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🎅 Thèmes :

❄️ Chaleur VS froid
❄️ Folklore hivernal
❄️ Maladie
❄️ Cadeaux
❄️ Réveillon mouvementé ou romantique


⛄️ Fandoms :
Manga
Code Geass (Lelouch/Rollo)
Death Note (Matt/Mello)
Durarara !! (Shizaya, Aoba/Mikado)
Fire Force (la 8ème bridage, Obi/Hinawa)
Hunter x Hunter (Gon/Killua, Hisoka->Gon, Hisoka/Illumi)
Nabari (Miharu/Yoite)
Mob Psycho 100 (Teruki/Mob, Mob et Ritsu et Reigen)
My Hero Academia (la classe en gen, Mic/Aizawa, Katsuki/Deku)
One Piece (les mugiwara, Zoro/Sanji, Ace/Smoker, Ace/Luffy, Luffy/Hancock, Law/Luffy)
One Punch Man (Saitama/Everyone - surtout Genos/Saitama, Sonic->Saitama)

Série
Brooklyn Nine-Nine (la b99, Jake/Amy, Duke/Jake)
Buffy contre les vampires (Spike/Drusilla, Willow/Tara, Warren/Andrew)
Chilling adventures of Sabrina (Sabrina/Prudence, Sabrina->Miss Waldwell, les Spellman, Nick/Harvey)
Dr Who (Master/Doctor, Twelve/Missy, Twelve/River)
Gotham (Jerome->Pingouin/Nygma, Bruce/Selina, Jerome/Bruce)
Gravity Falls (les Pines, Bill/Ford, BillDip, FiddAuthor, StanFiddwich, et Stanchez)
Hannibal (Hannibal/Will, Franklyn->Hannibal, Matthew Brown->Will)
In the flesh (Simon/Kieren)
Rick & Morty (les Smith, Rick/Morty (les versions alternatives, genre les flics ou les evil))
Supernatural (TFW, Dean/Castiel, Jody/Donna)


Film
Fantastic Beasts 2 (Grindeldore)
Venom (Symbrock)
Zootopia (Judy/Nick)

🎄 Restrictions : Pas d'angst (hurt/comfort accepté), préférence pour des textes courts (100-700 mots, sauf si porn, ça peut être plus) ou fanart ou manip/icônes
From: [identity profile] justpaulinhere.livejournal.com
“Qu’est-ce que tu fais là ? Le Tardis indiquait que la planète était déserte, comment es-tu parvenu à échapper à ses détecteurs ?
— Je viens juste d’arriver, répondit le Maître. Accident de voyage temporel à courte portée.
— Tu étais dans le coin ?
— Série d’accidents à courte portée, corrigea le Maître.”
Un silence malaisant menaça de se glisser entre eux. Il ne leur arrivait jamais de se rencontrer par accident. Non, ils étaient opposés dans une guerre qui durait depuis des éternités, et chacune de leur rencontre tenait d’un jeu stratégique élaboré ces derniers temps, aucune de leur rencontre ne laissait place au hasard.
“Je n’aurais jamais dû laisser Missy y toucher…
— Elle t’a piégé aussi alors, lâcha le Docteur. Elle a saboté mon Tardis.”
Le Maître ricana avec joie, et il eut du mal à se sentir blesser. Quelques flocons de neige s’étaient accumulés sur les épaules de son costume noir, et de sans cheveux grisonnant. Il n’était pas là depuis très longtemps, en effet.
“Je me demande quel mauvais coup elle prépare pour s’être donné tant de mal à nous piéger tous les deux…
— Que suis-je censé faire alors ? T’inviter à prendre un chocolat à l’intérieur ? Ou bien te laisser mourir de froid dehors ?”
