Progression "Manga à lire"
Aujourd'hui, j'ai testé mon premier atelier sur un public néophyte à la lecture du manga, de jeunes adultes que je connais, qui bosse dans le même local que moi, ainsi qu'une partie du jury qui a sélectionné mon projet en mars.
Alors globalement, j'en ressors avec un sentiment de soulagement plutôt positif. Je pense avoir bien mis en œuvre le dit atelier, qui s'articule autour de la thématique de l'introduction à la lecture du manga. C'est sensé être pour un public mixte, adultes/enfants.
Bref, j'ai commencé par expliqué que le manga, c'est JAPONAIS. Combien de gens m'ont sortis en rigolant que le manga, c'est CHINOIS. Mais NON ! Le MANHUA, c'est chinois. Le manga, c'est japonais.
Voilà, ça, c'est dit. Grande frustration enfin maîtrisée.
Donc, je fais un petit topo sur le Japon : c'est un archipel, avec 4 grandes îles principales (montre la carte).
On s'amuse un peu sur le mode de vie japonais, de la culture. Je fais référence à des trucs connus : les sushis, le feng shui, le zen...pour en arriver au sujet de mon atelier. Le manga.
J'explique qu'est-ce qu'un manga, en prenant un livre sur ma pile. Pas de bol, c'est le manhua qui m'est venu en premier dans la main. On change. Je leurs montre Bakuman (que j'ai relu péniblement hier. Obha est vraiment vraiment vraiment IMMONDE avec les femmes, sérieux).
Manga donc, petit support, bande dessinée japonaise (donc se lit à l'envers, schéma à l'appui). Important à retenir.
Après, on définit les caractéristiques : c'est en noir et blanc (avec les explications de rigueur : le manga est fait à l'encre, prépublié sur du papier de qualité moyenne, puis publié en volume relié); le côté vachement expressif (on a digressé sur les smileys), dynamique (les lignes et les onomatopées soulignant les actions; le découpage des cases, très cinéma; les arrières plan bossés par les assistants du mangaka.
Tout ça, avec exemples à l'appui, affichés au mur hein (un extrait de Fullmetal Alchemist, un de Dogs (Badou je t'aime))...
Au passage, je montre aussi les différences graphiques avec manwha et manhua.
Ensuite, on entre un peu dans le contenu. On définit quelques genres, très utilisés en France : shôjo, shônen, seinen. Les trois principaux. Je parle vite fait des hentaï, puisqu'on me pose la question sur les érotiques, et je place rapidement "yaoi" et "yuri", en soulignant pour ces derniers, que ça peut aller de simple romance platonique à scène porno (et c'est vrai que les mangas publiés en France sont assez mal signalés, à ce niveau là...pas trop de distinction shounen ai/yaoi).
Je définis un peu chaque genre, et ensuite je montre des mangas en essayant de faire deviner à quel genre il appartient. Avec, évidemment, quelques pièges ^^ (huhuhu, Tsubasa Reservoir Chronicles et.....Wild Rock (sérieux, le mec ressemble à une NANA)).
Au passage, je place des références connus par le public, et je fais des mimes, des dessins....tout ça tout ça....
Plutôt bien accueilli. On m'a donné pas mal de conseils...
Alors globalement, j'en ressors avec un sentiment de soulagement plutôt positif. Je pense avoir bien mis en œuvre le dit atelier, qui s'articule autour de la thématique de l'introduction à la lecture du manga. C'est sensé être pour un public mixte, adultes/enfants.
Bref, j'ai commencé par expliqué que le manga, c'est JAPONAIS. Combien de gens m'ont sortis en rigolant que le manga, c'est CHINOIS. Mais NON ! Le MANHUA, c'est chinois. Le manga, c'est japonais.
Voilà, ça, c'est dit. Grande frustration enfin maîtrisée.
Donc, je fais un petit topo sur le Japon : c'est un archipel, avec 4 grandes îles principales (montre la carte).
On s'amuse un peu sur le mode de vie japonais, de la culture. Je fais référence à des trucs connus : les sushis, le feng shui, le zen...pour en arriver au sujet de mon atelier. Le manga.
J'explique qu'est-ce qu'un manga, en prenant un livre sur ma pile. Pas de bol, c'est le manhua qui m'est venu en premier dans la main. On change. Je leurs montre Bakuman (que j'ai relu péniblement hier. Obha est vraiment vraiment vraiment IMMONDE avec les femmes, sérieux).
Manga donc, petit support, bande dessinée japonaise (donc se lit à l'envers, schéma à l'appui). Important à retenir.
