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[personal profile] andysss
[livejournal.com profile] babydracky organisait encore une fois le défi 5 ACTS, une sorte de kink meme...

Les fics que j'ai reçu se trouvent ici dans les commentaires; avec 8 fics, je me trouve plutôt chanceuse ^^

Sinon, voici les fanfictions que j'ai écris. Rétrospectivement, je trouve que je n'ai pas pris suffisamment de temps pour ce défi, pour écrire des fics un peu plus longues. J'ai compensé par la quantité, ce qui n'est pas toujours une bonne chose, mais ça permet d'explorer plus de fandoms...
Et une petite pensée pour [livejournal.com profile] sofi_cerise qui n'a pas pu participer...

Cable & Deadpool - Nate/Wade - UST (pour [livejournal.com profile] gribouille)


Jusqu'au bout du chemin

« Tu sais que si tu meurs, ça ne fera pas de toi un martyre pour autant ? Et même si c'est la cas...à quoi ça t'avancera, si tu es déjà mort ? », interrogea Deadpool.
Cable continua de regarder l'horizon ; Wade examina son profil de près et passa la main devant ses yeux.
- Wouhou ? Ya quelqu'un à la maison ?
Nathan tourna enfin la tête vers lui.
- Désolé, je réfléchissais.
- Au moyen d'éviter d'être transformer en chiche-kebab, j'espère...
- Pas vraiment. J'essayais de trouver une façon simple de t'expliquer à quoi ça m'avancera, mais je doute que tu comprennes...
Le mercenaire dissert haussa les épaules.
- Moi en tout cas, je sais à quoi ça m'avancera si tu meurs.
Le soldat du futur le fixa avec insistance.
- Ah oui ?
Wilson croisa les bras, boudeur. Le caractère gamin de son comparse fit sourire Cable, et il se rendit compte que ces temps-ci, Wade était le seul à l'amuser vraiment. Il était imprévisible, et pas méchant au fond, même s'il était pas mal déglingué de l'intérieur.
- Est-ce que je peux me permettre de croire que tu serais triste ?
- Tu ne peux pas, marmonna Deadpool. Mais j'irais te chercher au Paradis, en Enfer, ou où que tu sois, pour te botter les fesses. Très fort. Si fort qu'on verra la marque de ma semelle imprimée sur ton magnifique postérieur musclé mais délicieusement galbé. Les fangirls devraient apprécier.
- Merci de te donner tant d'efforts.
- Bah, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour ressusciter un...ami, hein ?, répliqua le merco en souriant à son tour.



Dr Horrible's sing along blog - Hammer/Horrible - léger bondage (pour [livejournal.com profile] miya_tenaka)


La laisse

Les jeunes gens que Captain Hammer vient de sauver le filment avec leur portable.
Horrible trouve cela terriblement humiliant.
« Le bien triomphe toujours de l'adversité ! », s'exclame le héros en posant sa botte sur les reins de sa victime, à quatre pattes sur le sol.
- L'adversité ? Tu ne trouves pas que tu y vas un peu fort sur les grands mots ?, grogne le docteur blond en tentant de se redresser.
- Qu'est-ce qu'il dit, le minable ? Je n'ai rien entendu, lance le Captain en tirant violemment sur la laisse qu'il avait passé autour du cou de son ennemi.
Le docteur Horrible se redresse vivement, les mains essayant de desserrer la laisse qui l'étrangle.
Le super héros local rit, comme s'il s'agissait d'une bonne blague de laisser Horrible hoqueter et se débattre. Le public rit avec lui et certains prirent des photos.
La botte de Hammer atterrit de nouveau contre les reins de Horrible, le forçant à retomber à quatre pattes. Il s'écrase le menton sur le bitume.
- Quelle meilleure position pour toi qu'aux pieds de ton maître ?, s'esclaffe le brun en laissant glisser son pied contre ses fesses.
Personne n'avait remarqué, et personne n'oserait faire de rapprochement douteux, mais Dr Horrible, lui, ressent cela comme du harcèlement sexuel. Mais quand il veut le dire haut et fort, la laisse l'étrangle à nouveau.
- Au moins, cette fois, tu ne risques pas de t'enfuir ! Je vais enfin pouvoir te remettre aux mains de la Justice !, déclare le capitaine en levant un bras en l'air.
La foule l'applaudit à tout rompre.




