Hana wa saku ka, de Shôko Hidaka
Mar. 27th, 2013 06:41 pmDans les yaoi/shônen-ai, il n'y a pas QUE des trucs qui puent !
Depuis quelques années, il y a eu un énorme essor éditorial autour du yaoi en France. Plusieurs éditeurs - Asuka/Kazé, Tonkam, Taïfu - se sont lancés dans la yaoi. Chaque mois voit sortir de nouveaux titres. Bonnes ou mauvaises choses ? Disons qu'il y a les deux. Car si cela permet de trouver de bons mangas en magasin, qui jusqu'à présent étaient boudés à cause de leurs caractères homosexuel (je suppose ?) et/ou érotique, il faut l'avouer, une grande partie de "l'industrie yaoi" consiste à sortir un peu tout et n'importe quoi, et surtout, surtout, beaucoup de porn, souvent sans scénario, et des fois avec des dessins franchement laids (mais là, ça dépend des goûts).
Et niais.
Genre ce truc (ou comment j'adore taper sur Chitose Piyoko) :

Pourquoi je n'aime pas (moi et mes préjugés. Chuis sûre qu'on a les mêmes) :
- Le uke est à moitié à poil = l'histoire est sans doute aussi porn que la couverture = pas d'histoire, à priori
- Le uke porte une croix comme pur accessoire = c'est une fashion victim. Va mourir ! (je ne suis pas chrétienne, mais je trouve cette mode idiote)
- Ah oui, le fait que la couverture exprime clairement une dichotomie des personnages (hohoho, attention, je pars dans un grand délire analytique) : le uke est dénudé, prêt à satisfaire son seme, alors qu'il arbore un look de faux rebelz; il n'exprime même pas son désir, arborant une mimique neutre, au contraire du seme, qui lui, est tout habillé, arbore un mini sourire de connivence avec la lectrice ("regarde bien, je vais me le faire, ce petit délinquant en carton qui n'attend que ça !") et il a une cravate (ce qui signifie, comme dans tout bon yaoi, que c'est un salaryman, ou au moins un homme plus âgé qui travaille). CLICHE !
- Ya des fleurs sur la couverture = attention, ça va être shôjô-porn !!
- Le titre est une chanson de Jenifer (du coup, je ne peux pas m'empêcher de chanter; ben quoi, elle est mignonne, cette chanson !)
- Je trouve que les mentons ressemblent à ceux des personnages dans Pokémon
- Les cheveux en petits piques. Sont-ils en plastique ?
Bon, la plupart des arguments ne sont PAS pertinents. C'est pourquoi je me permets de copier/coller le résumé du livre :
Un précepteur qui débarque à l’improviste dans une maison où son élève n’est pas là et fait connaissance avec son frère, un jeune homme timide demande prend auprès d’un acteur des cours de séduction qui s’avère trop efficaces… l’imagination débridée de Piyoko Chitose fait de nouveau merveille pour un Boy’s Love toujours aussi sexplicit !
On ne relèvera pas les fautes de français, hein, ce serait mesquin. Par contre, visiblement c'est pas l'histoire qui est privilégié (en même temps, j'aurais dû choisir un one shot et pas un recueil, pour que ce soit plus parlant). Pour combler un peu le vide du résumé, la dernière phrase est un éloge à l'auteur pour attirer la fan qui a déjà acheté les précédents ouvrages et qui seraient en mal de scènes hot.
Bon sang, ce que je suis vieux jeu quand même...
Bon, et dernière réflexion, pour la route : pourquoi le yaoi (les yuri aussi d'ailleurs) a-t-il mis tant de temps à se faire publier en France ? Non parce que les hentai, ça fait un bail que c'est trouvable, mais "honteux". Alors que tu vas à la Fnac, maintenant, tu as dix tonnes de yaoi, même pas sous blister, bien en évidence.
Le yaoi, c'est le porn chic des filles ? Bon, pas le genre dont tu vas parler avec tes parents, faut pas non plus exagérer, mais tout de même...certains (beaucoup) de yaoi sont du même niveau que les hentai, je trouve. (ahem, quand les héros ne développent pas un syndrome de Stockholm après avoir été violés dans une ruelle sombre, ce sont des clichés féminins sexy avec des couilles)
Donc, la question, c'est : est-ce que l'homosexualité dans le yaoi (et le yuri) faisait peur ? Est-ce que les éditeurs avaient peur de ne pas trouver leur public ? Est-ce que les filles ont le droit de lire du porn aussi ? Et pourquoi maintenant, les filles ont le DROIT de lire du porn alors que les mecs doivent se cacher ? Est-ce que ça revient à dire que les filles lisent de la romance pimentée quand les mecs ne sont que de gros porcs ?
