouche vorace de son collègue s’égara sur sa gorge, et il ne put retenir un petit cri lorsque des mains larges et rugueuses se posèrent sur son fessier. Son index s'insinua dans un endroit qu'il n'aurait normalement pas été en droit de fouiller.
- Pas si sûr, murmura Ikkaku si bas que Yumichika ne l’entendit pas à travers le frottement des vêtements qu’on enlève et ses propres soupirs.
Il ne fût bientôt plus en mesure de penser correctement, et les passants feignirent de ne pas entendre les gémissements érotiques qui s’échappaient des appartement du troisième siège de la onzième division.
Titre : Volupté
Fandom : Fullmetal Alchemist
Couple : Maes/Gracia
Rating : NC-17
Disclaimer : Devinez quoi ? L'inventeur de FMA, ce n'est pas moi, mais Hiromu Arakawa !
Nombre de mots: 230
Prompt : FMA – Maes/Gracia – sexe pendant la grossesse - « Tu es sûre qu'on ne risque pas de faire mal au bébé ? »
Note : Comme l'indique le prompt, du sexe pendant la grossesse de Gracia
Le ventre de Gracia était rond et lourd. Elle le déposa précautionneusement sur quelques coussins qui avaient été disposés là à son attention, et appuya ses coudes sur le matelas, sa joue contre l’oreiller.
« Il faut que tu écartes davantage les jambes, ma chérie. », susurra Maes, sur le ton à la fois autoritaire et tendre qui le caractérise lors de leurs ébats.
Elle esquissa un petit sourire en obéissant, cambrant les reins, un peu aguicheuse. Malgré sa grossesse, son époux s’était toujours conduit avec elle comme un mari très amoureux. Elle avait beau se voir grossir de semaines en semaines, il faisait tout pour qu’elle se sente comme une reine; il avait pour elle tous les égards les plus romantiques.
Et c’était parce qu’il était le plus parfait des hommes - un peu trop travailleur, peut-être - qu’elle avait dit oui.
Elle frissonna au contact de ses mains chaudes et larges qui glissaient sur ses hanches dans une caresse très sensuelle. Il remonta lentement, en évitant soigneusement ses seins, qu’il savait douloureux. Elle laissa échapper un gémissement en appréhendant le plaisir à venir, s’abandonnant sans réticences.
- Mais…tu es sûr qu’on ne risque pas de faire du mal au bébé ?, demanda-t-il tout à coup en se figeant.
C’était tellement soudain qu’elle éclata de rire et il la rejoignit en pressant son corps nu contre le sien, s’étendant dans la volupté de leur petit nid d’amour.
Titre : Esprit chamboulé
Fandom : Esprits Criminels (Criminal Minds en VO)
Personnages : Derek Morgan/Spencer Reid
Rating : PG-13
Disclaimer : Esprits criminels est une série de Jeff Davis.
Nombre de mots : 355
Prompt : Criminal Minds – Morgan/Reid - Comfort sex - Après l'enlèvement de Reid par Tobias Hankel (E15 S2)
Avertissements : SPOILER saison 2, épisode 15
Pour la centième fois, il lui assura qu’il allait bien.
« Tu n’en as pas l’air », répliqua Derek.
Et il avait raison.
Spencer avait le genre de physique qui donnait envie de lui demander « Tu es malade ? Qu’est-ce que tu as ? ».
Rat de bibliothèque famélique et insomniaque, Reid accumulait les faiblesses. Ça et son récent enlèvement.
Il était encore marbré de traces de coups.
Derek avait presque peur de le casser en le touchant, tant il semblait fragile.
Le petit génie secoue la tête en soupirant.
- Je sais ce que tu penses. Mais je t’assure que je ne suis pas en plein déni. Tobias est mort, et les blessures qu’il a laissé…
Il s’arrêta, mal à l’aise.
- Lui, ou ses autres personnalités - en tout cas, elles guériront.
Son ami posa la main sur son bras et Spencer eut un mouvement de recul.
Derek ne pouvait pas lui en vouloir. Mais il aurait préféré qu’il admette le problème plutôt que de le fuir.
- Qu’il s’agisse d’une personnalité ou d’une autre, c’était toujours Tobias Hankel.
S’il espérait le faire réagir en disant ça, ce fût une réussite.
Reid se redressa, le dos bien droit.
- Le vrai Hankel n’était pas animé de mauvaises intentions.
- Le vrai Hankel était CINGLE, gronda Morgan, les sourcils froncés.
- Il ne voulait pas que je meurs, répliqua Spencer avec précaution. Il avait un bon fond. Avec les soins adaptés…
- Quels soins ? Une cellule capitonnée ? Il te laissait vivre pour te laisser être témoin de son délire.
Reid poussa un lourd soupir et Derek devina qu’il allait avouer sa lassitude.