Flander's company - Damien/Hippolyte- Mains, clothes fetish (pour [livejournal.com profile] marryblack)


(j'ai honte, pardon Hippolyte, tu te fais encore maltraiter !) (le titre est inspiré de...ahum "Le bien qui fait mal", une chanson d'une certaine comédie musicale émo)
L'amusement par la douleur

« Alors comme ça tu absorbes la douleur ? Montre-moi... »
Les mains larges de Damien étaient posées sur ses hanches, pressant durement son bassin ; mais il ne pouvait rien faire. Il était totalement impuissant entre ses griffes, incapable du moindre mouvement.
Le psychopathe rit et frotta son entrejambe contre ses fesses.
« Ya pas à dire...le cuir est vraiment ma texture préférée. »
Hippolyte aurait sans doute répondu quelque chose d'outrageant, s'il l'avait pu. Au lieu de quoi il se mordit la langue. Une onde de douleur le traversa, et il frémit.
- Tututut, susurra la personnalité maléfique du docteur Parker. Pas un mot.
Son unique œil valide brilla plus intensément d'une lueur rouge, et Sadoman sentit qu'il perdait le contrôle total de son corps. Ses mains agirent toutes seules et dézippèrent sa combinaison.
- C'est bien, chuchota Damien contre son oreille. Maintenant voyons de quoi tu es capable.
Il s'empara vivement de ses testicules et les tordit. Hippolyte laissa échapper un grognement de souffrance, serrant les dents. Les doigts de Damien s'agrippèrent à ses bouses, marquant leur empreinte sur sa peau fragile, les écrasant.
- Montre-moi.
Il lui pinça un téton, et Hippolyte couina sans le faire exprès. Le schizophrène émit un petit rire narquois.
- Quel petit bruit mignon !
Sa main caressa le torse et redescendit le long du ventre. Le sexe d'Hippolyte tressauta.
- Ooooh, je vois que ça commence à réagir ici, s'en amusa Damien.
- Vas crever, réussit à haleter le DRH.
Cette réplique, difficilement articulée, lui fit récolter une punition : Damien le força à éclata sa tête contre un mur.
Juste avant de s'évanouir, il sentit la main de son tourmenteur venir caresser sa joue, presque tendrement, et il entendit sa voix déclarer :
- On aurait pu beaucoup s'amuser ensemble. Mais il a fallu que tu gâches tout...



Grimm (série tv) - Renard/Adalind - Hurt/Comfort, UST (pour [livejournal.com profile] gribouille)


(J'aime bien écrire ce nouveau pairing...)
Séduire et être séduite

Elle l'observe toujours plus intensément quand il ne la regarde pas.
Elle connaît la chimie du corps, ses réactions. Elle sait reconnaître les signes, c'est son métier.
Mais lui n'en émet aucun. Elle aimerait pouvoir dire que ses techniques de séduction fonctionnent sur tout le monde, mais le capitaine Renard reste totalement hermétique à son charme.
Elle ignore si c'est de la déception, de la tristesse, ou de la colère qu'elle ressent le plus à son égard. Si la frustration qu'engendre la situation – être si proche de lui, qu'il lui fasse confiance pour des missions périlleuses – n'est pas la source de son attirance pour lui. Petit à petit, il a fini par lui plaire, et elle en souffre, puisqu'il ne fait pas attention à elle comme elle le voudrait – comme il le devrait !
Ironie du sort, les seuls moments où elle parvient à oublier qu'il ne sera jamais à elle, c'est quand il lui sourit en lui assurant qu'elle est la plus belle de toutes. Serait-elle assez naïve pour y croire ? Bien sûr que non.
Mais ça lui met tout de même un peu de baume au cœur.



