Titre : La culpabilité de l'espion
Fandom : Les Pingouins de Madagascar - l'UA humanisé de
preskunange
Rating : R
Genres : ben...tendance angsty, encore
Prompt : Dark Private/Kowalski (ne sachant pas trop à quoi correspondait "dark fic", je me suis fondée sur la définition de tvtropes)
Nombre de mots : 946
Commentaires : Ce texte fait partie de ce mème. L'idée vient directement de cette fic, clairement. Après, je ne me suis pas documenté, vu que, finalement, mon texte se concentre davantage sur le point de vue de Private. Sinon, il y a plusieurs références à des épisodes existants...les retrouverez-vous ?
Chacun a ses atouts, et Private en a évidemment plusieurs. Mais sa capacité la plus marquante – ou la moins marquante, justement – c'est de pouvoir s'infiltrer n'importe où sans être inquiété. Private, fort de sa petite taille et de son physique somme toute assez banal, se fond dans la masse, se fait aussi discret qu'une petite souris. Il est celui dont on remarque à peine la présence, et cette qualité lui assure, dans son travail, une place toujours très importante – en plus, bien évidemment, de ses autres aptitudes, cela va sans dire. Le commandant lui a toujours attesté que sa place dans l'équipe est indispensable, et il s'entraîne dur pour qu'elle le reste.
Malgré sa naïveté, Private est loin d'être idiot. Il s'interdit de penser aux dires de Skipper comme des paroles de réconfort. Pourtant, il est blessé lorsque les autres l'excluent, sous prétexte qu'il est jeune, ou l'oublie tout bêtement, que ce soit pour partir à l'entraînement ou pour rentrer de mission, comme cette fois-là, à l'usine de clones de Morty.
Bien sûr, il sait qu'il doit être indépendant, ne pas toujours compter sur l'équipe. Mais...ils forment un peu la famille qu'il n'a plus, un cocon – plus ou moins – stable dans lequel il peut se réfugier, à l'aise et en sécurité. Il a confiance en eux et il protégera les gens qu'il aime jusqu'au bout.
Le cœur de Private est quelque chose de vaste et de chaleureux. Il n'hésite pas à s'ouvrir pour ceux qui en avaient besoin, à les accueillir en son sein. En ce sens, Private est sans doute le plus gentil de l'équipe, et si ses membres sont rudes avec lui, il s'agit plus de démonstrations d'affection virile et de techniques d'apprentissage, que de brimades. D'ailleurs, le jeune homme ne s'est jamais senti mal dans la Penguin Team. Il est à sa place.
Il aimait chacun comme un membre de sa famille. Skipper était le père autoritaire pour qui on éprouve des sentiments contradictoires, impliquant une obéissance absolue et une saine compétition. Rico était un grand frère au mode de pensée peut-être simpliste, mais apprécié pour cela, et considéré avec respect, car il a déjà prouvé maintes fois sa valeur, ainsi que son côté protecteur, qu'il met toujours au service des siens.
Kowalski est un cas à part. Private éprouve une grande admiration pour l'intelligence de Kowalski. Lui-même enfant précoce, il connaît les difficultés que cela engendre, bien qu'il n'ait sans doute pas eu le même parcours que le scientifique. Il peut lui confier ses craintes, ses angoisses ; Kowalski est le soutien rationnel, inconditionnel, qui est toujours là pour le remettre dans le droit chemin. Il est le lieutenant de Skipper, moins intimidant, plus abordable, et plus compréhensif aussi. Skipper est celui à qui l'on confie ses victoires pour être félicité, et Kowalski est celui a qui l'on confie ses échecs pour mieux les transformer en victoires.
C'est pourquoi il eut honte de ce qu'il avait vu ce jour-là...
C'est toujours douloureux de constater que les gens qu'on aime ont aussi des failles béantes. Un côté obscur.
Personne ne le remarque jamais. Alors la nuit, il lui arrive de se lever, malgré le couvre-feu, et d'aller piocher dans la réserve à bonbons au beurre de cacahuète.
Cette fois-là, il était très tard. Private se léchait les doigts couverts de sucre en feuilletant un de ces mystérieux magazines appartenant à Rico. Il fut presque déçu de n'y trouver que des photos de jolies filles dénudées et armées jusqu'aux dents. Remettant la revue à sa place – planquée...ou perdue derrière le frigo – il aperçu un raie de lumière.