Et pourquoi je suis une emmerdeuse ? XD
Voilà, j'ai râlé, c'est bon, on peut maintenant entrer dans le vif du sujet !
Hana wa sakuka est un manga de Shôko Hidaka, édité chez Taifu dans la nouvelle collection shônen-ai Yaoi Blue.

Alors déjà, je dois dire que l'initiative de créer cette collection est une très bonne idée, car ça permet de faire un peu mieux le tri dans ce qui paraît en ce moment. Je n'ai pas lu tous les mangas de cette collection, évidemment, mais ceux que j'ai lu étaient pour la plupart intéressants (et je reparlerais de certains d'entre eux dans d'autres post). Je ne suis pas contre le yaoi (la distinction avec le shônen-ai se faisant à priori au niveau de la présence ou non de sexe), mais encore une fois...ya plus de chances de tomber sur de la m****. Mais je reparlerais de yaoi plus tard, pour l'instant, je vais un peu gloser sur CE MANGA :


Il n'y a que deux tomes de parus pour l'instant. Je pense qu'il devrait y en avoir 4...
Ouaaaaais, je sais ce que vous allez dire ! Ya des fleurs sur la couverture ! Mais ce n'est pas pour rien !
Depuis quelques années, il y a eu un énorme essor éditorial autour du yaoi en France. Plusieurs éditeurs - Asuka/Kazé, Tonkam, Taïfu - se sont lancés dans la yaoi. Chaque mois voit sortir de nouveaux titres. Bonnes ou mauvaises choses ? Disons qu'il y a les deux. Car si cela permet de trouver de bons mangas en magasin, qui jusqu'à présent étaient boudés à cause de leurs caractères homosexuel (je suppose ?) et/ou érotique, il faut l'avouer, une grande partie de "l'industrie yaoi" consiste à sortir un peu tout et n'importe quoi, et surtout, surtout, beaucoup de porn, souvent sans scénario, et des fois avec des dessins franchement laids (mais là, ça dépend des goûts).
Et niais.
Genre ce truc (ou comment j'adore taper sur Chitose Piyoko) :

Pourquoi je n'aime pas (moi et mes préjugés. Chuis sûre qu'on a les mêmes) :
- Le uke est à moitié à poil = l'histoire est sans doute aussi porn que la couverture = pas d'histoire, à priori
- Le uke porte une croix comme pur accessoire = c'est une fashion victim. Va mourir ! (je ne suis pas chrétienne, mais je trouve cette mode idiote)
- Ah oui, le fait que la couverture exprime clairement une dichotomie des personnages (hohoho, attention, je pars dans un grand délire analytique) : le uke est dénudé, prêt à satisfaire son seme, alors qu'il arbore un look de faux rebelz; il n'exprime même pas son désir, arborant une mimique neutre, au contraire du seme, qui lui, est tout habillé, arbore un mini sourire de connivence avec la lectrice ("regarde bien, je vais me le faire, ce petit délinquant en carton qui n'attend que ça !") et il a une cravate (ce qui signifie, comme dans tout bon yaoi, que c'est un salaryman, ou au moins un homme plus âgé qui travaille). CLICHE !
- Ya des fleurs sur la couverture = attention, ça va être shôjô-porn !!
- Le titre est une chanson de Jenifer (du coup, je ne peux pas m'empêcher de chanter; ben quoi, elle est mignonne, cette chanson !)
- Je trouve que les mentons ressemblent à ceux des personnages dans Pokémon
- Les cheveux en petits piques. Sont-ils en plastique ?
Bon, la plupart des arguments ne sont PAS pertinents. C'est pourquoi je me permets de copier/coller le résumé du livre :
Un précepteur qui débarque à l’improviste dans une maison où son élève n’est pas là et fait connaissance avec son frère, un jeune homme timide demande prend auprès d’un acteur des cours de séduction qui s’avère trop efficaces… l’imagination débridée de Piyoko Chitose fait de nouveau merveille pour un Boy’s Love toujours aussi sexplicit !