Harry Potter - Lucius/Narcissa - Fluff (pour [livejournal.com profile] sofi_cerise)


(Je ne sais pas l'on peut considérer ça comme "dégoulinant de guimauve", mais en tout cas je trouve ça suffisamment mignon pour être fluffy) (pas un fandom que je fréquente beaucoup, donc...)
En vue d'un mariage arrangé

Il avait entendu parler d’elle. De sa famille. Évidemment.
Il avait conscience des responsabilités qu’il lui incombait pour faire perdurer la famille Malfoy. Il se devait d’épouser une aristocrate, de sang pur, et d’illustre descendance.
Il ne comptait pas l’aimer; ce n’était pas le but de cette rencontre; il s’agissait d’un mariage arrangé.
Mais elle était si belle qu‘il la vit, il ne put s’empêcher de se demander s’il n’allait pas en tomber amoureux, finalement. C’était si facile d’aimer la beauté. Elle sautait aux yeux après tout. Et si son caractère n’était pas trop contrariant, il pourrait l’apprécier suffisamment pour que leur union soit heureuse.
Elle le regarda à peine. Non pas par timidité; elle avait simplement l’air de s’ennuyer. Elle avait ce port altier et ce visage digne des grandes dames dont nul ne pouvait deviner les pensées. Son maintien, la courbe de ses hanches, sa tenue…tout en elle montrait sa retenue et sa noblesse.
Et il aimait cela. Il la trouvait énigmatique et délicieuse.
Ils retrouvèrent seuls pour discuter au balcon, tandis que leurs parents respectifs conversaient sur les modalités de leur alliance.
- Est-ce que vous fumez ?
Elle haussa un sourcil en tournant la tête vers lui, étonnée par sa question. Il esquissa un sourire mince en la dévisageant sans rougir. Il détailla sa figure opaline, ses lèvres fines maquillé d’un rouge sang, son nez droit et élégant, son regard bleu brûlant d’un feu glacial et contenu…
Elle rosit très légèrement.
- Je vous vois tout à fait avec un porte-cigarette, soufflant délicatement un filet de fumée blanche, ajouta-t-il avec cette nonchalance feinte dont il avait pris l’habitude et qui était devenu en quelque sorte la marque de fabrique des Malfoy.
Elle se détourna vivement, peut-être quelque peu embarrassée, et il saisit un éclat de lumière dans ses cheveux blonds presque blancs. Il tendit la main pour le toucher, mais se ravisa au dernier moment, se souvenant qu‘elle n‘était pas encore sienne. Et que même si elle l’était, elle serait sans doute le genre de femme à demander avant tout un respect absolu de la part de son mari. Lucius trouvait cela admirable; il découvrait enfin une femme à sa hauteur, après toutes ces années de recherche. Il savait que ce serait la bonne.
- Vous avez de drôle de manières, déclara la jeune femme tout de go, avec une voix emplie de froideur qui ne laissait nullement présager d‘une quelconque sympathie à son égard.
Néanmoins elle sortit un porte-cigarette en argent de la poche de sa cape, et sourit à son tour en le coinçant entre ses lèvres.
- Vous avez du feu ?



Le Caméléon - Jarod/Miss Parker - Voice (pour [livejournal.com profile] dianajess)


(je suis un peu rouillée sur le fandom, mais le kink est un bon fil conducteur...)