Il le suivit. Il n'y avait qu'une personne pour être encore debout à cette heure...
Sur le seuil du laboratoire, Private ouvrit la porte entrouverte, s'apprêtant à dire bonsoir. Il savait bien que comme lui, le savant n'avait que faire du couvre-feu, et ne serait donc pas surpris qu'il soit réveillé. Il avait un bonbon dans sa poche, il payerait son silence avec, et peut-être qu'il pourrait lui poser quelques questions sur ses expériences en cours. Si Kowalski était de bonne humeur, il lui raconterait peut-être, dans des termes incompréhensibles à la sonorité intéressante, comment il comptait encore changer le monde...
Ses yeux se posèrent lentement sur Kowalski en train de s'injecter un produit dans le bras. Sa voix resta coincée dans sa gorge, et malgré lui, il analysa la scène. Les multiples traces de piqûre violacées sur la peau pâle, répugnantes. Le garrot, la manche relevée. Le liquide qui disparaît progressivement dans la veine, à mesure que le pouce de l'ingénieur s’appesantit sur le piston. Le soulagement qui s'inscrit sur son visage, les mèches qui retombent follement sur son front.
Le spectacle était fascinant et malsain, à tel point que même s'il le voulait, Private ne pouvait en détacher les yeux.
Il comprenait ce que le commandant voulait dire, quand il prétendait parfois qu'il « connaissait ce regard », comme durant l'attaque terroriste de l'inauguration du "zoo des enfants".
Il avait tout d'abord cru à une forme d'instinct, mais c'était plus simple que ça. Parfois, le regard est une véritable porte sur l'âme, et bien que distant de quelques mètres, il pouvait clairement voir l'euphorie artificielle qui éclairait progressivement les yeux de Kowalski.
La boule au ventre, il recula. La porte se referma lentement, sans bruit, comme un cauchemar qui s'éloigne.
Les jours suivants, il ne se passa rien d'inhabituel. Private était pourtant un piètre menteur.
Mais l'on ne remarqua pas tout de suite sa gêne d'avoir espionné le secret de son ami.
Peut-être parce que malgré tout...il restait aussi discret qu'une ombre que l'on ne discerne jamais complètement.
Fandom : Les Pingouins de Madagascar - l'UA humanisé de
Rating : R
Genres : ben...tendance angsty, encore
Prompt : Dark Private/Kowalski (ne sachant pas trop à quoi correspondait "dark fic", je me suis fondée sur la définition de tvtropes)
Nombre de mots : 946
Commentaires : Ce texte fait partie de ce mème. L'idée vient directement de cette fic, clairement. Après, je ne me suis pas documenté, vu que, finalement, mon texte se concentre davantage sur le point de vue de Private. Sinon, il y a plusieurs références à des épisodes existants...les retrouverez-vous ?
Chacun a ses atouts, et Private en a évidemment plusieurs. Mais sa capacité la plus marquante – ou la moins marquante, justement – c'est de pouvoir s'infiltrer n'importe où sans être inquiété. Private, fort de sa petite taille et de son physique somme toute assez banal, se fond dans la masse, se fait aussi discret qu'une petite souris. Il est celui dont on remarque à peine la présence, et cette qualité lui assure, dans son travail, une place toujours très importante – en plus, bien évidemment, de ses autres aptitudes, cela va sans dire. Le commandant lui a toujours attesté que sa place dans l'équipe est indispensable, et il s'entraîne dur pour qu'elle le reste.
Malgré sa naïveté, Private est loin d'être idiot. Il s'interdit de penser aux dires de Skipper comme des paroles de réconfort. Pourtant, il est blessé lorsque les autres l'excluent, sous prétexte qu'il est jeune, ou l'oublie tout bêtement, que ce soit pour partir à l'entraînement ou pour rentrer de mission, comme cette fois-là, à l'usine de clones de Morty.
Bien sûr, il sait qu'il doit être indépendant, ne pas toujours compter sur l'équipe. Mais...ils forment un peu la famille qu'il n'a plus, un cocon – plus ou moins – stable dans lequel il peut se réfugier, à l'aise et en sécurité. Il a confiance en eux et il protégera les gens qu'il aime jusqu'au bout.