On ne relèvera pas les fautes de français, hein, ce serait mesquin. Par contre, visiblement c'est pas l'histoire qui est privilégié (en même temps, j'aurais dû choisir un one shot et pas un recueil, pour que ce soit plus parlant). Pour combler un peu le vide du résumé, la dernière phrase est un éloge à l'auteur pour attirer la fan qui a déjà acheté les précédents ouvrages et qui seraient en mal de scènes hot.
Bon sang, ce que je suis vieux jeu quand même...
Bon, et dernière réflexion, pour la route : pourquoi le yaoi (les yuri aussi d'ailleurs) a-t-il mis tant de temps à se faire publier en France ? Non parce que les hentai, ça fait un bail que c'est trouvable, mais "honteux". Alors que tu vas à la Fnac, maintenant, tu as dix tonnes de yaoi, même pas sous blister, bien en évidence.
Le yaoi, c'est le porn chic des filles ? Bon, pas le genre dont tu vas parler avec tes parents, faut pas non plus exagérer, mais tout de même...certains (beaucoup) de yaoi sont du même niveau que les hentai, je trouve. (ahem, quand les héros ne développent pas un syndrome de Stockholm après avoir été violés dans une ruelle sombre, ce sont des clichés féminins sexy avec des couilles)
Donc, la question, c'est : est-ce que l'homosexualité dans le yaoi (et le yuri) faisait peur ? Est-ce que les éditeurs avaient peur de ne pas trouver leur public ? Est-ce que les filles ont le droit de lire du porn aussi ? Et pourquoi maintenant, les filles ont le DROIT de lire du porn alors que les mecs doivent se cacher ? Est-ce que ça revient à dire que les filles lisent de la romance pimentée quand les mecs ne sont que de gros porcs ?
Et pourquoi je suis une emmerdeuse ? XD
Voilà, j'ai râlé, c'est bon, on peut maintenant entrer dans le vif du sujet !
Hana wa sakuka est un manga de Shôko Hidaka, édité chez Taifu dans la nouvelle collection shônen-ai Yaoi Blue.

Alors déjà, je dois dire que l'initiative de créer cette collection est une très bonne idée, car ça permet de faire un peu mieux le tri dans ce qui paraît en ce moment. Je n'ai pas lu tous les mangas de cette collection, évidemment, mais ceux que j'ai lu étaient pour la plupart intéressants (et je reparlerais de certains d'entre eux dans d'autres post). Je ne suis pas contre le yaoi (la distinction avec le shônen-ai se faisant à priori au niveau de la présence ou non de sexe), mais encore une fois...ya plus de chances de tomber sur de la m****. Mais je reparlerais de yaoi plus tard, pour l'instant, je vais un peu gloser sur CE MANGA :


Il n'y a que deux tomes de parus pour l'instant. Je pense qu'il devrait y en avoir 4...
Ouaaaaais, je sais ce que vous allez dire ! Ya des fleurs sur la couverture ! Mais ce n'est pas pour rien !
Sakurai Kazuki percute un étudiant en art du nom de Minagawa Youichi, en rentrant chez lui. Dans le choc, ses affaires sont détruites. Par chance, Minagawa dit posséder le magazine détruit et entraine Sakurai chez lui pour le lui donner.
Ce résumé tellement laconique ! XD
Ce résumé tellement laconique ! XD
Sakurai bosse dans la pub. C'est le genre de type qui travaille beaucoup, mais qui se lasse vite de tout (et les femmes le quittent en même temps que sa passion décroît). Quand il rencontre Youichi, il voit un jeune homme un peu prétentieux, qui ne se soucie pas des autres. Youichi, 19 ans, très sérieux, très solitaire, et pourtant, il vit dans une pension dont il est le propriétaire depuis le décès de ses parents quand il était jeune, avec deux de ses cousins, Shouta et Takeo. Shouta est par ailleurs le fils illégitime de l'oncle de Youichi, et a été envoyé là lors du décès de sa mère, pour que l'oncle en question puisse s'en "débarasser", en quelque sorte.