Le Docteur s’approcha de la porte et l’ouvrit sans attendre de réponse, il fit signe au Maître de le suivre. Il se garda pourtant bien de lui tourner le dos, il n’était pas dupe à ce point, peu importait ce que la situation allait demander de lui…
#
Quelques temps plus tard, ils étaient tous les deux installés dans le Tardis, ils s’étaient réchauffés sans trop de problème, et le Docteur s’était même laissé aller à honorer son offre de chocolat chaud. Ils avaient commencé les réparations sur le Tardis dans un silence tranquille.
“Tu sais, ce que tu disais tout à l’heure, commença le Docteur, à propos de Missy voulant nous écarter… Je comprends qu’elle ne veuille pas que j’interfère avec ses plans, j’ai tendance à toujours tout faire capoter, mais, et toi ? Tu n’es pas censé être un allié ?
— Comment as-tu pu vivre aussi longtemps et rester aussi niais ? “Allié” possède une pluralité de sens à laquelle tu devrais faire plus attention. Disons, pour faire simple, que notre alliance ne tient plus lorsque nous avons des conflits d’intérêts.”
Le silence reprit ses droits.
“Tu parlais aussi d’un manipulateur de vortex, je crois, tout à l’heure ?
— Hum hum, c’est comme ça que je suis arrivé sur ce rocher à la noix.
— Il pourrait peut-être nous servir ?
— On est désespérément en manque de voyage temporel, hein ? Tu découvres enfin la peur, Docteur ? Celle de l’immobilisme ? Tu dois vraiment être désespéré pour vouloir utiliser un truc pareil, comment disent tes humains déjà ? “Un vrai junkie”…
— Je ne vais pas te demander pourquoi tu t’en es servis en premier, alors.”
Le Maître laissa un sourire s’étirer sur ses lèvres, pire encore, il laissa le Docteur le voir.
“Saboté, lui aussi. Il est inutilisable.
— Mon Tardis est présentement inutilisable, argumenta le Docteur.”
Le Maître laissa s’échapper un soupire. C’était une douce manière de lui rappeler que le Docteur avait l’avantage sur lui, et, même s’ils n’en avaient pas parlé une seule fois, qu’il était le seul à posséder l’équipement adéquat pour les sortir de cette situation. Le soin que Missy avait apporté à ce piège ne présageait rien de bon, et le Maitre commençait à voir danser des dizaines de plans devant ses yeux, tous impliquant Missy et une quantité non négligeable de chaos.
“Très bien, je vais voir ce que je peux en tirer.”
#
Les réparations avançaient doucement, mais l’aide du Maître était appréciable. Le Docteur ne parvenait pas à le laisser manipuler sa machine, ou du moins, pas sans avoir des soupçons, ni sans vouloir le surveiller constamment. Être sans cesse sur les nerfs commençait à attaquer sa capacité à réfléchir correctement. Il ne tenait plus en place.
“On devrait faire une pause.”
From: [identity profile] justpaulinhere.livejournal.com
Le Docteur ignora la remarque du Maître. Il aurait pu sans doute trouver un commentaire à lui renvoyer, mais il n’y tenait pas. Le Maître ne laissa pas passer l’occasion.
“Il nous faudra encore un jour ou deux pour terminer des réparations sommaires, et sans doute encore un de plus si tu veux vraiment que ce Tardis puisse affronter Missy. Les Seigneurs du Temps ne sont pas des dieux, aussi dur que ça puisse être à admettre, et il faudra bien qu’on s’arrête tôt ou tard. Tu n’es plus qu’un vieil homme, même les régénérations ont leurs limites…”
Le Docteur serra les dents, mais s’arrêta.
“C’est à ton tour de jouer les docteurs alors, et de me conseiller quoi ? Du repos ? Et pourquoi pas la retraite ?
— Je demande juste une pause, Docteur.
— Parce que tu crois que je vais pouvoir me reposer ? Que je vais me détendre et baisser ma garde, c’est ça ? Pour autant que je sache, tu pourrais aussi bien être un complice de Missy dans cette histoire.
