Warm Bodies
Jun. 7th, 2013 08:55 pmAujourd'hui, j'ai regardé Warm bodies, l'adaptation cinématographique de Vivants, un bouquin d'Isaac Marion.
Vous avez bien dû croiser quelques affiches de ce film. Un grand machin rouge avec un couple qui se tient les mains, et marqué en gros dessus « L'amour rend vivant. »

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Comme en ce moment, c'est le défilé des adaptations de romances fantastique pour ado, je ne me serais pas arrêté sur ce film...si ça n'avait pas parlé de ZOMBIES.
L'histoire, on la devine à moitié : Une fille et un zombie se rencontrent, et à son contact, il devient plus humain.
Bon, une fois qu'on sait cela, inutile d'avoir d'autres attentes ; pourtant, il y a quand même quelques surprises dans ce film, et j'avoue, j'ai passé un bon moment.
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Mais pour commencer, les raisons qui m'ont poussées à regarder ce film :
- Alors comme ça, le héros est un zombie ? Je me demande bien comment elle va faire pour tomber amoureuse de lui...
- Oooooh, mais ya aussi marqué comédie dans le genre du film.
- Mais...mais...tous les personnages ONT LES YEUX BLEUS !
- Et ya John Malkovitch.
- (et le héros, c'est Beast de X-Men First Class...pas dégueu le zombie XD)

(c'est même l'un des arguments des affiches)
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(c'est même l'un des arguments des affiches)
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Maintenant, voici quelques bonnes raisons de regarder ce film :
- Pour commencer...il est du point de vue du zombie. Allez, avouez que tout de suite, c'est plus intéressant que de se mettre dans la peau d'une greluche qui « attends l'amouuuuur de ses rêves ! »
Certes, notre ami zombie n'est pas un « vrai » zombie. Il est quand même sexy, malgré les veines bleus, les lentilles de contact bizarres, les lèvres noires, les fringues crades, le sang partout et les cicatrices. Ben ouais, ya des mecs comme ça, ils ont du bol, même zombifié, ils ont l'air de top model.


Passons sur le look émo du héros. Ce qui est vraiment sympa, c'est qu'on comprend vite qu'il s'ennuie. Tous les zombies s'ennuient. On ignore comment ils sont devenus comme ça (le héros élabore quelques théories abracadabrantes en guise d'intro...l'intro est à mourir de rire), mais le fait étant qu'ils ne sont plus humains. Vous aurez compris, d'après l'affiche : c'est évidemment l'amour qui rend humain.
Mais pour l'instant, pas d'amour...mais de l'humour. Parce que ce regard de zombie sur le monde est hilarant. J'adore la scène où le héros présente aux téléspectateurs son meilleur ami : un homme d'une quarantaine d'années zombifié, avec lequel il parvient à échanger quelques grognements, voire même un « faaaaaaim » de temps à autres.

"Greuuuuh" "Greuuuuh faaaaaim" "grr...ville...reeeeuuuh"
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"Greuuuuh" "Greuuuuh faaaaaim" "grr...ville...reeeeuuuh"
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- Parce que ce film est plein d'humour, et c'est ce que je préfère, car si on part du postulat que le film ne se prend pas trop au sérieux, on passe un agréable moment à suivre les tribulations de notre héros sans nom. Ah oui, parce que le héros n'a pas de nom, il a perdu ses souvenirs. Parce que tous les zombies n'éprouvent plus rien, ne se souviennent de rien...sauf quand ils mangent de la cervelle. Facile de devenir accroc, non ?
Le moment coup de foudre est trop drôle, avec une petite musique et tout ; on imagine presque les petits cœurs et l'explosion de pétales derrière le héros. Ce dernier rencontre l'héroïne pendant qu'elle et son groupe essaye de dénicher de la nourriture...quand les zombies les attaquent.
Parce que j'ai oublié de vous dire...l'héroïne, dans le film, elle a un gros gun, elle a des couteaux...bref, c'est une survivante d'invasion zombie. Elle n'est pas ultra badass non plus, mais elle sait se tenir.