Le père de Youichi était un artiste adulé de tous, et Youichi suit ses traces dans la peinture; mais personne ne sait s'il fait ça par goût, ou s'il fait tout pour lui ressembler. C'est difficile, car tout le monde aimait son père, et tout le monde cherche à le retrouver à travers son fils. Youichi s'est donc fait très silencieux et n'exprime jamais ce qu'il ressent.
Et à côté de ça, il y a cet homme de 38 ans (hohoho, différence d'âge je t'aime) qui au début ne comprend pas le caractère taciturne de Youichi, qu'il prend pour de l'arrogance, mais qui peu à peu vient de plus en plus souvent à la pension, pour divers prétextes (entre autre, pour faire des photos pour une campagne de pub). Cet endroit, la pension, donne une atmosphère particulière; le bâtiment est vieillot, le jardin est immense et un peu sauvage...
Pourquoi j'aime :
- La différence d'âge !!
- Des personnages complexes et très nuancés. Sakurai est un adulte démotivé qui a des réactions très spontanées. Youichi, au contraire, est un jeune homme réservé, mais finalement très naïf quant à sa relation aux autres. Ils rencontrent différents personnages, qui les font réfléchir sur eux-même, sur leurs comportements, mais aussi sur l'autre et sa perception de soi.
- Youichi est plus jeune, mais je ne trouve pas qu'il fasse petit bishônen fragile. Il a du charme, il est mignon, mais il est bien campé, bien caractérisé, et les images ne le mettent pas toujours en valeur. C'est souvent le tort, dans les yaoi/shônen-ai. Mais il n'a rien d'un adolescent agaçant, il est très mature (même si, par certains aspects, il ne l'est pas; mais c'est équilibré, car Sakurai non plus n'est pas parfait, et finalement c'est plus réaliste comme ça, je pense)
- Du coup, l'histoire se met doucement en place. Tout le tome un est réservé à la présentation des personnages, de leurs caractères, mais aussi à la mise en place de la relation. Et même si le début est peut-être un peu tiré par les cheveux, ça raconte si bien le quotidien, avec une telle simplicité, sans esbroufe ni effets de manche, que finalement, on peut tout de même y croire. J'aime beaucoup cet aspect "tranche de vie" qui rend l'histoire crédible.
- ça aborde plein de thématiques qui m'intéresse : les difficultés pour instaurer un rapport avec les autres; le deuil; les rapports familiaux; l'écart générationnel. Je dois dire que j'apprécie tout particulièrement ce dernier thème, car de fait, cela concerne la romance : Sakurai se prend plus la tête sur le fait que Youichi ait 19 ans (et qu'il n'arrive pas à cerner ce qu'il pense) que du fait qu'il soit un garçon. Je trouve ça adorable XD
- Du coup, les petits moments qui esquissent l'aveu des sentiments, dans le tome deux, me rendent toute "doki doki" de par leur maladresse, leur hésitation, leur incompréhension l'un de l'autre, malgré l'affection qui se tisse sans qu'ils sachent trop pourquoi.
Pour toutes ces raisons, je recommande cette lecture.
Le père de Youichi était un artiste adulé de tous, et Youichi suit ses traces dans la peinture; mais personne ne sait s'il fait ça par goût, ou s'il fait tout pour lui ressembler. C'est difficile, car tout le monde aimait son père, et tout le monde cherche à le retrouver à travers son fils. Youichi s'est donc fait très silencieux et n'exprime jamais ce qu'il ressent.
Et à côté de ça, il y a cet homme de 38 ans (hohoho, différence d'âge je t'aime) qui au début ne comprend pas le caractère taciturne de Youichi, qu'il prend pour de l'arrogance, mais qui peu à peu vient de plus en plus souvent à la pension, pour divers prétextes (entre autre, pour faire des photos pour une campagne de pub). Cet endroit, la pension, donne une atmosphère particulière; le bâtiment est vieillot, le jardin est immense et un peu sauvage...
Pourquoi j'aime :
- La différence d'âge !!
- Des personnages complexes et très nuancés. Sakurai est un adulte démotivé qui a des réactions très spontanées. Youichi, au contraire, est un jeune homme réservé, mais finalement très naïf quant à sa relation aux autres. Ils rencontrent différents personnages, qui les font réfléchir sur eux-même, sur leurs comportements, mais aussi sur l'autre et sa perception de soi.