Au lieu de ça, il posa la main sur la cuisse de son collègue. Celui-ci frissonna, et son regard tomba dans celui, intense, de son partenaire.
Les derniers espoirs de Derek de pouvoir tenir une conversation à peu près convenable s’envolèrent en même temps que la chemise de Spencer.
Le plus jeune se laissa coucher sur le dos. Heureusement que les lumières étaient déjà éteintes.
Il aurait vraiment détesté avoir à expliquer les marques de piqûres sur son bras.
Titre : Centième fois
Fandom : Puella Magi Madoka Magica
Personnages/Couples : Madoka/Homura
Rating : PG-13
Disclaimer : Cet anime appartient à SHAFT
Nombre de mots : 303
Prompt : Puella Magi Madoka Magica - Homura/Madoka - Baiser - un univers où Homura a osé se déclarer, et comment ça s'est (mal) fini
Pour au moins la centième fois, Homura se leva pour sa rentrée des classes. Dans la classe de Madoka.
Elle se coiffa avec sa brosse à cheveux, regardant son reflet dans le miroir d’un œil vague.
La veille encore, elle était dans un autre espace-temps. Elle avait vu toutes ses amies mourir les unes après les autres, y compris Madoka, sa chère Madoka.
A chaque fois, la mort de Madoka était plus pénible. A chaque fois, elle était plus sanglante, plus détestable.
Et plus elle revenait en arrière, plus Homura ne se sentait plus attachée qu’à Madoka. Sa vie et son bonheur dépendaient de ceux de Madoka. Tout dépendait de Madoka.
La veille, Madoka était encore là, avec elle. Aujourd’hui, elle était seule. Alors elle essayait de se la représenter, d’imaginer ce qu’elle était en train de faire à ce moment-là. Au vu de l’heure, elle devait être dans sa salle de bain. Peut-être en train de se brosser les dents, du dentifrice à la fraise plein les gencives, ou bien en train de nouer un ruban rouge dans ses cheveux.
Hier, Madoka avait retiré ses rubans et Homura avait peigné ses cheveux. Elles n’étaient pas de taille à vaincre, et elles le savaient.
« Je vais mourir ? », avait demandé Madoka.
- Non. Je l’empêcherais.
- Je vais mourir.
La voix de Madoka était douce, et Homura s’était mise à pleurer, parce qu’il n’y avait ni crainte, ni reproche, juste une abominable assurance dans ces paroles.
Les lèvres de Madoka avaient effleuré les siennes et ça sentait bon la fraise; c’était chaud et agréable, réconfortant.
- Toi…essaye de t’en sortir. Je sais que tu es forte, Homura-chan. Tu y arriveras.
Les yeux d’Homura étaient secs, rivés sur le miroir.
La glace se brisa en mille morceaux lui renvoyant tous son reflet.
Titre : Hanté
Fandom : True Blood (série TV)
Personnages/Couples : Eric/Lafayette
Rating : NC-17 (pour gore)
Disclaimer : True Blood est une série d'Alan Ball sur HBO, inspirée des livres de Charlaine Harris
Nombre de mots : 239
Avertissements : Spoiler début de la saison 2 - Angst, gore, vulgarité
Prompt : True Blood - Eric x Lafayette - Rêves - Parfois il est difficile de distinguer entre le rêve et la réalité.
Parfois il rêvait qu’il était de retour dans cet espèce de donjon maléfique dans les sous-sol du Fangtasia. Le sang de son camarade de cellule lui collait au visage, l’odeur de ses viscères lui soulevait le cœur, et il pataugeait dans sa propre merde. Il essayait en vain d’ouvrir les menottes qui l’enchaînait à ce foutu pilier sans y arriver.
Il tentait de respirer par la bouche pour ne pas sentir l’air nauséabond. De ne pas penser que quelques instants auparavant, l’amas de chairs encore tièdes à côté de lui était un être humain parlant et bougeant, une âme, une personne.
Alors la porte du cachot s’ouvrait à nouveau, et un cri lui déchirait la gorge, qu’il s’efforçait de retenir de toutes ses maigres forces, parce qu’il savait que hurler ne risquait pas de mettre Éric de bonne humeur.
Il se réveillait toujours à ce moment-là, entre angoisse et désir. La peur de le voir apparaître, et celle de ne pas le voir venir. Le réveil le prend toujours par surprise, le force à ouvrir les yeux; sur ses rétines sont encore imprimées les images sordides de ses cauchemars, et c’est encore pire de s’en souvenir mais de ne pas pouvoir y retourner en sachant qu’il ne s’agit que d’un rêve, pour s’en purger.
Sans cesse, il cherche à se rappeler du visage d’Éric, comme si cela pouvait le soulager, le guérir de cette terreur qui l’étreint sans cesse.
Et je conseille l'excellente fic de