Les Pingouins de Madagascar - Poison
Oct. 20th, 2012 06:27 pmFandom : The Penguins of Madagascar
Rating : PG-13 (parce qu'il y a des enfants maltraités et des intentions plus ou moins léthales, ainsi que de la manipulation)
Personnages : Savio(/)Clemson, le nouveau gardien du zoo d'Hoboken, le véto du zoo d'Hoboken, des gosses, leur maîtresse
Prompt : The Penguins of Madagascar (n'importe qui à Hoboken mais si tu te sens plus de faire quelqu'un de Central Park c'est bien aussi) - bonbons de
Nombre de mots : 1164
Commentaires de l'auteur : Ce texte fait parti de ce meme d'Halloween. Je suis très satisfaite de ce texte, surtout que, depuis le début de ce meme, c'est le premier qui arrive à l'heure XD
« Le boa constrictor d’Amazonie est un grand serpent, pouvant atteindre 3 mètres, aux anneaux puissants, pouvant étrangler un homme par la seule force de ses muscles. Il vit en Amérique centrale et en Amérique du Sud, sous un climat tropical, dans la jungle chaude et humide. Sa nourriture est exclusivement animale, car il est carnivore ; il broie ses proies, puis les avale tout rond. Il peut ainsi survivre très longtemps, car son temps de digestion est très long, de par sa taille, son métabolisme...mais également le poids de sa proie. Mais en général, il s’agit de petit mammifères...bien qu’il soit également capable, en certaines occasion, de se nourrir de plus gros animaux ! »
Les enfants écarquillèrent les yeux ; les petites filles se crurent obligées de faire des moues dégoûtées tandis que les petits garçons poussaient des exclamations admiratives.
Inconfortablement étendu dans son vivarium, Savio essayait de somnoler, ignorant ostensiblement la classe venue visiter le zoo d’Hoboken. De son avis, de toute façon, tous les gosses finiraient, dans le meilleur cas chauffeur de taxi, dans le pire, voleur de voiture. Et ni l’un, ni l’autre, n’avait besoin de savoir ce qu’est un boa constrictor. Autant ne pas leurs donner d’illusion. Il ne va pas s’approcher de la vitre et siffler en les regardant droit dans les yeux, sous prétexte qu’ils l’appellent à corps et à cris. On n’a pas toujours ce que l’on veut, dans la vie, c’est bien connu. Plus tôt ils l’apprendront, mieux ce sera.
Sauf que des sales gosses profitèrent de ce que la maîtresse ait le dos tourné pour venir taper à la vitre.
Le reptile frissonna, agacé. Les vibrations résonnèrent tout autour de lui de façon très désagréables. Hélas, il ne pouvait sortir de sa prison pour leurs apprendre les bonnes manières ; celle-ci avait récemment vu sa sécurité renforcée, à cause de ses trop nombreuses évasions – et il n’avait pas encore trouvé comment déjouer ces pièges. Alors il devait subir ces mômes insupportables.
- Regardez, il bouge ! IL BOUGE !
- Ouais ! Hého, le serpent, le serpent ! Viens un peu par là !!
- J’ai vu sa tête !
Soudain, l’un des gosses poussa un cri strident. La maîtresse se retourna immédiatement.
Une bestiole poilue venait d’agripper les cheveux d’un des gamins et tentait de se dissimuler avec peine dans son t-shirt Kung Fu Panda, se tortillant, à moitié enfilé dans son col.
- Viens ici, toi !, gronda un gardien de zoo armé d’une perche de capture pour animaux sauvages qui fit son entrée dans le palais des reptiles.
Par inadvertance, il frappa l’enfant avec son outil en plein visage, le faisant tomber dans un grognement sourd. La petite créature en profita pour se faufiler de tête d’élève en tête d’élève, jusqu’à atteindre la maîtresse elle-même, qui poussa un hurlement hystérique en essayant de la chasser. C’est alors qu’il se glissa dans son corsage, faisant sauter les boutons.
Savio s’était redressé entre temps, intrigué par l’interruption des coups sur sa vitre et par les cris. Il esquissa ce qui pourrait ressembler à un sourire.
- Je te tiens, saloperie !, rugit le gardien en attrapant l’intrus par sa queue touffue.
Clemson croisa les bras.
- Franchement, vous n’avez aucun savoir-vivre mon bon monsieur. Vous devriez plutôt prendre exemple sur la gardienne du zoo de Central Park : incompétente et Je-m’en-foutiste. Mais bon, après tout, ce n’est que mon avis, et puis je dois dire que vous n’êtes pas aussi gravement atteint que, disons, cette chère Francès, qui ne...