- Youichi est plus jeune, mais je ne trouve pas qu'il fasse petit bishônen fragile. Il a du charme, il est mignon, mais il est bien campé, bien caractérisé, et les images ne le mettent pas toujours en valeur. C'est souvent le tort, dans les yaoi/shônen-ai. Mais il n'a rien d'un adolescent agaçant, il est très mature (même si, par certains aspects, il ne l'est pas; mais c'est équilibré, car Sakurai non plus n'est pas parfait, et finalement c'est plus réaliste comme ça, je pense)
- Du coup, l'histoire se met doucement en place. Tout le tome un est réservé à la présentation des personnages, de leurs caractères, mais aussi à la mise en place de la relation. Et même si le début est peut-être un peu tiré par les cheveux, ça raconte si bien le quotidien, avec une telle simplicité, sans esbroufe ni effets de manche, que finalement, on peut tout de même y croire. J'aime beaucoup cet aspect "tranche de vie" qui rend l'histoire crédible.
- ça aborde plein de thématiques qui m'intéresse : les difficultés pour instaurer un rapport avec les autres; le deuil; les rapports familiaux; l'écart générationnel. Je dois dire que j'apprécie tout particulièrement ce dernier thème, car de fait, cela concerne la romance : Sakurai se prend plus la tête sur le fait que Youichi ait 19 ans (et qu'il n'arrive pas à cerner ce qu'il pense) que du fait qu'il soit un garçon. Je trouve ça adorable XD
- Du coup, les petits moments qui esquissent l'aveu des sentiments, dans le tome deux, me rendent toute "doki doki" de par leur maladresse, leur hésitation, leur incompréhension l'un de l'autre, malgré l'affection qui se tisse sans qu'ils sachent trop pourquoi.
Pour toutes ces raisons, je recommande cette lecture.
no subject
Date: 2013-03-28 10:37 pm (UTC)En tout cas, merci de faire profiter de ton expérience. Tu es sûrement au courant de plus de choses que moi.
Concernant le porno fille/porno garçon, je prenais pour exemple le yaoi, mais c'est vrai que la nouvelle vague bit lit + phénomène 50 nuance de Gray fait beaucoup parler de la sexualité féminine, ce qui me donne l'impression qu'on a un peu découvert que ça existait récemment, et on est en train d'assister, à mon sens, à une espèce de vague résurgence du Girl Power des années 90.
J'ai l'impression que certaines femmes vont brandir des romans comme 50 nuances comme un nouvel outil d'émancipation de la Femme. D'un côté ouais, c'est cool que les éditeurs prennent en considération. Et en même temps, le battage médiatique autour de ça me met mal à l'aise. Difficile d'être fière de lire de la mauvaise littérature de cul. Mais bon, le jugement est un peu sévère, sans doute.
no subject
Date: 2013-03-29 06:27 am (UTC)Fier au sens positif de la chose ? Ou tu penses que c'est difficile d'assumer de ne pas avoir honte de lire de la mauvaise littérature de cul ?
Dans les rares et précieux cas où je trouve de la bonne littérature de cul qui tape sur mes kinks, je suis contente. Mais le reste du temps, si ça marche sur moi, je lirai du mauvais porn, et je l'assume. Et oui, je n'irai pas forcément jusqu'à fierté, mais je trouve que c'est une bonne chose que les gens assument "je lis du porn parce que c'est hot" et ne soient pas obligés de se cacher nerveusement derrière une qualité artistique existante ou pas.
no subject
Date: 2013-03-30 09:57 pm (UTC)Du coup, je trouve admirable que tu puisses l'assumer pleinement.
(du coup, écrire du porn, c'est dur, parce que je ne veux pas écrire du mauvais)
no subject
Date: 2013-03-31 08:51 pm (UTC)Dans mon porn - au sens que j'écris -, j'ai souvent l'impression que si je dois choisir entre le côté
correct littérairement et le côté hot, je prendrai plutôt correct littérairement. Et si je veux écrire de la fanfic où les gens empathisent avec les personnages, et tout, c'est probablement mieux. ^^
Mais bon, écrire du porn pas hot, je comprends que ça puisse sembler un problème pour d'autres raisons.
Comme de lire une comédie profonde et magnifiquement écrite et pas drôle. ^^