Retrouvailles téléphoniques

Elle n'avait que sa voix au téléphone.
Seule chez elle, elle réfléchissait. Sa vie se résumait à son travail, et son travail consistait à attraper Jarod. Pourtant, elle arrivait toujours trop tard. Il la fuyait, aussi sûrement qu'elle fuyait toute source de distraction et d'amusement de peur de perdre de vue son objectif.
Cependant, quand ils discutaient, même s'ils étaient sans doute à des centaines, voire des milliers de kilomètres l'un de l'autre, elle avait l'impression qu'il était à la portée de ses doigts ; elle s'autorisait alors à rêver de leurs retrouvailles. Évidemment, peut-être pas le meilleur moment pour Jarod. Néanmoins c'était son travail, et l'attraper serait l'achèvement de sa tâche.
Mais ensuite ?
Lorsqu'ils conversaient au téléphone, elle se prenait à penser que les choses pourraient simplement être différentes si au lieu de le poursuivre...elle le suivait, tout simplement, en lui saisissant la main avant qu'il ne s'enfuit.
Quand il lui parle alors, elle devine qu'il l'invite, qu'il esquisse le mouvement de lui tendre la main. Elle pourrait la prendre. Elle pourrait fuir avec lui, ne plus se noyer dans le travail pour oublier ses peines. Il serait là pour ça. Pour elle.
Sa voix est presque tendre, et un peu taquine quand il lui parle. Il lui promet qu'ils se reverront bientôt, et Jarod ne lui a jamais menti, mais elle le sait, car de toutes façons elle doit le ramener au Centre, donc ils se reverront.
Peut-être que leurs retrouvailles ne se dérouleront pas comme elle l'avait prévu, finalement.



One Piece - Smoker/Ace - Fluff (pour [livejournal.com profile] sofi_cerise)


Fièvre

Quand Ace s'éveilla, il eut du mal à ouvrir les paupières. Elles étaient comme collées. Il ignorait combien de temps il avait encore dormi.
Il les ouvrit néanmoins, et ses rétines furent transpercées par une lumière trop vive, qui le rendit davantage groggy. Il réalisa que son corps brûlait, mais pas au sens propre ; il était trempé, couvert de sueur. Il voulu rejeter les couvertures qui pesaient lourdement sur son torse, mais ses muscles ne lui obéissaient plus. Il ne parvînt pas à bouger les bras, engourdi qu'il était par la maladie.
Un mal de tête vînt parachever son état.
Il essaya de réunir ses souvenirs et de deviner où il était. Une main large se posa sur son front et il rouvrit brusquement les yeux, en dépit de la douleur qui lui vrillait le crâne.
Smoker était penché sur lui, sans ses habituels cigares. Ce n'était vraiment pas une bonne nouvelle, car le jeune homme ne se sentait pas vraiment d'attaque pour un petit corps à corps viril mettant en jeu sa liberté et leur réputation respective.
« Bois. »
Quelque chose de froid et dur vînt heurter ses lèvres, et un peu d'eau fraîche coula dans sa bouche. Il toussota, surpris du contact liquide et glacé sur sa langue desséchée. Il ne s'était pas rendu compte de combien il avait soif. La migraine le quitta progressivement, tandis qu'il sentait que dans l'eau se cachait un produit médicamenteux au goût amer.
- C'est pour que je me tienne sage ? Un tranquillisant ? Ou un poison ?
- La ferme et avale.
La voix d'Ace était rauque, mais conservait son ton moqueur. Smoker fronça les sourcils ; c'est qu'il ne devait pas aller si mal que ça. Il but gentiment tout le contenu du verre.
- Tu t'es évanoui alors que tu venais me provoquer. Encore.
Ace eut un petit sourire ; il se souvenait à présent.
- Ah, oui. Je ne peux vraiment pas résister, quand j'apprends que tu es en ville, j'ai envie de venir te titiller.
Le marine esquissa un moue peu réjouie à cette idée. Cependant, il posa un linge humide sur le front du garçon et grommela :
- Tu as de la fièvre. A quoi ça me servirait d'affronter un adversaire à moitié mort ? Tu pourras revenir m'emmerder une fois que tu seras rétabli.
Le sourire d'Ace s'élargit, les joues rouges.
- Hé hé hé.