Le cœur de Private est quelque chose de vaste et de chaleureux. Il n'hésite pas à s'ouvrir pour ceux qui en avaient besoin, à les accueillir en son sein. En ce sens, Private est sans doute le plus gentil de l'équipe, et si ses membres sont rudes avec lui, il s'agit plus de démonstrations d'affection virile et de techniques d'apprentissage, que de brimades. D'ailleurs, le jeune homme ne s'est jamais senti mal dans la Penguin Team. Il est à sa place.
Il aimait chacun comme un membre de sa famille. Skipper était le père autoritaire pour qui on éprouve des sentiments contradictoires, impliquant une obéissance absolue et une saine compétition. Rico était un grand frère au mode de pensée peut-être simpliste, mais apprécié pour cela, et considéré avec respect, car il a déjà prouvé maintes fois sa valeur, ainsi que son côté protecteur, qu'il met toujours au service des siens.
Kowalski est un cas à part. Private éprouve une grande admiration pour l'intelligence de Kowalski. Lui-même enfant précoce, il connaît les difficultés que cela engendre, bien qu'il n'ait sans doute pas eu le même parcours que le scientifique. Il peut lui confier ses craintes, ses angoisses ; Kowalski est le soutien rationnel, inconditionnel, qui est toujours là pour le remettre dans le droit chemin. Il est le lieutenant de Skipper, moins intimidant, plus abordable, et plus compréhensif aussi. Skipper est celui à qui l'on confie ses victoires pour être félicité, et Kowalski est celui a qui l'on confie ses échecs pour mieux les transformer en victoires.
C'est pourquoi il eut honte de ce qu'il avait vu ce jour-là...
C'est toujours douloureux de constater que les gens qu'on aime ont aussi des failles béantes. Un côté obscur.
Personne ne le remarque jamais. Alors la nuit, il lui arrive de se lever, malgré le couvre-feu, et d'aller piocher dans la réserve à bonbons au beurre de cacahuète.
Cette fois-là, il était très tard. Private se léchait les doigts couverts de sucre en feuilletant un de ces mystérieux magazines appartenant à Rico. Il fut presque déçu de n'y trouver que des photos de jolies filles dénudées et armées jusqu'aux dents. Remettant la revue à sa place – planquée...ou perdue derrière le frigo – il aperçu un raie de lumière.
Il le suivit. Il n'y avait qu'une personne pour être encore debout à cette heure...
Sur le seuil du laboratoire, Private ouvrit la porte entrouverte, s'apprêtant à dire bonsoir. Il savait bien que comme lui, le savant n'avait que faire du couvre-feu, et ne serait donc pas surpris qu'il soit réveillé. Il avait un bonbon dans sa poche, il payerait son silence avec, et peut-être qu'il pourrait lui poser quelques questions sur ses expériences en cours. Si Kowalski était de bonne humeur, il lui raconterait peut-être, dans des termes incompréhensibles à la sonorité intéressante, comment il comptait encore changer le monde...
Ses yeux se posèrent lentement sur Kowalski en train de s'injecter un produit dans le bras. Sa voix resta coincée dans sa gorge, et malgré lui, il analysa la scène. Les multiples traces de piqûre violacées sur la peau pâle, répugnantes. Le garrot, la manche relevée. Le liquide qui disparaît progressivement dans la veine, à mesure que le pouce de l'ingénieur s’appesantit sur le piston. Le soulagement qui s'inscrit sur son visage, les mèches qui retombent follement sur son front.
Le spectacle était fascinant et malsain, à tel point que même s'il le voulait, Private ne pouvait en détacher les yeux.
Il comprenait ce que le commandant voulait dire, quand il prétendait parfois qu'il « connaissait ce regard », comme durant l'attaque terroriste de l'inauguration du "zoo des enfants".
Il avait tout d'abord cru à une forme d'instinct, mais c'était plus simple que ça. Parfois, le regard est une véritable porte sur l'âme, et bien que distant de quelques mètres, il pouvait clairement voir l'euphorie artificielle qui éclairait progressivement les yeux de Kowalski.
La boule au ventre, il recula. La porte se referma lentement, sans bruit, comme un cauchemar qui s'éloigne.
Les jours suivants, il ne se passa rien d'inhabituel. Private était pourtant un piètre menteur.
Mais l'on ne remarqua pas tout de suite sa gêne d'avoir espionné le secret de son ami.
Peut-être parce que malgré tout...il restait aussi discret qu'une ombre que l'on ne discerne jamais complètement.
no subject
Date: 2012-05-18 08:53 am (UTC)no subject
Date: 2012-05-18 09:02 am (UTC)