— Qu’est-ce qu’il te faut de plus, bon sang ! Tu ne vois donc pas ce que cette vipère a fait de moi ? Non, tu as toujours aimé quand les choses sont claires et nettes, bien établies au grand jour. Tu n’aimes ni l’ombre ni l’incertitude. Tu es comme ces hommes que tu affectionnes tant, il te faut toujours tout savoir. Eh bien voilà : je ne peux rien faire. Je ne tiens pas à rester une minute de plus dans ce désert de glace, et Missy m’a contraint à collaborer avec toi. Je peux te jurer qu’elle me le paiera quand je l’aurais retrouvée, et je suis même prêt à faire une alliance avec toi si tu veux te joindre à mon projet de vengeance, mais bon sang, reconnait que tu n’as rien à craindre de moi. Pas maintenant du moins.”
Le Docteur ne répondit pas. Il observait l’expression, d’habitude si gardée, de son ami, et le masque semblait se fendre soudainement sous ses yeux. Il discernait l’honnêteté brute qui se cachait derrière ce discours, la plainte qui le ponctuait.
“Quand vas-tu donc accepter que tu ne peux pas toujours être le Docteur ? Quand vas-tu donc accepter qu’il te faudra bien t’arrêter un jour ? Qu’il te faudra mourir comme nous tous ? Mêmes les immortels doivent connaître une fin, aussi sûr que cet univers connaîtra la sienne…”
Le Docteur ferma les yeux. Il abandonna définitivement les réparations et se détourna du Maître. Il lui tournait le dos, les épaules voutés, la défaite était si inhabituelle chez lui. Il ne pouvait pas accepter cette situation, il ne voulait plus rester là. Le Tardis était immense, et quasiment stable. Il avait des centaines d’endroit où se cacher…
“S’il te plait…”
Il se figea sur place.
“S’il te plait, accepte de ne plus être le Docteur pendant quelques instants, et j’accepterai de ne plus être le Maître. Tu seras toujours mon ennemi —notre ennemi— mais accepte le cadeau que nous fait Missy.”
Des pas, le Maître se rapprochait de lui. Il se força à rester immobile alors que des mains se posaient tout à coup sur ses hanches et qu’il pouvait sentir un souffle chaud contre sa nuque. “S’il te plait.” Les mots furent chuchotés à son oreille, et il ne savait plus tout à coup s’il devait se retenir de fuir, ou bien de se retourner. “Tu sais ce que je te demande, Doct—
— Non. Pas mon nom… Appelles-moi John.
— Très bien, sourit le Maître. Tout ce que tu veux.”
Les paroles susurrées firent place à des caresses plus poussées, à des baisers dans son cou, sa peau tendre effleurée par la barbe de l’homme dans son dos, et il ne put s’empêcher de frissonner et de se coller contre le corps qui se pressait contre le sien. Un rire léger lui répondit.
“Dis-moi, John, depuis combien de temps n’as-tu rien fait de la sorte ?”
Il dut s’empêcher de penser à River, il ferma de nouveau les yeux. Il ne voulait plus voir le Tardis, juste les ténèbres de son esprit.
“Lon—longtemps.
— Laisse-moi…
— Oui.” Il expira lentement. “Tout ce que tu veux.”
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Il avait quitté son manteau depuis longtemps, et le Maître se faisait désormais un devoir de lui faire abandonner son pull à capuche, avant de commencer à jouer avec les boutons de sa chemise, tout en caressant doucement son corps au fur et à mesure de ses pérégrinations. Il pouvait prétendre que ces mains appartenaient à n’importe qui, tant que le réel était emprisonné de l’autre côté de ses paupières closes, et, quelque part, cette pensée était la plus terrifiante qu’il avait eu à contempler de toute cette mascarade. Ces mains étaient celles du Maître, ces mains étaient celles d’un homme qu’il avait un jour vu asservir la terre. Le souvenir était si ancien qu’il en était devenu aussi flou qu’un rêve, et pourtant il pouvait se souvenir que ces évènements l’avaient marqué, avaient marqué un autre que lui. Et ces mains se glissaient sous ses boutons de manchettes ouverts pour venir doucement caresser ses poignets, son ennemi se penchait derrière lui pour déposer des baisers un peu partout à chaque endroit où sa chair était exposée, et continuaient inlassablement d’en exposer toujours plus, jusqu’à ce que la chemise glisse de ses épaules sans résistance et tombe au sol. Les mains furent de nouveau sur ses hanches nues, et il savait qu’il ne parviendrait jamais à penser qu’elles pouvaient appartenir à quelqu’un d’autre.