Raiponce (Disney) - Raiponce/Flynn - Fluff (pour [livejournal.com profile] goldbandlily)


Peut-être un tout petit peu intéressé

Il est fasciné par ses longs cheveux blonds. Bien sûr, elle est mignonne, mais il s'est donné pour devoir de ne jamais craquer pour les jolies filles.
Mais c'est vrai qu'elle est mignonne.
Il ignore pourquoi elle était enfermé dans cette tour, et pourquoi son seul rêve, c'est d'aller à la fête des lanternes en l'honneur de la princesse disparue. Pff, tu parles d'un rêve !
Flynn a des aspirations très matérielles. Il préfère se fonder sur du concret. L'amour, c'est pour les rêveurs et les idiots.
N'empêche que cette longue chevelure le fascine. Comment fait-elle pour les peigner ? Les porter ? Les laver ?
Non, vraiment, il n'est pas intéressé par cette fille. La seule chose qu'il veut, c'est récupérer sa sacoche. Peu importe si pour cela, il doit la faire renoncer à son rêve. Il fera tout ce qui est nécessaire pour atteindre son rêve à lui, même si cela doit lui faire écraser les ambitions d'autrui.
Bien qu'il soit incapable de faire du mal à ce petit minois aux allures d'ange.
Alors tout ce qu'il a à faire, c'est de décourager la donzelle, et elle retournera dans sa tour pour l'éternité.
Toute seule. Avec une mère abusive. Et un crapaud. Triste vie.
Bon, peut-être qu'il n'est pas tout à fait désintéressé par Raiponce. Enfin, il faut bien avouer que c'est un sacré bout de femme.



Sherlock (BBC) - Sherlock/Watson - Masturbation (pour [livejournal.com profile] marryblack)


(Nouveau fandom ! Je viens de regarder la série, et j'ai adoré)
Activité solitaire...solitaire j'ai dis !

Il y a des situations qui sont particulièrement gênantes quand on est en colocation avec un génie excentrique capable de deviner le moindre de vos faits et gestes à partir d'indices scrupuleusement répertoriés mais complètement dérisoires.
Alors quand John passe dans le couloir pour aller jusqu'à la salle de bain, Sherlock s'exclame :
- Il y a une nouvelle boîte de mouchoir dans le placard du vestibule.
Se doutant qu'il allait le regretter, mais bien trop curieux pour ne pas poser la question, le docteur demanda :
- Pourquoi tu me dis ça ?
Le brun se redressa dans le canapé et se tourna pour le regarder plus attentivement.
- Tu marchais vite, d'une démarche au rythme caractéristique qui indiquait une légère raideur des membres inférieur. Ton souffle était trop rapide pour le peu de trajet que tu as à faire entre ta chambre et la salle de bain, et j'ai entendu ta porte claquer tout à l'heure, ce qui indique que tu ne voulais pas être dérangé. Maintenant que je te vois, cela confirme mon hypothèse de départ : tu t'ais masturbé. Et tu vas te laver les mains, en espérant que ça ne se voit pas, alors tu dissimules l'intérieur de tes mains en serrant les poings, mais il y a un peu de semence sur la partie charnue extérieur de ta main droite, ce qui indique par ailleurs que tu utilises ton pouce pour jouer avec le gland. Tu as les joues un peu rouges, mais cela peu être dû au fait que je t'ai surpris en flagrant délit, même si je ne vois pas quel mal il y a à ça, bien que la pratique de l'onanisme me paraisse relativement vaine. Mais je continue : les plis de ton pantalon indique qu'il était froissé, sans doute retiré et remis à la va-vite. Les boutons de la braguette sont encore ouverts...
Rougissant davantage, Watson referma la braguette et l'interrompit :
- C'est bon. Je n'ai pas envie que tu en dises plus sur ma vie intime, ça ira merci.
- Qu'est-ce qui t'embarrasse ?, interrogea Sherlock. Que j'ai deviné l'activité à laquelle tu te livrais, ou de ne pas avoir eu le courage d'inviter une fille ? Même si je te l'interdis formellement.
- Et pourquoi donc, je te prie ?
- Elles empuantissent l'air avec leur parfum bon marché. Si tu as des besoins, je peux aussi m'en occuper.
- I-idiot !, balbutia Watson en disparaissant prestement dans la salle d'eau sans remarquer le fin sourire de Sherlock, amusé de sa propre plaisanterie.