Sans se préoccuper de ses couinements, le gardien fourra le lémurien dans un sac et se répandit en excuses auprès des visiteurs.
Le boa, depuis son enclos, suivait la scène avec un intérêt certain, teinté d’amusement...
Au coucher du soleil, les effets de la drogue s’évaporèrent. Clemson retrouva alors toutes ses capacités...hélas, le zoo était fermé pour la nuit.
Un sifflement retentit derrière lui, et il se releva prestement, le poil hérissé.
- Que fais-tu là ?, s’écria précipitamment Clemson, effrayé. Ne me mange pas, je ferais un très mauvais repas, je t’assure ! Je n’ai que la peau sur les os ! Et puis je...
- Chhhhhut, je ne suis pas venu pour ça, lança Savio, avant d’ouvrir grand la gueule.
Le lémurien se recroquevilla, s’attendant à être dévoré sans délai.
Au lieu de ça, Savio régurgita plusieurs barres chocolatées. Et un petit fémur humain.
- Heuuuuu, fut la seule chose qu’arriva à prononcer le frêle mammifère.
Écartant l’os du pied, il prit les barres de chocolat.
- C’est pour moi ?
- Pour qui d’autre ?, grogna le serpent. Ma dette est maintenant payée, je m’en vais.
Et en effet, il se détourna, sa peau lisse glissa dans un léger froissement sur le sol. Clemson l’interpella vivement :
- Attends ! De quelle dette parles-tu ?
Il aurait aimé pouvoir en tirer avantage. Après tout, avec un allié comme Savio, il pourrait certainement reprendre la couronne du roi de Central Park !
- Une dette payée, siffla le boa en disparaissant.
Clemson soupira, déchira l’emballage, et entama à pleines dents une barre.
Le lendemain, le vétérinaire examinait Clemson.
- Vous ne saviez donc pas que le chocolat était toxique pour les petits mammifères ?, s’indigna le docteur. Où avez-vous eu votre diplôme ? Dans un Kinder Joy ?
Le gardien regarda ses pieds, piteux.
- J’ignore comment...
- Vous vous occupez vraiment de ces animaux comme un manche ! Pervis McSlade va entendre parler de ça, croyez-moi !! Tout le comité va être au courant de la façon dont vous maltraitez ces pauvres bêtes !
Il injecta un produit à Clemson, qui frissonna, trop faible pour réagir. Mais pas suffisamment pour l’empêcher de commettre son petit méfait : il attrapa une feuille qui dépassait de la poche du toubib pendant que celui-ci engueulait le gardien du zoo.
La satisfaction de Savio fut au rendez-vous lorsque, la nuit venue, Clemson le rejoignit au palais des reptiles. Et il tenait la liste des différents codes qui permettaient d’ouvrir sa cage.
- Tu n’es pas aussssi bête que tu en as l’air, susurra le boa, une lueur de respect dans le regard.
- J’ai failli mourir pour cette liste !, s’excita Clemson, furieux. J’aurais pu y rester, et alors, tu aurais moins fait le malin, emprisonné ici sans espoir de sortir ! J’aurais bien aimé te voir quand...
- Ouvre la cage, siffla Savio. Et quand on sssera sssorti d’iccci...peut-être que je te laisssserais finir ta logorrhée.
Le lémurien roux grimaça.
- Je ne suis pas sûr de vouloir te laisser m’avoir une seconde fois...
Savio ricana doucement et approcha de la vitre, plongeant son regard glacé dans les yeux turquoise du petit mamifère, qui tout à coup se sentit tout fragile.
- Fais-le...tu ne le regretteras pas...
Il siffla tout bas, sur un ton moqueur.
- J’ai beaucoup d’autres sssucreries en réserve pour toi...
Sa vitre s’abaissa, et ils s’enfuirent ensemble, du moins...pour quelques temps.
no subject
Date: 2012-10-21 01:39 pm (UTC)Vu qu'un lémurien, c'est quand même une petite bête, ça a sûrement plus d'effet.
Qui dit que c'était un gosse de cette classe-ci ? La maîtresse a l'habitude d'emmener ses classes au zoo (d'où le monologue récité de début, tout droit tiré d'un livre XD), peut-être qu'il s'agit d'un gosse d'une autre classe...et les barres de chocolat, il les a gardé, le temps de trouver un animal à qui les donner pour faciliter son évasion ?