"Avec moi, tu vas devenir végétarien, p'tit gars. Oh yeah !"
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"Avec moi, tu vas devenir végétarien, p'tit gars. Oh yeah !"
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Après que le héros ait dévoré le petit ami de la fille (le frère de James Franco...vous savez, le connard de Bouffon Vert II dans Spiderman, de Sam Raimi ! Il lui ressemble comme deux gouttes d'eau), il obtient ses souvenirs et...MINDFUCK, il va s'en servir pour séduire la fille. Enfin, il aimerait bien, mais c'est pas comme si ça allait être facile de l'apprivoiser, et ce bien qu'il parvienne à parler un peu. Heureusement qu'elle ne l'a pas vu déguster la cervelle de son copain, tiens...
En même temps, le copain était présenté de façon très négative, bien superficielle, pour que le spectateur soit content qu'il crève. Et comme ça, personne n'est étonné que la fille se remette vite de sa mort.
- Malgré tout, il y a un peu de doux-amer dans ce film qui fait que j'ai bien aimé, malgré des clichés. L'ex petit-copain de la fille avait l'air d'un con, mais le héros a régulièrement des flash back des souvenirs qu'il a absorbé, et je trouve que ça adoucit les choses. On comprend comment il est devenu comme ça, que ce n'est pas arrivé du jour au lendemain.
On s'aperçoit que si l'apocalypse zombie a changé les choses, elle a aussi changé les gens.
Dans cette histoire, il y a également des méchants. On se doute que John Malkovitch, papa de la demoiselle, chef militaire des survivants, risque de ne pas beaucoup apprécier son gendre, mais les vrais Big Bad, on les rencontre au début du film, il s'agit des « osseux ». Des zombies qui ont perdus espoir et qui deviennent des squelettes terrifiants, assoiffés de chair et sans le moindre semblant d'émotions.

"Salut ! Je suis Osseux n°1, j'ai aussi joué Cauchemar n°15 dans Les 5 Légendes. J'espère bientôt avoir mon propre film...encouragez-moi s'il vous plaît"
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"Salut ! Je suis Osseux n°1, j'ai aussi joué Cauchemar n°15 dans Les 5 Légendes. J'espère bientôt avoir mon propre film...encouragez-moi s'il vous plaît"
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Toute la subtilité des zombies de Warm Bodies, c'est qu'ils ressentent encore des choses, mais c'est tellement enfoui sous la faim dévorante que les sentiments ont du mal à resurgir. C'est comme s'ils étaient piégés dans une enveloppe vide. C'est ce qui les rend attachants, et d'autant plus qu'il y a les osseux pour jouer le rôle des pires pourritures.
Alors, ok, ya de la caricature parfois, certains personnages semblent manichéens (oh, papa Malkovitch...), mais personnellement, il y a des personnages que j'ai bien apprécié, comme le meilleur ami quarantenaire du héros. Nan parce que...quarantenaire quoi. Et ils discutent en grognant.
Et la meilleure amie de l'héroïne, qui n'est finalement pas si conne (et je l'aime pour avoir harcelé le héros de question « C'est quoi ton nom ? Comment t'es mort ? T'as quel âge ? Nan parce que, tu pourrais avoir vingt ans, mais t'as un visage d'ado, si ça se trouve... » Hiiiii, un couple où la fille serait plus âgée !!)
Et puis l'héroïne quoi, c'est surprenant de ne pas avoir une énième tête à claque...
Bon et, évidemment, le héros est très attachant, il se pose des questions sur comment agir pour paraître normal, et même en agissant comme un zombie, il paraît plein d'émotion (timide, maladroit, sur le point de pleurer...c'est assez bien joué).
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- Ya un tas de bonnes musiques dans ce film ! Sans rire !
(oh god, le moment de la musique de Pretty Woman où le héros essaye de ressembler à un humain...XD)
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Voilà, j'ai bien aimé ce film, c'était bien rigolo, je vous le recommande pour un moment divertissant, sans prise de tête, avec un peu d'émotion et de frisson.
Voilà, j'ai bien aimé ce film, c'était bien rigolo, je vous le recommande pour un moment divertissant, sans prise de tête, avec un peu d'émotion et de frisson.
no subject
Date: 2013-06-07 10:41 pm (UTC)Je n'avais pas capté le parallèle pourtant pas très discret R/Julie - Roméo/Juliette, on a été obligé de me le pointer... mais par contre j'ai trouvé que le fait que les autres clichés soient utilisés de manière si évidente et ce qui faisait leur charme.