Sherlock (BBC) - Sherlock/Watson - Sourires et éclats de rire (pour [livejournal.com profile] miya_tenaka)


Rencart énigmatique

Dans l'air, quand il bouge, une odeur d'eau de Cologne. Pas assez forte pour être ostentatoire ou mise à la va-vite – ce qui signifie clairement qu'il a finement dosé la quantité qu'il allait mettre.
Sa chemise : pas un plis, bien repassé. Neuve, à la vue de l'étiquette qui rebique contre sa nuque. Elle n'est pas déteinte par le lavage, et en outre elle indique un tissu fragile, car lavable uniquement à la main. Boutonné jusqu'au col, à un bouton près, ce qui signale à la fois qu'il veut être bien habillé, mais avoir l'air détendu : pas un entretien d'embauche, donc.
Ses chaussures brillent : elles ont été cirées. On ne cire pas ses chaussures si l'on compte marcher longtemps, ou alors on attend au moins que le cirage sèche ; deux possibilités : il ne va pas très loin, ce qui est probable car il ne prend même pas de veste, bien que le temps soit à l'orage, ce qui prouve qu'il ne pense pas avoir à se méfier des intempéries car il va rapidement être à l'abris. Soit ses chaussures sont également neuves, ce que laisse supposer les lacets dont les nœuds sont un peu raides, ce qui démontre la rigidité des dits lacets qui n'ont pas encore été assouplis par des années de nœuds. Le cuir n'a par ailleurs aucune trace d'usure, même si cela pourrait être caché sous le cirage : la semelle l'est pas abîmée ; mais ce ne sont pas des chaussures de marche, plutôt des chaussures que l'on met pour une sortie spécial. Ça, plus le fait que John est en train de sourire, ce qu'il fait plutôt rarement avec Sherlock, et on peut facilement en déduire qu'il est de bonne humeur ; les raisons de cette bonne humeur...Sherlock n'a pas besoin d'essayer de deviner. Il sait.
« Tu as un rencart, ce soir ? », demande-t-il pour la forme en quittant son livre des yeux.
Le sourire de Watson se transforme en grimace. C'est vrai que bizarrement, c'est rare qu'il sourit face à Sherlock. Pas qu'il ait l'air malheureux non plus, sinon il serait parti depuis longtemps, mais la vérité c'est que c'est comme s'il se retenait. Peut-être qu'il craint de ne pas avoir l'air assez sérieux, à côté de l'excentrique monsieur Holmes.
Quoiqu'il en soit, il grimaçait.
- Certes. On avait prévu de dîner dehors ce soir.
- Ah oui ?, déclara le brun en reprenant sa lecture, nonchalant. Bonne soirée alors.
Le docteur leva les yeux au ciel.
- Avec toi, idiot !
Et en voyant l'air incrédule de Sherlock – quoi, il ne l'avait pas deviné, celle-là ? Pourtant il lui en a parlé la veille, ils s'étaient même mis d'accord ensemble...enfin, plus ou moins. A ce moment-là, Sherlock était plongé dans l'analyse de trucs et de bidules comme il aimait à le faire quand il s'ennuyait, et avait marmonné un bref « D'accord, d'accord. » - Watson éclata d'un rire franc qui surpris davantage le détective consultant.
Puis lui prenant le poignet, toujours rieur, John lança :
- Va te préparer. Je doute qu'ils acceptent de te laisser rentrer en caleçon écossais.



The Avengers (movie) - Tony - Respiration (pour [livejournal.com profile] goldbandlily)


