Progression "Manga à lire"
Apr. 27th, 2012 02:37 pmAujourd'hui, j'ai testé mon premier atelier sur un public néophyte à la lecture du manga, de jeunes adultes que je connais, qui bosse dans le même local que moi, ainsi qu'une partie du jury qui a sélectionné mon projet en mars.
Alors globalement, j'en ressors avec un sentiment de soulagement plutôt positif. Je pense avoir bien mis en œuvre le dit atelier, qui s'articule autour de la thématique de l'introduction à la lecture du manga. C'est sensé être pour un public mixte, adultes/enfants.
Bref, j'ai commencé par expliqué que le manga, c'est JAPONAIS. Combien de gens m'ont sortis en rigolant que le manga, c'est CHINOIS. Mais NON ! Le MANHUA, c'est chinois. Le manga, c'est japonais.
Voilà, ça, c'est dit. Grande frustration enfin maîtrisée.
Donc, je fais un petit topo sur le Japon : c'est un archipel, avec 4 grandes îles principales (montre la carte).
On s'amuse un peu sur le mode de vie japonais, de la culture. Je fais référence à des trucs connus : les sushis, le feng shui, le zen...pour en arriver au sujet de mon atelier. Le manga.
J'explique qu'est-ce qu'un manga, en prenant un livre sur ma pile. Pas de bol, c'est le manhua qui m'est venu en premier dans la main. On change. Je leurs montre Bakuman (que j'ai relu péniblement hier. Obha est vraiment vraiment vraiment IMMONDE avec les femmes, sérieux).
Manga donc, petit support, bande dessinée japonaise (donc se lit à l'envers, schéma à l'appui). Important à retenir.
Après, on définit les caractéristiques : c'est en noir et blanc (avec les explications de rigueur : le manga est fait à l'encre, prépublié sur du papier de qualité moyenne, puis publié en volume relié); le côté vachement expressif (on a digressé sur les smileys), dynamique (les lignes et les onomatopées soulignant les actions; le découpage des cases, très cinéma; les arrières plan bossés par les assistants du mangaka.
Tout ça, avec exemples à l'appui, affichés au mur hein (un extrait de Fullmetal Alchemist, un de Dogs (Badou je t'aime))...
Au passage, je montre aussi les différences graphiques avec manwha et manhua.
Ensuite, on entre un peu dans le contenu. On définit quelques genres, très utilisés en France : shôjo, shônen, seinen. Les trois principaux. Je parle vite fait des hentaï, puisqu'on me pose la question sur les érotiques, et je place rapidement "yaoi" et "yuri", en soulignant pour ces derniers, que ça peut aller de simple romance platonique à scène porno (et c'est vrai que les mangas publiés en France sont assez mal signalés, à ce niveau là...pas trop de distinction shounen ai/yaoi).
Je définis un peu chaque genre, et ensuite je montre des mangas en essayant de faire deviner à quel genre il appartient. Avec, évidemment, quelques pièges ^^ (huhuhu, Tsubasa Reservoir Chronicles et.....Wild Rock (sérieux, le mec ressemble à une NANA)).
Au passage, je place des références connus par le public, et je fais des mimes, des dessins....tout ça tout ça....
Plutôt bien accueilli. On m'a donné pas mal de conseils...
Alors globalement, j'en ressors avec un sentiment de soulagement plutôt positif. Je pense avoir bien mis en œuvre le dit atelier, qui s'articule autour de la thématique de l'introduction à la lecture du manga. C'est sensé être pour un public mixte, adultes/enfants.
Bref, j'ai commencé par expliqué que le manga, c'est JAPONAIS. Combien de gens m'ont sortis en rigolant que le manga, c'est CHINOIS. Mais NON ! Le MANHUA, c'est chinois. Le manga, c'est japonais.
Voilà, ça, c'est dit. Grande frustration enfin maîtrisée.
Donc, je fais un petit topo sur le Japon : c'est un archipel, avec 4 grandes îles principales (montre la carte).
On s'amuse un peu sur le mode de vie japonais, de la culture. Je fais référence à des trucs connus : les sushis, le feng shui, le zen...pour en arriver au sujet de mon atelier. Le manga.
J'explique qu'est-ce qu'un manga, en prenant un livre sur ma pile. Pas de bol, c'est le manhua qui m'est venu en premier dans la main. On change. Je leurs montre Bakuman (que j'ai relu péniblement hier. Obha est vraiment vraiment vraiment IMMONDE avec les femmes, sérieux).
Manga donc, petit support, bande dessinée japonaise (donc se lit à l'envers, schéma à l'appui). Important à retenir.
Après, on définit les caractéristiques : c'est en noir et blanc (avec les explications de rigueur : le manga est fait à l'encre, prépublié sur du papier de qualité moyenne, puis publié en volume relié); le côté vachement expressif (on a digressé sur les smileys), dynamique (les lignes et les onomatopées soulignant les actions; le découpage des cases, très cinéma; les arrières plan bossés par les assistants du mangaka.