“Tu veux qu’on aille dans une chambre, John ?
— Seulement si tu y tiens.” Et le Maître gémit à son oreille, le conduisit doucement jusqu’à ce que son torse soit pressé contre la paroi de métal froide du Tardis, et il se laissa être plaqué contre elle. Il laissa lui-même ses mains se joindre dans son dos. Il savait que sa vie était faite de contrôle et de pouvoir, c’était la vie du Docteur, mais il ne voulait plus de cela. Juste pour quelques instants, il voulait accepter l’aide de son plus vieil ami. L’offre resta sans réponse alors que le Maître défaisait son bouton de braguette et poussait son pantalon à glisser jusqu’à ses chevilles, rattrapé par la gravité. Ce fut à son tour de gémir quand une main forte se saisit enfin de ses poignets. Ce ne fut qu’à cet instant qu’il s’autorisa à ouvrir les yeux et à peut-être, considérer l’idée de se laisser vraiment aller. Son caleçon lui fut également retiré, et il se trouva nu, brûlant, pressé contre la paroi par le Maître. C’était étrange de pouvoir sentir contre son dos nu les caresses du costume noir que semblait vouloir porter en toute circonstance cette personnalité de son ennemi.
“Saurais-tu où je pourrais trouver du lubrifiant ?” La demande murmurée dans son cou le fit frémir. Le Maître était rapide à repérer ses points faibles, et n’hésitait pas à en faire usage. Le panneau sur sa gauche fut ouvert par ce qui restait de conscience au Tardis avant même qu’il n’ait eu le temps de répondre. Et quelque part il était encore plus furieux d’avoir son consentement pour ce qui allait se passer. Il se permit de le signaler en essayant d’échapper à la poigne du Maître, et il fut choqué de l’entendre murmurer des non-sens doucement pour le calmer. Petit à petit, pourtant, il se détendit contre lui, abandonnant toute résistance alors qu’il pouvait sentir ses mains reprendre leurs caresses. Il parvint même à laisser s’échapper des presque-gémissements quand le Maître passa brièvement sur son ventre, ou l’intérieur de ses cuisses, et quand il finit par prendre son érection en main. Il haletait sans gêne, et pouvait voir se former le nuage de buée contre la paroi lisse.
Il ne réagit pas davantage qu’en gémissant un peu plus fort quand il entendit le bruit du tissu qu’un bougeait derrière lui, et celui d’une braguette qui s’ouvrait. Il n’était même pas étonné de sentir toujours le tissu du pantalon du Maître contre ses cuisses, et l’image produite dans son esprit le fit gémir à nouveau. Le Maître, vêtu de noir de pied en cap, avec cet air sévère et les cheveux blanchis par le temps, pressé contre lui, un lui nu et rougissant, sa peau pâle découverte et son excitation exposée, les cheveux en bataille ; il devenait l’image même de la débauche.