Après, on définit les caractéristiques : c'est en noir et blanc (avec les explications de rigueur : le manga est fait à l'encre, prépublié sur du papier de qualité moyenne, puis publié en volume relié); le côté vachement expressif (on a digressé sur les smileys), dynamique (les lignes et les onomatopées soulignant les actions; le découpage des cases, très cinéma; les arrières plan bossés par les assistants du mangaka.
Tout ça, avec exemples à l'appui, affichés au mur hein (un extrait de Fullmetal Alchemist, un de Dogs (Badou je t'aime))...
Au passage, je montre aussi les différences graphiques avec manwha et manhua.
Ensuite, on entre un peu dans le contenu. On définit quelques genres, très utilisés en France : shôjo, shônen, seinen. Les trois principaux. Je parle vite fait des hentaï, puisqu'on me pose la question sur les érotiques, et je place rapidement "yaoi" et "yuri", en soulignant pour ces derniers, que ça peut aller de simple romance platonique à scène porno (et c'est vrai que les mangas publiés en France sont assez mal signalés, à ce niveau là...pas trop de distinction shounen ai/yaoi).
Je définis un peu chaque genre, et ensuite je montre des mangas en essayant de faire deviner à quel genre il appartient. Avec, évidemment, quelques pièges ^^ (huhuhu, Tsubasa Reservoir Chronicles et.....Wild Rock (sérieux, le mec ressemble à une NANA)).
Au passage, je place des références connus par le public, et je fais des mimes, des dessins....tout ça tout ça....
Plutôt bien accueilli. On m'a donné pas mal de conseils...
no subject
Et pour Wild Rock sérieux ya pire, OKANE GA NAI quoi! Le mec en plus de ressembler à une meuf il ressemble à une meuf de 12 ans et demie! Et il tremble tel un levrier dans le vent dès que l'autre gars le regarde plus d'une seconde. ugh, c'est vraiment le genre de trucs qui ont fini par me dégoûter de lire des manga...
Mais bon, si on peut finir par avoir une classification correcte en France, et des volumes sortant du lot (ET DU BARA!!! LE BARA C'EST LA VIE! xD) c'est toujours intéressant ^^
En tout cas bon courage pour la suite
no subject
Je trouve Wild Rock relativement soft. On ne voit pas de kiki, c'est gentiment hors cadre...mais bon, ptête pas à laisser entre les mains des petits jeunes. Haha...
Merci pour tes encouragements...ah et, la personne avec qui tu discutais, elle a trouvé des titres intéressants, ou elle a besoin de conseils de lecture ? ^^
no subject
Je me rappelle quand j'en achetais encore avoir vu des trucs relativement soft sous plastique alors que d'autre avec scènes de cul explicite étaient non filmés... va comprendre. Mais j'ai l'impression que depuis un petit moment, les éditeurs principalement Asuka (alors que l'éditeur historique c'était quand même Tonkam... Kizuna quoi, Fake...) sort un peu tout et n'importe quoi tant que c'est estampillé Boy's Love, et du coup beeen y'a pas mal de trucs de merde qui sortent parce qu'ils privilégient la quantité, donc pas mal de Oneshot un peu bidon et trèstrès clichés (et au milieu des petites perles genre Yellow, Do you know my detective, Aijin Incubus, Pure Love...)
Bref ce serait bien qu'ils pensent à mettre une classification bien lisible pour différencier le cul du soft (le yaoi du shonen ai même si cette différenciation là est totalement désuette au japon... bref)
Pour la personne en question ben personne n'a ajouté de conseils après que j'ai proposé de dire ce qu'elle aimait donc je ne sais pas, je referais un post quand j'aurais la foi pour deux trois conseils mais après moi étant donné que je ne suis plus vraiment ce qui sort niveau manga... c'était ici : http://www.cosplayforum.com/viewtopic.php?f=18&t=34847&start=0
no subject
Donc c'est eux qui éditent Okane, mais également Viewfinder, Yellow (ok, ce n'est pas si long), Junjou romantica...
Le but est très vraisemblablement d'accrocher le lecteur, de fidéliser (c'est d'autant plus visible, avec leur mag de prépub, BexBoy). Après, je trouve que justement, les titres d'Asuka sont peut-être plus sympa, justement à cause de ça; parce qu'une série qui dure essaye de se renouveler un minimum.
Le second éditeur qui se démarque en terme de yaoi est Taïfu. Ils ont vraiment submergé le marché avec des titres très divers, mais du coup, sur la quantité, il y a beaucoup de trucs très moyens, et beaucoup de one shot porno. Le truc, c'est ça : comme ils font plus de yaoi que les autres maisons d'édition, ils sortent aussi plus de merde. C'est mathématiques.