Sommeil feint

Tony entend des pas derrière la porte de son lieu de travail, et décide qu’il ne veut pas être dérangé. Un rapide coup d’œil à l’horloge lui fait prendre une décision.
Il s’affale dans son fauteuil et fait mine de dormir, la tête penchée en arrière, bouche ouverte.
La porte s’ouvre doucement; il l’entend grincer légèrement. Il voudrait entrouvrir les paupières pour savoir de qui il s’agit, mais s’il le fait, il risque d’être découvert. Ses collègues sont après tout des gens relativement doués.
Il doit réellement se concentrer pour contrôler sa respiration. Il fait se soulever sa poitrine à intermittence régulière, en se gardant bien d’être trop lent: c’est l’erreur commise par la plupart des gens qui font semblant de dormir.
Il sent une présence qui s’approche de lui, et ça le frustre d’être incapable de deviner qui.
Est-ce le pas souple de Natasha ? L’ombre de Steve ? Ou bien encore le souffle discret de Bruce ?
Est-ce le doigt de Thor, qu’il sent sur ses lèvres ? Ou de Clint ? Aucun de ses camarades ne lui semblent suffisamment intéressé pour faire ça. Le doigt caresse, suit les contours de sa bouche, et dessine le bas de son visage.
Puis cette personne se penche, et Tony doit faire un effort surhumain pour maintenir l’illusion du sommeil. Il voudrait ouvrir les yeux pour le surprendre. La curiosité lui noue les tripes.
Il y a aussi une petite part d’excitation. Jamais il n’aurait imaginé une situation comme celle-ci. C'est intriguant. Il aimerait vraiment savoir de qui il s'agit, même si ce n'est pas forcément quelqu'un qui l'attire; juste pour mettre fin à ce suspense, à cette tension.
Des lèvres effleurent les siennes. A qui appartiennent-elles ?
Fury peut-être ?
Cette idée lui donne envie de sourire. Le coin de sa bouche frémit. Il se retient si fort...
La personne penchée sur lui se redresse. Elle ne dit rien. Elle s’en va, et la porte se ferme presque silencieusement.
Lorsque Stark rouvre les yeux, la pièce est déserte.
Il essuie avec sa manche un filet de bave qui coulait sur son menton - autant être aussi crédible que possible.



The Avengers (movie) - Steve/Tony - Clothe fetish, stimulation involontaire (pour [livejournal.com profile] marryblack)


L'homme derrière le masque

Stark est tellement agaçant, avec son air suffisant, son caractère désinvolte, son humour pour le moins déplacé, son impulsivité et son insubordination à toute règle qu'on essayerait de lui imposer. Un électron libre qui n'aurait jamais eu sa place dans l'armée. La seule raison pour laquelle ce trublion excentrique faisait parti de l'équipe était, vraisemblablement, sa capacité à avoir construit une armure de choc qui lui permette de combattre et de voler.
Steve trouvait le principe de l'armure parfaitement archaïque – et pourtant, il venait tout droit des années 50. Mais il respectait le choix de ses supérieurs, même s'il était convaincu qu'ils avaient fait le mauvais.
A chaque nouvelle provocation, le soldat essayait de garder à l'esprit qu'ils étaient une équipe. Il ne pouvait pas se permettre de réduire leurs forces de quelque manière que ce soit ; il en était conscient. L'ennemi était puissant.
Cependant, plus le milliardaire lui souriait, plus il avait envie d'avoir recours à la violence pour lui inculquer quelques valeurs essentielles et fondamentales de la vie en société.
Comment un type pareil pouvait-il être adulé ? S'en était franchement effrayant pour la population civile. Ne voyait-il pas que ce type n'était que du flan ? Une belle façade sur un immeuble décrépi ?
Stark était incapable de courage ; il était lâche. Paresseux, cynique, dominateur, mais irresponsable ; égocentrique et borné. Il ne l'avait jamais vu, jusqu'à présent, se donner à fond pour les autres.
Il détestait Stark...mais s'il y avait une qualité qu'il devait bien lui accorder, c'est qu'il était terriblement séduisant quand il enlevait son armure.
En soi, le capitaine trouvait l'armure très laide. Sa forme, ses couleurs, tout en elle n'était destinée qu'à en mettre plein la vue, avec ses lumières, ses bruits de réacteurs. A l'image du caractère outrancier de l'ancien créateur d'armes.
Le Captain avait eu peu d'occasion de le regarder la mettre ; la plupart du temps, il était bien trop occupé à enfiler son propre costume et à voler au secours de la veuve et de l'orphelin pour y faire attention. Et de toute façon, c'était une machine qui l'aidait, avec des bras métalliques.
Mais à chaque fin de bataille, Stark retirait son masque au visage inexpressif de robot ; il avait les joues rouges, les yeux brillants, les cheveux humides de sueur et débraillés...et Steve l'aimait bien comme ça. Il aimait le voir retirer son armure, petit bout par petit bout, comme s'il se dévêtait. Il aimait voir la dureté de l'acier dévoiler en dessous la chair fragile. La peau sous la carapace.
Il appréciait ces moments fugaces où son regard s'attendrissait légèrement, parce qu'il avait sous les yeux un homme sans pouvoir, sans entraînement militaire, qui ne devait son salut qu'à ce fier bouclier qui l'enrobait de la tête au pied. Sans lui, il n'était qu'un homme. Un homme à la volonté de fer, à la volonté de métal.
Iron-man.