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“S’il te plaît, supplia-t-il.” Il ne voulait pas utiliser des mots pour décrire ses désirs, c’étaient des armes qu’il maniait tous les jours dans son combat éternel contre le reste de l’univers, alors il se contenta de se presser davantage contre le Maître, de tendre sa croupe en un geste qui traduisait sans doute sa dépravation. Il arrêta de respirer alors que le Maître se penchait vers le lubrifiant, il observa du coin de l’œil alors que sa main se baissait à nouveau derrière lui, et qu’il guettait le son qu’elle produisit en glissant sur… Une vision flasha devant ses yeux. Il pouvait se voir se retourner, il pouvait voir un baiser, des caresses, se voir prendre une part tellement plus active à cet acte. C’étaient des désirs humains. Il pensait ne plus en avoir… Il pouvait prétendre être John s’il le voulait, mais il ne pouvait pas faire plus. Le Maître le fit écarter davantage les jambes, et il put sentir son sexe juste contre son entrée. “Tu es toujours détendu ? Respire doucement, je veux pouvoir l’entendre.” Il se retint de lever les yeux au ciel, mais il était si facile de suivre ces paroles. “Bien. Je veux que tu me dises ce que tu veux. Je ne bougerai pas d’ici tant que tu n’auras pas obéi.”
Il serra les dents, et ferma les yeux. Pourquoi est-ce qu’il refusait d’abandonner cela ? Ce n’était pas l’humiliation de donner corps à ses désirs en les énonçant à voix haute qui le faisait soudainement reculer, s’il devait avoir peur de si peu, il aurait fui depuis si longtemps, non. Il tira pour libérer ses poignets, mais le Maître ne lâcha pas le pouvoir qu’il avait sur lui à l’instant. Il gesticula pour se presser davantage contre son sexe, pour prendre ce qu’il désirait, mais le Maître le lui refusa en riant. Et plus il se débattait, plus il se rendait compte du champ limité de ses possibilités, plus il découvrait à quel point il était impuissant, et plus il désirait ce qui lui était refusait. Moins il ressemblait à ce monstre de contrôle qu’était le Docteur, plus il était désespéré…
Prends-moi, lâcha-t-il d’une voix rauque.” C’était une faible reddition, il ne reconnaissait même pas sa voix, et doutait que le Maître ait même entendu jusqu’à ce qu’il accède à sa prière.
“Ne bouge pas, ordonna-t-il.” Ses mains s’agrippaient férocement à son corps pour l’immobiliser, l’une en tenant ses poignets, l’autre en pressant douloureusement sa hanche. Il se noya sous la sensation de ce sexe qui le pénétrait avec lenteur, il était perdu entre la pression et la force qui poussaient en lui, la légère brûlure de ses muscles qui s’étiraient, contraints par le Maître. Il avait l’impression que quelque chose en lui allait rompre, et pourtant, il était toujours entier, entouré par le corps de l’autre Seigneur du Temps.
Le Maître fit durer cette douce torture, et c’était à la fois bon et frustrant. Il aurait aimé que cet instant dure une éternité, ne rien connaître d’autre jusqu’à sa prochaine régénération. Ne plus avoir à connaître autre chose, à être autre chose que ce qu’il était maintenant.
“Encore… plus… s’il te plait…” Il ne reconnaissait même plus sa voix.
“Oui, John. Tout ce que tu veux… dis-moi tout ce que tu veux.”
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Et le Maître se retira avec la même lenteur que précédemment, et John se laissa aller à miauler ses suppliques. Il lui semblait que le Maître l’écoutait, que son rythme s’accélérait, mais le changement était si infime qu’il crut à une illusion. Le plaisir se faisait traitre, il brûlait dans ses nerfs et envahissait son corps, mais c’était un courant de faible puissance. Ce n’était qu’un avant-goût, et il voulait plus, tellement plus. Quelque part, au fond de son esprit, il se mit à compter ses allées et venues, toutes semblaient être aussi mesurée que la précédente et il se demanda combien de temps le Maître allait pouvoir tenir, combien de temps leurs corps allaient pouvoir supporter de telles contraintes. Quelque part autour de cinquante, il se rendit compte qu’il le suppliait en utilisant des mots d’une vulgarité dont il était si peu coutumier. Autour de cent-cinquante, il avait recommencé à se débattre pour essayer de s’empaler avec plus de force et de violence. Il changeait de positions en gesticulant pour essayer de faire en sorte que le Maître caresse sa prostate, mais le Maître bougeait à son tour et il restait dans sa frustration. Une centaine de mouvements plus loin, il était complètement lâche dans les bras du Maître, il ne luttait plus pour avoir plus et acceptait juste ce qu’il lui donnait. Il avait joui, quelque part, un orgasme fatigué qui n’était presque venu que de la frustration qu’il ressentait, et qui l’avait laissé en larmes alors que le Maître n’avait même pas faibli une seconde. Il avait arrêté d’essayer de se retourner, arrêté d’essayer de libérer ses bras pour prendre en main son érection lui-même, et arrêté de supplier. Comment faisait le Maître pour ne pas devenir fou ? Ah, oui, il l’était déjà… Il l’était toujours ?