(au fait, Aijin est un Taïfu)
Mais tu vois, ça dépend vachement des goûts.
Le lien que tu m'as passé...j'ai kyaté sur cette phrase "Je ne souhaite pas trouver de pingouins XD" lalalaaaa
(et ça me fait rire, les gens qui conseillent "Deadman Wonderland" ou "Battle Royale", alors que la fille dit ne pas trop aimer le gore. C'est limite du troll, je trouve) (cela dit, Deadman, on m'a dit que l'anime avait été pas mal censuré)
no subject
Et oui du coup les pingouins c'est de moi aussi xD :
-Plus précisément, qu'est ce que tu souhaite trouver dans un manga/anime? De l'humour, de la baston, des histoires d'amour plutôt compliquées, du cul, du gore, des pingouins?
Je dois être influencée par des gens mais je vois pas qui xD)
no subject
Il y a une délimitation officielle ?
Mais sinon, ça a l'air super-intéressant !
no subject
Non, je caricature. Mais tout de même, je trouve le procédé plutôt traître. Dans ces cas-là, pourquoi ne pas éclipser la scène -18 ans ?
Bref. Pour moi, dans un shônen ai, ça ne dépasse pas le bisou, ou alors on ne voit pas s'ils sont passés à l'acte ou pas, ça reste ambigu.
Je sais qu'en France, ils ont commencé une collection chez Taïfu, intitulée yaoi blue, et dedans ils vont mettre des séries ou one shots shônen ai...sauf qu'il y en a une série qui parle d'un prostitué enfant, c'est moyennement non-con, et du coup, même si c'est considéré comme "soft" puisque "shônen ai", je pense qu'on devrait quand même mettre un rating...
Shônen ai ne signifie pas forcément "petite romance fleur bleue"...
no subject
Parce que l'auteur avait envie de l'écrire ?
Et en général, dans ce genre de mangas, ce n'est pas "vous allez vous faire chier avec la romance platonique et ennuyeuse" mais plutôt "les personnages vont résoudre une enquête/sauver le monde/faire n'importe quels trucs urgents avant d'avoir le temps de se pencher sur l'introspection romantique." Moi j'aime beaucoup, au contraire de toi.
Donc permets-moi de ne pas être d'accord avec toi du tout, pour le coup. (et accessoirement, tu n'as pas répondu à ma question. Ca compte comme yaoi, donc ?)
no subject
Doooonc, tu demandais quelque chose d'officiel. Je t'ai donné mon opinion, parce que, pour être plus précise, il n'y a, à priori, rien de bien officiel. Je ne suis pas sûre de comment ça se passe au Japon, mais d'après wikipédia (source plus ou MOINS sûre), le shônen ai ne désigne que les romances non-sexuelles, ou du moins le plus implicites possibles. Je suppose donc qu'une série se finissant sur une scène de sexe, pourrait entrer dans cette catégorie, à la condition, évidemment, que la scène soit soft (après, tout dépend, là encore, de ce que l'on perçoit comme étant soft ou non; mais je prend peu de risques en affirmant qu'on peut facilement rejeter du shônen ai tout ce qui contient du bondage, par exemple).
En France, comme je le disais, on n'a pas encore bien calibré tout ça. Les éditeurs sortent de tout réunis dans le même genre (fantastique, horreur, science-fiction, tranches de vie...par exemple), sans faire de réelles distinctions, en particulier au niveau des ratings. Donc le seul moyen de savoir si c'est un yaoi ou un shônen ai qu'on a entre les mains, c'est encore de feuilleter ou d'aller voir des avis sur internet.
Donc, rien de bien officiel en France pour le moment, pour ce qui est de la différence yaoi/shônen ai. Mais il semblerait que cela se mette doucement en place.
J'espère avoir réussi à répondre à ta question cette fois.
no subject
no subject
Evidemment il finit par céder, ce serait pas un Boy's Love sinon, mais pas au bout de trois pages, et il se retrouve pas à se faire sauter sur un coin de table dans les dix minutes. non, Ryo, la première fois qu'il se fait embrasser, il retourne une tarte à l'autre et se prend la tête pendant un tome (bon il se prend la tête un peu tout le temps). Et hors ça l'intrigue policière est vachement développée, y'a d'autres personnages PAS homosexuels, enfin c'est super chouette quoi...
[/moment pub]
no subject
J'aime beaucoup aussi - et pour l'humour et les histoires policières, pas que pour la romance !
no subject