Thor (movie) - Loki/Thor - Blessure (pour [livejournal.com profile] babydracky)


Enchaîné

« Tu as de la chance », déclara Loki en le saisissant par le menton. « Fût un temps où l'on t'aurait marqué au fer rouge comme preuve de bannissement. »
Thor lui jeta un regard noir, le front couvert de sueur. Des chaînes retenaient ses poignets et il était agenouillé sur les dalles froides d'une cellule.
- Mais ça aurait été dommage d'abîmer un si joli visage, lâcha Loki.
Ses doigts s'enfoncèrent dans les joues de son frère. Ce dernier se redressa vivement en poussant un grondement de fauve. Loki recula d'un pas en fronçant les sourcils ; il lui décocha un coup de pied. La tête de Thor partit en arrière ; lorsqu'elle retomba, ses cheveux blonds cachaient son expression.
- Comment tu...peux faire ça, à ton propre frère ?, demanda le dieu au marteau en recrachant un peu de sang qui coulait de sa lèvre fendue.
Le brun s'accroupit, le ton presque compatissant.
- Tu crois encore à cette histoire de famille ? Tu n'as toujours pas compris que c'est un mensonge de plus ?
Thor secoua faiblement la tête ; Loki ricana.
- Ne sois pas stupide, « mon frère » ! 
Il tira les cheveux dorés, dégageant le regard bleu de Thor, qui se planta directement dans ses yeux.
- C'est toi qui est stupide, si tu crois que je n'ai pas vu le mensonge derrière le mensonge.
Les pommettes de Loki rosirent brutalement. Il le relâcha vivement, comme mordu par un serpent et se releva.
- Il est inutile de parler avec toi.



X-men (movie) - Bobby/John - Hurt/Comfort, blessure, 1ère fois (pour [livejournal.com profile] babydracky)


Presque adulte...mais pas tout à fait non plus

A 14 ans, on est considéré comme n'étant qu'un môme.
A 15 ans, on devient un presque-adulte, et on doit être capable de prendre ses responsabilités.
John et Bobby s'embrassent derrière une porte close. Ils ne savent pas ce que c'est que de tomber amoureux, et ils s'en moquent. Ils sont trop jeunes pour penser à ça.
On dit qu'ils sont aptes à prendre leurs propres décisions. Mais ce ne sont que des gosses paumés et sans repère.
« Personne ne sait qui je suis réellement », voilà ce qu'ils pensent, et ils se le prouvent en s'échangeant des baisers enflammés, les mains tâtonnant maladroitement la nuque, les cheveux, les vêtements.
C'est agréable et réconfortant. C'est une expérience.
Ils n'ont personne à qui se raccrocher, aucun parent qui les comprenne.
Mais ils sont là, l'un pour l'autre.
« Je serais toujours là pour toi. »
Ils se sourient et mêlent leur sang en s'entaillant le doigt avec une paire de ciseaux.
« Je t'adore. » semble dire le regard de Bobby, brillant d'innocence.
- Moi aussi, chuchote John, le visage brûlant.

Date: 2012-08-01 02:50 pm (UTC)
From: [identity profile] babydracky.livejournal.com
Merci encore une fois d'avoir participé!;)
J'ai bien aimé tes ficlets moi^^

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