“Que faut-il que je dise pour que tu en finisses avec moi ? demanda-t-il sur un ton achevé.
— Mon nom.
— Maître ?”
Celui-ci se pencha jusqu’à enfouir sa tête dans son cou, et le mordit avec force. Il poussa un cri de douleur.
“Dis mon nom.” Et le Docteur obéit. Il répéta le nom qui avait été donné à son ennemi sur Gallifrey, ce même nom qu’il avait appris à l’académie, et qu’il s’étonnait de ne pas avoir oublié. Il le gémit et le cria et le répéta encore et encore en une litanie sans fin qui semblait plaire à celui qui accédait enfin à ses suppliques. Sa conscience se perdait sous le plaisir qui lui était donné, mais il avait quelque chose à quoi se retenir. Une simple pensée qui revenait sur ses lèvres, un nom pour le retenir à l’univers et pour l’empêcher de sombrer dans la folie. Un nom qui devenait un rythme, qui roulait sur sa langue et grondait dans sa gorge à la manière d’un tambour. Il eut d’autres orgasmes, mais il ne leur prêta pas attention. Ils contribuaient juste à la vague de plaisir qui ravageait son corps. Non, il ne se concentrait plus que sur l’homme qui se tenait contre lui, sur son plaisir à lui, et sur ces mots qu’il lâchait alors qu’il était lui-même pris dans cette folie.

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Il ouvrit les yeux. Il n’avait pas perdu connaissance, non. Mais il ne pouvait pas se souvenir des quelques instants qui précédaient pour autant. Il était toujours plaqué contre la plaque de métal, même si elle s’était réchauffée depuis longtemps, et ses jambes étaient trop faibles pour supporter son poids. Ses poignets étaient libres, mais ses bras tremblaient autant que ses genoux, il n’avait plus de force. Il était reconnaissant au Maître de l’aider à se tenir, il était toujours plaqué contre son corps. Il se força pourtant à rester silencieux. Le Maître sortit de lui, et il gémit en sentant des gouttes couler le long de ses cuisses.
“Je vais devoir remercier Missy de nous avoir piégé… et me méfier un peu plus d’elle à l’avenir, rit le Maître.
— Qu’est-ce que tu crois qu’elle avait derrière la tête ?” Bon sang, que sa gorge était sèche, et sa voix faible…
— Je n’en ai pas la moindre idée. Pour autant que je sache, on vient peut-être même de réaliser son plan.” Le Docteur se rendit compte qu’il avait froid tout à coup.
“Est-ce que tu veux aller dans une chambre, maintenant ? demanda le Maître.
— Pourquoi, tu as assez d’endurance pour remettre ça ?
— Pas toi ?” Le Docteur grogna. “Ecoute, je ne parle pas de faire des câlins pour la nuit ou de s’échanger des bisous, juste de se reposer. Ne prétends pas que tu en serais incapable à côté de moi, pas après ce qui vient de se passer.”
Le Docteur réfléchit, il considéra pleinement l’idée. Sans doute un peu trop longuement, mais il ne s’était pas encore tout à fait remis de ce qui venait de se passer et, il perdit sans doute de longues minutes à considérer une possible revanche.
“D’accord.”
FIN

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