Tout ça, avec exemples à l'appui, affichés au mur hein (un extrait de Fullmetal Alchemist, un de Dogs (Badou je t'aime))...
Au passage, je montre aussi les différences graphiques avec manwha et manhua.
Ensuite, on entre un peu dans le contenu. On définit quelques genres, très utilisés en France : shôjo, shônen, seinen. Les trois principaux. Je parle vite fait des hentaï, puisqu'on me pose la question sur les érotiques, et je place rapidement "yaoi" et "yuri", en soulignant pour ces derniers, que ça peut aller de simple romance platonique à scène porno (et c'est vrai que les mangas publiés en France sont assez mal signalés, à ce niveau là...pas trop de distinction shounen ai/yaoi).
Je définis un peu chaque genre, et ensuite je montre des mangas en essayant de faire deviner à quel genre il appartient. Avec, évidemment, quelques pièges ^^ (huhuhu, Tsubasa Reservoir Chronicles et.....Wild Rock (sérieux, le mec ressemble à une NANA)).
Au passage, je place des références connus par le public, et je fais des mimes, des dessins....tout ça tout ça....
Plutôt bien accueilli. On m'a donné pas mal de conseils...
no subject
Date: 2012-04-27 10:57 pm (UTC)Non, je caricature. Mais tout de même, je trouve le procédé plutôt traître. Dans ces cas-là, pourquoi ne pas éclipser la scène -18 ans ?
Bref. Pour moi, dans un shônen ai, ça ne dépasse pas le bisou, ou alors on ne voit pas s'ils sont passés à l'acte ou pas, ça reste ambigu.
Je sais qu'en France, ils ont commencé une collection chez Taïfu, intitulée yaoi blue, et dedans ils vont mettre des séries ou one shots shônen ai...sauf qu'il y en a une série qui parle d'un prostitué enfant, c'est moyennement non-con, et du coup, même si c'est considéré comme "soft" puisque "shônen ai", je pense qu'on devrait quand même mettre un rating...
Shônen ai ne signifie pas forcément "petite romance fleur bleue"...
no subject
Date: 2012-04-27 11:02 pm (UTC)Parce que l'auteur avait envie de l'écrire ?
Et en général, dans ce genre de mangas, ce n'est pas "vous allez vous faire chier avec la romance platonique et ennuyeuse" mais plutôt "les personnages vont résoudre une enquête/sauver le monde/faire n'importe quels trucs urgents avant d'avoir le temps de se pencher sur l'introspection romantique." Moi j'aime beaucoup, au contraire de toi.
Donc permets-moi de ne pas être d'accord avec toi du tout, pour le coup. (et accessoirement, tu n'as pas répondu à ma question. Ca compte comme yaoi, donc ?)
no subject
Date: 2012-04-27 11:24 pm (UTC)Doooonc, tu demandais quelque chose d'officiel. Je t'ai donné mon opinion, parce que, pour être plus précise, il n'y a, à priori, rien de bien officiel. Je ne suis pas sûre de comment ça se passe au Japon, mais d'après wikipédia (source plus ou MOINS sûre), le shônen ai ne désigne que les romances non-sexuelles, ou du moins le plus implicites possibles. Je suppose donc qu'une série se finissant sur une scène de sexe, pourrait entrer dans cette catégorie, à la condition, évidemment, que la scène soit soft (après, tout dépend, là encore, de ce que l'on perçoit comme étant soft ou non; mais je prend peu de risques en affirmant qu'on peut facilement rejeter du shônen ai tout ce qui contient du bondage, par exemple).
En France, comme je le disais, on n'a pas encore bien calibré tout ça. Les éditeurs sortent de tout réunis dans le même genre (fantastique, horreur, science-fiction, tranches de vie...par exemple), sans faire de réelles distinctions, en particulier au niveau des ratings. Donc le seul moyen de savoir si c'est un yaoi ou un shônen ai qu'on a entre les mains, c'est encore de feuilleter ou d'aller voir des avis sur internet.
Donc, rien de bien officiel en France pour le moment, pour ce qui est de la différence yaoi/shônen ai. Mais il semblerait que cela se mette doucement en place.
J'espère avoir réussi à répondre à ta question cette fois.
no subject
Date: 2012-04-28 08:12 am (UTC)no subject
Date: 2012-04-28 06:25 am (UTC)Evidemment il finit par céder, ce serait pas un Boy's Love sinon, mais pas au bout de trois pages, et il se retrouve pas à se faire sauter sur un coin de table dans les dix minutes. non, Ryo, la première fois qu'il se fait embrasser, il retourne une tarte à l'autre et se prend la tête pendant un tome (bon il se prend la tête un peu tout le temps). Et hors ça l'intrigue policière est vachement développée, y'a d'autres personnages PAS homosexuels, enfin c'est super chouette quoi...
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no subject
Date: 2012-04-28 08:13 am (UTC)J'aime beaucoup aussi - et pour l'humour et les histoires policières, pas que pour la romance !
no subject
Date: 2012-04-28 10:45 am (UTC)