Le fantôme de l'Opéra - L'Enfant du Diable
Sep. 4th, 2012 01:14 pmTitre : L'Enfant du Diable
Fandom : Le Fantôme de l'Opéra (film, 2004)
Rating : R
Genre : Angsty power, et un peu nightmare fuel je trouve, mais c'est peut-être strictement personnel XD
Nombre de mots : 440
Commentaires : On peut aimer ou pas le Fantôme, mais, hey, comme dirait le Visiteur du Futur "Il a pas eu d'enfance, OKAY ?". Cette fanfiction se déroule donc durant l'enfance du personnage connu sous le nom de Fantôme de l'Opéra et s'inspire d'un des flash back du film.
Il vivait dans cette cage depuis si longtemps qu'il en avait oublié à quoi ressemblait le monde dehors. De toute façon, si on l'avait laissé sortir, il se serait sans doute enfui en tuant ses geôliers. Parce qu'ils le frappaient, l'affamaient et l'humiliaient sans cesse.
Des gens venaient parfois le scruter – souvent – souvent, dans les lumières crues des projecteurs. Ils riaient en le pointant du doigt ; cependant, il pouvait voir la peur et le dégoût dans leurs yeux comme s'il était une sorte de monstre apprivoisé.
Il savait que ça avait un rapport avec son visage. Au tout début, il avait cru qu'ils se moquaient de lui parce qu'il était sale, à demi nu. Parce qu'il était enfermé, seul, apeuré. Qu'il était simplement malheureux.
Il pensait que le monde était cruel, cruel au point de lui en vouloir d'exister sans la moindre raison. Il ne pourrait jamais comprendre ces gens ; après tout, il était derrière des barreaux et eux non. Maintenant, il n'avait plus aucun doute : il y avait bel et bien une raison, néanmoins, cela ne rendait pas le monde moins terrible, bien au contraire. Car sa laideur, son apparence, faisait de lui un paria parmi les hommes, toujours rejeté, toujours solitaire.
On lui jetait des choses à la figure, on lui crachait dessus ; on l'appelait L'Enfant du Diable.
C'était son visage. Il terrifiait les autres, plus encore qu'il n'était terrifié, lui, pauvre chose prisonnière et inoffensive. On avait peur de lui au point de le faire enfermer, de le maltraiter, de le huer. Pourtant, il n'avait rien demandé, jamais rien fait qui justifie cette haine.
Alors il se cachait pour essayer de fuir les regards plein de hargne, de rancœur et de mépris qui étaient comme autant de banderilles plantées dans ses flancs. Il mettait un sac en toile de jute sur son visage, sur sa difformité, pour être normal, pour cacher sa différence, faire parti de leur clan. C'était devenu quelque chose d'intime, comme de montrer son sexe. Il ne fallait pas qu'on le voit.
Mais les gens ne riaient pas s'ils ne voyaient plus son visage – et ne payaient pas.
Alors on lui arrachait son sac de la tête, on lui tirait brutalement les cheveux en arrière pour exposer à la lumière toute sa laideur, dans les moindres détails, et chaque fois, c'était comme un viol, c'était pire que les coups, pire que les crachats, pire que le désespoir et les larmes après chaque exhibition.
Et chaque nuit, il les passe à se demander si la vie se résume à divertir autrui avec sa honte, nourrissant sa colère rentrée.
Fandom : Le Fantôme de l'Opéra (film, 2004)
Rating : R
Genre : Angsty power, et un peu nightmare fuel je trouve, mais c'est peut-être strictement personnel XD
Nombre de mots : 440
Commentaires : On peut aimer ou pas le Fantôme, mais, hey, comme dirait le Visiteur du Futur "Il a pas eu d'enfance, OKAY ?". Cette fanfiction se déroule donc durant l'enfance du personnage connu sous le nom de Fantôme de l'Opéra et s'inspire d'un des flash back du film.
Il vivait dans cette cage depuis si longtemps qu'il en avait oublié à quoi ressemblait le monde dehors. De toute façon, si on l'avait laissé sortir, il se serait sans doute enfui en tuant ses geôliers. Parce qu'ils le frappaient, l'affamaient et l'humiliaient sans cesse.
Des gens venaient parfois le scruter – souvent – souvent, dans les lumières crues des projecteurs. Ils riaient en le pointant du doigt ; cependant, il pouvait voir la peur et le dégoût dans leurs yeux comme s'il était une sorte de monstre apprivoisé.
Il savait que ça avait un rapport avec son visage. Au tout début, il avait cru qu'ils se moquaient de lui parce qu'il était sale, à demi nu. Parce qu'il était enfermé, seul, apeuré. Qu'il était simplement malheureux.
Il pensait que le monde était cruel, cruel au point de lui en vouloir d'exister sans la moindre raison. Il ne pourrait jamais comprendre ces gens ; après tout, il était derrière des barreaux et eux non. Maintenant, il n'avait plus aucun doute : il y avait bel et bien une raison, néanmoins, cela ne rendait pas le monde moins terrible, bien au contraire. Car sa laideur, son apparence, faisait de lui un paria parmi les hommes, toujours rejeté, toujours solitaire.
On lui jetait des choses à la figure, on lui crachait dessus ; on l'appelait L'Enfant du Diable.
C'était son visage. Il terrifiait les autres, plus encore qu'il n'était terrifié, lui, pauvre chose prisonnière et inoffensive. On avait peur de lui au point de le faire enfermer, de le maltraiter, de le huer. Pourtant, il n'avait rien demandé, jamais rien fait qui justifie cette haine.
Alors il se cachait pour essayer de fuir les regards plein de hargne, de rancœur et de mépris qui étaient comme autant de banderilles plantées dans ses flancs. Il mettait un sac en toile de jute sur son visage, sur sa difformité, pour être normal, pour cacher sa différence, faire parti de leur clan. C'était devenu quelque chose d'intime, comme de montrer son sexe. Il ne fallait pas qu'on le voit.
Mais les gens ne riaient pas s'ils ne voyaient plus son visage – et ne payaient pas.
Alors on lui arrachait son sac de la tête, on lui tirait brutalement les cheveux en arrière pour exposer à la lumière toute sa laideur, dans les moindres détails, et chaque fois, c'était comme un viol, c'était pire que les coups, pire que les crachats, pire que le désespoir et les larmes après chaque exhibition.
Et chaque nuit, il les passe à se demander si la vie se résume à divertir autrui avec sa honte, nourrissant sa colère rentrée.
no subject
Date: 2012-09-04 04:37 pm (UTC)J'aime beaucoup ta manière de l'écrire, et l'ider que montrer son visage devient comme être nu, qu'être forcé à le dévoiler pour les curieux est d'unbe certaine manière similaire à un viol... C'est très dur comme idée, mais ça explique beaucxoup sur le personnage je trouve.
no subject
Date: 2012-09-04 06:50 pm (UTC)no subject
Date: 2012-09-04 09:34 pm (UTC)Associer cette humiliation quotidienne à un viol est très certainement ce qu'Erik a dû ressentir.
Bravo.